Mitteleuropa Balkans (1) Hongrie (1)

UNE AUTRE SECONDE GUERRE MONDIALE
T.11 MITTELEUROPA ET BALKANS
VOLUME 1 : HONGRIE

Hongrie 2

 

AVANT-PROPOS

En ce 22 mai 2020 je commence le tome 11 de ma gigantesque que dis-je de ma monumentale uchronie puis-qu’après dix tomes (T1 France T2 Allemagne T3 Grande-Bretagne T4 Etats-Unis T5 Japon T6 Italie T7 URSS T8 Dominions T9 Benelux T10 Scandinavie) j’en suis rendu à 8395 pages soit une moyenne de 839 pages par tome, ce chiffre s’expliquant par un tome 1 très trop gros.

Comme il me reste encore deux tomes avant le récit du conflit il n’est pas impossible que j’approche les 10000 pages ! Vertigineux tout simplement.

Ce Tome 11 est le dernier des tomes concernant des nations belligérantes puisque le Tome 12 sera consacré aux nations neutres.

Ce Tome 11 disposera de six volumes, le premier consacré à la Hongrie, le deuxième consacré à la Bulgarie, le troisième consacré à la Roumanie, le quatrième à la Yougoslavie, le cinquième à la Grèce et enfin le sixième à l’Etat indépendant de Slovaquie apparu au printemps 1939 suite au démantèlement de ce qui restait de la Tchécoslovaquie.

Comme pour le tome 10 il y aura des nations alliées et des nations ayant appartenu à l’Axe.

Comme pour le tome 10 je vais dans chaque volume commencer par une partie historique générale avant de passer à la partie militaire. Pour le premier tome je ne parlerai pas de marine.

Miklos Horthy

Miklos Horthy

J’aurais pu parler de la marine austro-hongroise dont le dernier commandant fût l’amiral Horthy futur régent de Hongrie mais cela serait un prétexte et n’apporterait rien à l’intrigue puisque la Hongrie allait redevenir un pays purement terrestre. En revanche pas impossible que je parle au moins de manière liminaire de la Köningliche und Kaiserliche Kriegsmarine (Kuk Kriegsmarine) dans le tome consacré à la Yougoslavie puisque nombre de marins étaient croates.

Après la partie histoire générale je vais donc embrayer directement sur la partie armée de terre avec d’abord une partie sur la riche histoire militaire de la Hongrie, l’histoire de l’armée hongroise_ , son organisation et les armes utilisées qu’elles soient d’origine magyare ou d’origine étrangère. Je terminerai ce Tome 11 (1) par une partie sur l’armée de l’air hongroise.

Si le volume 6 aura la même organisation que le volume 1, en revanche les volumes 2 à 5 auront une partie consacrée à la marine.

Après cette partie consacrée au plan général revenons un peu sur l’histoire avec un grand H. J’ai eu du mal à définir l’étendue géographique qui est nettement moins évidente que celles des deux derniers tomes (Scandinavie, Benelux). J’ai finalement choisit «Mitteleuropa et Balkans» soit en français «Europe du milieu et Balkans».

Tout comme le terme Scandinavie il est peut être inapproprié pour les puristes mais je pense que c’est pas mal (j’avais un temps pensé à «Europe danubienne et balkanique» mais cela ne me satisfaisait pas totalement.

Mis à part la Grèce ces pays ont un point commun celle d’avoir été gravement impacté par la première guerre mondiale et les traités qui y ont mis fin.

Nous avons d’abord les pays vaincus comme la Hongrie et la Bulgarie qui ont souffert de traités particulièrement musclés notamment le pays des magyars qui passa du statut de puissance majeure au sein d’une double-monarchie austro-hongroise au statut d’une puissance de second ordre enclavée en Europe centrale. La Bulgarie avait du également rendre des comptes aux alliés occidentaux pour s’être alliée aux empires centraux.

La Yougoslavie était elle un des états issus de l’éclatement de l’empire austro-hongrois en compagnie de la Tchécoslovaquie et partiellement de la Pologne. De cet état tchécoslovaque naquit au printemps 1939 un état slovaque souverain, une souveraineté biaisée par le fait que Bratislava devait tout à l’Allemagne.

La Roumanie et la Grèce en revanche avaient appartenu au camp des vainqueurs même si leur participation à la première guerre mondiale à été plutôt limitée, Bucarest livrant une prestation catastrophique et ne devant son salut qu’à une preste assistance alliée (et surtout française) alors qu’Athènes fût engagée contrainte et forcée dans le conflit, sa participation étant parasitée par un conflit entre un premier ministre pro-allié (Venizelos) et un roi pro-allemand (Constantin 1er).

Dans l’immédiat après guerre cette région est traversée par de vigoureuses secousses entre Blancs et Rouges, entre pro-allemands et pro-alliés. C’est aussi le théâtre d’une lutte d’influence où la France tente de nouer un réseau d’alliance pour contre une réemergence de la menace allemande et pour tendre un cordon sanitaire contre la Russie bolchevique. Pas étonnant que ces différents pays aient connu pour la plupart des régimes autoritaires souvent réactionnaires parfois fascisants.

C’est l’acte de naissance de la Petite Entente. Les français n’en sont pourtant pas à l’origine puisque son origine remonte au 14 août 1920 quand la Tchécoslovaquie, la Roumanie et le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes _Yougoslavie à partir de 1929_ signent un accord d’assistance pour se prémunir de la menace hongroise, Budapest n’ayant jamais accepté le traité du Trianon le 4 mai 1920.

Cette alliance est renforcée par des accords bilatéraux entre la Roumanie et la Tchécoslovaquie (23 avril 1921), entre la Roumanie et le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes (7 juin 1921) et entre le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes et la Tchécoslovaquie (31 août 1921). La Petite Entente entend garantir, par la force si besoin, les traités de paix.

Cette alliance est cependant imparfaite et incomplète puisque ne prenant pas en compte les autres menaces que ce soit l’URSS (vis à vis de la Roumanie), l’Italie (vis à vis de la Yougoslavie) ou encore l’Allemagne et la Pologne (vis à vis de la Tchécoslovaquie).

Suite aux accords de Locarno, la France signe des alliances militaires avec Prague (16 octobre 1925), avec Bucarest (10 juin 1926) et Belgrade (novembre 1926).

Suite aux renoncements français de la fin des années trente, ces pays vont davantage se tourner vers l’Allemagne.

Nul doute que si la guerre de Pologne était devenu un conflit mondial nul doute que cette région aurait durablement échappé aux alliés. Son arrêt brutal en décembre 1939 permet à Paris et à Londres de remettre l’ouvrage sur le métier.

Plus facile à dire qu’à faire puisque si la réputation dégringole par l’ascenseur, elle remonte par l’escalier. Il faudra du temps, de la patience, du doigté et un soupçon de change pour rendre la région moins hostile aux alliés.

C’est ainsi que des accords formels de coopération et d’assistance militaires sont signés avec la Yougoslavie et la Grèce, le premier étant signé à Belgrade le 14 septembre 1945 et le second à Athènes le 8 octobre 1946. Des tentatives vis à vis de la Hongrie, de la Roumanie et de la Bulgarie se heurtent à une telle inertie qu’elle équivaut à une fin de non recevoir.

Cette relance est donc limitée mais s’accompagne d’une coopération politique et militaire avec notamment la livraison de matériel militaire moderne ainsi que l’envoi comme dans les années vingt de missions militaires, le général Gamelin dirigeant celle en Yougoslavie et le général Georges celle envoyée en Grèce.

Quand la guerre s’annonce inévitable à très court terme la région concernée par ce tome se partage entre pays pro-alliés mais sans excès (Yougoslavie, Grèce), des pays clairement pro-allemands (Hongrie, Slovaquie, Roumanie) et une Bulgarie qui accepte de se faire courtiser par les deux camps tout en veillant à ne pas se mettre à dos la Russie qui bien que communiste est toujours considérée par nombre de bulgares comma la Troisième Rome, protectrice des slaves.

Quand la seconde guerre mondiale éclate le 5 septembre 1948 ces différents pays mobilisent mais ne s’engagent pas directement dans le conflit. Question de temps dirions nous…… .

***

Le premier volume de ce onzième tome est donc consacré au pays des magyars, la Hongrie, un pays à l’histoire aussi riche que complexe. Cela explique sûrement pourquoi ce pays à une identité aussi forte, identité qui à traversé les tourments des invasions mongoles, des invasions ottomanes, du traité de Trianon, de l’occupation soviétique et du communisme.

Aujourd’hui si la Hongrie est une démocratie du type libéral cela n’à pas toujours le cas, Budapest pouvant se targuer d’avoir été de 1920 à 1954 un royaume sans roi sous la direction du régent Horthy, dernier chef de la marine austro-hongroise.

Dans une première partie je vais donc essayer de résumer à très grands traits l’histoire d’un pays qui est le seul d’Europe avec la Finlande à ne pas parler une langue indo-européenne mais finno-ougrienne. Je m’excuse par avance si je passe sous silence des événements qui sont importants mais il me fallait faire des choix.

Comme pour le tome 10 sur la Scandinavie je ferai d’abord une chronologie étoffée pour poser les bases avant d’être plus dissert à partir du compromis austro-hongrois de 1867 quand la Hongrie devient un partenaire égale à l’Autriche, l’Autriche-Hongrie succédant à l’empire d’Autriche.

Autriche-Hongrie

Après le délitement de la double-monarchie j’entrerai dans le vif du sujet avec une histoire mouvementée entre tentative de restauration des habsbourgs, république des conseils dirigée par Bela Kun, guerre avec la Roumanie et bien entendu le traumatisme du traité de Trianon signé en 1920, un traumatisme qui représente un passé qui ne passe pas.

Béla Kun

Béla Kun

Ce traité est fondamental pour comprendre l’attitude des hongrois dans l’entre-deux-guerre et leur rapprochement avec l’Allemagne. Outre le fait que la Petite Entente était clairement dirigée contre le «revanchisme» hongrois, on voit mal Budapest s’allier avec des pays en déclin (Grande-Bretagne) ou en crise politique quasi-permanente (France) qui plus est responsables du traité de Trianon. Les efforts diplomatiques menés par Paris durant la Pax Armada étaient donc voués clairement à l’échec.

En septembre 1948 quand le second conflit mondial éclate, la Hongrie lié par plusieurs traités avec l’Allemagne mobilise mais ne s’engage pas immédiatement. Des archives déclassées en 1980 en plein régime communiste ont montré que Budapest avait sondé Berlin sur une action militaire commune mais le duo Himmler/Heydrich n’avait pas donné suite ce qui avait contrarié le gouvernement hongrois.

C’est un autre fait à ne pas oublier. Contrairement à la Slovaquie véritable protectorat allemand sans le nom, la Hongrie bien que clairement alliée à l’Allemagne n’était pas un allié docile. Elle participa à l’invasion de la Yougoslavie où son action rendit impossible toute résistance yougoslave durable dans le nord puis à l’opération BARBAROSSA où les officiers allemands les moins arrogants considéraient que les hongrois étaient leurs meilleurs alliés juste après les finlandais.

Cette invasion de l’URSS la Hongrie n’y était pas férocement attachée mais considérait que c’était une question de temps avant que Moscou attaque.

Cette théorie très en vogue jusque dans les années quatre-vingt (l’Allemagne et ses alliés n’avaient fait qu’anticiper une attaque soviétique en Europe) à depuis été battue en brèche par les historiens et ses seuls partisans sont soit des militants ayant un agenda politique précis ou des journalistes en mal de sensation voulant se faire un nom mais bien incapable d’apporter des preuves irréfutables à leurs dires.

Une fois l’invasion lancée, la Hongrie va mobiliser des moyens importants mais qui l’aurait été encore davantage si Budapest n’avait pas gardé en réserve des troupes pour faire face à une invasion roumaine.

En effet les relations entre ces pays aux capitales quasiment homonymes étaient exécrables en partie en raison de la forte minorité hongroise en Transylvanie qui était opprimée par Bucarest. La haine était telle qu’au front il ne fallait surtout pas qu’une unité hongroise soit voisine d’une unité roumaine. Quand cela se produisait cela pouvait faire des étincelles.

Les premières semaines de l’opération BARBAROSSA semble donner raison à la faction pro-allemande du pays puisque les succès s’enchaînent. Assez rapidement les soviétiques reprennent du poil de la bête, les combats se font plus durs, plus violents imposant l’envoi de renforts au profit des armées hongroises engagées en URSS.

A la différence de la Roumanie, la Hongrie va rester jusqu’à la fin un allié fidèle, le régent Horthy étant capturé au moment où il cherchait à changer de camp, un régime fasciste est mis en place à Budapest, régime qui reprend en main la Magyar Királyi Honvédség qui va résister jusqu’à la fin du mois de février 1954, ne capitulant qu’à l’extrême limite de ses forces, une capitulation amère puisque les généraux allemands n’ont pas hésité à sacrifier les soldats hongrois pour permettre le repli vers l’Autriche, la Tchéquie et l’Allemagne de troupes allemandes.

Quand se termine le second conflit mondial la Hongrie est occupée par les troupes soviétiques qui vont imposer un gouvernement officiellement d’union nationale mais en réalité dominé par les communistes. Ce n’était qu’une question de temps avant que la Hongrie devienne une «démocratie populaire» pleinement inféodée à Moscou mais ceci sort du cadre de cette uchronie.

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