Benelux (48) Belgique (9)

CORPS NAVAL BELGE (CNB)

Belgique 13

Pavillon de la marine belge

Historique

Les prémices : une marine à éclipse

A la différence de la Koninklijke Marine néerlandaise, la marine belge est nettement plus récente non seulement parce que l’état en lui même est récent mais aussi parce qu’il y eut de nombreuses éclipses au cours de laquelle la marine disparaît purement et simplement.

Durant la guerre d’indépendance belge, les troupes néerlandaises sont repoussées par le nord, s’enfermant dans Anvers et Maastricht ce qui leur permettait d’entraver le commerce de la Belgique en bloquant l’embouchure de l’Escaut avec une escadre.

Le 15 janvier 1831, le Congrès belge adopte son premier budget qui prévoit 250000 florins à la Marine. Petit problème : la marine belge n’existe pas, il n’y à ni navires ni marins sans compter que c’est un budget insuffisant pour acheter un navire même de seconde main.

Officiellement ce budget est destiné à payer aux armateurs une prime de 18 florins par tonneau que réclament les armateurs ayant lancé des navires de plus de 500 tonneaux. Certains députés réclament une vraie marine de guerre avec des canonnières, cette force devant être rattachée au département de la guerre.

Un débat intense secoue la classe politique pour savoir quelle marine doit posséder la Belgique et pour ne rien arranger, les navires construits seraient très critiqués par leurs utilisateurs.

Ces navires sont deux brigantins (Congrès et Les Quatre Journées) et quatre canonnières pour s’opposer au blocus batave. Les français s’emparent de la citadelle d’Anvers en 1832 et la remette aux belges le 31 décembre 1832. Les huit canonnières abandonnées par les néerlandais sur l’Escaut sont remises en état et réutilisés par la marine royale belge.

A l’instar de l’US Navy, les premières missions de la très jeune marine belge sont davantage des missions d’une force de garde-côtes à savoir des missions de garde-pêche, de contrôle des eaux territoriales et de répression des fraudes.

Dans les années suivantes, de nouveaux navires sont mis en service, navires que l’on pourrait qualifier de «corsaire» non pas parce qu’ils menaient des missions de guerre de course mais tout simplement parce qu’ils servaient aussi bien pour des missions militaires que pour des missions commerciales.

Si jusqu’en 1838/39, tous les navires belges sont concentrés sur l’Escaut mais à la fin de la première décennie de l’indépendance belge, des navires sont envoyés à Ostende. Ce sont les transit vers le port de haute mer qu’on voit que les canonnières sont clairement inaptes à la navigation ailleurs qu’en milieu fluvial.

Après avoir confié à la marine royale les premières malles pour la ligne Ostende-Douvres, la Belgique s’interroge sur l’avenir de sa marine.

Elle finit par disparaître en 1862 alors qu’elle comprenait plus qu’un brick transportant le courrier et des passagers entre Ostende et Douvres, une mission très militaire. La marine royale devient une marine d’Etat à but plus commercial que militaire.

Néanmoins en 1864, un torpilleur à vapeur et coque en fer baptisé _cela ne s’invente pas_ La Torpille est construit tout comme une annexe à fond plat pour le transport des torpilles. On trouve également un trois-mât barque le Mathilde pour assure des missions de garde-pêche locale, le service international de la pêcherie est assuré par le trois-mâts barque Ville d’Ostende et l’aviso mixte Ville d’Anvers.

Quand le premier conflit mondial éclate, la Belgique n’à aucune marine. Le gouvernement d’Albert 1er doit donc improviser pour faire face aux attaques de navires marchands par des navires allemands ainsi que le minage des eaux côtières.

Un dépôt des équipages est créé à Gravelines, les marine formés servent soit à bord des dragueurs de mines de la 6ème escadrille basée à Calais ou alors à bord des navires marchands qui sont munis de détachements d’artillerie pour se protéger contre les corsaires ou les sous-marins allemands.

En 1919, le traité de Versailles permet à la Belgique de récupérer des navires allemands saisis par les alliés.

Le Dépôt est rebaptisé Corps des Torpilleurs et Marins, recevant quinze torpilleurs de classe A et vingt vedettes hauturières (poseurs et dragueurs de mines), des navires regroupés à Bruges avec pour bâtiment-base, un ancien croiseur cuirassé français le D’Entrecasteaux. Une flottille du Rhin est créée pour surveiller le fleuve de Cologne jusqu’à la frontière néerlandaise.

Es-ce le début véritable de la marine belge ? Eh bien non puisqu’elle est à nouveau démantelée en 1927 suite à des restrictions budgétaires.

Es-ce la fin définitive ? Non puisque grâce à un nouveau conflit, la Belgique va de nouveau posséder une marine et cette fois les marins belges sont bien décidés une fois à la pérenniser sur le très long-terme.

Le Corps de Marine et le Corps Naval Belge (CNB)

Le 3 septembre 1939, un nouveau conflit embrase l’Europe. On craint une redite du premier conflit mondial mais en réalité, ce conflit n’allait durer que trois mois. Cette guerre de Pologne marque la renaissance d’une marine de guerre belge sous la forme d’un Corps de Marine qui voit officiellement le jour le 15 septembre 1939.

Bien entendu aucun navire neuf mais un rassemblement hétéroclite et improvisé de chalutiers, de yachts, de bateaux-pilotes. Seule exception, le Prince Charles, un yacht offert de bonne grâce par son propriétaire.

La mission de Corps de Marine est limitée au dragage de mines et à la sécurisation des ports belges. Bien que le pays soit resté neutre, des mines allemands sont répérés et détruites.

Berlin prétend qu’il s’agit d’erreurs de navigation ou de mouillage accidentel mais les plans dressés par les belges montrent un mouillage savant pour gêner la navigation belge mais sans la bloquer avec toujours la possibilité de dire «C’est pas moi !».

Quand le conflit se termine, on s’attend à une dissolution du Corps de Marine et à un retour à la situation qui prévalait depuis 1927.

Seulement voilà ce conflit à servit d’électrochoc et montre l’utilité de posséder une véritable marine pour défendre les côtes du Royaume avec on l’espère le soutien des alliés qui vont d’ailleurs encourager la constitution d’une marine belge qui le 14 septembre 1940 prend le nom de Corps Naval Belge/Belgisch Marinekorps.

Se pose la question de son format. Les moyens tout comme les ambitions sont limitées. Il est donc hors de question de construire un cuirassé (même si la possibilité d’un cuirassé garde-côtes fût étudiée mais rapidement abandonnée) et encore moins un porte-avions.

Finalement, le CNB/BMK va se composer des navires suivants :

CLAA HMS Dido 3

Le croiseur léger antiaérien HMS Dido. Le Léopold 1er en est dérivé

-Un croiseur-éclaireur, le Léopold 1er, un navire de 4500 tonnes et filant à 29 nœuds, inspiré des Dido de la Royal Navy ayant pour armement principal huit canons de 133mm, ce modèle ayant été choisit de préférence à un croiseur léger proposé par les néerlandais ou par une copie du Waldeck Rousseau français.

-Quatre torpilleurs légers (1400 tonnes, 32 nœuds, 4 canons de 120mm) baptisés Zeebrugge,Genk,Bruxelles et Liège, ce modèle étant d’origine belge avec néanmoins une assistance technique des ACF de Dunkerque qui faute de capacité de construction sous-traitèrent la construction à un chantier naval belge implanté à Zeebrugge.

-Huit vedettes lance-torpilles d’origine française

-Un pétrolier

-Un cargo

-Des batteries côtières (canons de 75mm et de 105mm)

Supermarine Walrus 7

Superrmarine Walrus sur un croiseur australien

-Une petite aéronavale avec quatre Supermarine Walrus (reconnaissance, patrouille maritime) et six Latécoère Laté 298 de bombardement et de torpillage.

Latécoère Laté 298 22

Latécoère Laté 298 en vol

Reste à savoir si cette marine va se révéler à la hauteur des enjeux d’un conflit qui met rien de moins en jeu que l’avenir de la Belgique.

La marine belge dans le second conflit mondial

Quand le second conflit mondial éclate _personne ne doute que le conflit qui éclate le 5 septembre 1948 va être long et très sanglant_ , le Corps Naval Belge dispose d’un croiseur-éclaireur, de quatre torpilleurs légers, de huit vedettes lance-torpilles, d’un pétrolier et d’un cargo.

Des navires sont réquisitionnés comme en septembre 1939 pour assurer des missions de patrouille, d’escorte et de dragage de mines. Il s’agit pour l’essentiel de navires de pêche mais tous les chalutiers ne pourront être réquisitionnés au risque de voir s’effondrer l’approvisionnement en produits de la mer.

Des navires étaient également en construction. Oh rien de puissant mais des navires appartenant à ce qu’on appelle la «poussière navale» à savoir huit vedettes lance-torpilles supplémentaires commandées au chantier naval SOCARENAM de Boulonge sur Mer, deux transports côtiers construits en Belgique et une série de huit patrouilleurs qui doivent à terme remplacer les navires réquisitionnés dans des missions de patrouille, d’escorte et de dragage.

Tous ces navires ne seront pas achevés au moment de l’attaque allemande. Les huit vedettes lance-torpilles seront livrées en janvier et février 1949, le premier transport côtier baptisé Yser le sera mais son sister-ship Escaut était toujours sur cale à Zeebrugge au moment de la capitulation allemande. Il sera saboté sur cale mais pas suffisamment (erreur volontaire ou involontaire ?) pour permettre aux allemands de le relever et de l’achever pour leur usage personnel.

Sur les huit patrouilleurs-dragueurs commandés en mars 1947, seulement trois (A-1, A-2 et A-4) seront achevés et mis en service, deux autres ayant été sabordés à Anvers pour embouteiller le port (A-3 A-5), les trois autres n’ayant pas encore été mis sur cale (A-6,A-7 et A-8).

Bien que la neutralité belge soit comme la neutralité néerlandaise «élastique», le Corps Naval Belge (CNB) passe l’automne à faire respecter la dite neutralité…..tout en se préparant par des exercices discrets à combattre aux côtés des alliés.

Ce n’était d’ailleurs pas une première puisque du 16 au 24 novembre 1947, un exercice franco-anglo-belge avait été organisé en même du nord, exercice qui vit la participation côté belge du croiseur-éclaireur Léopold 1er et des torpilleurs légers Zeebrugge et Genk.

Avec seulement cinq navires de combat de première ligne que peut faire le Belgisch Marinekorps ?

Pas grand chose au point que certains n’hésitent pas à dire que cela à été un gaspillage d’argent et de moyens humains qui auraient été mieux employés pour renforcer l’armée de terre et l’aéronautique militaire.

Ces propos publics vont profondément ulcérer les marins belges. Voilà peut être pourquoi les marins du plat pays avaient tendance à se montrer agressif au delà du raisonnable comme si ils cherchaient à prouver quelque chose.

Durant la période de septembre 1948 à mai 1949, le Corps Naval Belge va sécuriser les eaux territoriales nationales contre un éventuel minage des eaux par des navires allemands voir par des avions. Quelques engins sont désamorcés à proximité de l’accès des principaux ports belges.

Le 10 mai 1949, l’Allemagne attaque. La petite marine belge va s’engager à fond dans les combats qui mettent en jeu l’avenir du royaume.

5.25 Inch QF Mark I

Tourelle double de 133mm en fabrication (peut y trouve-t-on les tourelles du Léopold 1er)

Le croiseur-éclaireur Léopold 1er va opérer en compagnie de navires néerlandais, britanniques et français, assurant des missions de Défense Aérienne à la Mer, de commandement et même d’appui-feu, ses canons de 133mm ouvrant à plusieurs reprises le feu sur des troupes allemandes qui ne durent pas apprécier de se trouver sous le feu de l’unique croiseur jamais utilisé par la marine belge.

Il est bien entendu ciblé par les avions allemands. Il est d’ailleurs endommagé assez sérieusement le 7 juin 1949 au large d’Ostende alors qu’il couvrait l’évacuation du port par des troupes et des civils.

Il parvient à rallier l’Angleterre et va être réparé à l’Arsenal de Chatham, étant à nouveau disponible au mois de novembre 1949 à une époque où la Belgique est occupée.

Il à plus de chance que deux des quatre torpilleurs, le Zeebrugge coulé par l’aviation allemande le 21 mai 1949 au large d’Anvers et le Bruxelles coulé par des S-Boot allemandes au large de Dunkerque le 29 mai 1949. Les deux autres baptisés Genk et Liège survivent à la campagne de Belgique.

Sur les seize vedettes lance-torpilles disponibles le 10 mai 1949, six sont perdues durant la campagne de Belgique, laissant dix navires disponibles, navires qui se sont repliés sur la Normandie, opérant aux côtés des unités canadiennes.

Le pétrolier Wallonie évacue les stocks de pétrole, de mazout et de carburant aviation du port d’Ostende le 5 juin 1949 avant de se replier sur Cherbourg où il va être utilisé par les belges mais aussi par les français pour ravitailler les navires au mouillage. Il est torpillé par un sous-marin allemand en mer du Nord le 4 octobre 1952.

Le cargo Flamisch à moins de chance puisqu’il est coulé par l’aviation allemande au large d’Anvers le 15 mai 1949 alors qu’il évacuait des munitions. L’explosion fût parait-il entendue jusqu’en Angleterre. Le navire coule immédiatement.

Les batteries côtières sont utilisées contre les rares tentatives de la Kriegsmarine contre la Belgique, un canon de 105mm défendant Zeebrugge endommageant un torpilleur allemand. Ces canons furent également utilisés contre terre.

Le CNB possédait également une petite aéronavale sous la forme de quatre Supermarine Walrus et de six Latécoère Laté 298.

Les Walrus furent utilisés pour la reconnaissance, la patrouille maritime, le repérage des mines et la lutte anti-sous-marine. Se perdant parfois au dessus des terres, ils étaient des proies faciles pour la chasse allemande. Deux d’entre-eux furent abattus par la chasse, un autre détruit au sol par un tir d’artillerie, le dernier parvenant jusqu’en France le 17 juin 1949. Il survécut miraculeusement au conflit et est aujourd’hui exposé au musée de la guerre à Bruxelles.

Les Latécoère Laté 298 devaient en théorie être utilisés contre la marine allemande mais la Kriegsmarine prudent ne fût jamais massivement déployée au large des côtes belges. Les hydravions torpilleurs furent davantage utilisés pour le bombardement et la lutte anti-sous-marine revendiquant la destruction de six (sic) U-Boot.

Ils furent aussi utilisés pour couvrir les convois. Deux appareils furent perdus le 13 mai 1949 lors d’une collision en plein vol, un autre abattu par la chasse allemande et un quatrième abattu par la DCA. Les deux derniers se replièrent en France où ils retrouvèrent le dernier Walrus au point qu’ils furent surnomés «Les trois frères». Si le Walrus à survécu au conflit, les deux Latécoère Laté 298 ont été ferraillés.

Quand la Belgique capitule, le CNB dispose d’un croiseur-éclaireur très endommagé mais en cours de réparation, deux torpilleurs légers, dix vedettes lance-torpilles, un pétrolier, le transport côtier Yser, deux patrouilleurs-dragueurs (A-1 et A-2), le A-4 ayant sauté sur une mine qu’il essayait de désamorcer. On compte également quelques chalutiers qui sont parvenus à s’échapper vers l’Angleterre et vers la France.

Se pose la question de l’avenir du Corps Naval Belge. Doit-il rester une entité indépendante ou doit-il se fondre dans la marine britannique ou au sein de la Royale ? Peut-on imaginer la constitution d’une marine néerlando-belge ?

Ces questions ne vont être tranchées qu’au printemps 1950. Le Corps Naval Belge devient la Marine Belge libre le 14 mai 1950. Faisant de Cherbourg sa base principale, elle se compose alors des moyens suivants :

-Le croiseur-éclaireur Léopold 1er réparé et modernisé (renforcement de la DCA légère, radars)

-Les torpilleurs légers Genk et Liège

-Dix vedettes lance-torpilles de conception et de fabrication française

-Deux patrouilleurs-dragueurs, les A-1 et A-2

-Pétrolier Wallonie

-Transport Yser

-Six chalutiers

Les alliés vont renforcer cette vaillante petite marine en lui transférant des navires pour compléter ses moyens et ce en dépit du fait que ses ressources humaines étaient très limitées.

Corvette HMS Myosotis

La corvette HMS Myositis de classe Flower

C’est ainsi que deux corvettes de classe Flower, une française (La Rennaise qui devient La Bruxelloise) et une britannique, la HMS Abella qui devient L’Anversoise. Les britanniques transfèrent également deux chalutiers armés qui deviennent le A-3 et le A-4 et surtout fournissent huit vedettes lance-torpilles pour remplacer les unités perdues et augmenter le punch de cette petite marine qui à fait taire les sarcasmes.

Elle va combattre en Manche et en mer du Nord dans des missions d’escorte de convois, d’appui-feu, de soutien aux opérations commandos.

Le croiseur-éclaireur Léopold 1er va survivre au conflit bien qu’il ait été endommagé à plusieurs reprises plus ou moins sérieusement.

Il est ainsi engagé en octobre 1953 dans l’opération BOREALIS, ses canons de 5.5 pouces (133mm) repoussant les rares avions allemands encore déployés dans la région de Narvik et surtout tirant contre les navires légers allemands et contre des cibles à terre.

Il est de retour en Belgique en juin 1954. Mis en réserve en septembre 1955, il devient ponton-école au profit de la marine belge. Condamné en 1970, il est sauvé de la démolition par une souscription populaire qui permet sa préservation dans le port de Zeebrugge.

Le torpilleur léger Genk à moins de chance puisqu’il est coulé par une vedette lance-torpilles allemande au large des côtes néerlandaises en octobre 1952. Son sister-ship survit au conflit et après modernisation va servir sous les couleurs belges jusqu’en 1962 quand il est désarmé et démoli.

Les corvettes La Bruxelloise et L’Anversoise survivent au conflit et ne sont désarmées qu’en 1960 après avoir été relevées par des navires plus modernes.

Sur les dix-huit vedettes lance-torpilles présentes au printemps 1950, il n’en reste plus que dix en mai 1954. Ces navires servent jusqu’en février 1955 puis sont désarmées.

Les patrouilleurs-dragueurs qui survivent au conflit (A-1 et A-2) continuent de servir au sein de la marine belge jusqu’en 1959, étant désarmé en mars et en septembre de cette année respectivement. Ils sont démolis. Les patrouilleurs-dragueurs A-3 et A-4 sont rendus aux britanniques

Le pétrolier Wallonie à comme on l’à vu succombé à deux torpilles lancées par un sous-marin allemand en mer du Nord le 4 octobre 1952. Le transport Yser survit lui au conflit, étant utilisé comme transport jusqu’en 1962 puis comme bâtiment-base pour les dragueurs d’estuaire jusqu’à son désarmement en 1975, désarmement qui est suivit d’une démolition.

Sur les six chalutiers qui avaient échappé aux allemands, seulement deux (L’Affreux Jojo et le Joyeux Compagnon) survivent au conflit. Ils sont rendus à leurs armateurs mais ceux-ci les jugent trop usés et les envoient directement à la démolition.

Supermarine Sea Otter 2

Supermarine Sea Otter

La petite aéronavale belge est reconstituée avec six Supermarine Sea Otter et six Latécoère Laté 299-7, une version hydravion de l’avion torpilleur embarqué, le Laté 299-5 qui lui même était une évolution du Latécoère Laté 299, version embarquée de l’hydravion Laté 298.

Les hydravions britanniques vont surtout servir pour la surveillance et la reconnaissance tandis que les hydravions français vont être utilisés comme bombardiers mais aussi et surtout comme avion de lutte ASM.

Sur les douze appareils à l’été 1950, il ne restait en mai 1954 que trois Sea Otter et quatre Laté 299-7. Regroupés au sein d’une seule unité, ils seront remplacés par des Consolidated Catalina ex-américains en 1957 puis par des avions terrestres de lutte ASM.

Consolidated TP-47 Catalina Suède 5

Consolidated Catalina suédois préservé dans un musée

Le conflit terminé se pose la question de l’avenir de la marine belge. Cette fois personne ne songe sérieusement à la dissoudre. Elle est pérennisée et ses moyens augmentés avec notamment l’aide des alliés. C’est ainsi que douze chasseurs de sous-marins type PC-461 sont transférés à la marine belge pour être utilisés comme dragueurs d’estuaire.

Au début des années soixante, la marine belge se transforme en force de guerre des mines et d’escorte avec huit dragueurs de mines côtiers, douze dragueurs de mines d’estuaire (ex-chasseurs de sous-marins) et surtout quatre frégates ASM. A cela s’ajoute un ravitailleur polyvalent baptisé Godetia et un navire d’intervention (aka amphibie) le Zara.

En 1967 suite à la réforme des forces armées, la marine belge devient la Composante Navale des Forces Armées Belges (CN-FAB) et depuis le milieu des années quatre-vingt dix une étroite synergie réunie les marines belges et néerlandaises (entraînements réguliers, programmes d’équipement commun…..) mais ceci est une autre histoire.

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