13-Sous-marins (29) sous-marins classe Rolland Morillot (6)

Le Mayotte

Mayotte

Mayotte

-Le Mayotte est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime (ACSM) au Trait le 5 septembre 1946 lancé le 12 décembre 1947 et mis en service le 12 juillet 1948.

Le même jour à Cherbourg, le Saint Pierre et Miquelon est mis en service ce qui permet l’activation de la 22ème DSM.

A l’origine cette division devait rallier l’Indochine et renforcer les FNEO mais devant les tensions régnant en Europe, il est décidé d’affecter cette division à la 5ème Escadre.

Ils vont rallier Brest sans escorte le 13 juillet 1948. Au 5 septembre 1948, le Mayotte venait de rentrer à Brest après sa patrouille après avoir été relevé en mer du Nord par le Saint Pierre et Miquelon. Il prépare aussitôt sa première patrouille de guerre.

Le Nouvelle Calédonie

Carte de la Nouvelle-Calédonie

Carte de la Nouvelle-Calédonie

-Le Nouvelle Calédonie  est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime (ACSM) du Trait le 22 mars 1946 lancé le 8 octobre 1947 et mis en service le 4 août 1948. Il est affecté à la 22ème DSM.

Le 15 août 1948, il appareille pour sa première patrouille qui doit l’occuper jusqu’au 5 septembre 1948, patrouille qui l’envoie en mer du Nord. A l’annonce du bombardement allemand sur Oslo, il reçoit l’ordre de rallier Dunkerque pour se ravitailler en carburant, vivres et munitions pour faire sa patrouille de guerre.

Le Tromelin

Tromelin

Tromelin

-Le Tromelin est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine-Maritime (ACSM) au Trait le 8 février 1945 lancé le 21 janvier 1947 et mis en service le 12 décembre 1947.

Il quitte Cherbourg le 13 décembre en compagnie du mouilleur de mines Pollux pour rallier Bizerte, faisant escale à Casablanca du 15 au 18 décembre avant d’arriver à Bizerte le 27 décembre 1947.

Affecté à la 10ème DSM, il participe avec le sous-marin Aber Wrach à un entrainement commun avec les croiseurs légers La Galissonnière Jean de Vienne et La Marseillaise de la 2ème DC et l’armée de l’air.

Le 5 septembre 1948, le Tromelin était à quai. A l’annonce des bombardements allemands en Scandinavie, il reçoit l’ordre de mise en alerte, prêt à appareiller en cas de besoin.

13-Sous-marins (28) sous-marins classe Rolland Morillot (5)

L’Aber Wrach

L'Aber Wrach est un fleuve côtier et non une île

L’Aber Wrach est un fleuve côtier et non une île

-L’Aber Wrach  est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand le 7 juillet 1944 lancé le 14 mars 1946 et mis en service le 5 septembre 1947.

Le sous-marin dont l’achèvement avait été réalisé comme tous les sous-marins par l’Arsenal de Cherbourg quitte la Basse Normandie le 6 septembre 1947 en compagnie du mouilleur de mines Pollux qui va l’escorter jusqu’à Bizerte. Les deux navires font escale à Casablanca du 11 au 14 septembre puis rallient la Tunisie et Bizerte où ils arrivent le 21 septembre 1947.

Placé hors rang au sein de la 3ème FSM, il forme une nouvelle 10ème DSM à partir du 7 octobre 1947, jour de l’admission au service actif de l’Ile de Batz qui était encore à Cherbourg à l’époque.

La 10ème DSM devient donc une réalité seulement le 24 octobre 1947 quand l’Ile de Batz arrive à Bizerte et atteindra son format définitif à la fin du mois de décembre avec l’arrivée en Tunisie du Tromelin.

Du 5 au 15 janvier 1948, les sous-marins Aber Wrach et Tromelin sortent pour un exercice commun avec les croiseurs légers de la 2ème DC et l’armée de l’air, les sous-marins pourchassant les croiseurs avec l’appui ou l’opposition de l’armée de l’air dont la mobilisation permet également d’entrainer les sous-marins et les croiseurs à la défense aérienne à la mer.

Le 5 septembre 1948, l’Aber Wrach venait de rentrer d’une patrouille de trois semaines en Adriatique. Il n’est pas en mesure d’appareiller avant dix jours le temps que le navire soit révisé, ses approvisionnements recomplétés et son équipage reposé.

L’Ile de Batz

Ile de Batz

Ile de Batz

-L’Ile de Batz  est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine-Maritime (ACSM) au Trait le 12 septembre 1944 lancé le 14 août 1946 et mis en service le 7 octobre 1947.

Le 8 octobre 1947, il quitte Cherbourg en compagnie de l’Engageante, une ancienne canonnière utilisée depuis comme ravitailleur d’hydravions. Les deux navires font escale à Casablanca du 15 au 17 octobre puis rallient Bizerte le 24 octobre 1947 dans la soirée, permettant à la 10ème DSM d’avoir une existence concrète.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin Ile de Batz était déployé en Adriatique, ayant relevé l’Aber Wrach. Il reçoit l’ordre de surveiller le nord de l’Adriatique et notamment les ports de Venise et de Trieste.

L’Ile de Porquerolles

Carte de l'Ile de Porquerolles

Carte de l’Ile de Porquerolles

-L’Ile de Porquerolles est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand  le 15 octobre 1945 lancé le 20 septembre 1947 et mis en service le 17 mars 1948.

Sa mise en service permet l’activation de la 11ème DSM, l’une des divisions de la 3ème flottille de sous-marine placée sous l’autorité de la 6ème Escadre Légère, division qu’il forme avec L’Ile de Molène.

Le 18 mars 1948, il quitte Cherbourg en compagnie de l’Engageante, les deux navires faisant escale à Casablanca du 22 au 24 mars avant de rallier Bizerte le 31. La 11ème DSM n’atteindra son format définitif qu’à la fin du mois de juillet avec la mise en service du Clipperton.

Le 5 septembre 1948, l’Ile de Porquerolles était à la mer pour un entrainement. Cet entrainement est annulé et il rallie sa zone de patrouille en l’occurence le Golfe de Syrte pour avoir un œil sur le port de Benghazi en Libye italienne.

L’Ile d’If

Chateau de l'île d'If

Château de l’île d’If

-L’Ile d’If est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine-Maritime (ACSM) le 2 février 1944 lancé le 14 mars 1946 et mis en service le 15 septembre 1947.

Affecté à la 5ème DSM, l’Ile d’If permet à la division d’atteindre son format définitif à quatre sous-marins.

Le 5 septembre 1948, L’Ile d’If est à quai. Il appareille dans la nuit du 5 au 6 septembre pour prendre position au niveau du Cap Corse.

13-Sous-marins (3) Classe Requin (2)

Le Dauphin

Le Dauphin

Le Dauphin

-Le Dauphin est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 11 décembre 1922 lancé le 2 avril 1925 et mis en service le 22 novembre 1927

Comme les autres submersibles de classe Requin, le Dauphin subit une refonte au milieu des années trente pour résoudre les problèmes techniques les plus criants. Il est ainsi refondu aux Forges et Chantiers de la Méditerranée du 28 janvier 1936 au 9 mars 1938.

Durant la guerre de Pologne (1er septembre-15 décembre 1939), le Dauphin est intégré à la 10ème DSM en compagnie de ses sister-ships Phoque et Espadon, division intégrée à la 3ème FSM qui dépend de la 4ème Escadre Légère. Il subit ensuite un petit carénage du 16 décembre 1939 au 15 janvier 1940, sortant pour essais du 16 au 18 janvier puis pour remise en condition du 20 janvier au 3 février 1940.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour le Dauphin qui reste intégré à la 10ème DSM, division de la 3ème FSM qui dépend de la 6ème Escadre Légère.

Après de nombreuses patrouilles en Méditerranée, le Dauphin est mis en position de complément le 15 février 1942 et désarmé officiellement le 20 mars 1942. Condamné le 1er avril 1942, il est vendu à la démolition le 15 septembre 1944 et démantelé par un chantier de démolition navale implanté à Tunis.

Le Caïman

-Le Caïman est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 11 août 1924 lancé le 3 février 1927 et mis en service le 7 février 1928.

Refondu aux Ateliers et Chantiers de Saint-Nazaire-Penhoët du 24 février 1936 au 26 novembre 1937, le Caïman appartient durant la guerre de Pologne à la 9ème DSM, division de sous-marins de la 3ème flottille qui dépend de la 4ème Escadre Légère.

Du 22 mai au 22 août 1940, il est immobilisé sur le dock flottant pour subir un grand carénage, sortant pour essais du 23 au 25 août et pour remise en condition du 27 août au 10 septembre 1940.

La réorganisation de septembre 1940 maintient le Caïman au sein de la 9ème DSM, division qui dépend toujours de la 3ème FSM, la 4ème Escadre Légère étant devenue la 6ème Escadre Légère.

Comme ses congénères, le Caïman multiplie les patrouilles en Méditerranée orientale, surveillant notamment le Dodécanèse italien (il fait alors escale à Beyrouth et à Chypre) mais poussant parfois jusqu’en Adriatique pour surveiller notamment les ports de Bari et de Venise.

Le 21 mars 1942, le Morse est mis en position de complément entrainant la dissolution de la 9ème DSM, le Caïman effectuant encore deux patrouilles avant d’être à son tour mis en position de complément le 4 juin 1942.

Un passage au bassin (dans une forme du port de Bizerte) du 5 au 12 juin révélant son bon état matériel, il est décidé de l’utiliser en Méditerranée comme sous-marin d’entrainement.

Il quitte ainsi la Tunisie le 1er juillet pour rallier Toulon le 3 juillet 1942.

Il va servir de sous-marin d’entrainement jusqu’au 14 mars 1947 quand il est désarmé suite à une avarie de diesel. Condamné le 5 mai, il aurait du être vendu à la démolition mais il est finalement utilisé comme cible lors d’exercice de grenadage et de lancement de torpilles du 16 au 25 mai 1948.

Le Phoque
-Le Phoque est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 21 mai 1924 lancé le 16 mars 1926 et mis en service le 7 mai 1928.

Comme les autres submersibles de cette classe, le Phoque subit une refonte, refonte confiée aux Ateliers et Chantiers de La Loire de Saint-Nazaire qui exécutent les travaux 25 novembre 1935 au 8 février 1938.

Durant la guerre de Pologne, l’avant-dernier submersible de classe Requin est affecté à la 10ème DSM en compagnie du Dauphin et de l’Espadon.

Après un petit carénage du 18 février au 14 mars 1940, le Phoque reprend ses patrouilles en Méditerranée, se focalisant notamment sur la surveillance du détroit de Sicile.

Le Phoque est mis en position de complément le 21 mars 1942 ce qui entraine la dissolution de la 10ème DSM. Il passe sur le dock flottant du 16 au 23 juillet révèle un état matériel satisfaisant et il va servir de sous-marin d’entrainement à Toulon, le Phoque ralliant le Var le 4 août 1942.

Mis à nouveau en position de complément le 14 juin 1945, il est mouillé au Dépôt Naval de la Méditerranée au Bregaillon jusqu’au 15 septembre 1947 quand il est vendu à la démolition et démantelé par un chantier de la Ciotat du 21 septembre au 30 octobre 1947.

L’Espadon

Lancement du sous-marin L'Espadon

Lancement du sous-marin L’Espadon

-L’Espadon est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 1er octobre 1923 lancé le 28 mai 1926 et mis en service le 16 décembre 1927.

L’Espadon est refondu aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne sur Mer du 2 janvier 1936 au 9 mars 1938. Intégré à la 10ème DSM, il participe durant la guerre de Pologne à de nombreuses patrouilles en Méditerranée orientale et en Adriatique.

Il subit un petit carénage du 16 janvier au 17 février 1940, sortant pour essais du 18 au 20 février et pour remise en condition du 22 février au 7 mars 1940, reprenant alors son cycle de patrouilles.

L’Espadon est mis en position de complément le 4 mai 1942 puis passe sur le dock flottant du 24 au 30 juin.

Son état matériel ne justifiant pas une réutilisation, l’Espadon est officiellement désarmé le 2 juillet 1942 et condamné le 12 juillet 1942. Il est mouillé sur le lac de Bizerte jusqu’au 15 mai 1947 quand il est vendu à la démolition et démantelé par un chantier de démolition naval implanté à Arzew.

Le Marsouin  à Cherbourg en 1925

Le Marsouin à Cherbourg en 1925

Caractéristiques Techniques de la classe Requin

Déplacement : en surface 974 tW en plongée 1441 tW

Dimensions : longueur 78.25m largeur 6.84m tirant d’eau 5.1m

Propulsion : deux moteurs diesels Schneider ou Sulzer de 1450ch chacun et deux moteurs électriques de 900ch deux hélices

Performances : vitesse maximale en surface 16 noeuds vitesse maximale en plongée 10 noeuds

Distance franchissable : 6650 miles nautiques à 10 noeuds en surface 105 miles nautiques à 5 noeuds en plongée

Immersion : 80m

Endurance : 30 jours

Armement : un canon de 100mm modèle 1925 et deux mitrailleuses de 8mm remplacées ensuite par deux mitrailleuses de 13.2mm; dix tubes lance-torpilles de 550mm (4 tubes à l’étrave, 2 à l’arrière et deux plate-formes orientables doubles)

Equipage : 14 officiers et 36 officiers mariniers et matelots