Scandinavie (63) Finlande (1)

UNE AUTRE SECONDE GUERRE MONDIALE
T.10 SCANDINAVIE (3) FINLANDE

Finlande 2

AVANT-PROPOS

En ce 7 février 2020 je commence le dixième tome de ma monumentale uchronie consacrée à la Scandinavie enfin presque. En effet j’ai décidé d’étudier dans ce dixième tome la Norvège, le Danemark et la Finlande donc en théorie deux pays scandinaves et le pays des finnois, excluant la Suède.

Pourquoi ce choix ? Pour une raison pratique car la Suède est restée neutre durant ma seconde guerre mondiale tout comme durant la seconde guerre mondiale OTL. J’ai donc décidé de traiter la Suède de manière synthétique (sic) dans le Tome 12 consacré aux pays restés neutres durant le conflit (Espagne, Portugal, Suisse, Irlande,Turquie et donc Suède).

Dans ce tome 12 j’espère faire des fiches synthétiques pour présenter brièvement les relations politiques et militaires de ces pays neutres avec les différents belligérants et notamment les plans de conquête et d’occupation étudiés aussi bien par les alliés que par les allemands.

Le Tome 10 est l’avant-avant dernier tome de cette monumentale uchronie qui comprend plusieurs milliers de pages, 7831 pages pour les neuf premiers tomes. Si on m’avait dit ça en 2011 quand j’ai commencé…… .

Mise à jour 20 mai 2020: avec le tome 10 le nombre de pages écrite est passé à 8395 pages.

Je commencerai par la Norvège, j’enchaînerai par le Danemark et le je terminerai par la Finlande.

Ces trois pays sont semblables et différents. Semblables parce qu’on les regroupent souvent abusivement sous le terme de «scandinave» (le terme nordique serait plus approprié mais d’un usage selon moi moins courant) et différents puisque qu’il n’ont pas connu le même parcours durant le second conflit mondial.

En effet la Norvège et le Danemark ont eu le triste privilège d’être les premiers pays envahis par l’Allemagne le 5 septembre 1948 quand Berlin déclenche l’opération WESERUBUNG. Cette opération débouche sur cinq années d’occupation puisque la Norvège et le Danemark ne seront libérés par les alliés qu’à partir d’octobre 1953 avec le déclenchement de l’opération BOREALIS.

La Finlande en revanche va s’allier avec l’Allemagne dès la fin des années trente et surtout au début des années quarante pour prendre sa revanche sur l’URSS suite à la guerre d’Hiver (novembre 1939-mars 1940) qui la priva d’une partie de son territoire.

Seulement voilà Berlin et Moscou sont temporairement alliés suite à la signature du pacte germano-soviétique en août 1939.

La Finlande était considérée comme appartenant à la zone d’influence soviétique, Berlin fait montre de peu d’empressement pour aider Helsinki sans pour autant s’interdire toute aide puis-qu’allemands et soviétiques sont conscients que ce pacte de non agression est provisoire et purement tactique.

Il est d’ailleurs dénoncé en août 1945 ce qui fait craindre un conflit mais il faudra attendre juin 1950 pour que les allemands décident de régler définitivement «la question judéo-bolchevique».

Les finlandais participent à cette opération mais attention uniquement pour récupérer les territoires perdus à l’issue du premier conflit. Helsinki utilise d’ailleurs le terme de guerre de continuation ce qui montre que ces buts de guerre sont limités et différents de ceux des allemands.

Les relations finno-allemandes vont rapidement devenir tendues mais sans jamais aller jusqu’à la rupture complète ne serais-ce que parce qu’une Finlande neutre ou changeant d’alliance tel un duc de Savoie septentrional serait un désastre pour les allemands qui verraient la Norvège menacée et la flotte soviétique de la Baltique nettement plus apte à opérer dans ce que les allemands considèrent comme une mare germanicum.

Ce serait d’autant plus grave que la flotte de la Baltique s’est nettement renforcée durant la Pax Armada la rendant nettement plus apte à interrompre les lignes de communication allemande.

Ce scénario catastrophe finira par se produire à l’automne 1953 quand la Finlande se retira du conflit en octobre suite au déclenchement de l’opération BOREALIS en Norvège. Les troupes allemandes doivent se replier en catastrophe, de violents combats opposants les alliés d’hier.

La Norvège et le Danemark connaissent donc un conflit très différent. Occupés dès l’automne 1948, ces deux pays subissent une occupation allemande très rude, la position stratégique des deux pays expliquant ce comportement moins korrect qu’ailleurs et ce en dépit d’une propagande faisant des norvégiens et des danois des peuples de race germanique appartenant à la «race des seigneurs».

Ces deux pays deviennent de véritables forteresses à ciel ouvert avec ports, bases fortifiées, aérodromes. Voilà pourquoi les alliés vont longtemps hésiter avant de se lancer dans une opération directe contre la Norvège et le Danemark.

Finalement l’opération BOREALIS sera déclenchée dans un automne 1953 exceptionnellement clément ce qui expliquera la surprise des allemands. Cette opération facilitera ultérieurement l’avancée alliée en Allemagne, Berlin ne pouvant puiser dans les troupes de Norvège pour renforcer le front.

Sur le plan politico-militaire, la Norvège et le Danemark vont connaître une même histoire avec l’exil en Grande-Bretagne de la famille royale et du gouvernement ce qui entraînera la mise sur pied de gouvernements collaborateurs à Oslo et à Copenhague. A la fin du conflit, la peine de mort abolie depuis longtemps sera temporairement rétablie pour châtier les collaborateurs.

Le second conflit mondial terminé, les deux pays neutres avant septembre 1948 intégreront une alliance politico-militaire pour consolider leur défense face à l’ogre soviétique, les européens et les américains ignorant que la patrie du socialisme est sortie épuisée du conflit et que son glacis protecteur est trompeur sur le plan de la puissance.

La Finlande elle ne profite pas de son brusque changement de camp à l’automne 1953 mais le traité de paix signé avec l’URSS est plutôt clément, Helsinki étant neutralisé mais n’intègre pas le bloc soviétique.

Ce choix à semble-t-il été imposé par la Suède qui aurait fait comprendre à Moscou qu’une intégration de la Finlande à l’URSS sous la forme d’une seizième république socialiste soviétique l’aurait poussé à abandonner sa neutralité pour alliance pérenne avec le bloc occidental, Que cette menace ait été voilée ou explicite peut importe mais ce qui est sur c’est qu’il s’agissait d’un scénario qui ne pouvait admettre l’URSS qui accepta ainsi la neutralisation d’Helsinki en tirant plus d’avantages que d’inconvénients.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s