Scandinavie (64) Finlande (2)

HISTOIRE GENERALE

Aux temps jadis

Rapidement quelques infos préliminaires sur l’histoire de la Finlande qui est longtemps restée sur une expression géographique (pour reprendre l’expression de Metternich à propos de l’Italie).

En effet ce n’est qu’en 1809 que la Finlande devient une entité réelle à défaut d’être indépendante puisque le grand-duché de Finlande était possession russe comme nous le verrons plus tard.

Carte de la Finlande

Carte actuelle de la Finlande

Le territoire est peuplé dès l’Age du Fer par les samis au nord (qui sont parmi les derniers européens à être christianisés) et par les finnois au sud. Ces derniers ont une origine autochtone mais ils ont été très influencés par des populations germaniques installées au sud-ouest de ce qui allait devenir la Finlande et par l’arrivée au début de l’ère chrétienne de populations ouraliennes qui vont durablement imprégner la langue.

Voilà pourquoi la principale langue du pays le finnois est une langue dite ouralienne assez proche du hongrois et de l’estonien. Comme le finnois n’à été mis à l’écrit qu’au 16ème siècle, les sources antérieures sont particulièrement fragmentaires.

Jusqu’au 11ème siècle le futur territoire finlandais n’à aucune cohésion avec des tribus peu belliqueuses.

Les raids vikings les obligent à se réfugier à l’intérieur des terres et à vivre des ressources des lacs des forêts, la Finlande n’étant pas surnommé pour rien le «pays des 1000 lacs».

La future Finlande va s’inscrire autour de trois pôles de puissance avec le sud-ouest autour de la future ville de Turku, le sud autour de la future ville d’Helsinki et la Carélie.

Entourée de puissants voisins, la Finlande est l’objet de plusieurs conflits entre la Suède, le Danemark et la Principauté de Novgorod.

Erik IX (1155-1160)

Eric IX roi de Suède de 1155 à 1160

En 1157, le roi de Suède Eric IX s’empare du territoire de la future Finlande. C’est le début de près de sept siècles d’influence et de domination suédoise.

La Finlande suédoise

De 1157 à 1809 la future Finlande est sous domination suédoise. La Finlande reste cependant une expression géographique. En effet si on parle de Suède-Finlande, c’est une simplification car l’actuel territoire finlandais est intégré à deux provinces historiques de la Suède, l’Österland pour le sud et le Norrland pour le nord, cette dernière province couvrant également le nord de la Suède.

Durant la période où la Suède posséda des possessions outre-mer, la Finlande était pleinement intégrée au royaume de Suède alors que les possessions outre-mer formaient les dominions suédois, l’empire ayant compté des territoires comme l’Estonie, le comté de Kexholm, l’Ingrie, la Livonie, Ösel et Riga.

Le territoire finlandais est aussi divisé en provinces historiques qui à partir de 1634 cessent d’être des entités administratives pour n’être que des entités culturelles étant supplantés par des comtés.

On trouve la Finlande du Sud-Ouest (Vaisinais-Suomi) qui est la région de Turku, la Carélie (Karjala) au sud-est du pays dont une partie sera cédée à l’URSS après la guerre d’Hiver en 1939/40, la Laponie (Lappi) au nord du pays, l’Ostrobothnie (Ostrobothnia), une province entourée par la Carélie, la Savonie, la Tavastie et la Satakunda, la Satakunta (Satakunda), une province du sud-ouest de la Finlande, bordant la Finlande du sud-ouest, la Tavastie, l’Ostrobothnie et le Golfe de Botnie, la Savonie (Savo) dans l’est de la Finlande, la Tavastie (Tafaeistaland) dans le sud de la Finlande ,l’Uusimaa et les îles Aaland dans le sud-ouest du pays.

C’est donc sous l’influence que dis-je la domination suédoise que la future Finlande va être évangélisée. Cela commence au 10ème siècle mais ce n’est pas un long fleuve tranquille, les suédois utilisant également la force militaire et spirituelle de la croisade.

Trois croisades sont lancées avec une première vers 1150 (dates incertaines, certains historiens la considérant comme une quasi-légende), une deuxième plus vraisemblable mais à la datation incertaine. Si la période 1238/1239 est défendue par la majorité des historiens suédois, d’autres militent pour la période 1247 à 1250 voir pour l’année 1256. La troisième croisade à lieu en 1293.

A noter que les danois ont également lancé une croisade en Finlande, une première en 1191 et une seconde en 1202.

Au milieu du 12ème siècle est ainsi créé l’évêché de Turku qui deviendra ensuite un archevêché qui est encore aujourd’hui le site moteur de l’église luthérienne finlandaise.

La noblesse est suédoise puisque chez les finnois il n’existait pas d’équivalent. Nous n’avons donc pas à assisté à une querelle, une compétition voir une guerre entre une noblesse autochtone et une noblesse étrangère pour le contrôle des postes et des honneurs.

Territoire stratégique, la Finlande est le théâtre de plusieurs guerres entre la Russie et la Suède, le premier conflit majeur ayant lieu de 1495 à 1497 et qui sera suivit d’un autre de 1554 à 1557.

Gustav Vasa (1523-1560)

Gustav 1er Vasa

Entre-temps en 1550, le roi de Suède Gustave 1er Vasa fonde Helsingfor en finnois Helsinki pour concurrencer la ville estonienne de Reval (plus connue aujourd’hui sous le nom de Tallin) mais la ville ne prendra son essor qu’à partir de 1812 quand elle sera choisie par les russes pour devenir la capitale du grand-duché de Finlande.

Approximativement à la même époque la réforme luthérienne arrive en Finlande. En 1548, Mickael Agricola qui deviendra en 1554 évêque de Turku traduit en finnois le Nouveau Testament. Ce retour au texte et la possibilité pour tout un chacun de lire les textes sacrés va clairement favoriser l’alphabétisation et le développement de la langue et de la culture. Ce n’est pas un hasard si les pays luthériens ont eu une longueur d’avance dans la pratique de la lecture par une large partie de la population.

Entre 1590 et 1595 une nouvelle guerre à lieu entre la Suède et la Russie. La Russie de Boris Godounov prend l’initiative des hostilités dans l’espoir de récupérer le duché d’Estonie perdu lors de la guerre de Livonie. Le territoire est ravagé jusqu’à Helsingfors. La Carélie orientale n’es pas épargnée par le conflit.

Pierre le Grand (1682-1725) 21

Pierre le Grand

Entre 1700 et 1721 à lieu la Grande Guerre du Nord, un conflit qui marque la fin de la puissance suédoise et l’émergence de la Russie comme puissance majeure grâce à l’action énergique de Pierre 1er dit le Grand pour sa taille (il mesurait près de 2m!), pour son charisme et son talent.

La Finlande est occupée par les russes en 1714 qui en 1721 au traité de Nystad récupère de la Suède la province de Viipuri qui sera finlandaise de 1812 à 1954.

En 1709 l’armée suédoise est écrasée à Poltava ce qui marque un tournant du conflit mais pas sa fin puisqu’en 1710 Viborg est capturé par l’armée russe. L’armée suédoise tente de reprendre la ville mais échoue devant la détermination russe (1711).

En 1712 les russes lancent une campagne pour conquérir la totalité de la finlande. 15000 soldats attaquent en août sous le commandent de l’Amiral Général Fyodor Apraksin. Face à lui la Suède n’alignait que 7500 hommes ce qui obligea le général Lybecker à se replier en menant une tactique de la terre brûlée. Les russes de toute façon ne tardèrent pas à se replier en raison de problèmes logistiques colossaux.

L’armée suédoise connaissait de sérieuses difficultés d’effectifs en raison notamment de la peste qui frappa la Suède et la Finlande entre 1710 et 1713, épidémie qui tua la moitié de la population d’Helsingfors.

Après l’échec de la campagne de 1712, Pierre le Grand décida d’utiliser sa supériorité maritime pour transporter et ravitailler ses troupes. Il faut dire que le sud de la Finlande était mal équipé en voies de communication et qui plus est ravagé par la peste et les combats.

Les suédois demandèrent l’aide de la marine mais quand les navires arrivèrent la campagne de printemps des russes s’était déjà terminée. En effet les russes déployèrent dès le 2 mai une flotte transportant 12000 fantassins, cavaliers et artilleurs. 4000 cavaliers furent ultérieurement envoyés par terre.

La flotte russe arrive devant Helsingfor le 8 mai. La future Helsinki était défendu par 1800 fantassins mais ils devaient faire face à 20000 russes. La future capitale finlandais fût incendiée par les suédois avant leur évacuation. Le 12 mai, la flotte suédoise arriva sur place mais fût incapable de faire quoique ce soit.

Les 21 et 22 mai, 10000 russes débarquèrent à Pernaja et entamèrent aussitôt la construction d’une base de ravitaillement solidement fortifiée. La cavalerie russe chercha à provoquer une bataille contre les suédois mais ces derniers (7000 fantassins et 3000 cavaliers) refusèrent le combat.

Une bataille eut lieu à Pälkäne en octobre 1713, bataille se terminant par une victoire tactique des russes. Les deux armées se retrouvent à nouveau à Napue en février 1714, bataille qui se termine cette fois par une victoire décisive des russes.

En mai 1714 la marine suédoise parvient à couper la ligne de ravitaillement russe ce qui oblige les armées de Pierre le Grand à se ravitailler par voie terrestre avec toutes les difficultés relevées plus haut. La marine russe parvint ultérieurement à rompre le blocus et à remporter une victoire décisive à Gangut (7 août 1714).

Les russes occupèrent la Finlande jusqu’en 1721 capturant les îles Aaland, iles désertées par ses habitants (13 août 1714). La flotte exécuta un raid sur Umea mais était incapable de menacer sérieusement les ports et les côtes suédois. En revanche sa présence accéléra le retrait suédois, laissant la Finlande à la merci des russes.

Vingt ans plus tard une nouvelle guerre russo-suédoise à lieu plus précisément de 1741 à 1743, une guerre déclenchée par les suédois et qui va se terminer par une victoire russe. Le parti des chapeaux voulait récupérer les territoires perdus durant la Grande Guerre du Nord (1700-1721). La France avait aussi poussé la Suède pour empêcher la Russie de soutenir les Habsbourgs dans la guerre de Succession d’Autriche.

Les troupes suédoises se massèrent à la frontière russe près de Villmanstrand (Lappeenranta) et Frederikshamn (Hamina), la composante navale se composant de dix navires de ligne, quatre frégates et vingt galères, cette escadre appareillant le 20 mai 1741.

La guerre n’étant pas encore déclarée, la flotte ne put faire grand chose. Pour ne rien arranger,elle fût ravagée par une épidémie. La guerre commença en juillet dans des conditions plus favorables pour les russes qui avancèrent depuis Vyborg (Viipuri) avec 16000 hommes direction Villmanstrand.

Les russes remportèrent une victoire majeure contre les suédois. Ces derniers ne pensèrent pas les russes capables de lancer une attaque d’ampleur. Sur mer les deux flottes étaient paralysées et ne purent jouer aucun rôle dans les opérations. Un armistice est signé en décembre.

Les russes voulurent reprendre la guerre en mars 1742 mais l’hiver très dur et persistant paralysa tout opération majeure, quelques raids de cavalerie furent menés mais rien de bien consistant.

La flotte suédoise arriva le 3 juin avec 15 navires de ligne et 5 frégates, mettant le cap sur Äspö (Haapasaaret), une ville située à 25 km au sud-sud est de la moderne ville de Kotka. Une semaine plus tard, vingt-cinq galères et des navires de soutien renforcèrent la flotte suédoise. En face la jeune marine russe créée à la fin du 17ème siècle alignait 45 galères et 12 navires de ligne.

A l’été 1742 une armée russe forte de 30000 hommes marche depuis Vyborg. Ils franchissent la frontière le 13 juin et avancent en direction de Frederikshamn. Les suédois disposaient en théorie de solides positions fortifiées mais ils préférèrent se replier, Frederikshamn tombant le 25 juin.

Les îles de la côte furent évacuées par les suédois, ces derniers se repliant sur Helsingfors pour la mettre en défense. A la mi-août, les russes mettent le siège devant Helsingfors qui est entièrement encerclée le 20 août 1742. Elle se rend quatre jours plus tard et pour des raisons logistiques, les finlandais sont immédiatement libérés pendant que les suédois étaient autorisés à rentrer chez eux. Toute la Finlande est occupée par les russes.

En mars 1743, les îles Aland sont reprises par les suédois et au début du mois de mai, une flotte suédoise se présente au large de la péninsule d’Hango.

Un bref et violent affrontement avec la marine russe entraîne le retrait de la marine suédoise. Sur terre, les russes se sont emparés de la ville de Turku ce qui va pousser les deux parties à négocier.

La guerre est conclue par le traité d’Abo (Turku) signé qui voit la Suède céder à la Russie les villes de Lappereenta et de Hamina ainsi qu’une bande de terre au nord-ouest de Saint-Pétersbourg. Les territoires cédés ajoutés à ceux obtenus par le traité de Nystad formèrent le gouvernorat de Vyborg, gouvernorat qui allait ultérieurement intégrer le grand-duché de Finlande plus précisément en 1812.

Deux autres guerres vont opposer les deux pays. La première à lieu de juin 1788 à août 1790. Cette guerre est impulsée par le roi de Suède Gustave III aux prises avec une opposition intérieure particulièrement remuante.

Gustav III (1771-1792) 4

Gustav III

Il espère qu’une guerre extérieure va ressouder l’opinion suédoise derrière lui. Il peut profiter de l’inquiétude de la Grande-Bretagne, de la Prusse et des Provinces-Unies qui espèrent qu’une guerre au nord allait obliger la Russie à disperser ses troupes et ainsi limiter sa puissance.

Une alliance entre la Suède et l’empire ottoman est signée à l’été 1788. Pour déclencher un conflit il faut un prétexte et Gustave III montre un faux incident à Puumala pour déclencher les hostilités contre Saint-Petersbourg.

Le plan suédois est d’organiser un assaut naval sur Saint-Petersbourg couplé avec une armée avançant en Finlande, une troisième progressant le long de la côte du golfe de Finlande et une troisième débarquant Ranienbaum pour rallier Saint-Petersbourg.

Le 17 juillet 1788 les flottes suédoises et russes s’affrontent à Hoghland. Aucun camp ne peut revendiquer une victoire claire et précise mais l’impact à long terme est fort. Non seulement la guerre devient très impopulaire en Suède, non seulement les suédois ne peuvent débarquer à Saint-Petersbourg mais également des officiers finnois se mutinent.

Le Danemark allié de la Russie déclare la guerre à la Suède. Une armée norvégienne envahit la Suède mais très rapidement une paix est signée avec l’intervention de la Grande-Bretagne et de la Prusse ( 9 juillet 1789).

La bataille navale d’Öland survenue le 25 juillet 1789 est tout aussi indécise mais cela n’arrange pas les affaires de Gustave III qui doit faire face à une marine fidèle et une armée de terre où ses opposants sont particulièrement influents.

En 1790, Gustave III envisage de débarquer près de Vyborg mais ce projet tombe à l’eau suite à la bataille de Reval (13 mai 1790), bataille qui voit la victoire des russes. Un nouvel affrontement naval échoue en juin. Le 4 juillet 1790 les suédois remportent une vraie victoire à la Pyrrhus à Vyborg en forçant le blocus russe et cinq jours plus tard la marine russe est écrasée à Svensksund.

Les russes sont obligés de négocier. Le traité de Varala signé le 14 août 1790 marque un retour au statu quo ante bellum, les deux belligérants se rendant mutuellement leurs conquêtes. Tout ça pour ça aurait-on envie de dire, le conflit n’étant pas une guerre à mort pour les deux. Si Catherine II décédera de mort naturelle en 1796, Gustave III sera assassiné en 1792.

Du 21 février 1808 au 17 septembre 1809 à lieu la dernière guerre russo-suédoise. Détail savoureux, elle est appelée guerre finlandaise ou Suomen Sota.

En 1807 le traité de Tilsit est signé entre la France et la Russie. La Russie demande à la Suède de respecter le blocus continental tourné contre la Grande-Bretagne. Gustave IV est réticent car le commerce suédois est très lié à la Grande-Bretagne. Il préfère négocier une attaque du royaume de Danemark-Norvège avec l’Angleterre. La Russie réclame à la Suède que l’accès des navires étrangers à la Baltique soit interdit.

Les suédois ont besoin d’un soutien étranger et signe une alliance avec la Grande-Bretagne le 8 février 1808.

Les officiers suédois conscients des limitations de leur armée tentent de pousser Gustave IV à la modération. La Suède devrait combattre sur deux fronts et elle n’en à clairement pas les moyens.

De plus de meilleures routes ont été aménagées ce qui diminue la dépendance des russes à la mer pour appuyer et ravitailler les troupes.

La guerre commence le 21 février 1808 quand 24000 soldats russes franchissent la frontière à Abvenkoski et s’emparent de la ville de Laviisa. Les suédois mal organisés, mal commandés et dispersés dans différentes forteresses doivent battre en retraite.

La ville de Porvoo tombe le 24, Helsingfors le 2 mars, Kuopia le 16 mars, les fortifications de la péninsule d’Hanko, Abo (Turku) et les îles Aaland le 21. A Abo, les suédois doivent incendier 50 navires pour éviter leur capture par les russes. Svartholm et Sveaborg sont prises par des sièges fort court.

Les suédois sont seuls face aux russes, les britanniques envoient bien une flotte mais la mésentente est telle entre alliés que cet apport est très limité. La situation s’améliore pour les suédois à l’été. Quelques tentatives de débarquement tactiques sur les côtes finlandaises sont tentés mais cela ne change pas grand chose à l’affaire.

En août 1808 les russes repassent à l’offensive avec 55000 hommes face à 36000 suédois. Si les suédois remportent la bataille de Jutas le 13 septembre 1808, les russes sont victorieux à Kuoitane (1er septembre 1808) et Salmi (2 septembre 1808) mais aussi à Oravais le 14 septembre 1808.

Les russes raffermissent leur autorité sur le sud du pays en mettant fin à une guérilla pro-suédoise tandis que sur mer les combats navals sont incertains.

Pour ne rien arranger la Suède doit surveiller avec attention sa frontière occidentale menacée par une armée franco-danoise dirigée ironie de l’histoire par le futur Charles XIV Jean, Jean Baptiste Bernadotte.

En novembre 1808 les russes contrôlent toute la Finlande et le 19 novembre est signée la convention d’Olkyski qui oblige les troupes suédoises à quitter la Finlande. Les russes ne veulent pas s’arrêter en si bon chemin et veulent profiter d’une Baltique prise dans les glaces pour envahir la Suède.

Cette menace va être fatale pour le roi Gustave IV qui est détrôné le 13 mars 1809 et remplacé par son oncle Charles XIII. Les troupes russes sont alors à seulement 70km de Stockholm autant dire rien du tout.

En mai 1809 une flotte britannique est de retour en mer Baltique. Elle pousse la flotte russe à se réfugier à Krondstadt, le Golfe de Finlande étant bloqué par la Royal Navy. Celle-ci va se replier le 28 septembre après avoir capturé trente-cinq navires russes et en avoir brûlé 20.

Entre-temps le traité de Frederikshamn est signé le 17 septembre 1809. Il marque la fin de près de sept siècles de domination suédoise sur la Finlande puisque le pays des finnois passe sous domination russe. Saint-Petersbourg regroupe dans une même entité les territoires cédés en 1721 et ceux cédés en 1809 pour former le Suomen suuriruhtinaskunta ou Grand-duché de Finlande.

Restait à lui trouver une capitale. Probablement pour marquer le début d’une nouvelle ère ils ne choisissent pas Turku mais la petite ville d’Helsingfors qui devient la capitale du grand-duché en 1812 en attendant de devenir en 1917 la capitale d’une Finlande enfin indépendante.

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