17-Aviation navale (26)

Escadrille 6B

L’escadrille B-4 devait être armée à l’automne 1939 au cours de la guerre de Pologne mais le conflit s’achevant plus rapidement que prévu, cette escadrille est mise en sommeil en février 1940 tout en étant administrativement intégrée à la 2ème flottille d’aviation navale basée à Fréjus-Saint Raphaël à partir du 15 septembre 1940.

C’est toujours en unité fantôme que l’escadrille B-4 devient l’escadrille 6B le 1er octobre 1940 mais pour peu de temps puisque quelques jours après sont livrés les premiers Bloch MB-175T.

Douze de ces bimoteurs de reconnaissance et d’attaque maritime sont ainsi livrés à l’unité qui après un entrainement intensif est déclarée pleinement opérationnelle sur le nouvel avion à la fin du mois de décembre 1940.

Ces appareils sont chargés de la surveillance de la Méditerranée et en cas de conflit contre l’Italie de s’attaquer à la navigation italienne dans le Golfe de Gênes à l’aide de bombes, de torpilles et nouveauté de roquettes air-sol particulièrement efficaces contre les navires marchands.

Le 31 août 1948, l’unité dispose toujours de douze bimoteurs MB-175T même si sur ces douze appareils, quatre sont des appareils de remplacement, deux ayant été perdus au cours d’exercice et deux ayant été réformés suite à des problèmes récurrents de moteurs et une usure prononcée de certaines pièces vitales.

A partir du 1er septembre 1948, l’unité maintien en vol au dessus de la Méditerranée une patrouille de deux MB-175T, chacun armés de deux bombes de 250kg pour une mission de reconnaissance armée. Ce dispositif est maintenu jusqu’au 12 septembre 1948 quand il est supprimé, l’Italie ne bougeant pas.

Escadrille 7B

Le 12 mai 1941 est créée sur la base de Lann-Bihoué près de Lorient, l’escadrille 7B, une escadrille de bombardiers-torpilleurs équipée d’abord de seize Lioré et Olivier Léo 451 identiques à ceux mis en oeuvre par l’armée de l’air.

Ces bombardiers bimoteurs bien qu’efficace ne sont pas totalement adaptés aux opérations navales mais cette situation est temporaire et progressivement, ces appareils au cours de grande visite sont mis au standard Léo 456 qui lui répond parfaitement aux désideratas de la marine.

En décembre 1942, le remplacement est totalement achevés mais si douze appareils sont bien des appareils d’origine, quatre sont des appareils produits neufs comme des Léo 456 remplaçant des appareils perdus avant de pouvoir être transformés ou trop endommagés pour qu’il soit jugé profitable de les réparer.

Ces appareils sont toujours en service le 31 août 1948 date à laquelle l’escadrille est mise en alerte pour faire face à toute éventualité.

Le 5 septembre 1948, à l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège, elle reçoit l’ordre de faire mouvement vers le Nord de la France et l’aérodrome de Lille-Lesquin, première étape vers soit un déploiement avancé en Belgique ou en Grande Bretagne.

Escadrille 8B

En septembre 1939, l’escadrille B-1 est basée sur l’Etang de Berre avec pour équipement quatorze hydravions de bombardement Lioré et Olivier H257bis. A la mobilisation, elle rallie Port Lyautey pour mener en Méditerranée comme dans l’Atlantique des patrouilles anti-sous-marines.

Après la fin de la guerre de Pologne, l’unité reste déployée à Port-Lyautey et intègre le 15 septembre 1940 la 6ème flottille d’hydravions qui regroupe tous les hydravions basés au Maroc. Un mois plus tard, l’escadrille B-1 devient l’escadrille 8B avec toujours ces vénérables biplans comme équipement.

En mars/avril 1941, les dix appareils encore en état de vol sont remplacés par douze hydravions bimoteurs Bloch MB-481 nettement plus moderne.

Depuis sa base marocaine, la 8B va effectuer des patrouilles de surveillance dans l’Atlantique mais également parfois en Méditerranée, s’entrainant également avec les navires de passage dans les eaux marocaines (nombreux car Casablanca était une escale quasi-obligée des navires ralliant la Méditerranée depuis les ports de la Manche et de l’Atlantique).

Ces appareils (dix appareils du lot d’origine, deux de remplacement) sont encore en service le 31 août 1948 et vont maintenir une présence permanente au dessus des convois entre Brest et Casablanca, se relayant avec des unités du CAAN à partir du 5 septembre 1948 tout en surveillant la possible irruption sur les côtes marocaines de raiders ou de navires allemands pour une démonstration semblable à celle du Goeben en 1914 en Algérie, cette crainte avait d’ailleurs été indirectement à l’origine de la perte du Pluton.

Escadrille 9B

Cette escadrille de bombardement en piqué est une escadrille embarquée sur le porte-avions Painlevé et donc appartenant à la 7ème flottille d’aviation navale qui est créée en même temps que le 9B à savoir le 1er juin 1943.

Cette flottille est équipée de neuf bombardiers en piqué monoplaces Loire-Nieuport LN-401 destinés à attaquer aussi bien les batteries côtières que les navires de guerre, ce mode d’attaque étant jugé plus efficace que le bombardement horizontal contre une cible mobile et de taille souvent réduite.

L’escadrille effectue ses premiers mouvements aviation à bord du Painlevé du 1er juin au 8 juillet 1944 au cours de la deuxième campagne d’essais du porte-avions, l’escadrille 9B perdant un appareil qui se crashe sur le pont d’envol (pilote tué).

C’est donc à seulement huit appareils que l’escadrille participe à la traversée longue durée du porte-avions qui quitte Brest le 15 juillet direction les Antilles et rentre à Brest le 18 août.

Reconstituée à neuf appareils, l’unité s’entraine depuis la terre lors de l’immobilisation du porte-avions pour les démontages et les modifications après la TLD (20 août au 12 septembre) avant de reprendre les opérations embarquées dès la disponibilité de la plate-forme mise en service le 18 août 1944, presque seize mois après le Joffre.
A chaque sortie du porte-avions, l’escadrille 9B menait les mêmes opérations que les autres escadrilles embarquées de la marine nationale : formation pratique de jeunes pilotes, validation de l’expérience et des acquis des pilotes confirmés, entrainement aux missions de guerre, exercices avec l’armée de l’air et d’autres unités de la Flotte de l’Atlantique.

Du 22 juillet 1946 au 14 mars 1947, le Painlevé subit son premier grand carénage. Cela laisse la 7ème flottille d’aviation navale sans plate-forme mais cela permet à l’escadrille 9B de changer de monture.

En effet, le Loire-Nieuport LN-420 remplace le LN-401 (sept appareils encore en état de vol à l’époque). Bien qu’il y ait un air de famille entre les deux appareils, le LN-420 est un nouvel appareil, un biplace remplaçant un monoplace, l’expérience des exercices ayant montré l’utilité d’un mitrailleur arrière pour protéger l’avion de la chasse ennemie lors de la phase délicate du piqué vers sa cible.

La navalisation de l’unité _privée de porte-avions depuis huit mois_ à lieu lors de la remise en condition du porte-avions au large de Dakar du 11 avril au 27 mai avec la participation de l’armée de l’air.

Du 2 au 21 novembre 1947, le Painlevé participe à un exercice avec les cuirassés Normandie et Lorraine, le porte-avions léger Alienor d’Aquitaine accompagnés par huit torpilleurs d’escadre et le PRE La Seine. L’escadrille 9B se frotte en particulier aux novices de l’escadrille 11B embarquée sur le porte-avions léger.

Après un entrainement du 1er au 5 septembre, en mer d’Iroise, l’escadrille 9B et les autres escadrilles embarquées sur le Painlevé se préparent à mener des missions de guerre suite à l’attaque allemande en Norvège et au Danemark.

A quai, le porte-avions est ravitaillé en carburant, vivres, pièces détachées et munitions de guerre (pour recompléter les stocks) pendant que les avions sont révisés à bord, certains jugés trop usés sont remplacés par des appareils neufs venus de Lanvéoc-Poulmic où _sage précaution_, quelques appareils des modèles embarqués sur le Painlevé avaient été stockés. L’escadrille 9B change ainsi trois de ces neufs bombardiers en piqué.

Escadrille 10B

Cette escadrille est activée le 13 juillet 1941 au sein de la toute nouvelle 4ème flottille d’aviation navale (4ème FAN) qui regroupe les avions terrestres destinés à appuyer depuis la base de Sidi-Ahmed, les unités de la 6ème Escadre Légère.

La 10B est ainsi équipée de douze rutilants bimoteurs Bloch MB-175T de reconnaissance armés, capables de patrouiller de longues heures au dessus des flots mais également capable de déclencher le feu de Wotan sous la forme de raids de bombardement, de torpillage et d’attaque à l’aide de roquettes air-sol.

Trois appareils ont été perdus durant l’utilisation de cet appareil mais fort heureusement sans perte en vies humaines.

Le 31 août 1948, l’unité est mise en alerte et voit ses effectifs complétés par le rappel de réservistes et d’anciens de l’unité qui se portent volontaire. L’escadrille 10B reçoit pour mission de surveiller le Golfe de Syrte et pour plus d’efficacité, un détachement avancé est établit à Gabès pour multiplier les patrouilles dans cette région.

17-Aviation navale (25)

C-Escadrilles de bombardement et de torpillage

Avant-propos

Aux côtés de la surveillance et de l’exploration, le bombardement et le torpillage sont les autres missions majeures des unités de l’Aéronautique navale en septembre 1939.

Quand éclate la guerre de Pologne le 3 septembre 1939, l’Aéronautique Navale dispose de treize escadrilles de bombardement et de torpillage dont l’équipement était en pleine mutation, des appareils dépassés comme le Lioré et Olivier Léo H257bis cédaient la place à des appareils nettement plus modernes comme le Latécoère Laté 298.

Comme les autres armes de l’Aéronautique Navale, le bombardement et le torpillage vont connaître une formidable expansion, l’amélioration étant quantitative et qualitative avec des appareils embarqués modernes (bombardiers en piqué Loire-Nieuport LN-401, bombardiers-torpilleurs Latécoère Laté 299) et des appareils terrestres qui n’avaient rien à envier à leurs homologues ou équivalents de l’armée de l’air (Lioré et Olivier Léo 456, Bloch MB-175T, Bloch MB-481).

C’est ainsi qu’en septembre 1948, la force de frappe de l’Aviation Navale se compose de 24 escadrilles de torpillage et de 17 escadrilles de bombardement sans parler des escadrilles mixtes mêlant avions d’éclairage et avions d’assaut. Une puissance de feu qui n’allait pas tarder à faire parler d’elle.

Escadrille 1B

Vought 156F sur le pont d'envol du Béarn

Vought 156F sur le pont d’envol du Béarn

En novembre 1939 est créée sur la base de Lanvéoc-Poulmic l’escadrille AB-3 qui reçoit pour équipement des bombardiers en piqué Vought 156F. Son séjour breton est de courte durée car début décembre, elle est redéployée à Calais-Marck pour opérer en Manche et en mer du Nord.

Le 15 septembre 1940, elle intègre la 1ère flottille d’aviation navale, conservant le même équipement (douze Vought 156F) et la même base (Calais-Marck). Un mois plus tard, elle devient l’escadrille 1B.

En septembre 1942, les neuf Vought 156F encore en service (deux appareils usés et reformés, un appareil abimé à l’atterrissage) sont remplacés par douze bimoteurs Bloch MB-175T de reconnaissance et d’attaque maritime.

En cas de conflit, la mission de cette unité est d’interdire à la flotte allemande l’accès à la Manche et d’appuyer à la fois l’ELN mais également si ils le souhaitent, le Corps Naval Belge et la marine néerlandaise.

Trois appareils sont perdus au cours de ces six années d’utilisation : un en mer en mars 1944 (équipage disparu présumé mort), un à atterrissage en septembre 1945 (équipage sauf) et un autre en mer en mai 1947 (équipage récupéré)

A partir de juin 1945, cette escadrille bénéficie du renfort de l’escadrille 15T équipée de douze bombardiers-torpilleurs Lioré et Olivier Léo 456, les MB-175T pouvant pister un ou plusieurs navires ennemis et déclencher sur eux la foudre avec les bombadiers-torpilleurs de cette nouvelle escadrille.

A partir du 1er septembre 1948, les Bloch MB-175T de la 1B vont multiplier les patrouilles dans le détroit du Pas de Calais et en mer du Nord, patrouilles qui prennent une autre importance et une autre saveur avec les raids aériens allemands et l’invasion de la Norvège et du Danemark.

Escadrille 2B

Lioré et Olivier H257bis

Lioré et Olivier H257bis

En septembre 1939, l’escadrille B-2 basée sur l’Etang de Berre était l’une des unités d’une éphémère 1ère flottille de bombardement (F1B). Son équipement était composé de dix vieux hydravions Lioré et Olivier H257bis biplans. Sans la fin de la guerre de Pologne le 15 décembre 1939, elle aurait été redéployée à Lanvéoc-Poulmic.

Le 15 septembre 1940, elle quitte le giron de la 3ème région maritime au profit de celle de la 4ème flottille d’hydravions et un mois plus tard, elle devient l’escadrille 2B avec toujours de vénérables biplans comme monture.

En juillet 1941 enfin, les sept Lioré et Olivier H257bis encore en état de vol sont remplacés par douze hydravions de bombardement-torpillage Bloch MB-481, la version de série du MB-480 qui n’avait été réalisé qu’à deux prototypes.

Bombardier-torpilleur, cet hydravion va également mener des missions de lutte anti-sous-marine, cette dernière mission devenant une quasi obssession de l’Amirauté en cette décennie 1940.

Cette unité est toujours équipée du même appareil le 31 août 1948 même si l’entrainement intensif à entrainé la réforme de deux appareils, promptement remplacés.

Après avoir mené des patrouilles anti-sous-marines entre Marseille et Toulon jusqu’au 5 septembre, l’escadrille 2B va assurer la couverture des convois Marseille-Ajaccio-Alger ou Marseille-Alger ou Marseille-Oran.

Escadrille 3B

Un Levasseur PL.7 larguant une torpille

Un Levasseur PL.7 larguant une torpille

Quand la guerre de Pologne éclate en septembre 1939, l’escadrille AB-1 est équipée de biplans Levasseur PL.7. Rééquipée de Vought 156F nettement plus modernes, elle est redéployée sur la base de Lanvéoc-Poulmic où elle va servir à la fois d’unité opérationnelle mais également d’unité d’entrainement au profit des futurs pilotes de bombardiers en piqué du Joffre et du Painlevé équipés de Loire Nieuport LN-401.

Le 15 septembre 1940, l’escadrille AB-1 intègre la 3ème flottille d’aviation navale (3ème FAN) qui regroupe les avions terrestres basés à Lanvéoc-Poulmic et un mois plus tard, dans le cadre de la simplification des dénominations, l’escadrille AB-1 devient l’escadrille 3B.

En mars 1942, le nombre de pilotes formés sur LN-401 étant jugé suffisant, décision est prise de transformer l’escadrille 3B en escadrille terrestre.

Elle est ainsi transformé sur Lioré et Olivier Léo 456, un élégant et moderne bombardier-torpilleur dont douze exemplaires vont être mis en œuvre par l’escadrille qui est considérée comme opérationnelle sur cet appareil en juin.

Ces appareils sont toujours en service en septembre 1948 quand éclate le second conflit mondial même si il ne reste que neuf appareils du lot initial, les trois appareils restant étant des appareils de remplacement.

L’attaque sur la Norvège et le Danemark entraine la mise en alerte de l’escadrille qui reçoit l’ordre de se tenir prêt à être déployée en Angleterre ou en Ecosse.

Escadrille 4B

Quand la guerre de Pologne éclate en septembre 1939, l’escadrille B-3 est basée sur l’Etang de Berre avec pour équipement sept hydravions biplans bimoteurs Lioré et Olivier H257bis.

Un temps il était prévu de le transformer sur Martin 167F au printemps 1940 mais au final, cette transformation n’à pas lieu et le 15 septembre 1940 quand elle intègre la 4ème flottille d’hydravions, elle dispose toujours de biplans aux capacités militaires des plus limitées. Un mois plus tard, l’escadrille B-3 devient l’escadrille 4B.

En juillet 1941, les trois Lioré et Olivier H257bis encore en état de vol sont retirés du service, ferraillés après avoir vu l’arrivée de douze Bloch MB-481 bien plus modernes et bien plus efficaces bien que ce dernier appareil soit dérivé du MB-131 mais entre un MB-131 et un H257bis………. .

Ces appareils de la 4B vont opérer avec l’escadrille 2B qui dispose également de douze appareils du même type soit une puissance de feu dissuasive en Méditerranée.

Cette unité est toujours équipée du même appareil le 31 août 1948 même si l’entrainement intensif à entrainé la réforme de trois appareils, promptement remplacés.

Après avoir mené des patrouilles anti-sous-marines entre Marseille et Toulon jusqu’au 5 septembre, l’escadrille 4B va assurer la couverture des convois Marseille-Ajaccio-Alger ou Marseille-Alger ou Marseille-Oran en coopération avec l’escadrille 2B, la 4B trainant également ses hélices et ses flotteurs en direction de la Corse.

Escadrille 5B

Voir B-Escadrilles de reconnaissance et de surveillance. Quand la 5B devient 12R, ce numéro n’est plus attribué.Il pourrait l’être si une nouvelle unité de bombardement est mise sur pied à la mobilisation ce qui n’est pas certain.

17-Aviation navale (24)

Escadrille 20E

Le 21 octobre 1942 est activée sur l’Etang de Berre, l’escadrille d’exploration 20E équipée de six Latécoère Laté 612, un appareil issu de l’unique Laté 611. Cette escadrille intègre la 4ème flottille d’hydravions chargé de la surveillance principalement entre les Baléares, la Corse et le continent.

En juillet 1946, ces six hydravions remplacés par six Latécoère Laté 615, des appareils dérivés des -612 ce qui facilitait maintenance et la formation des équipages et des rampants. Ces hydravions sont toujours en service au 31 août 1948.

Escadrille 21E

Le 17 mars 1946, l’escadrille 21E est activée à Diego-Suarez avec six Latécoère Laté 615 de patrouille maritime à long rayon d’action, complétant notamment l’action de l’escadrille 17E. Ces huit puissants hydravions sont toujours en service en septembre 1948, traquant dès le 1er septembre 1948 de possibles croiseurs auxiliaires et autres raiders allemands.

Escadrille 22E

Quand elle est créée, la 4ème escadre est plutôt famélique avec comme plus gros navires des divisions de torpilleurs d’escadre.

Point donc de cuirassés ou de croiseurs et encore moins de porte-avions. Cette situation est naturellement provisoire comme celle de l’aviation chargée de l’appuyer. Les hydravions sont d’abord omniprésents mais ils sont bientôt rejoints par des avions terrestres.

Le 10 juin 1944, sur le complexe aérien d’Alger-Maison Blanche (qui comprend une base aérienne, une base aéronavale et un terminal civil) à lieu une double cérémonie : l’inauguration des locaux de la BAN et l’activation officielle de la 8ème flottille d’aviation navale qui regroupe les avions terrestres chargés d’appuyer la 4ème escadre de Mers-El-Kébir.

Aux côtés de la 16T (douze Lioré et Olivier Léo 456) et de la 14C (douze Dewoitine D-520), on trouve l’escadrille 22E équipée de douze CAO-700M de patrouille maritime et secondairement de bombardement lourd.

Cette escadrille est chargée de renseigner la 4ème Escadre sur les mouvements de la flotte italienne notamment les unités venant de Sardaigne et de Sicile qui pourraient vouloir s’en prendre au trafic commercial entre les ports d’Afrique du Nord et ceux de métropole.

En septembre 1948, les douze appareils d’origine sont encore en service soit un taux d’attrition nul et dès le 1er septembre, la 22E va maintenir une présence permanente au dessus des flots, n’hésitant pas à aller jusqu’en Sardaigne, les CAO-700M se ravitaillant en Corse ou sur le continent en fonction de la durée de la patrouille avant de retourner à leur base d’Alger.

Escadrille 23E

En septembre  1947, est activée sur la base d’Aspretto près d’Ajaccio la 12ème flottille d’hydravions qui regroupe tous les hydravions de la marine basés sur l’île de Beauté.

Cette activation suit celle de l’escadrille 23E qui dispose à son activation en mars 1947 de douze Bréguet Br790 utilisés pour la surveillance maritime et la lutte ASM (des essais informels de lancement de torpilles sont effectués mais semble-t-il non concluants).

Quand les tensions deviennent palpables en Europe, Marine Corse décide de disperser ses forces pour réduire leur vulnérabilité.

C’est ainsi qu’une partie de l’escadrille 23E reçoit l’ordre de rallier Porto-Vecchio sur la côte orientale de l’île pour mieux surveiller la mer Tyrrhénienne et désengorger Aspretto.

Six hydravions arrivent le 3 septembre mais les installations sont encore loin d’être opérationnelles bien que l’équipage du ravitailleur Sans Reproches plus des unités du génie de l’armée de terre y mettaient tout leur coeur.

Cela n’empêche pas les Bréguet Br790 de mener des patrouilles intensives avec la menace potentielle de la chasse italienne à partir du 5 septembre 1948.

Escadrille 24E

Pour renforcer les capacités d’intervention et d’interdiction du FNFP en mer de Corail, décision est prise de créer une flottille mixte d’attaque en Nouvelle Calédonie.

Baptisée escadrille 24E, elle reçoit comme flotte huit CAO-700M et huit Lioré et Olivier Léo 456 soit seize appareils, un chiffre peu courant pour une escadrille.

Basée à Nouméa-Tantouta, cette escadrille activée le 15 juin 1947 à pour mission la surveillance de la mer de Corail en coopération avec la marine et l’armée de l’air australienne et si nécessaire l’interdiction à l’ennemi _sous entendu japonais_ de ces eaux, le Léo 456 n’étant pas le plus mauvais des bombardiers-torpilleurs.

Quand éclate la guerre en Europe le 5 septembre 1948, les CAO-700M redoublent d’activité tout comme les Léo 456 qui multiplie les entrainements au lancement de torpilles et au bombardement à moyenne et basse altitude.

17-Aviation navale (23)

Escadrille 16E

Cette escadrille est activée le 12 juillet 1941 en même temps que la 4ème flottille d’aviation navale qui regroupe tous les appareils basés à Sidi-Ahmed, la base terrestre de l’aéronaval et pendant de Karouba qui regroupe les hydravions.

Cette escadrille est chargée avec ses douze CAO-700M de patrouiller dans le détroit de Sicile voir de pousser jusqu’au Golfe de Tarente et au canal d’Otrante pour détecter tout mouvement de la flotte italienne et guider sur elle les navires de la 6ème Escadre Légère voir de celle des 2ème et 4ème Escadres.

L’escadrille 16E est toujours équipée de ces appareils en septembre 1948 même si l’usure et les accident ont fait que quatre des douze appareils en service sont des appareils de remplacement par rapport au lot d’origine.

A partir du 1er septembre 1948, l’unité renforce ses patrouilles, suivant les mouvements de la flotte italienne notamment depuis le port de Tarente.

Escadrille 17E

Le 13 juin 1941 est créée à Diego Suarez l’escadrille 17E équipée de six hydravions Potez-CAMS 141 afin de renforcer les capacités de surveillance dans l’Océan Indien notamment contre les raiders allemands.

Ces hydravions sont toujours en service le 31 août 1948 et dès le 5 septembre 1948 renforcent leur présence au dessus des flots notamment le long des routes commerciales pouvant être attaquées par des croiseurs auxiliaires allemands.

Escadrille 18E

Le 10 octobre 1941, l’escadrille 18E est activée à Djibouti avec pour équipement huit Bloch MB-131 cédés par l’armée de l’air en attendant des appareils plus modernes et plus adaptés.

Cette escadrille est chargée en cas de conflit d’attaquer la flotte italienne de la mer Rouge et son trafic commercial même si un conflit entre la Grande Bretagne et l’Italie entrainerai la fermeture du canal de Suez aux italiens.

En septembre 1943, les cinq Bloch MB-131 survivants sont retirés du service (conservés sur place, ils serviront d’appareils de réserve et de soutien notamment dans des missions de transport) et remplacés par quatre CAO-700M et huit Lioré et Olivier Léo 456.

Ces appareils sont toujours en service en septembre 1948 et maintiennent une garde vigilante dans le détroit de Bab-El-Mandeb en coopération avec les forces de surface et les forces britanniques présentes en force dans la région, les CAO-700M pistant les navires italiens et les Léo 456 se tenant prêts à neutraliser à la bombe ou à la torpille les navires de guerre italiens présents dans la région.

Entre septembre 1943 et septembre 1948, l’escadrille 18E à perdu un CAO-700M, vite remplacé.

Escadrille 19E

Le 7 juin 1947, l’escadrille 19E est activée à Dakar, anticipant de trois mois sur la création de la 1ère flottille mixte d’aviation navale qui regroupe comme vous vous en doutez des avions et des hydravions.

Cette escadrille est comme la 18E une escadrille mixte disposant de six CAO-700M de patrouille maritime et huit Lioré et Olivier Léo 456 de bombardement et de torpillage. Ils doivent lutter notamment contre les sous-marins et les raiders allemands dans l’Atlantique Sud.

Ces appareils sont toujours en service le 31 août 1948 et à partir du 5 septembre 1948, les CAO-700M et même les Léo 456 vont patrouiller au large de Dakar, assurant des patrouilles de surveillance mais également la couverture de convois.

17-Aviation navale (22)

Escadrille 12E

En septembre 1939, l’escadrille 3S3 est basée sur l’Etang de Berre avec un équipement ancien en l’occurence cinq Gourdou-Lesseure GL.810, six GL.811, cinq GL.812 et deux GL.813 soit un total de dix-huit appareils.

En février 1940,  ces hydravions dépassés sont remplacés par seize Latécoère Laté 298, seize hydravions utilisés aussi bien pour le torpillage, la reconnaissance et la lutte anti-sous-marine.

Le 15 septembre 1940, l’escadrille 3S3 intègre la 2ème flottille d’hydravions et devient en octobre 1940, l’escadrille 2T.

Véritable phenix, cette escadrille est choisit en septembre 1941 pour devenir une unité de la patrouille maritime avec pour équipement douze CAO-700M. Son stationnement change également, à l’Etang de Berre l’escadrille 2T est redéployée à Fréjus-Saint Raphaël.

Une fois transformée, l’escadrille est renumérotée 12E et transformée à la 2ème flottille d’aviation navale en compagnie de la 6B (seize Bloch MB-175T), de la 2C (seize Grumman G-36A) et l’escadrille 8T (seize Lioré et Olivier Léo 456).

Elle à pour mission de patrouiller au dessus du bassin occidental de la Méditerranée et notamment entre Corse et Continent, dans le Golfe de Gênes pour tracer, pour pister la flotte italienne et offrir une capacité de détection supplémentaire au profit de la flotte française.

Durant ses sept années d’utilisation opérationnelle, l’escadrille 12E perd trois appareils : un mer et deux suite à des aterrissage hasardeux, ces appareils sont remplacés par des appareils issus des stocks de la marine.

Ces appareils sont toujours en service le 31 août 1948 et à partir du 1er septembre, va participer au dispositif de surveillance au large de Toulon, mission qui prend une autre saveur et une autre importance à partir du 5 septembre 1948.

Escadrille 13E

Le 13 novembre 1942, arrivent partiellement démontés à Nouméa, huit hydravions Consolidated Catalina. Leur arrivée marque l’acte de naissance de l’escadrille 13E destinée à renforcer les capacités de reconnaissance des forces navales françaises du Pacifique.

Basés sur la base aéronavale de Tantouta au nord de Nouméa, ils sont chargés d’assurer la surveillance des eaux environantes au profit notamment des FNFP pour optimiser leurs patrouilles.

Ces appareils sont toujours en service en septembre 1948 même si sur les huit appareils du lot d’origine, seuls quatre sont encore en service, les quatre autres étant des appareils de remplacement.

La mobilisation doit également permettre à l’unité de passer à douze appareils, les quatre appareils supplémentaires étant des PBY-2 venus directement des Etats Unis.

Escadrille 14E

Cette escadrille d’exploration est créée à l’automne 1941 en même temps que la 10ème flottille d’hydravions destiné à renforcer les capacités de la 4ème Escadre de Mers-Bel-Kébir.

Basée à Arzew prêt d’Oran, l’escadrille 14E est officiellement activée le 5 octobre 1941 avec pour équipement douze hydravions quadrimoteurs Potez-CAMS 141 aptes à la reconnaissance lointaine mais également à la lutte anti-sous-marine.

L’escadrille perd deux hydravions au cours de son utilisation opérationnelle, appareils qui sont rapidement remplacés. Cette escadrille dispose donc le 31 août 1948 de douze hydravions Potez-CAMS 141 qui vont participer aux patrouilles de surveillance et à la couverture de convois.

Escadrille 15E

Cette escadrille est activée en septembre 1945 sur la base de Port-Lyautey au sein de la 6ème flottille d’hydravions avec pour équipement six Latécoère Laté 615. Ces appareils ont pour mission de patrouiller dans l’Atlantique pour couvrir la navigation (et en temps de guerre les convois) et de traquer les raiders allemands.

Ces appareils sont encore en service en septembre 1948.

17-Aviation navale (21)

Escadrille 8E

Loire 70 en vol

Loire 70 en vol

En septembre 1939 est basée à Karouba l’escadrille E-7 équipée de six Loire 70, l’hydravion qui avait perdu la compétition contre le Bréguet Bizerte mais que la marine avait commandé pour se garder une roue de secours et ne pas trop dépendre d’un constructeur.

Cet appareil qui connait d’importants problèmes techniques est interdit de vol le 12 février 1940 après deux accidents. L’escadrille est faute de mieux rééquipée avec huit Lioré et Olivier H43 à l’origine prévue pour l’escadrille 3S5.

Le 15 septembre 1940, l’escadrille E-7 intègre la 8ème flottille d’hydravions qui regroupe tous les hydravions basés à Karouba (hors ceux rattachés aux croiseurs de la 6ème EL) et un mois plus tard en octobre 1940, l’escadrille E-7 devient escadrille 8E.

En juin 1941, l’escadrille 8E est transformée sur Bréguet Br790, recevant douze hydravions pour remplacer six Lioré et Olivier H43, appareils qui sont aussitôt feraillés qui ne seront pas regrettés par leurs équipages.

Ces appareils vont opérer principalement au profit de la 6ème Escadre Légère, étant les yeux des croiseurs Emile Bertin La Galissonnière Jean de Vienne et La Marseillaise sans oublier au profit des autres unités. Ils menaient des missions de surveillance ainsi que de nombreux exercices en solitaire ou avec les unités de la 6ème EL.

L’escadrille 8E est toujours équipée de cet appareil le 31 août 1948, trois appareils de l’unité étant des appareils de remplacement. Ils vont alors participer à des missions de surveillance au large de la Tunisie.

Escadrille 9E

Cette escadrille est activée en septembre 1942 avec douze CAO-700M pour remplacer la 5B/12R au sein de la 3ème flottille d’aviation navale basée à Lanvéoc-Poulmic. Elle est chargée de missions de surveillance et de patrouille maritime dans l’Atlantique et dans le Golfe de Gascogne en coopération avec le 7E basée à Lann-Bihoué prêt de Lorient.

Un appareil perdu en mars 1945 à l’atterrissage (deux morts et trois blessés) et un deuxième est réformé en septembre 1947 suite à des fragilités structurelles au niveau des bâtis moteurs 2 et 3, ces deux appareils étant promptement remplacés.

Ces appareils sont toujours en service le 31 août 1948 et vont se relayer pour notamment couvrir les convois atlantique sans oublier la traque des sous-marins et d’éventuels croiseurs auxiliaires allemands.

Escadrille 10E

Le 7 juin 1941 est activée à Port Lyautey au sein de la 6ème flottille d’hydravions (6ème FH), l’escadrille 10E qui reçoit comme équipement huit hydravions Potez-CAMS 141 ce qui permet au CSMAN d’augmenter son rayon d’efficacité et d’efficience en Méditerranée pour des missions de surveillance générale et l’appui aux unités de la flotte en Méditerranée comme dans l’Atlantique.

Ces appareils (six du lot d’origine et deux de remplacement arrivés respectivement en septembre 1946 et avril 1947) sont encore en service le 31 août 1948 et à partir du 1er septembre 1948, l’escadrille reçoit l’ordre de surveiller les côtes du Sud-marocain et de tendre jusqu’à Dakar pour couvrir une voie de navigation de convois, la voie DCB (Dakar-Casablanca-Brest).

Escadrille 11E

Bloch MB-175T

Bloch MB-175T

Le 12 janvier 1943 est activée à Lanvéoc-Poulmic l’escadrille 11E, une escadrille de reconnaissance et d’attaque maritime équipée de douze Bloch MB-175T.

Ces bimoteurs inaugurent le concept de reconnaissance armée imaginé par certains officiers de marine.

Ils imaginent des avions patrouillant un secteur donné avec des bombes en soute et sous les ailes pour mener si nécessaire des attaques d’opportunité, compensant le handicap des CAO-700M qui doivent souvent attendre le décollage des bombardiers-torpilleurs Lioré et Olivier Léo 456M  pour attaquer la cible repérée en essayant si possible de continuer à pister le navire sans se faire repérer.

Ces appareils sont toujours en service le 31 août 1948 même si ils bénéficient d’améliorations constantes, inaugurant le concept du radar aéroporté _même si les premiers modèles sont encore peu fiables_ et l’emploi de roquettes air-sol. Deux appareils du lot d’origine ont été perdus et remplacés par des appareils issus des stocks.

Au 5 septembre 1948, les Bloch MB-175T de l’escadrille 11E sont mis en alerte, l’Amirauté envisageant leur redéploiement en Grande Bretagne pour opérer en mer du Nord contre les convois chargés d’amener les troupes et leur ravitaillement.

17-Aviation navale (20)

Escadrille 4E

Basée sur l’Etang de Berre, l’escadrille d’exploration E-1 équipée de huit Bréguet Bizerte est redéployée au moment du déclenchement de la guerre de Pologne à Port-Lyautey pour couvrir les convois Brest-Gibraltar-Casablanca-Dakar.

Elle intègre le 15 septembre 1940 la 6ème flottille d’hydravions qui regroupe au sein du CSMAN les hydravions basés à Port-Lyautey. Elle devient au mois d’octobre l’escadrille 4E avec toujours le même équipement.

Ces appareils sont remplacés en avril/mai 1945 par douze Potez-CAMS 143 quadrimoteurs qui donnent un punch supplémentaire à l’unité qui reçoit comme mission principale la couverture des approches du détroit de Gibraltar contre les navires de surface et les sous-marins qui voudraient venir mettre le bazar en Méditerranée.  Un appareil est perdu en septembre 1947 et si l’équipage n’est que blessé, l’appareil est irrécupérable.

Ces douze appareils sont toujours en service le 31 août 1948, l’unité menant une patrouille permanente à l’ouest du détroit de Gibraltar dès le 1er septembre, une patrouille qui prend une autre saveur à partir du 5 septembre 1948.

Escadrille 5E

Le 12 juin 1941 est activée sur la base aéronavale de Cherbourg-Querqueville l’escadrille d’exploration 5E avec pour équipement six Potez-CAMS 141, des hydravions d’exploration à long rayon d’action permettant à l’unité de rayonner jusqu’au détroit du Pas de Calais.

En septembre 1946, les six Potez-CAMS 141  (deux appareils de réserve ayant remplacé deux appareils perdus en capotant à l’amerissage, l’équipage étant récupéré secoué mais indemne) sont remplacés par six Potez-CAMS 143, version améliorée du -141.

Ces appareils sont toujours en service en septembre 1948 et à partir du 5 septembre 1948 vont multiplier des patrouilles de surveillance en Manche et en mer du Nord en se ravitaillant à Dunkerque ou à Calais-Marck.

Escadrille 6E

En août 1939, l’escadrille d’exploration E-3 est basée sur l’Etang de Berre avec six hydravions Bréguet Bizerte. A la mobilisation liée à la guerre de Pologne, elle rallie Karouba en remplacement de l’escadrille E-2 initialement prévue.

Le 15 septembre 1940, elle intègre la 8ème flottille d’hydravions qui regroupe les hydravions basés à Karouba près de Bizerte pour appuyer notamment la 6ème Escadre Légère.

Elle est renumérotée 6E en octobre 1940. Le nombre de Bréguet Bizerte est porté à neuf appareils.
En décembre 1945, les huit Bréguet Bizerte survivants sont remplacés par huit Potez-CAMS 143 plus modernes et plus efficaces. Un appareil est perdu en mars 1948 et immédiatement remplacé.

Ces appareils sont toujours en service le 31 août 1948 et entament à partir du 1er septembre 1948 un dispositif de patrouilles permanentes au large de Tunisie.

Escadrille 7E

Le CAO-700M est la version de patrouille maritime du bombardier CAO-700

Le CAO-700M est la version de patrouille maritime du bombardier CAO-700

Le 7 décembre 1941 est activée à Lann-Bihoué au sein de la 5ème flottille d’aviation navale, l’escadrille 7E équipée de douze avions de patrouille maritime CAO-700M, de puissants quadrimoteurs.

Cette unité est chargée de sanctuariser le Golfe de Gascogne et de pousser le plus loin possible dans l’Atlantique pour couvrir les convois et traquer raiders et sous-marins allemands.

Deux appareils sont perdus jusqu’au 31 août 1948, un en mer (équipage porté disparu présumé mort) et un à terre à l’atterrissage, l’équipage étant blessé mais l’appareil irrécupérable est cannibalisé pour fournir des pièces détachés. Les appareils perdus sont promptement remplacés.

A partir du 31 août 1948, les douze CAO-700M vont se relayer pour maintenir une patrouille permanente dans le Golfe de Gascogne.