Scandinavie (57) Danemark (28)

Artillerie antiaérienne

En septembre 1948 la défense contre-avions danoise se résume à un régiment à trois bataillons (13ème, 14ème et 15ème), chaque bataillon disposant de douze canons de 75mm Vickers et douze canons de 20mm Madsen soit un total de soixante-douze canons antiaériens. Rien qui puisse transformer le ciel danois en enfer pour la Luftwaffe.

Cette faiblesse était connue, il y eu bien des projets de renforcement mais jamais les budgets ne furent débloqués en raison d’autres priorités.

Cette lacune sera comblée au sein de la NDH puisque les deux brigades danoises disposèrent chacune d’une compagnie antiaérienne disposant de vingt-sept canons antiaériens légers ce qui n’était pas négligeable.

Luftvaerskanon m/32

LUFTVÆRNSKANON m32 (Danemark)

 

Le plus gros canon antiaérien danois en service en septembre 1948 était le Luftvaernskanon m/32, un canon britannique de la firme Vickers d’un calibre inhabituel pour les britanniques à savoir le 75mm. Initialement les danois n’avaient commandé que douze pièces mais des commandes complémentaires ont porté le parc total à trente-six canons en ligne et quelques pièces (les sources varient entre huit et douze) en réserve.

Les 13ème, 14ème et 15ème bataillons antiaériens disposaient chacun de douze pièces répartis en deux compagnies de six pièces, ces canons étant tractés par des camions.

Quand l’Allemagne attaque en septembre 1948, le 15ème bataillon couvre le Ny Dannevirke alors que le 13ème est intégré à la division du Sjaelland et que le 14ème est intégré à la division du Jutland.

Ces pièces vont servir à la fois de canons antiaériens mais aussi de canons antichars sur des objectifs d’opportunité et un Panzer III comme un Panzer IV digéraient très mal un obus de 6.5kg filant à 750 mètres par seconde. Le nombre de blindés détruit est incertain tout comme le nombre d’avions abattus.

Les pièces du 15ème bataillon sont soit détruites ou sabotées par leurs servants alors que pour les deux autres bataillons certaines pièces sont capturées intactes par les allemands. Quand le Danemark capitule il semble qu’il restait vingt-deux pièces de disponibles, pièces réutilisés pour la défense antiaérienne du territoire danois, les allemands s’étant emparés de stocks importants de munitions.

Au moment de l’opération BOREALIS, il restait douze pièces de disponibles, pièces regroupées autour de Copenhague. Elles vont être utilisées en tir antiaérien mais aussi en tir direct contre l’infanterie et les blindés. Deux canons ont survécu à la fournaise des combats mais ils étaient tellement usés que l’armée danoise n’en à fait qu’une chose : les envoyer à la ferraille.

Le Luftvaernskanon m/32 était un canon de 75mm pesant 2825kg en position de tir (et 3225kg en configuration transport) disposant d’un tube de 45 calibres (longueur du tube 3.652m) permettant le tir d’un obus de 6.5kg (75x495R) à une distance maximale de 14500m en tir sol-sol et de 10000m en tir antiaérien à raison de 12 à 25 coups par minute. L’équipe de pièce composée de onze hommes pouvait pointer le canon en azimut sur 360° et en site de 0° à +90°.

Luftvaernskanon m/33, m/37 et m/41

LUFTVÆRNSKANON m33 & m37 (Danemark)

Ces trois modèles de canons antiaériens automatiques légers sont très semblables entre-eux, les deux derniers étant une étroite évolution du premier. C’est ainsi qu’en septembre 1948 on trouvait 4 m/33, huit m/37 et vingt-quatre m/41 soit trente-six canons en ligne plus un certain nombre de m/41 en réserve ou utilisés pour essais et entrainement.

Produit par la firme Madsen ces canons étaient montés sur un affût à deux roues remorqué soit par deux chevaux ou par un camion léger. Tout comme nombre d’autres pièces de ce type, ces trois canons de 20mm furent utilisés également en tir sol-sol avec les conséquences que l’on imagine parfaitement sur des véhicules légers et des troupes surprises à découvert.

Quand le Danemark capitule il ne reste plus selon un document allemand établit au printemps 1949 que deux m/33, quatre m/37 et douze m/41 soit un total de dix-huit pièces.

Ces canons vont être naturellement réutilisés par les allemands non seulement au Danemark mais aussi en URSS au moment de l’opération BARBAROSSA ce qui explique la capture de deux m/41 par la RKKA qui à notre connaissance ne les utilisa.

Quand le Danemark est libéré il ne restait plus que deux m/37 et quatre m/41 que l’armée danoise récupère, remet en état, utilise pour l’entrainement avant des les reléguer dans un hangar où ils sont oubliés de tous jusqu’en 1980 quand lors de la démolition d’une caserne d’Aalborg on trouve un m/37 et un m/41 qui sont restaurés et depuis exposés au musée de la Guerre de Copenhague.

Les Luftvaernskanon m/33 et suivants étaient des canons de 20mm pesant 260kg en ordre de combat et 340kg en configuration transport, disposant d’un tube de 1.20m de long soit 60 calibres permettant le tir d’un projectile explosif de 1.12kg (20×120) à une distance maximale en tir sol-sol de 4700m et en tir antiaérien de 2950m (4850 et 3100m pour le m/41) à raison de 150 à 350 coups par minute (200 à 400 pour le m/41) sachant que l’alimentation se faisait par des chargeurs de quinze coups. L’équipe de pièce de cinq hommes peut pointer le canon en site de -5° à +85° et en azimut sur 360°

Luftvaernskanon m/49

Polsten

Canon de 20mm Polsten en affût quadruple

Pour équiper les deux compagnies antiaériennes mises sur pied au sein des deux brigades danoises, Copenhague ou plutôt le gouvernement en exil aurait aimé pouvoir récupérer le Bofors de 40mm mais du finalement se rabattre sur le 20mm Polsten, un canon de 20mm destiné à complété le 20mm Oerlikon.

 

Es-ce une déformation liée à la tradition horlogère ? Je ne le sais mais ce qui est certain c’est que le Oerlikon était une arme complexe à fabriquer avec pas moins de 250 pièces ce qui la rendait certes efficace mais aussi diablement onéreuse.

En temps de paix c’est déjà un problème mais en temps de guerre c’est un problème qui devient aigu puisqu’il faut produire beaucoup et pour un coût raisonnable. Les pays qui ne l’ont pas compris ou l’ont su sans pouvoir appliquer cette maxime ont perdu la guerre.

Avec la chute de la Pologne en octobre 1939, de nombreux ingénieurs polonais avaient fuit leur pays pour la France et la Grande-Bretagne, mettant leurs compétences au service des firmes françaises et britanniques, retrouvant d’autres exilés, les tchèques.

Certains se retrouvèrent à travailler chez John Inglis sur un canon de 20mm moins onéreux que le Oerlikon ce qui explique une grande résistance à la mise en fabrication en très grande série. Les raisons sont multiples, il semble qu’il y avait la crainte de l’inconnu, l’influence du constructeur sous licence de l’Oerlikon et d’autres raisons plus ou moins avouables.

Alors que les premiers prototypes de ce canon qu’on appellerait aujourd’hui low cost apparaissent dès le printemps 1942, la fabrication n’est lancée qu’en 1945, les premiers exemplaires de série ralliant les unités à la fin de l’année.

Les deux modèles de canons continuèrent à être produits durant le conflit avec l’Oerlikon réservé à la marine britannique alors que les Polsten équipait l’armée de terre et la Royal Air Force.

La NDH va recevoir près de 100 canons de ce type mais seulement cinquante-quatre seront utilisés simultanément, les deux brigades mobiles disposant d’une compagnie antiaérienne à trois sections de neuf canons de 20mm.

Si quelques avions allemands survolant le territoire britannique furent pris à partie par hasard par les Polsten danois, ces derniers furent surtout utilisés lors de l’opération BOREALIS mais à cette époque les avions allemands étaient très rares et les compagnies antiaériennes furent surtout utilisés en tir sol-sol avec l’efficacité que l’on imagine sur une troupe surprise à découvert ou même un véhicule léger.

Le 20mm Polsten est resté en service jusqu’en 1959 quand il fût remplacé par des canons de 40mm Bofors qui allaient connaître une longue carrière dans l’armée danoise puisqu’il n’ont été remplacés par un canon de 35mm Oerlikon qu’en 1994.

Le Luftvaernskanon m/49 était un canon de 20mm pesant 57kg à vide disposant d’un tube de 1.45m (72.5 calibres) tirant un projectile de 0.160kg à une distance maximale pratique de 1000m à raison de 450 coups par minute, le ravitaillement se faisant par des chargeurs de trente ou soixante coups.

Artillerie antichar

En septembre 1948 la défense antichar danoise reposait sur des canons légers de 20 et de 37mm, les premiers étaient intégrés au sein des compagnies d’appui des régiments d’infanterie avec huit canons de 20mm Madsen et une compagnie antichar régimentaire avec six canons de 37mm Bofors.

Ultérieurement les régiments motorisées (2,4 et 6) disposaient de deux bataillons cyclistes qui disposaient d’une capacité antichar. En effet ce bataillon disposait d’une compagnie de commandement et de soutien, de trois compagnies cyclistes et d’une compagnie d’appui aux moyens antichars renforcés puisque le nombre de pièces était de neuf au lieu de six.

La cavalerie disposait aussi de canons antichars de 20mm Madsen, canons mis en œuvre depuis une moto à side-car, une utilisation que nos dragons portés ont également expérimenté.

Au moment de la reconstitution de l’armée danoise en Grande-Bretagne, la lutte antichar ne fût pas oubliée avec une compagnie dans chaque brigade disposant de six pièces de 17 livres et de douze de 6 livres sans oublier la section antichar de la compagnie d’armes lourdes du régiment d’infanterie qui disposait de six canons de 57mm.

Madsen m/38

MADSEN m38

Canon de 20mm Madsen m/38 monté en side-car. 

Le Madsen m/38 était un canon léger antichar automatique mis au point par la firme Madsen. Produit à 212 exemplaires jusqu’en 1948, il était le principal canon antichar danois en service en septembre 1948 même si ces performances devenaient clairement insuffisantes face aux dernières versions du Panzer III et du Panzer IV qui ne pouvaient être détruits par ce canon que via un coup heureux.

Sur les 212 exemplaires produits (le dernier exemplaire est sorti d’usine le 30 août, les allemands trouvaient une vingtaine de pièces en production) on estime à 140 le nombre de pièces en ligne.

Dans la confusion des combats il n’est pas impossible que d’autres canons ont été mis en ligne sans que la situation n’ait été régularisée. Aussi ces chiffres sont à manier avec prudence.

Quand le Danemark capitule, il reste moins d’une centaine de pièces. Un recueil du matériel capturé dressé par les allemands en novembre 1948 (Allgemeine Sammlung von Material erfasst) donne quatre-vingt deux pièces de ce type en dépôt mais ne précise pas leur état.

Ce qui est certain c’est que les allemands ont réutilisé ce canon comme pièce tractée mais aussi sur des véhicules pour créer ce qu’on appelle pas encore des technical à savoir un véhicule civil muni d’une arme, un montage courant en Afrique lors des rezzous menés en Afrique subsaharienne.

Au moment de l’opération BOREALIS l’arme est toujours en service, les allemands ayant même réussi à produire des canons supplémentaires dont le nombre est lui aussi incertain même si la majorité des historiens s’accorde sur le chiffre de 150 canons.

Nombre de ces canons ont été récupérés par les danois et utilisés pendant quelques années avant que la lutte antichar à base de canons appartienne à l’histoire.

Le Madsen m/38 était un canon antichar de 20mm pesant 260kg en position de tir et 317kg en configuration transport, disposant d’un tube de 60 calibres (1.2m de long) permettant de tirer un projectile perforant de 160g et un projectile explosif de 112g (20×120) à une distance maximale de 5600m pour le premier et de 4700m pour le second à raison d’une cadence de tir pratique de 150 coups par minute. A noter que l’obus perforant peut percer 16mm de blindage à 500m (incidence 70°).

L’alimentation se fait via un chargeur tambour de 15 cartouches (ce qui donne un chargeur dépité en dix secondes) et les deux servants peuvent pointer le canon via un affût tripode sur 360° en azimut et de -10° à +85° en site.

Fodfolkskanon m/34

FODFOLKSKANON m34

Aux côtés des Madsen de 20mm l’armée danoise aligne un canon antichar de conception et de fabrication suédoise, le Foldfolkskanon m/34. Ce dernier est un canon de 37mm, un calibre que l’on retrouve également aux Etats-Unis, en URSS et en Allemagne.

Le Danemark à reçu 68 exemplaires de cette arme toujours en service en septembre 1948 même si ce petit canon était en voie de péremption en raison de l’augmentation de l’épaisseur du blindage.

Durant la courte guerre entre le Danemark et l’Allemagne, ce canon va se montrer tout de même efficace, s’adjugeant essentiellement des autos blindées mais aussi quelques Panzer III (quatre à huit selon les sources) et même un Panzer IV.

Quand le Danemark capitule, les allemands récupèrent les canons en état en l’occurrence trente-six qui vont servir dans des positions fixes pour défendre les aérodromes et les cibles stratégiques.

Une poignée de ces canons assuraient par exemple la défense rapprochée des grosses pièces de marine contre des raids commandos. Malheureusement pour eux les alliés pour l’opération BOREALIS décidèrent de neutraliser les canons de marine présents par une vigoureux bombardement naval doublé de raids de bombardiers moyens (via le carpet bombing) et de chasseurs-bombardiers (roquettes et mitraillages).

Résultat à la fin du conflit il restait moins d’une dizaine de pièces, pièces qui ont été peu utilisées car trop anciennes et/ou trop usées. La plupart ont alimenté le florissant marché de la ferraille dans l’immédiat après guerre.

Le Foldfolkskanon m/34 était un canon antichar léger de 37mm pesant 350kg en position de tir et 900kg en configuration transport disposant d’un tube de 45 calibres (1.74m) permettant le tir d’un obus de 2.015kg (37x257R) à une distance maximale de 7100m (4500m en pratique) à raison de 12 à 20 coups par minute, l’obus pouvant percer 33mm à 500m à un angle d’incidence de 90°.

L’affût muni d’un bouclier de 5mm d’épaisseur permet aux quatre hommes de l’équipe de pièce de pointer le canon en azimut sur 50° et en site de -10° à +25°.

Foldfolkskanon m/37

FODFOLKSKANON m37 (Danemark)

Evolution du précédent, le Foldfolkskanon m/37 à été livré à l’armée danoise à raison de 72 pièces, la commande initiale de vingt-quatre canons ayant été suivit d’une deuxième commande de quarante-huit pièces.

Utilisé aux côtés du m/34, le Foldfolkskanon m/37 fût utilisé en position fixe avec quelques pièces installés sur le Ny Dannevirke et dans les unités de mêlée que ce soit l’infanterie ou la cavalerie.

Honnête canon, il remporta quelques succès mais comme toutes les victoires danoises en ce mois de septembre 1948 ce fût des succès d’estime qui ne changèrent pas le cours général du conflit.

Après la capitulation danoise, les allemands rassemblèrent tout le matériel qu’il pouvait récupérer dont des canons antichars de 37mm modèle 1937.

Selon le relevé cité plus haut d’octobre 1948 sur les soixante-douze pièces livrées, les allemands ont pu en récupérer trente mais seulement vingt-deux étaient en état de tirer.

Ces canons furent utilisés en compagnie du Foldfolkskanon m/34. A la fin du conflit quelques pièces furent récupérées par les danois mais utilisés pour peu de temps en raison de leur usure prononcée et du manque de munitions.

Le Foldfolkskanon m/37 était un canon antichar léger de 37mm pesant 380kg en position de tir et 900kg en configuration transport disposant d’un tube de 45 calibres (1.665m) permettant le tir d’un obus de 2.015kg (37x257R) à une distance maximale de 7100m (4500m en pratique) à raison de 12 à 20 coups par minute, l’obus pouvant percer 33mm à 500m à un angle d’incidence de 90°.

L’affût muni d’un bouclier de 5mm d’épaisseur permet aux quatre hommes de l’équipe de pièce de pointer le canon en azimut sur 50° et en site de -10° à +25°.

QF 6 Pounder (canon antichar de 57mm)

QF 6 Pounder 86

Ce canon à été développé à partir d’avril 1938. A cette époque le canon de 2 livres n’avait pas encore été officiellement adopté mais ont sentait que l’Ordnance QF 2 Pounder allait être vite rendu obsolète par l’épaisseur croissante du blindage des chars ennemis.

Ce canon de 57mm appartient à la même catégorie que le 47mm français, le 45mm soviétique ou encore le 50mm allemand. Comme son prédécesseur de 2 livres, le canon de 6 livres était également destiné à servir de canon de char. Si les Mk II et IV étaient les modèles antichars, le Mk I était destiné à l’entrainement alors que les Mk III et V servent à bord des chars légers et moyens.

Les premières pièces sont livrées à l’automne 1942 et les divisions métropolitaines sont toutes rééquipées fin 1944/début 1945.

Ce canon va également servir au sein des régiments antichars divisionnaires (Division d’infanterie et Division Blindées) mais également au sein des régiments indépendants, cinq Anti-Tank Regiment, les premiers régiments combinant canons de 6 pouces et canons de 17 livres alors que les seconds ne disposent que de canons de 17 livres.

Si le canon est essentiellement utilisé comme pièce tractée, des essais de canon antichar automoteur sur camion sont menés.

Quand le second conflit mondial éclate, la pièce est néanmoins en voie de déclassement face aux nouveaux chars lourds allemands en service et/ou en développement.

Ce canon à également été exporté aux Etats-Unis (fabriqué sous licence sous le nom de M-1), en Australie, au Canada, au Brésil, en Argentine, en Norvège et au Danemark.

Au sein de la NDH, le canon de 6 livres équipait la compagnie antichar des deux brigades à raison de douze pièces plus la section antichar de la compagnie d’armes lourdes du régiment d’infanterie à raison de six pièces. Le nombre total de pièces en ligne était donc de trente-six par brigade soit soixante-douze canons de 6 livres en ligne plus vingt-quatre en réserve.

Ce canon va participer à l’opération BOREALIS détruisant chars légers et autos blindées présents au Danemark, les troupes allemandes présents dans la Marche du Nord (NordMark) ne disposant pas de chars lourds concentrés à l’est et à l’ouest pour tenter de retarder l’inéluctable. Ce canon fût également utilisé comme canon d’appui de l’infanterie à l’aide d’obus éclairants, d’obus fumigènes et d’obus explosifs pour par exemple éliminer les nids de mitrailleuses.

A la fin du second conflit mondial, le canon antichar de 57mm était clairement obsolète mais il fût conservé par l’armée danoise reconstituée jusqu’en 1961 quand des missiles antichars filoguidés remplacèrent ces vénérables canons.

L’Ordnance QF 6 Pounder était un canon antichar de 6 livres (57mm) pesant 1112kg et tirant via sont tube de 42 calibres (longueur du tube 2.392m) un obus de 2.850kg capable de percer 68.6mm de blindage à 915m. L’équipe de pièce composée de sept hommes pouvait pointer le canon sur 90° en azimut et en site de -5° à +15°.

Ordnance QF 17 Pounder

Ordnance QF 17 Pounder 4

Comme souvent à l’époque, les bureaux d’études opéraient tels des joueurs d’échec avec toujours un ou deux coups d’avance. En clair on mettait au point une arme, un véhicule, un avion et on préparait déjà son remplaçant. C’est certain qu’à l’époque on n’avait pas peur d’une perte de compétences chez les ingénieurs qui avaient toujours de quoi s’occuper……. .

Le développement de ce canon commence à l’automne 1942 pour anticiper sur l’arrivée côté allemand de chars mieux protégés que les Panzer III et IV qui eux pouvaient être traités par le canon de 57mm. Comme souvent ce canon va également devenir un canon de char sous le nom de canon de 77mm HV (High Velocity).

Ce calibre de 17 livres (76.2mm) à été choisit de préférence au 20 livres (84mm) ou au 25 livres (87.6mm) visiblement pour des question de poids. Après un développement plus long que prévu, les premiers prototypes sont disponibles début 1944.

Adopté officiellement en septembre 1945, ce canon va équiper côté britannique des régiments antichars indépendants en attendant les régiments antichars des DI et des DB pardon des Infantry Division et des Armoured Division en complément du canon de 6 livres.

Outre les obus adaptés à la lutte antichar (perforant et explosif-perforant) d’autres obus ont été développés : explosifs, éclairants, incendiaires et à shrapnels.

L’armée danoise va recevoir des canons de ce type pour sa compagnie antichar à raison de six pièces par compagnie soit douze pièces en ligne plus un certain nombre en réserve. Ils furent engagés lors de l’opération BOREALIS comme canon antichar mais surtout comme pièce d’artillerie sol-sol. Il à été retiré du service par l’armée danoise en 1962.

L’Ordnance QF 17 Pounder était un canon de 17 livres (76.2mm) tirant via son canon de 46 calibres (3.562m) un obus de 7.650kg capable de percer 130mm de blindage à 915m raison de dix coups par minute. L’affût permet au canon de pointer en azimut sur 60° et en site de -6° à +16.5°.

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