Scandinavie (54) Danemark (25)

Armes

Armes individuelles de l’infanterie

Pistolets et Revolvers

Browning M-1910 2

FN (Browning) modèke 1910

-En septembre 1948, le pistolet automatique standard de l’armée danoise est le FN modèle 1910 ainsi que ses évolution les modèle 1910/22 et modèle 1922.

Cette armée est une autre création de John Browning produite aux Etats-Unis par Colt Firearms et en Europe par la Fabrique Nationale d’armes implantée à Herstal en Belgique. Rapidement la firme Colt stoppa la production et le pistolet américain fût produit uniquement en Europe. Son mode de fonctionnement est semblable à celui des Walter PPK et Makarov.

Outre la Belgique et l’Allemagne, ce pistolet automatique à été utilisé par la Yougoslavie, les Pays-Bas, la Grèce, la Turquie, la Roumanie, la France, la Finlande, le Danemark, le Japon, le Pérou et le Venezuela ainsi qu’après guerre les Nouveaux Pays Allemands.

Pour l’anecdote ce revolver à été utilisé pour trois assassinats politiques : l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo en 1914, le président français Paul Doumer en 1932 et le gouverneur de Louisiane Huey Long en 1935.

Le FN modèle 1910 pèse 590 grammes à vide (700 pour le modèle 1922), mesurant 153mm de long (178mm pour le modèle 1922), disponible principalement en deux calibres : 9x17mm Browning et 7.65x17mm, l’alimentation se faisant par des chargeurs de 6 à 9 coups selon les modèles et les calibres.

-L’armée danoise envisagea de remplacer ce pistolet automatique par une arme plus moderne mais malgré l’évaluation de plusieurs armes durant la Pax Armada (Colt M1911, SACM modèle 1935, Luger P-38 entre-autres) aucun contrat ne fût signé.

Browning HP 4

Browning Grande Puissance (GP)

-Il va falloir attendre la mise sur pied de la NDH pour qu’un nouveau pistolet automatique soit utilisé en l’occurrence le Browning Grande Puissance (GP) modèle 1935.

C’est un pistolet à simple action semi-automatique, proposé en deux calibres, 9mm et .40 Smith & Wesson. Il à été créé par le célèbre John Browning et perfectionné par Dieudonné Saive de la Fabrique Nationale (FN) d’Herstal. Cette arme est toujours en production aujourd’hui suite à la vente de nombreuses licences dans le monde, plus de cinquante pays l’utilisant ou l’ayant utilisé.

Ce pistolet à été initialement conçu pour un programme d’équipement de l’armée française, programme qui n’allait pas aboutir. Modifié et amélioré, il est adopté par l’armée belge en 1935 mais la France préfère adopter un pistolet national.

Cette arme va servir d’arme de base pour les officiers, les sous-officiers et les servants d’armes lourdes même si au combat nombre d’entre-eux faisaient tout pour récupérer quelque chose de plus sérieux comme un pistolet mitrailleur ou une carabine. Il à été utilisé dans l’armée danoise jusqu’en 1982 quand il à été remplacé par un pistolet automatique de la célèbre firme italienne Beretta.

Ce pistolet automatique produit principalement en 9mm mesurait 197mm de long dont 118mm pour le canon, un poids à vide de 0.9kg et de 1.060kg chargé, la chargeur droit disposant de treize cartouches. La portée maximale étant de 50m.

-D’autres pistolets automatiques et revolvers ont été utilisés de manière épisodique notamment des armes de prise.

Pistolets mitrailleurs

MP-35

MP-35

Le Danemark dispose comme pistolet mitrailleur d’une arme allemande à savoir le MP-35. Ce dernier est une évolution du MP-34 qui lui même descend du MP-28 donc un ultime rejeton du MP-18, le premier véritable pistolet mitrailleur mis au point dans le monde. En somme de nobles et saines origines.

La différence majeure c’est la présence du chargeur à droite au lieu de la gauche, une poignée d’armement fixe pendant le tir et la détente comporte un sélecteur de tir (rafales ou coup par coup).

Le MP-34 n’est produit qu’à 2000 exemplaires pour équiper les forces de police mais le MP-35 est produit à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires qui vont équiper principalement la S.S mais est également exporté en Bolivie, en Espagne, en Ethiopie, en Suède (où il est produit sous licence sous le nom de M-39) et au Danemark, Copenhague recevant des armes produites en Suède.

La production du MP-35 se poursuit en Allemagne à bonne cadence jusqu’en 1944 avant de peu à peu décliner, la production étant stoppée en 1949 pour tenter de rationaliser la production d’armement alors qu’une guerre longue se profile. Il à été utilisé jusqu’à la fin du conflit par les différents belligérants qu’ils soient allemands ou danois, la nouvelle arme danoise tout en recevant des pistolets mitrailleurs Sten appréciant ce maschinenpistole.

Ce pistolet mitrailleur calibe 9mm mesurait 840mm de long (dont 200 pour le canon), pesait à vide 4.24kg et chargée 4.730kg, le chargeur pouvait disposait de 24 ou 32 cartouches, la portée maximale pratique étant de 150 à 200m avec une cadence de tir maximale de 650 coups par minute.

Sten

« Machine Gun Rosie »

La Ny Danske Haeren (NDH) à donc été équipée de pistolets mitrailleurs Sten. La Sten est issue d’une demande de l’armée de terre britannique pour une arme facile à produire et à utiliser, la British Army choisissant une autre position que celle de la Royal Navy et de la Royal Air Force (RAF) qui avait préféré demander à la firme Sterling, une copie de la MP-28, la Lanchester, une bonne arme sans aucune doute mais qui demandait beaucoup de temps pour être produite.

Lanchester

pistolet mitrailleur Lanchester

C’est l’acte de naissance de la Sten Mk I, ce nom venant des initiales des concepteurs (Shepperd Turpin) avec les deux premières lettres de la manufacture d’Enfield.

C’est une arme usinée, de facture moderne _laide dirons certains à l’époque_ rappelant le MP-40 allemand dont les premiers exemplaires sont livrés au printemps 1941, la manufacture d’arme d’Enfield ayant d’autres productions plus urgente.

Avant le déclenchement du conflit, plusieurs modèles furent produits (Mk II, Mk III et IV) mais en septembre 1948,un Mk V était en cours de production avec la possibilité de fixer une baïonnette ou un silencieux ainsi que de changer la crosse pleine introduite avec le Mk III par une crosse repliable.

Cette arme à également été vendue aux Dominions (Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud), à l’armée indienne, à l’Irlande, à la Grèce, à la Force Publique du Congo Belge et au Danemark.

Comme souvent à l’époque cette arme fût d’abord destinée aux servants d’armes lourdes et aux opérateurs radios qui ne pouvaient s’encombrer d’un fusil avant de voir son champ d’utilisation élargi en direction des fantassins pour le combat rapproché.

Le Danemark à utilisé la Sten jusqu’à son remplacement par un pistolet mitrailleur suédois, le Carl Gustav M-54.

Carl Gustav M-45 5

pistolet mitrailleur Carl Gustav M-54

La Sten Mk III pèse à vide 3.16kg (3.86kg chargé), est d’un calibre de 9mm, mesure 762mm de long dont 196 pour le canon, peut toucher une cible à 50m avec une cadence de tir maximale de 550 coups par minute sachant que le chargeur peut contenir au maximum 32 cartouches.

-D’autres pistolets mitrailleurs ont pu être temporairement utilisés notamment des armes de prise ou des armes prêtées par des soldats alliés.

Fusils

GEVÆR m 89 (Danemark)

fantassins danois à l’entrainement au tir avec leur fusil Gevaer m/89

En septembre 1948 le fusil standard de l’armée de terre danoise est le Gevaer m/89 qui n’est autre que le fusil Krag-Jorgensen de l’armée norvégienne mais dans un modèle plus précoce, Copenhague l’ayant adopté avant Oslo.

Cette arme était donc vénérable quand le second conflit mondial éclate. A notre connaissance l’armée danoise n’à pas cherché à s’équiper d’un fusil plus moderne même si visiblement le M-1 Garand ou encore le MAS-36 ont été évalués mais plus pour la forme que pour une réelle volonté de changement.

Le fusil mis au point par Ole Herman Johannes Krag et Erik Jørgensen va également être utilisée par son pays d’origine mais aussi par les Etats-Unis. 300 exemplaires furent livrés aux boers qui les utilisèrent contre les britannique durant la deuxième guerre anglo-boer (1899-1902).

Le Danemark s’intéresse au prototype de Krag et Jorgensen dès 1886 et va donc l’adopter officiellement le 3 juillet 1889 non sans avoir émis critiques et observation ce qui allait permettre de finaliser la mise au point.

Trois ans plus tard il est adopté par les Etats-Unis et en 1894 il devient le nouveau fusil standard de l’armée norvégienne.

Le Danemark reçut un total de 120000 fusils soit bien plus que le nombre de fantassins prévus à la mobilisation. Si la Norvège reçut de nombreux modèles améliorés, le Danemark resta longtemps sur son modèle 1889.

Finalement en 1918 de nouveaux fusils sont commandés ou plutôt des carabines M1907 et M1912 en calibre 8x58mmR pendant qu’une partie des fusils d’origine est modifiée devenant des Gevaer m/89-24.

Ce fusil va enfin connaître le feu sous les couleurs danoises durant les quatre jours de combat du 5 au 9 septembre. Ils se montrera à la hauteur, étant apprécié pour sa robustesse et sa fiabilité.

Les soldats danois évacués vers la Grande-Bretagne ont conservé leurs fusils mais lors de la mise en place de la NDH il à été remplacé par le Lee Enfield N°4 Mk I.

 

Le Gevaer m/89 était un fusil de 3.375kg à vide pesant 4.27kg mesurant 1328mm dont 814mm pour le canon tirant une cartouche de 8x58mmRD via un chargeur de cinq cartouches, la portée maximale effective étant de 900m (thérorique 2000m) avec une cadence de tir de 21.5 à 30 coups par minute. Il pouvait également recevoir une baïonnette M1915.

Lee Enfield Mark IV n°1

Lee Enfield Mark IV n°1

-Le Lee-Enfield N°4 Mk I est mis en service dans l’armée britannique en 1895 pour remplacer le Lee-Metford.

Décliné en une version Carbine (carabine) pour la cavalerie et une version adaptée pour la police servant dans la turbulente Irlande, ce fusil connu le dur conflit contre les Boers, conflit qui démontrèrent l’inutilité de deux armes différentes pour l’infanterie et la cavalerie.

Malheureusement comme souvent quand on demande une arme pour des besoins aussi différents que l’infanterie et la cavalerie, l’arme en question fit l’unanimité contre elle.

Baptisée Short Magazine Lee-Enfield (SMLE) elle était décriée par les fantassins qui estimaient que le raccourcissement du canon entraînait une moindre précision alors que les cavaliers la trouvait trop longue.

De multiples modifications plus tard et le SMLE devint le fusil Lee-Enfield SMLE Mk III, le fusil avec lequel le BEF allait combattre en Belgique et sur la Somme, en Italie et à Gallipoli sans oublier les théâtres d’opérations plus exotiques.

Cette arme va équiper la Grande-Bretagne, l’armée des Indes britanniques, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud, l’Irlande et donc le Danemark et la Norvège après 1948.

Durant les années vingt, la dénomination des fusils fût modifiée et le SMLE Mk III devint le fusil Mk III n°1 alors que sa variante MK III* avait été logiquement rebaptisée N°1 Mk III*.

Ces fusils étaient d’excellentes armes mais coûteuses et compliquées à fabriquer. Or dans une guerre de type industrielle, l’important c’est le nombre, la quantité plus que la qualité.

Il fallait simplifier la fabrication du fusil Lee-Enfield pour en disposer d’un nombre suffisant pour équiper les dizaines de divisions nécessaires.

Seulement voilà à l’époque les budgets de la défense n’étaient pas au sommet de leur forme et l’absence de réelle menace extérieure rendait inutile la mise en fabrication d’un nouveau rejeton de la famille Lee-Enfield.

Le projet est mis en sommeil en 1931 avant d’être réactivé en septembre 1939 quand le fusil Lee-Enfield n°4 Mk I fût mis en fabrication à partir du N°1 Mk VI, une arme de pré-série dérivé de la série Mk III.

En dépit de l’arrêt prématuré du conflit, la production continua pour remplacer peu à peu les N°1 Mk III et N°1 Mk III* dont le stock diminuait.

Ce nouveau fusil était reconnaissable entre tous par son canon dégagé du fût, un canon plus lourd qui améliorait la précision. Dans l’ensemble ce fusil reprennait les grandes lignes du système Lee-Enfield en tenant compte des nécessités des conflits modernes qui place la quantité au dessus de la qualité.

En septembre 1948, rares étaient les unités de la Regular Army à être encore équipées de fusils N°1 Mk III et Mk III*, ces fusils équipant encore les unités de la Territorial Army sans compter les armées des Dominions qui ne se rallièrent que tardivement au N°4 Mk I.

Une variante raccourcie appelée N°5 Mk I et destinée à l’Extrême-Orient fût produite en petite quantité. Utilisé pour le tir de précision, le N°4 Mk I recevait une lunette télescopique alors qu’une variante destinée aux parachutistes fût produite durant le second conflit mondiale. Baptisée N°7 Mk I, ce fusil comme le MAS 36CR recevait une crosse repliable et un canon légèrement raccourci.

A partir de janvier 1954, les troupes danoises ont commencé à remplacer leurs Lee Enfield N°4 MkI par le fusil semi-automatique M-1 Garand américain.

Le Lee Enfield N°4 MkI était un fusil d’un calibre 7.7mm pesant 4.14kg, mesurant 1120m de long dont 640mm pour le canon, le chargeur ayant une capacité de 10 cartouches. La portée maximale pratique et efficace est 600m avec une cadence de tir de 15 à 30 coups.

M1 Garand 2

Selon l’adage l’homme le plus dangereux du monde est un Marine et son fusil

-Le fusil automatique M-1 Garand à pour origine les travaux d’un ingénieur américain John C. Garand qui déposa en 1930 le brevet pour un fusil automatique, son invention étant perfectionné avec le concours du Springfield Arsenal.

Ce fusil est évalué en 1936 par l’armée américaine, adoptée même si les premières armes de série ne seront livrées qu’en janvier 1940.

Le Garand utilise l’emprunt de gaz pour son fonctionnement. Le gaz repousse un piston qui via une biellette ouvre la culasse qui recule et extrait l’étui tout en comprimant le ressort qui va la ramener vers l’avant en introduisant une nouvelle cartouche dans la chambre avant le verrouillage.

La production est modeste jusqu’en septembre 1948 avec la production de «seulement» 250000 exemplaires qui remplacent progressivement, très (trop?) progressivement le Springfield modèle 1903.

La production s’accélère à partir de septembre 1948 et explose littéralement à partir d’avril 1950, le Garand M-1 étant produit à 6 millions d’exemplaires jusqu’en septembre 1954. En dépit de la réduction drastique des effectifs, la production se poursuit à un niveau réduite, s’achevant en 1960 quand un nouveau fusil le M-14 lui succède.

Le Danemark va recevoir avant la fin de la guerre 7500 exemplaires mais les combats étaient terminés et le fusil américain n’à pas eu le temps d’être engagé au feu entre les mains des soldats danois. Tout comme en Norvège, le Garand à été remplacé au Danemark par un fusil produit par la Confédération du Rhin, le Heckler & Koch G-3.

AG-3 (HK G3 Norvège) 3

Fusil d’assaut Heckler & Koch G-3 produit par la Confédération du Rhin sous contrôle français

Le M-1 Garand pesait 4.7kg (4.9kg chargé) mesurant 1092mm de long dont 610mm pour le canon, ayant une portée efficace de 400m avec une cadence de tir maximale de 30 cous par minute via un chargeur de huit cartouches.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s