Scandinavie (7) Norvège (7)

MARINE ROYALE NORVÉGIENNE

Norvège 10

Historique

Prémices et temps anciens

La marine royale norvégienne ou Sjoforsvaret voit officiellement le jour le 12 avril 1814 mais son existence est nettement plus ancienne puisqu’elle peut se targuer d’une histoire quasi-millénaire, une première marine norvégienne étant attestée dès le 10ème siècle (955 pour être précis).

Son histoire commence néanmoins vraiment en 1509 quand le royaume du Danemark-Norvège met sur pied une marine souvent appelée Marine commune. L’apport norvégien est capital puisque l’immense majorité des officiers comme des marines viennent de la Norvège.

C’est ainsi qu’au début du 18ème siècle, sur les 15000 hommes de la flotte commune, 10000 viennent de norvégienne et lors du raid de Tordenskjold à Dynekil en 1716, 80% des marins et 90% des soldats embarqués viennent de Norvège.

Quand elle naît sous la forme d’une marine indépendante le 12 avril 1814, la marine royale norvégienne est dirigée par trente-neuf officiers avec sept bricks (plus un en construction), un brick-schooner, un schooner à huit canons, quarante-six chaloupes-canonnières et cinquante et une barges-canonnières.

Le 1er avril 1815, elle est réorganisée sous la forme d’un département ministériel. A l’époque la Norvège appartient au royaume de Suède et de Norvège, le roi de Suède étant également roi de Norvège.

Comme il s’agit d’une union personnelle et non juridique, la Norvège possède ses propres forces armées, une armée de terre et une marine qui comme souvent à de grandes ambitions mais des moyens notamment budgétaires très limités, aucune menace extérieure ou aucune volonté d’expansion ne pouvant faire pression pour augmenter sensiblement les budgets.

Néanmoins en 1900, cinq ans avant l’indépendance, la Norvège aligne une marine non négligeable avec deux cuirassés garde-côtes, quatre monitors blindés, trois canonnières non blindées, douze canonnières, seize canonnières légères, vingt-sept torpilleurs, le tout servit par 116 officiers (plus soixante officiers de réserve) et 700 hommes du rang.

Le 1er juin 1912 la marine met sur pied une aéronavale appelée Marinens flyvevesen qui pendant des années met en œuvre un hydravion biplan Taube qui ne sera retiré qu’en 1922 !

Une usine aéronautique est créée à Horten dans le Vestfjord près d’Oslo pour construire des aéronefs nationaux et ainsi protéger la neutralité. Les appareils sont ainsi baptisés MF (Marinens Flyvebaatfabrikk) suivis d’un chiffre.

Un Maurice Farman S.3 est assemblé en 1914 suivit par six MF.1, trois MF.2 et quatre MF.3, le MF.2 étant le seul armé avec une mitrailleuse Madsen et 100kg de bombes, de grenades et de mines.

Douglas DT

Douglas DT-2 lançant sa torpille. 

Bien que les norvégiens veulent rester neutres, on test l’emploi de torpilles ce qui aboutira à l’acquisition de huit hydravions biplans Douglas DT-2 qui seront remplacés au début des années 1940 par des Heinkel He-115.

Heinkel He115B

Heinkel He-115

La Marinens Flyvebaatfabrikk va ensuite produire sept MF.4 et huit MF.5 commandés en 1917 et livrés en 1918. A cela s’ajoute dix hydravions Sopwith Baby livrés entre octobre 1917 et août 1918 auxquels il faut ajouter huit appareils produits sans autorisation, chose illégale mais qui ne provoquera aucune brouille entre britanniques et norvégiens. Ces hydravions d’origine britannique sont retirées du service en décembre 1931.

Cinq hydravions Supermarine Channel Mk I acquis par une compagnie aérienne norvégienne pourront être réquisitionnés par la marine en cas de conflit. D’autres appareils sont acquis ou conçus pour évaluation. Une école est installée à Horten.

La Norvège restant neutre durant le premier conflit mondial, la Sjoforsvaret n’à pas à s’employer contre les alliés ou les empires centraux même si proportionnellement la Norvège sera le pays qui souffrira le plus des U-Boot et autres raiders.

Durant la période Rethondes-Coblence un début de prise de conscience à lieu ce qui permet la construction de navires modernes mais il faudra attendre la Pax Armada pour assister à une vraie modernisation de la marine norvégienne.

En ce qui concerne l’aéronavale, des appareils modernes sont acquis comme le Hansa-Brandeburg W.33, trente hydravions acquis pour des missions de reconnaissance et de sauvetage en mer, des appareils qui sont retirés du service en 1935.

A cela s’ajoute deux MF.7, huit MF.8 et des Douglas DT-2 en attendant les quinze MF.9, des hydravions de chasse, quatre MF.10 et vingt-neuf MF.11 qui remplacent les Hansa-Brandeburg W.33 qui sont capables de mener des missions de reconnaissance, de bombardement et de lutte anti-sous-marine.

A la fin des années trente, l’aéronavale norvégienne va commander de nouveaux appareils, des hydravions en l’occurrence seize Heinkel He-115 de bombardement-torpillage et douze Dornier Do-18, des appareils ex-allemands qui étaient entièrement remis en état par Dornier avant livraison.

Dornier Do18D

Dornier Do18

La marine royale norvégienne dans la Pax Armada : expansion et modernisation

Au début des années quarante, le gouvernement norvégien décide de renforcer sérieusement ses moyens militaires en équipant enfin ses forces armées d’armes modernes. Ce n’était pas si facile car si aujourd’hui la Norvège est un pays riche grâce au pétrole et au gaz de la mer du Nord à l’époque ce n’est pas vraiment le cas.

De plus son statut de neutre ne lui permet pas de s’équiper vraiment librement. Ses acquisitions sont souvent débattues et contestés que ce soit en Norvège ou à l’étranger et notamment en Allemagne.

Oslo n’ignorant pas la position stratégique du royaume, la décision est prise de renforcer la marine et l’aviation dans l’espoir de dissuader tout pays de tenter quoique ce soit.

C’est ainsi que les batteries côtières sont modernisées, des plans de mouillage de mines dressés, de nouveaux navires construits. Des avions de patrouille maritime Vickers Wellington sont également acquis pour compléter les hydravions. Pour armer les croiseurs-éclaireurs avec un hydravion, les norvégiens fidèles à leur politique de bascule décident de commander des Arado Ar196.

Arado Ar196 6

Arado Ar196

La stratégie choisie est claire : maintenir l’ennemi à distance des côtes, rendre impossible la tenue d’un blocus voir un débarquement de vive force dans les fjords de Norvège.

Il faut pour cela construire également des navires de haute-mer. Bien que contestable et contesté, la marine norvégienne renouvelle sa flotte de cuirassés garde-côtes tout en construisant une poignée de croiseurs légers et surtout des destroyers. En revanche elle échoue à convaincre le Storting de débloquer des crédits pour acquérir de nouveaux sous-marins pour remplacer six sous-marins type B (équivalents des L américains), les trois type A ayant été désarmés dans les années quarante.

Certes en 1942 et 1945 les parlementaires norvégiens reconnaissent les capacités du sous-marin et son utilité dans l’éclairage et la défense des côtes mais la majorité travailliste estime que c’est une arme agressive et belliqueuse et que l’achat de nouveaux sous-marins par la Sjoforsvaret enverrait un mauvais signal.

La marine est également réorganisée avec la création d’un état-major général de la marine et conception très moderne, la mise sur pied de «réservoirs de force» dans lesquels le commandement puise pour former des groupes occasionnels adaptés à chaque mission.

Les principales missions de la marine norvégienne sont la protection des côtes, de la marine marchande et de l’imposante flotte de pêche, l’appui aux autorités publiques (sauvetage en mer, balisage….), cette dernière mission étant confiée à une Garde Côtière à partir de 1947 mais cet organisme paramilitaire n’à pas vraiment le temps de prendre la relève de la marine.

En ce qui concerne les navires ont assiste donc à un profond renouvellement de la flotte. Entre la marine norvégienne de 1939 et celle de 1948 c’est le jour et la nuit mais hélas cela ne suffira pas à empêcher l’invasion allemande ce qui fait dire bien injustement à certains que ces investissements auraient été plus profitables si ils avaient été orientés vers l’armée de terre et son aviation.

Deux nouveaux cuirassés garde-côtes sont construits pour remplacer des navires en service depuis 1905. Il semble qu’à été étudié l’acquisition d’un navire comparable toutes proportions gardées aux Alaska américains mais là encore la crainte de faire passer la Norvège pour un pays belliciste à douché les ardeurs des partisans de cette solution à moins que ce ne soit la crainte de ne pas trouver le personnel qualifié nécessaire.

Quatre croiseurs-éclaireurs sont construits, des navires destinés à opérer en compagnie de navires que les norvégiens qualifient de destroyers mais qui sont davantage des torpilleurs.

Aux côtés de ces navires de combat on peut ajouter un certain nombre de patrouilleurs et de dragueurs pour mener des missions de défense des côtes mais aussi les fameuses missions de service public.

Les batteries côtières ont été modernisées pour sanctuariser les principaux ports et notamment Oslo (ce qui explique que l’opération Weserübung abandonnera l’idée d’un assaut naval direct sur le fjord menant à Oslo de peur de subir de lourdes pertes sous les coups des batteries côtières norvégiennes).

Comme le reconnaît l’amiral Sverner, commandant de la marine norvégienne, «l’objectif c’est de frapper à distance des côtes, harceler l’ennemi pour lui imposer des pertes qui le rendront plus prudent et moins téméraire. Notre but est donc de gagner du temps pour permettre à l’armée de terre de regrouper ses forces et de tenir fermement ses positions en cas de descente de l’ennemi sur nos côtes».

La marine norvégienne dans le second conflit mondial

Au 5 septembre 1948, la marine royale norvégienne aligne les navires suivants :

-Deux cuirassés garde-côtes qui ont repris les noms de leurs aînés à savoir Harald Haafagre et Peter Tordenskjold, des navires de 5000 tonnes filant 18 nœuds avec pour armement deux canons de 240mm et six canons de 152mm plus une DCA légère et médiane.

Norge

Le Norge

-Deux cuirassés garde-côtes classe Eidsvold Eidsvold et Norge, des navires de 4200 tonnes filant 17 nœuds et disposant d’un armement composé de deux canons de 210mm et six de 150mm plus une DCA légère et médiane.

-Quatre croiseurs-éclaireurs de classe Oslo (Oslo Bergen Narvik Stavanger), des navires d’environ 6000 tonnes filant à 30 nœuds avec pour armement six canons de 152mm en trois tourelles doubles, huit canons de 105mm, une DCA légère et des tubes lance-torpilles.

-Quatre destroyers classe Draug

 

-Six destroyers classe Sleipner

-Quatre destroyers classe Fridtjof Nansen (Fridtjof Nansen, Roald Amundsen, Otto Sverdrup et Thor Heyerdahl) auxquels il faut ajouter deux navires en construction (Elvind Astrup et Samuel Johannesen.

-Six sous-marins type B

-Des patrouilleurs et des canonnières

-Un pétrolier le Nordmark et un cargo rapide le Finnmark

A cela s’ajoute des batteries côtières solides et une aéronavale disposant d’hydravions torpilleurs Heinkel He-115, d’hydravions de patrouille maritime Dornier Do-18, d’hydravions Arado Ar196 et de Vickers Wellington.

Quand les allemands déclenchent l’opération Weserubung, seule une infime partie de la marine royale norvégienne est en mer pour des patrouilles ou pour entrainement. Ces exercices deviennent brutalement ultra-réalistes quand des navires norvégiens tombent au milieu de certains groupes d’invasion allemands parfois aussi surpris que leurs nouveaux adversaires.

De furieux combats ont lieu provoquant des pertes des deux côtés. Hélas pour les norvégiens les pertes allemandes sont nettement plus faibles que les pertes norvégiennes.

C’est ainsi que le Harald Haafagre et l’Eisvold sont coulés à leur mouillage par la Luftwaffe, le premier à Bergen et le second à Oslo. Le Norge et le Peter Tordenskjold endommagés sont sabordés mais sont renfloués par les allemands qui vont les transformer en plate-forme de défense antiaérienne.

Les croiseurs-éclaireurs de classe Oslo ont un peu plus de chance. Si l’Oslo saute sur une mine au large de Bergen le 12 septembre 1948, les trois autres parviennent à survivre à la campagne de Norvège et intégrer la marine norvégienne libre.

HNoMS Draug

Le destroyer Draug n’échapperont pas aux foudres de la Luftwaffe

Si les trois destroyers de classe Draug sont tous détruits (Draug par l’aviation le 5 septembre 1948 au large de Bergen, le Troll suite à l’attaque d’un sous-marin le 20 septembre 1948 et le Garm victime d’une mine le 2 octobre 1948), quatre des six Sleipner survivent à la première campagne du conflit.

Le Spleiner est coulé le 5 septembre 1948 par le Z.36 au large de Bergen alors que le Gyller est coulé le 24 octobre 1948 lors d’une attaque menée par des S-Boot basées à Bergen alors que le destroyer eut détruit un caboteur et un dragueur auxiliaire allemand qui s’étaient séparés du convoi. Les quatre navires vont rallier la Grande-Bretagne avec le roi, le prince héritier et son gouvernement mais tous ne survivront pas au conflit.

Les quatre destroyers de classe Fridtjof Nansen survivent à la campagne de Norvège même si ils sont tous plus ou moins endommagés. Les deux navires en construction (un sur cale et un en achèvement à flot) ne peuvent fuir. Le destroyer sur cale est sabordé sur cale alors que le destroyer en achèvement à flot est sabordé (renfloué par les allemands, il ne sera finalement pas achevé car trop endommagé).

Quelques patrouilleurs parviennent à fuir en Angleterre mais beaucoup sont détruits par l’aviation et les mines allemandes.

Si le pétrolier Nordmark est torpillé par un U-Boot le 1er octobre 1948, le cargo Finnmark se réfugie à Rosyth. Il sera transformé en croiseur auxiliaire et participera jusqu’à la fin du conflit à des raids commandos, à l’exfiltration de norvégiens et de norvégiennes voulant continuer la lutte.

En ce qui concerne l’aéronavale les pertes en appareils sont très lourdes, seulement trois Heinkel He-115, deux Dornier Do-18 et quatre Vickers Wellington parviennent en Grande-Bretagne. Si les Wellington continuèrent de voler, les hydravions faute de pièces détachées furent ferraillés.

La mise en place d’un gouvernement en exil à Londres dès le 15 novembre 1948 permet la création des Forces Norvégiennes en exil soit en V.O Norske styrker i eksil.

Dans un premier temps ces forces vont comprendre un volet naval important puisque la marine à réussit à évacuer la majorité de ses navires, de ses hommes et de ses réserves (un plan avait été mis sur pied dès le printemps 1948).

Si l’aviation de l’armée devait se réorganiser et entraîner de nouveaux pilotes, si l’armée de terre devait être recréée quasiment de toutes pièces, en revanche la marine était déjà opérationnelle jouant un rôle capital dans les opérations de harcèlement des allemands aux côtés de la Home Fleet et de la 7ème Escadre (appelée également Escadre du Nord et de l’Arctique) en menant des raids, des opérations commandos, des opérations de mouillage de mines…… . Elle va subir des pertes sensibles sous les coups de la marine allemande, de l’aviation et des mines.

Si le croiseur-éclaireur Bergen survit au second conflit mondial quoi qu’ayant été endommagé à plusieurs reprises (il est désarmé en septembre 1955 et démoli), ses deux sister-ships sont coulés respectivement le 19 mars 1952 par un U-Boot au large de Narvik (Narvik) et le 4 septembre 1953 par une mine au large de Tromso (Stavanger).

Sur les quatre destroyers (ou torpilleurs) de classe Sleipner, trois sont coulés et un seul survit. Les trois navires coulés sont l’Aeger victime le 4 mars 1949 d’un bombardier allemand Junkers Ju-188 au large de Bergen alors qu’il attaquait un convoi de caboteurs allemands entre Narvik et Bergen, le Odin torpillé par un U-Boot alors qu’il couvrait le 8 octobre 1950 un raid commando contre Namsos et le Balder coulé par une batterie côtière allemande lors de l’opération Borealis le 11 octobre 1953. Le seul survivant est le Tor qui est désarmé en 1959 et démoli.

Sur les quatre destroyers de classe Fridtjof Nansen, deux sont coulés durant le conflit, le Fridtjof Nansen lui même qui est coulé par l’aviation allemande le 22 juillet 1952 au large de Kristiansand et le Otto Sverdrup victime d’un sous-marin allemand dans l’Océan Glacial Arctique le 14 mars 1953. Les deux autres (Roald Admunsen et Thor Heyerdhal) survivent au conflit mais usés par un service attentif ils sont désarmés en mai 1955 et démolis.

Aucun des six sous-marins de type B en service dans la marine norvégienne ne survit à la campagne du même nom. En mauvais état et de toute façon obsolètes, ils sont sabordés par leurs équipages qui vont rallier la Grande-Bretagne et armer des unités britanniques.

Devant l’usure des navires norvégiens, les britanniques vont céder des navires de la Royal Navy à une marine norvégienne renaissante.

HMS Zambesi (R-66)

Un destroyer type Z

C’est ainsi qu’en septembre 1950, deux destroyers type Z, les HMS Zealous et HMS Zephyr qui après quelques jours sous pavillon britannique pour essais et formation vont passer sous pavillon norvégien, étant rebaptisés Aeger et Gyller.

HMS Brissenden (L-79) 2

Un destroyer type Hunt IV

A cela va s’ajouter deux Hunt IV du programme de guerre (seize navires commandés au titre du programme de guerre) qui vont être baptisés Sleipner et Draug, quatre chalutiers armés mais surtout deux sous-marins type U, les HMS Ursula et Unbeaten respectivement rebaptisés Ula et Urred.

HMS Ursula

HMS Ursula. Transféré à la marine norvégienne il sera rebaptisé Ula

Tous ces navires transférés ne verront pas la libération de la Norvège. En effet l’Aeger est coulé le 15 mars 1952 au large de Bergen.

Alors qu’il couvrait avec ses canons de 114mm le repli d’un groupe commando norvégien, il est attaqué au crépuscule par un groupe de S-Boot qui approchant «silencieusement» larguent six torpilles.

Le destroyer manœuvre, ouvre le feu avec son artillerie légère dans l’espoir de détruire les torpilles mais si cela marche pour quatre d’entre-elles, deux anguilles frappent le navire, la première au niveau de la pièce I de 114mm et la seconde au niveau des grenadeurs ASM. Le navire coule rapidement en ne laissant que peu de survivants.

Le Gyller (ex-Zephyr) va lui survivre au conflit non sans avoir été endommagé à plusieurs reprises, il est modernisé entre 1957 et 1959, transformé en navire école en 1967 et finalement désarmé en 1982 et démoli après l’échec d’un projet de musée à flot qui aurait rendu hommage à tous les marins norvégiens morts durant le second conflit mondial.

Si le Draug survit au conflit et est désarmé en octobre 1959 puis démoli, le Sleipner est lui victime d’un U-Boot alors qu’il protégeait les transports amenant la 1ère brigade norvégienne à Narvik pour l’opération BOREALIS. Le sous-marin allemand qui sera coulé par un hydravion américain en maraude lance trois torpilles, une se perd en Mer du Nord, la deuxième touche le destroyer norvégien et la troisième frappe un LST qui sombre avec ses chars.

Même chose pour les sous-marins. Si le Ula survit au conflit (il est désarmé en 1960, utilisé comme ponton-école jusqu’en 1970 puis démoli), le Urred est coulé le 4 janvier 1953 par un hydravion allemand couvrant un convoi côtier entre Bergen et Oslo.

A la fin du conflit, la marine norvégienne aligne un croiseur-éclaireur, six destroyers, un sous-marin et des patrouilleurs, une flotte imposante mais qui est usée par un service intensif.

En attendant des constructions neuves (les chantiers norvégiens sont à reconstruire), la Norvège va bénéficier de la sollicitude anglo-saxonne, recevant des navires de seconde main (notamment quatre DE ex-américains, huit vedettes lance-torpilles et douze chasseurs de sous-marins), modernisant les navires ayant survécu au second conflit mondial.

La véritable bascule se fera au milieu des années soixante avec une marine totalement renouvelée organisée autour de deux missions principales : la lutte anti-sous-marine avec les six frégates de classe Oslo et la guerre des mines avec plusieurs mouilleurs de mines rapides et de nombreux dragueurs de mines.

On trouve également des sous-marins, des vedettes lance-missiles, quelques navires amphibies, des navires de soutien et une force aéronavale qui dépend de l’armée de l’air, l’année 1953 ayant vu la fusion (initialement provisoire) de l’aviation de l’armée de terre avec l’aviation de la marine pour former une armée de l’air autonome.

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