Mitteleuropa Balkans (24) Hongrie (24)

T-26

T-26 18

Le T-26 est un char léger d’infanterie issu d’un char britannique, le Vickers 6-Ton (parenté qu’il partage avec le char polonais 7TP).

Plus de 11000 exemplaires ont été produits en de nombreuses variantes (33 sur les 53 étudiées !) et outre les chars de combat on trouve notamment un char lance-flammes, un véhicule de combat du génie, un canon automoteur, un tracteur d’artillerie, un transport blindé et même un char radiocommandé.

Avec les chars rapides de la famille BT, le T-26 est le principal char de l’armée rouge durant la période 1919/39.

Obsolète au début des années quarante, il va être peu à peu retiré du service, les derniers T-26 quittant le service actif au printemps 1943.

Les T-26 sont utilisés pour l’entrainement et pour les essais. Aucun char n’est en service dans la RKKA quand les allemands déclenchent l’opération BARBAROSSA mais des véhicules de ce type sont capturés par les allemands, les hongrois, les roumains et les finlandais probablement des véhicules stockés sur des bases prises par les allemands et leurs alliés de l’Axe.

Le char léger T-26 est utilisé par la RKKA contre les japonais lors des incidents en Mandchourie et en Mongolie ainsi qu’en Finlande lors de la guerre d’Hiver.

Des chars de ce modèle sont exportés en Chine (82) et en Espagne (281), participant à la deuxième guerre sino-japonaise mais aussi à la guerre d’Espagne. La Turquie à aussi acquis soixante de ces véhicules mais mis à part pour des opérations de maintien de l’ordre ils ne combattent pas.

C’est le 28 mai 1930 qu’un contrat est signé entre la compagnie Vickers-Armstrongs et l’URSS pour l’acquisition de quinze Vickers Mk.E, un char léger armé de deux mitrailleuses de 7.7mm en tourelles jumelées.

Aux véhicules s’ajoute toute la documentation technique pour permettre une production en série. A noter que des ingénieurs soviétiques supervisent l’assemblage des chars commandés histoire de se faire la main.

Les quatre premiers sont livrés fin 1930, les derniers en 1932 alors que les premiers T-26 étaient en cours de production. Les véhicules fabriqués chez Vickers-Armstrongs servent de modèle de production mais aussi de véhicule d’instruction et d’entrainement.

Une compétition oppose un projet soviétique (T-19) au char léger de Vickers-Armstrongs. Les deux modèles ayant leurs qualités et leurs défauts, on suggère un modèle hybride récupérant les qualités des deux modèles. Cette hypothèse ne sera pas suivie en raison d’informations sur l’acquisition par la Pologne d’une variante nationale du Vickers 6-Ton. On préfère produire une version proche du Vickers avec quelques améliorations essentiellement pour gagner du temps.

Après la production de T-26 disposant de deux mitrailleuses de 7.62mm en tourelles jumelées, une variante améliorée apparaît. Baptisée T-26 mod.1933, elle dispose d’une tourelle unique disposant d’un canon de 45mm 20K (122 coups) et d’une mitrailleuse de 7.62mm, la nouvelle version du T-26 disposant de deux autres mitrailleuses, une arrière et une en position antiaérienne.

Une version baptisée T-26 mod.1934 est ensuite produite avec une tourelle de forme différente ce qui permet d’augmenter le stockage d’obus de 45mm qui passe de 122 à 147.

Elle même est remplacée par une nouvelle version baptisée T-26 mod.1938 qui sera suivie par la dernière version de série baptisée selon les sources T-26-1 ou T-26 mod.1939. Les différentes versions voient l’épaisseur du blindage augmenter pour améliorer leur protection. La production s’achève en 1941 après la sortie de 10300 chars et de 1701 dérivés.

Les hongrois ont capturé douze T-26 pour beaucoup en mauvais état. Certains ont été cannibalisés pour être réutilisés pour des missions de sécurité sur l’arrière du front. Ultérieurement six autres ont été capturés et renvoyés en Hongrie où ils sont devenus des chasseurs de chars avec un Bohler de 47mm ou un canon de 50mm Pak 38.

Ces véhicules ont tous disparus dans la fournaise du front russe. Certains ont été détruits par les partisans. Il semble mais ce n’est pas certain que le dernier T-26 hongrois à été détruit en mars 1952.

Caractéristiques Techniques

Type : char léger d’infanterie

Poids : 9.6 tonnes

Dimensions : longueur 4.65m largeur 2.44m hauteur 2.24m

Motorisation : un moteur essence 4 cylindres à refroidissement par air (type Armstrong Siddeley) de 90ch 290l de carburant

Performances :vitesse maximale 16 km/h en tout terrain, 31 km/h sur route distance franchissable 220-240km sur route 130-140km en tout chemin

Protection : plancher 6mm toit 6-10mm caisse et tourelle 15mm

Armement : un canon de 45mm 20K mod.1932-34 (122 coups) en tourelle associé avec une mitrailleuse de 7.62mm DT (2961 coups)

Equipage : trois hommes (chef de char, tireur et conducteur)

T-37A

T-37A 2

Le T-37A est un char léger amphibie soviétique également connu sous le nom de T-37. Comme le T-27, c’est une évolution de la chenillette Vickers acquise à la fin des années vingt pour permettre à l’URSS de se munir de la base industrielle nécessaire pour la production de chars de combat.

Les premiers T-37A sont livrés en 1932, la production de masse commençant en 1933 avant de s’achever en 1936, le T-38 le remplaçant sur les chaines de montage après la sortie de 2552 exemplaires (prototype inclus).

Ce petit véhicule était destiné à la reconnaissance, aux liaisons et à des missions de flanc-garde pour par exemple protéger des colonnes en mouvement. Il devait aussi pouvoir assurer l’appui-feu de l’infanterie sur le champ de bataille.

Toujours en service à la fin des années trente, le T-37A connait son baptême du feu lors de la guerre de Pologne (1939) et dans la guerre d’Hiver (1939-1940). Quelques véhicules ont été engagés dans des missions de maintien de l’ordre et de pacification.

Largement remplacé avant 1948, le T-37 était encore en service en (très) petit nombre en juin 1950 ce qui explique la capture de quelques exemplaires par les finlandais, les allemands, les hongrois, les italiens et les roumains.

Leur utilisation à été variable. Les allemands les ont réutilisés pour des missions de protection à l’arrière du front (ainsi que de lutte anti-partisans), les finlandais les ont réutilisés comme véhicules de reconnaissance.

Les hongrois l’ont recyclé comme canon antichar automoteur avec généralement un canon de 47mm Bohler ou un canon de 50mm allemand, les italiens les ont visiblement réutilisés comme tracteurs d’artillerie alors que pour les roumains cela reste encore un grand mystère. A ces pays s’ajoute la Suède (un exemplaire) et la Turquie (un exemplaire) à l’utilisation forcément anecdotique.

Les hongrois qui disposaient de bons chars légers pour la reconnaissance décidèrent de transformer les T-37A en leur possession en chasseurs de chars. Après un test infructueux avec un canon de 75mm, la combinaison du châssis soviétique avec un canon de 47mm Bohler ou un canon de 50mm sous masque se révéla prometteur mais forcément limitée face aux chars soviétiques les plus lourds.

Di-huit T-37A ont été ainsi transformés, opérant aux côtés de six T-26 également transformés. Ils vont appuyer l’infanterie magyare qui trouvait réconfortant la présence de ses chenillés pour contrer les chars soviétiques tout en ne se faisant pas d’illusions sur leur efficacité réelle face aux T-34 et autres KV.

A la fin du conflit on retrouva deux T-37A ains modifiés. En mauvais état ils furent utilisés comme cible d’entrainement pour les troupes soviétiques maintenues sur le pied de guerre, Moscou craignant une offensive alliée contre ce qui allait devenir pour plus de trente ans sont pré-carré.

Caractéristiques Techniques

Type : char léger biplace

Poids : 3.2 tonnes

Dimensions : longueur 3.75m largeur 2.10m hauteur 1.82m

Motorisation : moteur GAZ-AA de 40ch

Performances : vitesse maximale 35 km/h distance franchissable 185km

Blindage : 3 à 9mm

Armement : une mitrailleuse de 7.62mm DT approvisionnée à 585 coups

T-70

T-70

Le T-70 est le dernier char léger développé pour la RKKA avant le second conflit mondial. Il était destiné à remplacer à la fois le char de reconnaissance T-60 et le char léger d’infanterie T-50.

De ce char devait sortir le T-80 et le canon automoteur antiaérien T-90 mais si le premier fût produit en très petit nombre, le second est resté au stade du prototype.

En 1941 l’URSS récupéra des informations sur des projets de chars légers allemands armés de canons de 50mm.

Pour y faire face, la RKKA étudia le renforcement de l’armement des T-60 mais les idées envisagées (canon de 37mm, canon de 45mm) ne débouchèrent pas sur la production en série, les soviétiques préférant travailler sur un nouveau char léger.

Deux prototypes sont commandés au printemps 1943 et livrés pour évaluation à la fin de l’année, évaluation positive moins quelques modifications qui permirent le lancement de la production à l’automne 1944 parallèlement aux T-60.

En septembre 1948, 990 véhicules ont déjà été produits. En juin 1950, le nombre est passé à 1850 exemplaires à une époque où la production du T-60 avait cessée.

La production ne cesse d’augmenter avec 3300 exemplaires produits fin 1951, 4950 en décembre 1952, 6500 en novembre 1953 et enfin 7450 quand le second conflit mondial se termine en septembre 1954.

Tout en produisant le T-70, l’URSS étudia le T-80, une version mieux armée et mieux protégée mais après la sortie de seulement 120 exemplaires, la production cessa. Visiblement les qualités du nouveau char n’était pas en cause mais Moscou voulait rationaliser les modèles en production.

Le canon automoteur antiaérien T-90 armé de deux mitrailleuses de 12.7mm ne dépassa pas le stade du prototype, la RKKA préférant développer un canon automoteur de 37mm qui combinait deux canons de 37mm sur le chassis du SU-76.

Outre une portée accrue, l’obus de 37mm pouvait abattre n’importe quel avion alors que la mitrailleuse de 12.7mm en dépit de ses qualités avait clairement atteint ses limites.

A la fin du conflit un nouveau char léger armé d’un canon de 76mm était en développement. Mis en service en 1959, le PT-76 va remplacer définitivement le T-70 au début des années soixante.

Au cours du conflit le T-70 fût utilisé pour la reconnaissance, l’observation, l’appui de l’infanterie. Il à été utilisé également par l’ennemi, l’Allemagne, la Finlande, la Hongrie et la Roumanie capturant des exemplaires qui vont être retournés contre leurs anciens protecteurs pour des missions similaires voir pour des missions de sécurisation à l’arrière du front.

Entre 1954 et 1961, les armées du Pacte du Varsovie ont reçu des T-70 pour former ou reformer leurs unités de char en attendant la livraison de chars plus lourd et/ou plus modernes.

La Hongrie à capturé selon les sources entre 50 et 95 T-70. Tous n’étaient bien surs pas en état de combattre, nombre d’entre-eux réduits au statut d’épave pouvait au maximum servir de réservoir de pièces détachées.

On estime à 32 le nombre de T-70 réutilisés par les hongrois. Étonnamment ils n’ont pas été réutilisés sur le front de l’est mais envoyés à la chasse au partisan en Yougoslavie. Certains ont été détruits par les maquisards qu’ils soient royalistes ou communistes ou capturés puis retournés contre les troupes hongroises, leurs alliés serbes voir contre les italiens et leurs alliés croates.

A la fin du conflit l’armée hongroise possédait encore quatre T-70. Si deux véhicules furent ferraillés, deux autres furent préservés dans un musée. C’est toujours le cas aujourd’hui.

Caractéristiques Techniques

Type : char léger biplace

Poids : 9.2 tonnes

Dimensions : longueur 4.29m largeur 2.32m hauteur 2.04m

Motorisation : deux moteurs diesels GAZ-202 de 70ch chacun

Performances : vitesse maximale 45 km/h distance franchissable opérationnelle 360km

Blindage : 10-60mm (tourelle 60mm pour la face avant 35mm pour les côtés et l’arrière, caisse 45mm plancher et toit 10mm)

Armement : un canon de 45mm modèle 1932/38 (20-K) avec 45 coups associé à une mitrailleuse de 7.62mm DT

BT-5 et 7

BT-5

BT-5

Avant de parler de la carrière hongroise des BT-5 et 7 il me semble important de rappeler la genèse de ses chars rapides (BT = Bystrokhodny Tank «chars rapides»).

Les premiers chars étaient lourds et patauds ce qui était adapté à l’évolution dans le no man’s land mais problématique pour l’exploitation en terrain libre. On pensa utiliser la cavalerie mais il fallu se rendre à l’évidence que la cavalerie à cheval avait vécu sauf cas exceptionnels.

Comme souvent dans le domaine militaire, les techniques évoluent très vite permettant des utilisations impossibles voir improbables quelques années plus tôt. Dès l’année vingt la possibilité d’un char rapide devint possible permettant par exemple à la cavalerie de mettre «le pied dans la porte» en réclamant elle aussi des chars de combat au grand dam de l’infanterie qui voyait là une intolérable intrusion dans sa chasse gardée.

En URSS l’immensité du terrain et les leçons de la guerre civile russe permettait d’envisager une utilisation de chars rapides aux côtés d’unités de cavalerie traditionnelles. C’est en simplifiant au maximum la naissance du concept de l’art opératif où le but n’est pas stricto sensu l’occupation du territoire adverse mais la destruction du système ennemi en le fragmentant et en paralysant.

Les soviétiques adoptèrent pour cela un système américain, le système Christie permettant en théorie à un char d’opérer sur roues et sur chenilles même si à l’usage le démontage des chenilles fût peu utilisé.

Ce système à été utilisé sur les chars BT et sur le T-34. Le trio BT-5/7/9 ainsi que le T-34 formèrent le cœur du poing blindé soviétique, jouant un rôle crucial dans la défense de l’URSS et dans la défaite des armées nazies.

Après les BT-1, 2 et 3 (plus le BT-4 resté à l’état de prototype) est apparu le BT-5 premier véritable Bystrokhodny Tank opérationnel. Equipé du système Christie, sa caisse inclinée renforce la protection du char tandis que son armement est composé d’un canon de 45mm et d’une mitrailleuse ce qui en fait pour l’époque un char tout à fait honorable.

Evalué pendant la guerre d’Espagne puis engagé dans la deuxième guerre sino-japonaise, le char rapide s’illustra à la bataille de Khalkin Gol sous l’autorité d’un officier déjà reconnu mais appelé à une grand célébrité par la suite : Gueorgui Konstaninovitch Joukov. Il est également employé durant la guerre d’Hiver.

De leur côté les soviétiques ont aussi étudié et mis au point un certain nombre de véhicules dérivés dont beaucoup n’ont pas dépassé le stade du prototypes. Quant à ceux produits en série ils ont pour la plupart été produits en très petite quantité.

On trouve ainsi le BT-5PKh disposant d’un snorchel (prototype), le BT-5A d’appui-feu rapproché avec un canon de 76.2mm (quelques exemplaires produits), le RBT-5A avec deux roquettes de 420mm (prototype), un prototype de BT-5 lance-flammes,le BT-5IS avec blindage frontal renforcé (prototype), le PT-1A (char amphibie avec coque modifiée, quelques exemplaires produits) et enfin le char radiocommandé TT-BT-5. 1884 exemplaires du BT-5 ont été produits.

Retiré du service à partir de la fin 1943, ce char équipait encore certaines unités quand les allemands et leurs alliés lancent l’opération BARBAROSSA. Char déclassé pour ne pas dire plus, le BT-5 subit donc de lourdes pertes.

Néanmoins de nombreux exemplaires sont capturés qu’ils s’agissent de chars abandonnés sur le champ de bataille (en panne d’essence, endommagés au combat ou victime d’une panne mécanique) ou de chars stockés dans des bases pour ré-équiper rapidement certaines unités.

Les allemands vont l’utiliser à bord de leurs Panzerzüg (trains blindés) comme élément mobile pour par exemple augmenter le rayon d’efficacité du train blindé. D’autres furent utilisés comme véhicules de défense des aérodromes et comme tracteur d’artillerie après le débarquement de la tourelle et son remplacement par une superstructure légère.

Les finlandais vont réutiliser les BT-5 comme chars classiques mais vont aussi bricoler des véhicules d’appui feu en remplaçant la tourelle d’origine par une superstructure pouvant recevoir une pièce plus puissante. On trouve le BT-42 qui est armé d’un obusier de 4.5 pouces britanniques, le BT-43 avec un canon de 107mm russe ou encore le BT-44 avec un canon de 75mm français.

BT-42

BT-42

Les hongrois eux ont utilisé ces véhicules comme chars conventionnels pour compenser le manque de blindés produits par leur industrie nationale ou livrés par les allemands.

Ces chars vont être engagés sur le front russe mais aussi en Yougoslavie face aux alliés qui remontaient depuis la Grèce avec l’espoir atteindre l’Allemagne par le sud même si les moyens engagés sur ce front ont toujours été insuffisants pour en faire autre chose qu’un abcès de fixation

Certains historiens qui aiment refaire le match estiment que l’engagement des divisions de l’opération BOREALIS dans les Balkans aurait permis de raccourcir la guerre de six mois minimum mais cela sort ici de notre sujet et entre dans le domaine de l’uchronie.

BT-7M

BT-7

 

Aux côtés du BT-5 les hongrois ont également utilisés des BT-7. Ce dernier aurait du être le dernier rejeton de la famille mais finalement le perdant du concours A-20/A-32 c’est-à-dire le premier nommé fût produit en série sous la désignation de BT-9 pour compléter le remarquable T-34 (on craignait visiblement qu’il soit trop sophistiqué ou qu’on ne puisse pas le produire en quantité suffisante).

Par rapport au BT-5, le BT-7 se distinguait par une tourelle polyvalente pouvant recevoir aussi bien un canon de 76mm qu’un canon de 45mm. Pourtant les premiers véhicules produits reprenaient sans modifications la tourelle du BT-5 avec néanmoins la réserve d’obus portée à 44 coups.

Tout en produisant les premiers BT-7, les soviétiques produisirent entre 1936 et 1938 154 BT-7A disposant d’une tourelle plus large équipée d’un canon de 76mm KT approvisionné à 50 coups (40 en cas d’installation d’une radio).

En décembre 1939, quatre BT-8 furent produits. C’étaient des BT-7 équipés de moteurs diesels V-2 et destinés à une expérimentation contre des BT-7 à moteur essence. Cet essai était une réponse à des problèmes rencontrés lors de la bataille de Khalkin Gol où par une température dépassant les 45°, les BT-5 à moteur essence avaient tendance après avoir été touchés à prendre feu très facilement.

Cette expérimentation du moteur diesel fût un succès et les BT-7 furent désormais produits avec un moteur diesel sous le nom de BT-7M. Mieux même tous les chars soviétiques à venir allaient recevoir un moteur diesel ce qui augmentait leur autonomie et réduisait le risque d’incendie au combat.

La production du BT-7 se poursuivit jusqu’au printemps 1944. Les chiffres de production sont incertains. Selon les sources entre 1935 et 1944 l’industrie soviétique à produit 6950 BT-7 dans ses différentes versions.

Outre les variantes déjà citées plus haut (BT-7A,BT-7M,BT-8), les soviétiques ont étudié et/ou produits un certain nombre de variantes.

Si les BT-7 modèle 1935 et 1937 ne sont que des variantes de production avec des modifications plus ou moins importantes, le BT-7U est une variante de commandement, l’OP-7 était un prototype de char lance-flammes avec réservoirs extérieurs, le TT-BT-7 était une version de char radiocommandé alors que le BT-SV-2 était un prototype mieux armé que ses devanciers.

Les derniers BT-7 sont retirés des unités de première ligne au sein de la RKKA à l’automne 1952 quand suffisamment de T-34 sont disponibles. Cela ne signifie pas la fait de leur carrière militaire, les BT-7 continuant à opérer en arrière du front ou pour l’instruction des nouveaux équipages. La fin officielle de la carrière militaire des BT-7 à lieu en 1956.

Avec l’arrivée massive du BT-9 à partir de 1945, le BT-7 commence à quitter le service actif mais en juin 1950 au moment du déclenchement de BARBAROSSA on estime que 3000 exemplaires sont encore en service.

Ils vont affronter bravement les chars allemands. Si ils pouvaient tirer leur épingle du jeu face aux Panzer III à canon de 50mm et Panzer IV à canon de 75mm long, ils étaient dramatiquement démunis face au Panzer V Panther et au Panzer VI Tigre.

De nombreux véhicules sont détruits ou abandonnés par leurs équipage (panne d’essence, avarie mécanique). Les allemands vont en capturer pas loin de 350, les finlandais une soixantaine, les hongrois vingt-quatre, les roumains seize et les bulgares huit.

Les allemands vont les réutiliser dans le même spectre de mission que les BT-5, les finlandais vont les réutiliser comme chars de combat tout comme les hongrois.

Les roumains vont les utiliser davantage pour l’entrainement alors que le sort des BT-7 bulgares est incertain. Selon les sources ils ont soit été retournés contre leurs anciens propriétaires ou laissés inutilisés dans les dépôts faute d’équipages formés et de pièces détachées pour les remettre en état.

Les vingt-quatre BT-7 capturés par les magyars furent remis en état en cannibalisant d’autres chars réduits à l’état d’épave voir en produisant des pièces identiques en Hongrie selon le processus de reverse engineering (ingénierie inversée).

Ces vingt-quatre chars furent employés d’abord sur le front russe puis après plusieurs tirs fratricides en Yougoslavie. A la fin du conflit six chars étaient encore utilisées par l’armée magyare essentiellement pour l’entrainement et des missions secondaires de sécurité loin du front où son obsolescence était problématique. Ils sont tous ferraillés à l’automne 1954.

Caractéristiques Techniques

BT-5

Type : char de cavalerie triplace

Poids : 11.5 tonnes

Dimensions : longueur 5.58m largeur 2.23m hauteur 2.25m

Motorisation : un moteur essence M-5 de 400ch

Performances : vitesse maximale 72km/h distance franchissable opérationnelle 200km (capacité carburant 360l)

Blindage : 6-23mm

Armement : un canon de 45mm 20-K (modèle 1932) associé à une mitrailleuse de 7.62mm DT

Equipage : trois hommes (pilote, commandant-tireur,pourvoyeur)

BT-7

Type : char de cavalerie triplace

Poids : 13.9 tonnes

Dimensions : longueur 5.66m largeur 2.29m hauteur 2.42m

Motorisation : un moteur essence Mikulin M-17T de 450ch

Performances : vitesse maximale sur route 72 à 86 km/h (50 km/h en tout chemin) distance franchissable 120km en tout terrain 250km sur route Capacité essence 620 litres

Blindage : caisse 6-40mm tourelle 10-15mm

Armement : tourelle biplace avec un canon de 45mm de 46 calibres (longueur du tube 2.070m) associé à deux mitrailleuses de 7.62mm DT

Equipage : trois hommes (pilote, commandant-tireur, pourvoyeur)

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