Scandinavie (49) Danemark (20)

Hydravions

Arado Ar196

Arado Ar196A-2

Normalement le Heinkel He-60 aurait du être l’hydravion de reconnaissance standard de la Kriegsmarine. Cet appareil se révélant décevant, un nouveau projet fût lancé sous la forme du Heinkel He-114 mais là encore, la Kriegsmarine ne trouva pas son compte et remis l’ouvrage sur le métier.

En octobre 1936, le Reichluftministerium lança un appel d’offres pour un appareil destiné à remplacer le He-114. L’appel d’offres imposait comme propulseur un moteur radial BMW 132 et demandait une configuration avec un flotteur unique et avec deux flotteurs. Dornier, Gotha,Arado et Focke-Wulf proposèrent leurs projets.

Tous proposèrent des biplans, tous sauf Arado qui proposa un hydravion monoplan à aile basse dont les performances surclassèrent celles de ces concurrents. Quatre prototypes du futur Arado Ar196 furent commandés mais également deux Focke-Wulf Fw-62, une solution de repli qui in fine se révéla inutile.

Le premier prototype effectua son premier vol en mai 1937, les deux premiers prototypes étant en configuration double-flotteur alors que les deux autres n’avaient qu’un flotteur central. Les performances étaient semblables mais au final c’est la configuration à double-flotteur qui fût sélectionnée. Les premiers appareils de série furent livrés à l’automne 1938.

Quand éclate la guerre de Pologne, l’Arado Ar196 équipe le 1/Borderfliegergruppe qui regroupe les hydravions qui doivent être embarqués sur les cuirassés de poche. Ils remplacent progressivement leurs prédécesseurs à savoir les Heinkel He-60 et Heinkel He-114.

Ce groupe stationné stationné en mer du Nord à un pendant en Baltique le 5/Borderfliegergruppe où les Arado Ar196 remplacent les deux hydravions de la firme Heinkel, les He-60 et He-114.

Une version améliorée de l’Arado Ar196 ayant été mise au point sous la forme de l’Arado Ar-198, la flotte de l’Ar-196 va peu à peu se réduire et est moins importante en septembre 1948 qu’en septembre 1940 où il était le seul hydravion embarqué de la Kriegsmarine.

Au sein du OstSee Wasserflugzeug Geschwader (OWG) Borderfliegergruppe nous trouvons en septembre 1948 un total de quarante Arado Ar196 qui équipaient des navires de ligne mais aussi des croiseurs. Le groupe des hydravions embarqués de la mer du Nord au sein du NordSee Wasserflugzeug Geschwader (NWG) Bordfliegergruppe dispose encore de vingt Arado Ar 196.

Sur le plan tactique, outre les missions classiques de reconnaissance, d’observation et de réglage de tir, les Arado Ar196 participent à la couverture anti-sous-marine de la flotte. Ils pourront aussi participer au sauvetage des pilotes abattus.

Le Danemark reçoit douze appareils en septembre 1943. Ces hydravions sont toujours en service cinq ans plus tard quand les allemands attaquent. Les raids aériens menés par la Luftwaffe prélèvent la moitié du parc. Si quatre appareils sont directement détruits, les deux autres très endommagés sont ferraillés.

Il restait donc six appareils que les danois vont utiliser jusqu’à la capitulation. Du moins pour deux d’entre-eux capturés par les allemands, les quatre autres étant détruits au combat (deux par la DCA et deux par l’aviation).

Les deux Arado Ar196 capturés vont être utilisés par les allemands pour l’entrainement en compagnie d’autres appareils capturés au Danemark. Ils disparaissent dans la fournaise du second conflit mondial.

Selon une étude du service historique de la marine danoise, un appareil à été abattu par erreur par la Flak en mars 1952 et un autre victime d’un bombardement aérien britannique en janvier 1953.

Arado Ar196 5

Caracteristiques Techniques de l’Arado Ar196A-2

Type : hydravion biplace embarqué de reconnaissance et d’observation

Poids : à vide 2990kg maximal au décollage 3720kg

Dimensions : longueur 11m envergure 12.40m hauteur 4.45m

Motorisation : un moteur radial BMW-132 de 947ch

Performances : vitesse maximale 311 km/h distance franchissable 1080km plafond opérationnel 7010m

Armement : deux canons de 20mm dans les ailes et une mitrailleuse MG-15 ou MG-17 de 7.92mm en poste arrière ; deux bombes de 50kg

Supermarine Walrus

Supermarine Walrus HMS Warspite

Supermarine Walrus hissé à bord du HMS Warspite. En arrière un porte-avions type Illustrious

En septembre 1948, le Supermarine Walrus à une position monopolistique au sein des unités de la Fleet Air Arm (FAA).

Mis au point par le père du Spitfire, Reginald Mitchell, c’était un hydravion biplan monomoteur à hélice propulsive. C’était le premier hydravion britannique à disposer d’un train totalement rétractable (ce qui en faisait un véritable hydravion amphibie), d’un habitacle fermé et d’un fuselage entièrement en métal.

Conçu dans un premier temps comme hydravion de reconnaissance destiné aux cuirassés et aux croiseurs, il fût également utilisé pour la lutte anti-sous-marine, l’entrainement, la liaison, le sauvetage en mer.

A l’origine de cet appareil figure une initiative de la firme Supermarine pour la Royal Australian Air Force (RAAF), l’armée de l’air australienne qui demandait un hydravion catapultable pour les croiseurs de la Royal Australian Navy (RAN).

Cet appareil baptisé Seagull V n’apparut qu’en 1933, effectuant son premier vol le 21 juin 1933 avant d’être confié à la Royal Navy pour des tests de validation.

La RAAF commanda 24 appareils qui furent livrés entre 1935 et 1937 suivis par douze appareils pour la RAF qui le rebaptisa Walrus.

Les commandes se succédèrent et en septembre 1948, le Walrus équipait au sein de la FAA deux groupements au sein du Home Command (soixante-huit appareils), deux groupements au sein du Mediterranean Command (trente appareils), un groupement au sein du Far East Command (vingt-deux appareils), un groupement au sein de l’India Command (dix appareils), un groupement au sein du West Indies Command (dix appareils), un groupement au sein du South Atlantic Command (huit appareils) soit 148 appareils en service (100 Mk I et 48 Mk II). A cela s’ajoute des appareils de réserve, 48 Supermarine Walrus Mk III et 42 Supermarine Walrus Mk IV.

Le Walrus équipe également des squadron du Coastal Command en l’occurence six squadron disposant de Supermarine Walrus Mk V, une version adaptée aux besoins de la force de patrouille maritime de la RAF.

La production n’est pas poursuivie, un nouvel appareil baptisé Supermarine Sea Otter doit être introduit au printemps 1949. L’appareil à été largement exporté en Argentine, en Australie, au Canada, en Egypte, en Irlande, en Nouvelle-Zélande et en Turquie (usage militaire) sans parler des utilisateurs civils.

Le Danemark reçoit huit Supermarine Walrus pour équiper une flottille au sein du Danish Naval Group (DNG). Ces appareils vont être utilisés pour la reconnaissance, l’observation, la patrouille maritime et la lutte anti-sous-marine.

Deux de ces appareils sont perdus durant le conflit, un perdu au cours d’un vol d’entrainement en mars 1953 et le second abattu par la Flak allemand au dessus du Jutland en septembre 1953. Ils sont remplacés par deux appareils permettant à la flottille de rester à huit appareils.

Ces hydravions sont remplacés en octobre 1954 par des Consolidated Catalina et les hydravions britanniques usés jusqu’à la corde sont ferraillés.

Supermarine Walrus 21

Caractéristiques Techniques du Supermarine Walrus

Type : hydravion de reconnaissance, d’observation et de soutien

Masse : à vide 2200kg en charge 3265kg maximale au décollage 3650kg

Dimensions : longueur 11,45m envergure 14m hauteur 4.6m

Motorisation : un moteur radial Bristol Pegasus VI de 680ch

Performances : vitesse maximale 215 km/h à 1450m distance franchissable 956km plafond opérationnel 5650m

Armement : deux ou trois mitrailleuses Vickers K de 7.7mm six bombes de 45kg ou deux bombes de 110kg ou deux charges de profondeur Mk VIII de 110kg

Equipage : trois ou quatre hommes

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