12-Torpilleurs légers (10)

Le Bouclier

Le torpilleur léger Le Bouclier

Le torpilleur léger Le Bouclier

-Le Bouclier est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime du Trait le 18 octobre 1934 lancé le 10 août 1937 et admis au service actif le 3 août 1938.

A son admission au service actif, il est affecté à la 11ème DT en compagnie de ses sister-ships L’Incomprise Branlebas et La Cordelière.

A partir du mois de juillet 1939, il quitte Cherbourg et la 11ème DT pour Lorient afin d’intégrer une toute nouvelle 14ème DT composée également des La Melpomène et La Flore.

Le Bouclier devant servir de navire-école, il est armé à partir de juillet 1939 à effectifs réduits sauf durant la guerre de Pologne où il est armé  à effectifs de guerre pour des missions de souveraineté et de surveillance depuis Lorient dans le Golfe de Gascogne.

Le 5 janvier 1940, Le Bouclier et ses compères de la 14ème DT repassent à effectifs réduits, redevenant des navires écoles pour former les nombreux marins nécessaires à l’expansion de la marine nationale

La 14ème DT sort pour entraînement dans le Golfe de Gascogne du 7 au 20 janvier, du 25 janvier au 7 février et du 14 au 22 février, exécutant des écoles à feux, des lancements de torpilles, de grenadage.

Après une courte période d’entretien à flot du 23 février au 8 mars, les trois torpilleurs sortent à nouveau pour entraînement du 9 au 29 mars, la 14ème DT rentrant le lendemain à Lorient.

La division enchaine par un entraînement commun avec les torpilleurs d’escadre Bourrasque Orage et Ouragan de la 4ème DT du 4 avril au 8 mai, la 14ème DT rentrant à Lorient en fin de journée.

La 14ème DT enchaine par un entraînement commun avec la 5ème DT du 11 mai au 2 juin, les trois torpilleurs légers rentrant en fin de journée à Lorient.

Alors que La Melpomène est en grand carénage, Le Bouclier sort pour entrainement du 10 juin au 4 juin en compagnie de La Flore.

Le Bouclier effectue une dernière sortie d’entraînement du 7 au 13 juillet avant de vidanger ses soutes et de débarquer ses munitions. Il est échoué au bassin du 16 juillet au 27 août pour une remise en état complète.

Remis à flot, il sort pour essais du 28 au 31 août puis pour remise en condition du 2 au 16 septembre en compagnie du Melpomène, les deux navires faisant escale à Saint-Malo du 17 au 20  et à Portsmouth du 21 au 25, ralliant Lorient le lendemain.

La Melpomène et le Bouclier participent ensuite aux essais (4 au 6 octobre) et à la remise en condition (8 au 22 octobre) de La Flore, les trois torpilleurs faisant escale à Cherbourg du 23 au 27 octobre, au Havre du 28 au 31, à Dunkerque du 1er au 4 novembre, à Cherbourg à nouveau du 5 au 11, à Brest du 12 au 15 novembre avant de rallier Lorient lendemain.

La 14ème DT termine l’année par un entraînement commun avec la 11ème DT du 25 novembre au 18 décembre, les deux divisions  faisant escale à Boulogne du 19 au 22 décembre avant de se séparer à la hauteur de Cherbourg, la 11ème DT rentrant dans le port normand peu après et la 14ème DT rentrant à Lorient le 24 décembre à l’aube.
Après des entraînements de division du 5 au 15 janvier, du 22 au 27 janvier et du 4 au 12 février, les trois torpilleurs légers effectuent un nouvel entraînement commun avec la 11ème DT du 26 février au 17 mars, les six torpilleurs faisant escale commune à Cherbourg du 18 au 24 mars avant que la 14ème DT ne rentre à Lorient le surlendemain 26 mars 1941.

Le torpilleur Bouclier sort pour une école à feux du 4 au 11 avril avant de sortir en compagnie de La Flore pour les essais (14 au 17 avril) et la remise en condition (19 au 30 avril) du Melpomène qui venait de connaître une période d’indisponibilité accidentelle. Les trois torpilleurs légers rentrent le lendemain à Lorient.

Les trois torpilleurs légers de la 14ème DT effectuent ensuite un entraînement de division du 8 mai au 4 juin, les trois navires faisant escale à La Pallice du 5 au 8, Royan du 9 au 12, Bordeaux du 17 au 22, Biaritz du 23 au 25 avant de rentrer à Lorient le lendemain.

Le Bouclier sort pour un entraînement au combat antisurface du 5 au 16 juillet, rentrant à Lorient le lendemain 17 juillet 1941.

Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 18 juillet au 8 août, sortant pour essais (9 au 11 août) et pour remise en condition (13 au 28 août) à chaque fois en compagnie de La Melpomène et de La Flore, les trois torpilleurs faisant escale à Royan du 21 au 24 septembre et à Hendaye du 25 au 30 septembre avant de rallier Lorient le lendemain.

A noter que durant cette immobilisation, la DCA d’origine _deux affûts doubles de 13.2mm_ est remplacée par deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples.

Les torpilleurs légers de la 14ème DT terminent l’année par deux entraînement de division, le premier du 9 octobre au 10 novembre, les trois torpilleurs faisant escale à La Rochelle du 11 au 15 novembre, rentrant à Lorient le lendemain  et le second du 23 novembre au 26 décembre, la division rentrant à Lorient le lendemain.

L’année 1942 commence pour la 14ème DT par un exercice commun avec la 11ème DT du 6 janvier au 16 février, les deux divisions faisant escale à Saint-Malo du 17 au 22 février avant que les deux divisions ne rentrent dans leur port d’attache, la 14ème DT rentrant à Lorient le 24 février 1942 à l’aube.

Après un entraînement de division du 4 mars au 2 avril, la 14ème DT effectue un exercice commun du 6 avril au 8 mai avec la 2ème DTE, la 14ème DT rentrant à Lorient en fin de journée.

Les torpilleurs Bouclier, La Melpomène et La Flore vont alors appareiller pour une croisière d’instruction entre les ports des 1ère et 2ème Région Maritime. Les trois torpilleurs légers quittent Lorient le 12 mai, contournent la péninsule bretonne et pénètrent en Manche, réalisant manoeuvre et écoles à feux jusqu’au 15 mai quand ils arrivent à Dunkerque.

Après une escale du 15 au 18 mai 1942, la 14ème DT manoeuvre avec la 11ème DT du 18 au 25 mai avant que La Melpomène et ses deux compères ne fassent escale à Rouen du 25 au 28, au Havre du 29 mai au 3 juin, à Saint-Malo du 4 au 7, à Nantes du 10 au 14, à Saint-Nazaire du 15 au 18, à La Pallice du 19 au 22, à Royan du 23 au 26, à Bordeaux du 27 au 30 juin, à Biaritz du 1er au 3 juillet avant de rentrer à Lorient le lendemain.

Le Bouclier sort pour une école à feux du 12 au 21 juillet, participant ensuite aux essais (27 au 30 juillet) et à la remise en condition (1er au 15 août) de La Melpomène.

Indisponible du 17 août au 4 septembre, le Bouclier sort pour essais (5 au 8 septembre) et remise en condition (10 au 25 septembre) en compagnie des Melpomène et Flore, les trois torpilleurs ralliant Lorient le lendemain.

La 14ème DT termine l’année 1942 par un entraînement de division du 4 au 24 octobre, un entraînement commun avec la 5ème DTE du 26 octobre au 24 novembre et un dernier entraînement de division du 2 au 27 décembre, les trois torpilleurs légers ralliant Lorient le 28.

Après deux entraînements de division (le premier du 6 janvier au 8 février et le second du 14 février au 9 mars), la 14ème DT va entrer dans un cycle de grand carénage ayant pour cadre Cherbourg en raison de la saturation des arsenaux de Brest et de Lorient.

Le Bouclier sort pour entraînement du 17 mars au 17 avril, rentrant le lendemain à 18 avril après avoir fait escale à La Pallice du 25 au 30 mars et à Hendaye du 4 au 9 avril.

Il sort de nouveau pour entraînement du 25 avril au 24 mai, rentrant en fin de journée à Lorient après des escales à Bordeaux du 3 au 5 mai et à Saint-Nazaire du 14 au 16 mai.

Le lendemain, le Bouclier quitte Lorient pour Cherbourg où il arrive le 26 mai pour subir un grand carénage. Il est échoué au bassin du 31 mai au 9 juillet, sortant pour essais du 10 au 13 puis pour remise en condition du 15 au 30, faisant escale à Saint-Malo du 31 juillet au 5 août, rentrant à Lorient le lendemain.

Le 13 août, la 14ème DT au grand complet quitte Lorient pour un entraînement de division dans le Golfe de Gascogne, le Bouclier et ses deux compères de la division manœuvrant du 13 août au 20 septembre, les trois torpilleurs faisant escale à La Pallice du 21 au 25 avant de rentrer à Lorient le lendemain.

Le Bouclier et ses deux compagnons effectuent une école à feux du 28 septembre au 3 octobre, rentrant à Lorient le lendemain 4 octobre avant d’enchainer par un entraînement commun avec la 2ème DTE du 11 octobre au 8 novembre, la 14ème DT rentrant à Lorient le lendemain.

Après une ultime sortie commune du 12 au 20 novembre, la 14ème DT est dissoute le 22 novembre 1943, ces trois torpilleurs reclassés patrouilleurs devant être redéployés essentiellement outre-mer pour servir de navire de souveraineté.

Le Bouclier va ainsi être redéployé en Méditerranée plus précisément à Tunis. Il subit une période d’entretien à flot du 23 novembre au 7 décembre 1943 pour remise en état et modernisation de l’armement.

Il sort pour essais du 8 au 11 décembre puis pour remise en condition du 12 au 30 décembre 1943 en compagnie de ses deux anciens compères de feu la 14ème DT.

Les trois nouveaux patrouilleurs quittent Lorient le 4 janvier 1944, font escale à Lisbonne du 7 au 9 janvier, à Casablanca du 11 au 13 janvier puis arrivent à Tunis le 16 janvier _nouvelle affectation du Bouclier_.

Le Bouclier va assurer une mission de sécurisation de la capitale du protectorat, multipliant les patrouilles au large de la Tunisie, du cap Bon, du détroit de Sicile. Il y est encore déployé en septembre 1948, subissant un petit carénage à l’été 1946 dans une bassin du port de Tunis.

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12-Torpilleurs légers (4)

La Flore

Le torpilleur léger La Flore

Le torpilleur léger La Flore

-La Flore est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) sis à Nantes le 26 mars 1934 lancé le 4 mai 1935 et admis au service actif le 27 janvier 1937.

A son admission au service actif, le torpilleur léger La Flore est affecté à Bizerte à la 12ème DT en compagnie de ses compères La Pomone L’Iphigénie et La Melpomène.

En juin 1939, les torpilleurs légers La Flore et La Melpomène rallient Lorient pour former une 14ème DT en compagnie du Bouclier.

La Flore devant servir de navire-école, il est armé à partir de juillet 1939 à effectifs réduits sauf durant la guerre de Pologne où il est armé  à effectifs de guerre pour des missions de souveraineté et de surveillance depuis Lorient dans le Golfe de Gascogne.

Le 5 janvier 1940, La Flore et ses compères de la 14ème DT repassent à effectifs réduits, redevenant des navires écoles pour former les marins nécessaires aux nouveaux navires de la Marine nationale.

La 14ème DT sort ainsi pour entraînement dans le Golfe de Gascogne du 7 au 20 janvier, du 25 janvier au 7 février et du 14 au 22 février.

Après une courte période d’entretien à flot du 23 février au 8 mars, les trois torpilleurs sortent à nouveau pour entraînement du 9 au 29 mars, rentrant à Lorient le lendemain.

La Flore et ses compères enchaînent ensuite par un entraînement commun avec la 4ème DT du 4 avril au 8 mai puis avec la 5ème DT du 11 mai au 2 juin, la 14ème DT rentrant à Lorient le lendemain.

Alors que La Melpomène est en grand carénage, La Flore sort pour une école à feux du 10 au 20 juin puis pour un entraînement au combat antisurface du 22 juin au 4 juillet en compagnie de son compère Bouclier.

Il sort ensuite seul pour une nouvelle école à feux du 6 au 13 juillet avant de participer aux essais (16 au 18 juillet) puis à la remise en condition (20 juillet au 4 août) de La Melpomène. La Melpomène et La Flore sortent ensuite pour un entraînement du 10 au 25 août avant de rentrer à Lorient le lendemain 26 août.

La Flore subit à son tour un grand carénage à l’Arsenal de Lorient du 28 août au 3 octobre 1940, sortant pour essais du 4 au 6 octobre puis pour remise en condition du 8 au 22 octobre, à chaque fois en compagnie de ses compères Melpomène et Bouclier.

Les trois torpilleurs font ensuite escale à Cherbourg du 23 au 27 octobre, au Havre du 28 au 31, à Dunkerque du 1er au 4 novembre, à Cherbourg à nouveau du 5 au 11, à Brest du 12 au 15 novembre avant de rallier Lorient le lendemain.

A noter que la réorganisation de septembre 1940 affectait la 14ème DT au groupement de surveillance de la flotte de l’Atlantique, Lorient restant le port d’attache des trois torpilleurs légers.

La Flore et ses deux compagnons de la 14ème DT terminent l’année par un entraînement commun avec la 11ème DT du 25 novembre au 18 décembre, les deux divisions faisant escale à Boulogne du 19 au 22 décembre avant de se séparer à la hauteur de Cherbourg, la 11ème DT rentrant dans le port normand et la 14ème DT à Lorient le 24 décembre 1940 à l’aube.

La Flore commence l’année 1941 par une sortie d’entraînement en compagnie de La Melpomène et du Bouclier du 5 au 15 janvier, première sortie d’entraînement suivit d’une seconde du 22 au 27 janvier et d’une troisième du 4 au 12 février 1941.

Ces sorties de division sont suivies par un entraînement commun avec la 11ème DT du 26 février au 17 mars, les deux divisions effectuant une escale commune à Cherbourg du 18 au 24  avant que la 14ème DT ne rentre à Lorient le 26.

La Flore sort pour une école à feux du 3 au 10 avril avant de sortir en compagnie du Bouclier pour les essais (14 au 17 avril) et la remise en condition (19 au 30 avril) du Melpomène qui venait de connaître une période d’indisponibilité accidentelle. Les trois torpilleurs légers rentrent le lendemain à Lorient.

Après un entraînement de division du 8 mai au 4 juin, La Flore et ses deux compagnons de la 14ème DT font escale à La Pallice du 5 au 8 juin, à Royan du 9 au 12 juin, à Bordeaux du 17 au 22 juin, à Biaritz du 23 au 25 juin avant de rentrer à Lorient le 26 juin 1941.

La Flore sort pour une école à feux du 3 au 12 juillet avant de participer aux essais (18 au 21 juillet) et à la remise en condition (23 juillet au 7 août) du Melpomène.

Indisponible à son tour du 9 au 30 août, il sort pour essais (1er au 4 septembre) et pour remise en condition (6 au 20 septembre) en compagnie du Melpomène et du Bouclier, les  trois torpilleurs faisant escale à Royan du 21 au 24 septembre et à Hendaye du 25 au 30 septembre avant de rallier Lorient le lendemain 1er octobre 1941.

Les trois torpilleurs de la 14ème DT terminent l’année par un entraînement de division du 9 octobre au 16 novembre puis du 23 novembre au 26 décembre 1941, rentrant le lendemain à Lorient.

La Flore commence l’année par un entraînement de division avec ses deux compères de la 14ème DT et ceux de la 11ème DT basée à Cherbourg du 8 janvier au 16 février, les six torpilleurs faisant une escale commune à Saint-Malo du 17 au 22  avant que les deux divisions ne rentrent dans leur port d’attache, la 14ème DT rentrant à Lorient le 24 février 1942 à l’aube.

La 14ème DT enchaîne par un entraînement dans le Golfe de Gascogne du 4 mars au 2 avril puis par un entraînement commun avec la 2ème DTE venue de Brest du 6 avril au 8 mai, la 14ème DT rentrant à Lorient le lendemain.
Les torpilleurs La Flore, La Melpomène et le Bouclier vont alors appareiller pour une croisière d’instruction entre les ports des 1ère et 2ème Région Maritime. Les trois torpilleurs légers quittent Lorient le 12 mai, contournent la péninsule bretonne et pénètrent en Manche, réalisant manœuvre et écoles à feux jusqu’au 15 mai quand ils arrivent à Dunkerque.

Après une escale du 15 au 18 mai 1942, la 14ème DT manœuvre avec la 11ème DT du 18 au 25 mai avant que La Melpomène et ses deux compères ne fassent escale à Rouen du 25 au 28 mai, au Havre du 29 mai au 3 juin, à Saint-Malo du 4 au 7, à Nantes du 10 au 14, à Saint-Nazaire du 15 au 18, à La Pallice du 19 au 22, à Royan du 23 au 26, à Bordeaux du 27 au 30 juin, à Biarritz du 1er au 3 juillet avant de rentrer à Lorient le lendemain.

La Flore sort pour une école à feux du 12 au 20 juillet, faisant escale à Quiberon du 21 au 24 juillet avant de rallier Lorient le lendemain.

Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 27 juillet au 16 août, sortant pour essais du 17 au 19 puis pour remise en condition du 21 août au 3 septembre à chaque fois en compagnie de La Melpomène, les deux torpilleurs légers participant ensuite aux essais (5 au 8 septembre) et à la remise en condition (10 au 25 septembre) du Bouclier, les trois torpilleurs ralliant Lorient le lendemain.

La 14ème DT quitte à nouveau Lorient pour entraînement du 4 au 24 octobre avant de rentrer le jour même à Lorient, enchaînant ensuite par un entraînement commun avec la 5ème DTE du 26 octobre au 24 novembre, la 14ème DTE rentrant à Lorient le 25 lendemain.

La Flore, la Melpomène et le Bouclier terminent l’année par une école à feux du 2 au 12 décembre, une escale à Saint-Nazaire du 13 au 17 décembre, exécutant un entraînement à la défense aérienne à la mer du 18 au 27 décembre, ralliant Lorient le 28 décembre 1942.

L’année 1943 commence pour les trois torpilleurs légers de la 14ème DT par un entraînement de division du 6 janvier au 8 février, les trois torpilleurs rentrant le lendemain à Lorient, ressortant du 14 février au 3 mars pour un nouvel entraînement mais ne rentrant à Lorient que le 10 mars après une escale à Saint-Nazaire du 4 au 9.

La Flore sort pour entraînement du 17 mars au 7 avril, faisant escale au Verdon du 8 au 12 avril avant de rentrer le lendemain à Lorient.

Le 18 avril, La Flore quitte Lorient pour rallier Cherbourg afin de subir un grand carénage, arrivant en Normandie le 19 avril. Il est échoué au bassin du 21 avril au 30 mai 1943, subissant une remise en état complète de sa coque, de son appareil propulsif et de ses locaux-vie.

Armé pour essais le 9 juin, il sort pour ses essais post-carénage du 10 au 13  puis pour remise en condition du 15 au 30 juin, le torpilleur ralliant Lorient le 5 juillet après une escale à Saint-Malo du 1er au 4.

Après une sortie d’entraînement en solitaire du 10 au 17 juillet, La Flore sort pour une école à feux avec La Melpomène du 19 au 26 juillet, les deux navires faisant escale au Verdon du 27 au 30 juillet avant un entraînement à la défense aérienne à la mer du 31 juillet au 6 août, les deux torpilleurs ralliant Lorient le lendemain.

La Flore enchaîne par un entraînement de division du 13 août au 20 septembre, la 14ème DT faisant escale à La Pallice du 21 au 25 septembre avant de rentrer à Lorient le 26.

Après une école à feux du 28 septembre au 3 octobre, la 14ème DT effectue un entraînement commun avec la 2ème DTE du 11 octobre au 8 novembre, la 14ème DT rentrant à Lorient le lendemain.

Après une ultime sortie commune du 12 au 20 novembre, la 14ème DT est dissoute le 22 novembre 1943, ces trois torpilleurs reclassés patrouilleurs devant être redéployés essentiellement outre-mer pour servir de navire de souveraineté.

La Flore va ainsi être redéployée à La Réunion. Elle subit une période d’entretien à flot du 23 novembre au 7 décembre 1943 avec remise en état et modification de son armement.

Il sort pour essais du 8 au 11 décembre puis pour remise en condition du 12 au 30 décembre 1943 en compagnie de ses deux anciens compères de feu la 14ème DT.

Les trois nouveaux patrouilleurs quittent Lorient le 4 janvier 1944, font escale à Lisbonne du 7 au 9 janvier, à Casablanca du 11 au 13 janvier puis arrivent à Tunis le 16 janvier _nouvelle affectation du Bouclier_.

La Flore et la Melpomène eux poursuivent leur chemin, faisant escale à Alexandrie du 21 au 23 janvier, franchissent le canal de Suez les 24 et 25 janvier avant de rallier Djibouti le 30 janvier 1944.

Si La Melpomène reste dans ce port car il s’agit de sa nouvelle affectation, La Flore continue sa route direction la Réunion, quittant la Corne de l’Afrique le 2 février, fait escale à Diego-Suarez le 7 février avant de rallier Port-des-Galets le 10 février 1944.

Il va y rester déployé jusqu’en septembre 1948, patrouillant au large de la Réunion, allant parfois jusqu’à l’Ile Maurice ou encore Madagascar notamment pour caréner notamment au printemps 1947.

A l’annonce du début du conflit en Europe, La Flore renforce ses patrouilles pour tenter d’intercepter  des corsaires allemands dont la présence est redoutée comme à l’automne 1939.

12-Torpilleurs légers (1)

12°) TORPILLEURS LEGERS

A-Torpilleurs légers classe Melpomène

Les torpilleurs de 610 tW une fausse bonne idée

Le 6 février 1922 est signé à Washington le premier traité limitant les armements navals, mettant notamment fin à la course aux cuirassés engagée entre les Etats Unis et le Japon pour le contrôle du Pacifique.

Ce traité limitait le tonnage globale des flottes (par exemple la France ne pouvait disposer que de 170000 tonnes de cuirassés et 60000 tonnes de porte-avions) et les capacités unitaires de chaque navires (35000 tonnes pour un cuirassé avec un artillerie principale ne pouvait dépasser 406mm, 10000 tonnes pour un croiseur avec une artillerie principale de 203mm).

Traité aux contours nébuleux et sujets à interprétation, il laissait certaines failles notamment la non limitation du nombre des navires de moins de 610 tonnes Washington (708 tonnes métriques).

Chaque pays vit là l’occasion d’augmenter discrètement leur flotte en se dôtant de nombreux bâtiments ne dépassant pas ce déplacement et la France ne fit pas exception à la règle en trouvant l’opportunité de s’équiper de navires sans trop gréver le budget des constructions navales.

Vont ainsi être financés aux lois de finance du 31 mars 1931, du 10 juillet 1931 et du 31 mars 1932, douze «escorteurs de convois», des navires reclassés torpilleurs le 24 octobre 1936.  Trop fragiles, au rayon d’action trop faible, à l’armement et à la détection ASM dépassés, ces navires montreront rapidement leurs limites ce qui explique leur déclassement en patrouilleur.

La construction de ces douze navires est assurée comme souvent pour les unités légères entièrement par le privé qu’ils s’agissent des Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes (La Pomone L’Iphigénie Bombarde), des Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes (La Melpomène et La Flore), des Chantiers Maritimes du Sud-Ouest (La Bayonnaise), des Chantiers Augustin Normand du Havre (La Cordelière Branlebas), des Ateliers et Chantiers de Seine Maritime (L’Incomprise  Bouclier) et des Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque (La Poursuivante Baliste).

La Melpomène

Le torpilleur léger La Melpomène

Le torpilleur léger La Melpomène

-La Melpomène est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) sis à Nantes le 13 décembre 1933 lancée le 24 janvier 1935 et admise au service actif le 27 janvier 1937.

A l’origine, les douze torpilleurs de classe Melpomène forment trois divisions de quatre navires :

    -La 11ème DT à Cherbourg avec les L’Incomprise Branlebas Cordelière et Bouclier

    -La 12ème DT à Bizerte avec les La Pomone L’Iphigénie La Flore et La Melpomène

    -La 13ème DT à Toulon avec les Baliste La Poursuivante Bombarde et La Bayonnaise

Le 10 juin 1939, une 5ème Escadre est créée à Lorient, escadre qui dispose d’une 14ème DT composée des torpilleurs La Flore La Melpomène et Bouclier ce qui entraine donc une réorganisation des autres divisions de torpilleurs qui sont désormais ainsi composées :

 -11ème DT (Cherbourg) : L’Incomprise Branlebas et La Cordelière

    -12ème DT (Bizerte) : La Pomone l’Iphigénie Bombarde

    -13ème DT (Toulon) : Baliste La Poursuivante La Bayonnaise

La Melpomène devant servir de navire-école, il est armé à partir de juillet 1939 à effectifs réduits sauf durant la guerre de Pologne où il est armé  à effectifs de guerre pour des missions de souveraineté et de surveillance depuis Lorient dans le Golfe de Gascogne.

Le 5 janvier 1940, La Melpomène et ses compères de la 14ème DT repassent à effectifs réduits, redevenant des navires écoles pour former aussi bien des artilleurs que mes mécaniciens, des manœuvriers comme des tacticiens, les besoins de la marine étant tout simplement gigantesques.

La 14ème DT sort pour entraînement dans le Golfe de Gascogne du 7 au 20 janvier, du 25 janvier au 7 février et du 14 au 22 février, exécutant des écoles à feux, des lancements de torpilles, de grenadage.

Après une courte période d’entretien à flot du 23 février au 8 mars, les trois torpilleurs sortent à nouveau pour entraînement du 9 au 29 mars, rentrant à Lorient le 30.

Du 4 avril au 8 mai 1940, la 14ème DT manoeuvre avec la 4ème DT (Bourrasque, Orage et Ouragan) venue de Brest avant d’enchainer par un exercice commun avec la 5ème DT du 11 mai au 2 juin.

La Melpomène subit un grand carénage à l’Arsenal de Lorient, étant mis à sec au bassin du 5 juin au 15 juillet pour une remise en état complète, sortant pour essais du 16 au 18 juillet puis pour remise en condition du 20 juillet au 4 août en compagnie de La Flore.

La Melpomène et La Flore sortent pour un entraînement du 10 au 25 août avant de rentrer à Lorient le lendemain. Alors que La Flore est en grand carénage, La Melpomène sort pour les essais (28 au 31 août) et la remise en condition (2 au 16 septembre) du Bouclier, les deux navires faisant escale à Saint-Malo du 17 au 20 septembre et à Portsmouth du 21 au 25 septembre, ralliant Lorient le lendemain.

Suite à la réorganisation de la marine effective en septembre 1940, la 14ème DT quitte la 5ème Escadre (qui est dissoute) pour le groupement de surveillance de la Flotte de l’Atlantique, Lorient restant le port d’attache, la base opérationnelle de la 14ème DT.

La Melpomène et le Bouclier participent ensuite aux essais (4 au 6 octobre) et à la remise en condition (8 au 22 octobre) du Flore, les trois torpilleurs faisant escale à Cherbourg du 23 au 27 octobre, au Havre du 28 au 31 octobre, à Dunkerque du 1er au 4 novembre, à Cherbourg à nouveau du 5 au 11 novembre, à Brest du 12 au 15 novembre avant de rallier Lorient le 16.

Les trois torpilleurs légers de la 14ème DT quittent Lorient le 23 novembre pour rallier Cherbourg le lendemain  pour un exercice commun avec la 11ème DT du 25 novembre au 18 décembre, faisant escale à Boulogne avant de se séparer à  la hauteur de Cherbourg, la 11ème DT rentrant dans le port normand et la 14ème DT à Lorient le 24 décembre à l’aube.

La Melpomène commence l’année 1941 par une sortie d’entraînement en compagnie de La Flore et du Bouclier du 5 au 15 janvier, première sortie d’entraînement suivit d’une seconde du 22 au 27 janvier et d’une troisième du 4 au 12 février 1941.
Le 23 février 1941, la 14ème DT quitte Lorient pour un nouvel entraînement avec la 11ème DT, arrivant dans le port bas-normand le 25. Les deux divisions manœuvrent ensemble du 26 février au 17 mars, faisant escale à Rouen du 4 au 7 mars puis à Cherbourg du 18 au 24, la 14ème DT rentrant à Lorient le 26 mars 1941.

La Melpomène victime d’une avarie est indisponible du 30 mars au 13 avril 1941, sortant pour essais du 14 au 17 avril puis pour remise en condition du 19 au 30 avril à chaque fois en compagnie de ses compère Flore et Bouclier, les trois torpilleurs légers rentrant le lendemain à Lorient.

La Melpomène sort pour un nouvel entraînement de division en compagnie du Flore et du Bouclier du 8 mai au 4 juin, enchainant par des escales à La Pallice du 5 au 8, Royan du 9 au 12, Bordeaux du 17 au 22, Biaritz du 23 au 25 juin avant de rentrer à Lorient le lendemain.

Le torpilleur La Melpomène est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 27 juin au 17 juillet 1941. Durant cette immobilisation, la DCA d’origine _deux affûts doubles de 13.2mm_ sont remplacés par deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples.

Il sort pour essais du 18 au 21 juillet et pour remise en condition du 23 juillet au 7 août, à chaque fois en compagnie du torpilleur La Flore.

Il participe ensuite aux essais (9 au 11 août) et à la remise en condition (13 au 28 août) du Bouclier, La Melpomène et le Bouclier sortent ensuite pour les essais (1er au 4 septembre) et pour la remise en condition (6 au 20 septembre) du Flore, les trois torpilleurs faisant escale à Royan du 21 au 24 septembre et à Hendaye du 25 au 30 septembre avant de rallier Lorient le lendemain.

La Melpomène et les deux autres torpilleurs de la 14ème DT sortent pour un entraînement de division du 9 octobre au 10 novembre, faisant escale à Saint-Nazaire, à Bordeaux et à La Rochelle, rentrant à Lorient le 16 novembre 1941.

Les trois torpilleurs légers de la 14ème DT sortent pour le dernier entraînement de division de l’année du 23 novembre au 26 décembre, rentrant le lendemain à Lorient.

La Melpomène et ses deux compères de la 14ème DT quittent Lorient le 6 janvier 1942 pour rallier Cherbourg le 8 janvier au matin pour un nouvel exercice commun avec la 11ème DT, exercice exécuté du 8 janvier au 16 février, les deux divisions faisant une escale commune à Saint-Malo du 17 au 22 février, la 14ème DT rentrant à Lorient le 24 à l’aube.

La 14ème DT sort pour un nouvel entraînement de division dans le Golfe de Gascogne du 4 mars au 2 avril puis enchaine du 6 avril au 8 mai par un entraînement commun avec la 2ème Division de Torpilleurs d’Escadre (2ème DTE) venue de Brest, rentrant le lendemain à Lorient.

Les torpilleurs La Melpomène, Le Flore et Bouclier vont alors appareiller pour une croisière d’instruction entre les ports des 1ère et 2ème Région Maritime. Les trois torpilleurs légers quittent Lorient le 12 mai, contournent la péninsule bretonne et pénètrent en Manche, réalisant manoeuvres et écoles à feux jusqu’au 15 mai quand ils arrivent à Dunkerque.

Après une escale dans la ville de Jean Bart du 15 au 18 mai 1942, la 14ème DT manoeuvre avec la 11ème DT du 18 au 25 mai avant que La Melpomène et ses deux compères ne fassent escale à Rouen du 25 au 28 mai, au Havre du 29 mai au 3 juin, à Saint-Malo du 4 au 7 juin, à Nantes du 10 au 14 juin, à Saint-Nazaire du 15 au 18 juin, à La Pallice du 19 au 22 juin, à Royan du 23 au 26 juin, à Bordeaux du 27 au 30 juin, à Biaritz du 1er au 3 juillet avant de rentrer à Lorient le lendemain.

Le torpilleur léger La Melpomène est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 26 juillet 1942, sortant pour essais du 27 au 30 juillet et pour remise en condition du 1er au 15 août en compagnie de son compère Bouclier.

La Melpomène participe ensuite aux essais (17 au 19 août) et à la remise en condition (21 août au 3 septembre) du Flore, les deux torpilleurs légers participant ensuite aux essais (5 au 8 septembre) et à la remise en condition (10 au 25 septembre) du Bouclier, les trois torpilleurs ralliant Lorient le lendemain.

La 14ème DT quitte à nouveau Lorient pour une école à feux du 4 au 14 octobre puis pour un entraînement à la défense aérienne à la mer du 16 au 24 octobre avant de rentrer le jour même à son port d’attache, enchainant ensuite par un entraînement commun avec la 5ème DTE du 26 octobre au 24 novembre, la 14ème DTE rentrant à Lorient le 25 novembre 1942.

La Melpomène, la Flore et le Bouclier terminent l’année par une école à feux du 2 au 12 décembre, une escale à Saint-Nazaire du 13 au 17 décembre, exécutant un entraînement à la défense aérienne à la mer du 18 au 27 décembre, ralliant Lorient le lendemain.

La Melpomène, la Flore et le Bouclier commencent l’année par un entraînement de division du 6 janvier au 8 février, rentrant le lendemain à Lorient. Ils sont de nouveau à la mer pour entraînement du 14 février au 3 mars, faisant escale  à Saint-Nazaire du 4 au 9 mars avant de rentrer à Lorient le lendemain .

Le 12 mars, le torpilleur léger La Melpomène quitte Lorient pour Cherbourg où il va subir un grand carénage. Arrivé en Haute-Normandie le 14 mars, il est échoué au bassin du 16 mars au 20 avril 1943, sortant pour essais du 1er au 3 mai et pour remise en condition du 5 au 20 mai, rentrant à Lorient le 22 mai 1943.

Le Melpomène sort pour entraînement du 27 mai au 10 juillet, entraînement entrecoupé d’escales à Hendaye (6 au 10 juin) et à Bordeaux (19 au 24) avant de rentrer à Lorient le 12 juillet.

Le Melpomène sort pour entraînement en compagnie du Flore du 19 juillet au 6 août moins une escale au Verdon du 27 au 30 juillet, les deux navires ralliant Lorient le 7 août.

Le 13 août, la 14ème DT au grand complet quitte Lorient pour un entraînement de division dans le Golfe de Gascogne exécuté du 13 août au 20 septembre, la division rentrant à Lorient le 26 septembre après une escale à La Pallice du 21 au 25.

La Melpomène et ses deux compagnons effectuent une école à feux du 28 septembre au 3 octobre, rentrant à Lorient le lendemain  avant d’enchainer par un entraînement commun avec la 2ème DTE  du 11 octobre au 8 novembre, la 14ème DT rentrant à Lorient le lendemain.

Après une ultime sortie commune du 12 au 20 novembre, la 14ème DT est dissoute le 22 novembre 1943, ses trois torpilleurs reclassés patrouilleurs devant être redéployés essentiellement outre-mer pour servir de navire de souveraineté.

La Melpomène va ainsi être redéployée à Djibouti. Elle subit une période d’entretien à flot du 23 novembre au 7 décembre 1943.

Le nouveau patrouilleur perd ainsi son canon de 100mm n°2 ainsi que son affût double lance-torpilles en échange de grenades ASM et de pièces légères supplémentaires en l’occurence deux canons de 37mm Schneider (ce qui porte le nombre à quatre en deux affûts doubles) et quatre mitrailleuses de 7.5mm en affûts simples installés sur les ailerons de passerelle et à la poupe.

Il sort pour essais du 8 au 11 décembre puis pour remise en condition du 12 au 30 décembre 1943 en compagnie de ses deux anciens compères de feu la 14ème DT.

Les trois nouveaux patrouilleurs quittent Lorient le 4 janvier 1944, font escale à Lisbonne du 7 au 9, à Casablanca du 11 au 13 puis arrivent à Tunis le 16 janvier _nouvelle affectation du Bouclier_.

La Melpomène et la Flore eux poursuivent leur chemin, faisant escale à Alexandrie du 21 au 23 janvier, franchissent le canal de Suez les 24 et 25 janvier avant de rallier Djibouti le 30 janvier 1944. Si La Melpomène reste dans ce port car il s’agit de sa nouvelle affectation, La Flore continue sa route direction la Réunion.

Le patrouilleur passe au bassin du 1er au 10 février pour inspection et réparations, sortant pour essais les 11 et 12 février avant de sortir pour entraînement au large de la Côte Française des Somalis du 14 au 24 février, ralliant Djibouti le lendemain.

Depuis ce port de la Corne de l’Afrique, le Melpomène va mener jusqu’en septembre 1948 des patrouilles de surveillance, appuyant les forces de souveraineté de la CFS notamment le régiment de tirailleurs sénégalais de la côté française des somalis. A plusieurs reprises, l’ancien torpilleur va tirer contre la terre pour dégager des patrouilles tombées dans des embuscades. Il va également surveiller les mouvements navals italiens depuis l’Érythrée et la Somalie italienne.

De mars à mai 1947, il subit un grand carénage à Diego-Suarez pour une remise en état complète sans modernisation de ses capacités militaires. Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, le patrouilleur va multiplier les patrouilles anti-sous-marines pour empêcher la manoeuvre des sous-marins italiens stationnés à Massoua en Érythrée.