Benelux (46) Belgique (7)

La Belgique et le second conflit mondial (1948-1954)

Mobilisation et neutralité…….

Durant la guerre de Pologne (1er septembre-15 décembre 1939), le royaume de Belgique est resté neutre tout comme ses voisins néerlandais et luxembourgeois.

Neutralité ne veut pas dire faiblesse. Une partie des réservistes est rappelée pour renforcer l’armée d’active qui durant la Pax Armada à connu un profond processus de modernisation même si toutes les lacunes (artillerie lourde, chars, artillerie antiaérienne, problèmes linguistiques) n’ont pas été comblées.

A la frontière, l’armée belge se montre avec des patrouilles à pied et des patrouilles motorisées qui dégénèrent parfois en incidents de frontière mais ces incidents ne dégénèrent pas en conflit ouvert avec l’Allemagne ou avec les Pays-Bas.

Dans les airs, l’Aéronautique Militaire monte la garde, se contentant d’éloigner les avions alliés et allemands prenant un peu trop leurs aises dans le ciel belge. Il y à tout de mêmes des échanges de tir et plusieurs avions abattus.

Hans Oster

Colonel Oster

A la fin du conflit les belges pensent avoir adopté la bonne attitude mais les révélations du colonel Oster sur les plans opérationnels allemands à l’ouest montrent que si le conflit s’était prolongé, nul doute qu’au printemps 1940, les allemands auraient autant respecté la neutralité belge que leurs aïeuls en 1914.

Durant la guerre civile allemande (1943-1945), les troupes belges retrouvent les réflexes de la guerre de Pologne en patrouillant le long de la frontière. Des réfugiés sont accueillis mais un tri sévère est effectué, les militants politiques ou les agents de renseignement sont impitoyablement expulsés vers l’Allemagne, Bruxelles ne les considérant pas comme des prisonniers de guerre.

Le 5 septembre 1948, l’Allemagne attaque le Danemark et la Norvège (opération WESERUBUNG) marquant le début du second conflit mondial. Cette fois Paris et Londres déclarent immédiatement la guerre à Berlin et font clairement comprendre au duo Himmler/Heydrich que ce conflit ira jusqu’à la capitulation sans condition de l’un ou de l’autre des belligérants.

La Belgique réaffirme le 7 septembre 1948 sa neutralité encore que comme les Pays-Bas, elle se montre ouverte à une éventuelle alliance militaire. Il faut dire que la géographie ne joue pas en sa faveur.

Ouvrage du Hackenberg 12

Photo actuelle d’un élément du Hackenberg le plus puissant ouvrage de la ligne Maginot

A moins d’être totalement idiots, les allemands ne vont pas attaquer frontalement la ligne Maginot là où elle est la plus forte. Ils vont donc chercher à l’attaquer là où elle est la plus faible et c’est le long de la frontière belge où elle est moins puissante en dépit des travaux menés par les français entre 1939 et 1948, travaux qui avaient un poil contrarié Bruxelles ce à quoi les français avaient répondu qu’ils avaient commencé en premier en choisissant un retour à la neutralité.

Les plaines belges vont être le théâtre de l’offensive germanique même si il faudra pour cela affronter les lourdes défenses fortifiées installées notamment le long du Canal Albert.

Personne ne croit possible à une pénétration dans les Ardennes mais au cas où le général Villeneuve à demandé aux belges de défendre le massif le plus longtemps possible en leur promettant le soutien à J+5 au plus tard d’une division et d’éléments motorisés. Les belges ont (discrètement) accepté, renonçant à leurs plans originaux d’opérer des destructions et de mener via leurs chasseurs ardennais uniquement des combats retardateurs. C’est clairement un combat durable que les belges veulent mener.

Dès le 1er septembre 1948, des réservistes et des conscrits récemment libérés ont été rappelés quand certains n’ont pas devancé l’appel pour réintégrer leurs régiments. Comme le dira un sergent anonyme du 12ème de ligne «La guerre était imminente on le savait tous. Personne n’était enchanté de devoir à nouveau battre contre ces satanés boches _j’ai perdu mon père et un oncle durant le premier conflit mondial_ mais si il fallait le faire autant que ce soit avec les copains».

La mobilisation générale est décrétée le 7 septembre 1948. Des dizaines de milliers de soldats rejoignent leurs centres mobilisateurs pendant que sur la frontière les soldats des régiments de forteresse et des garde-frontières scrutent anxieusement l’horizon.

Si les allemands ont engagé des moyens importants en Scandinavie, il en restait suffisamment pour mener non pas une invasion en règle mais une opération de prise de gage pour déstabiliser complètement le dispositif allié.

Des véhicules sont réquisitionnés tout comme des chevaux. Des commandes sont passées à l’industrie belge mais aussi aux Etats-Unis pour compléter l’équipement des unités.

Dans l’ensemble et au grand soulagement du haut-commandement et du gouvernement, la mobilisation se passe sans problèmes y compris dans les zones dites problématiques, des zones comme les cantons germanophones ou des régions de Wallonie et de Flandre où les mouvements nationalistes étaient particulièrement actifs.

Es-ce que cela veut dire que la question linguistique à été réglée ? Probablement pas mais à part quelques extrémistes de la question, la majorité des belges qu’ils soient wallons ou flamands ont estimé que l’important c’était la défense du royaume de Belgique face aux allemands et qu’il serait toujours temps une fois la guerre terminée de se pencher à nouveau sur la question.

Néanmoins signe que cet optimisme était mesuré, le haut-commandement belge évitera dans la mesure du possible de mélanger unités de recrutement flamand et unités de recrutement wallon.

Il y eu quelques incidents entre unités mais il semble que les motifs de ces incidents soient davantage du à un chambrage sous empire alcoolique qu’une opposition pleine et entière entre néerlandophones et francophones.

La mobilisation est considérée comme achevée à la fin du mois d’octobre 1948 au moment où les troupes alliées ont renoncé à se maintenir en Scandinavie.

Paul_van_Zeeland,_1937

Paul von Zeeland

Sur le plan politique, le premier Paul von Zeeland propose au roi de mettre en place un gouvernement d’union nationale. Léopold III accepte mais il faudra attendre le 2 décembre 1948 pour que ce soit effectif, la répartition des différents portefeuilles étant l’objet de longues et d’âpres discussions.

Cette mobilisation concerne également les colonies africaines. Après avoir un temps envisagé d’envoyer en métropole des troupes coloniales, le gouvernement belge peut être instruit par les expériences des alliés pendant la première guerre mondiale préfèrent laisser les hommes de la Force Publique sur place pour défendre les colonies et maintenir l’ordre en attendant d’attaquer les colonies italiennes voir portugaises si Lisbonne qui partage une certaine communauté idéologique avec Berlin et Rome ne décide de basculer du côté de l’Axe ce que le madré Salazar se gardera bien de faire.

L’automne et l’hiver passent sans que les allemands ne bougent du mois à l’ouest puisqu’ils attaquent en février 1949 en Méditerranée pour s’emparer de la Corse, récupérer la Sardaigne et s’emparer de Malte. Si les deux premiers objectifs sont atteints, ce ne sera pas le cas du troisième.

Cela ne signifie pas que le front occidental est totalement calme. Il y à des échanges de coups de feu et des duels d’artillerie en Alsace, en Lorraine et même à la frontière belgo-allemande.

Des batteries se répondent tandis que dans le no man’s land que constituent l’espace évacué entre les deux frontières, l’espace compris entre les fortifications des deux camps, des patrouilles jouent à cache-cache, s’affrontant brièvement mais violemment.

Dans les airs, il y à des affrontements, la Luftwaffe testant la détermination belge. La réaction musclée des chasseurs belges ne la dissuade pas de continuer ses missions de reconnaissance au dessus du plat pays.

Tout est calme jusqu’au 10 mai 1949 à 4h45……. .

……Mais pour combien de temps

«Combien de temps la neutralité belge peut-elle tenir ?» C’est bien simple elle va tenir un peu plus de huit mois puis-qu’à l’aube en ce 10 mai 1949, l’aviation allemande lance quasiment tous ses chasseurs, chasseurs-bombardiers, avions d’assaut et bombardiers sur les aérodromes néerlandais, belges et français.

Il s’agit d’anéantir au sol les aviations alliées et offrir sans trop d’effort une supériorité aérienne absolue aux allemands. Au pire il s’agit de semer la paralysie et la confusion dans les état-majors et gagner ainsi de précieuses heures pour permettre l’avancée des troupes au sol.

Au 10 mai 1949, l’armée de terre belge dispose de vingt-deux divisions, deux divisions de chasseurs ardennais, deux divisions de cavalerie et dix-huit divisions d’infanterie sans compter des unités de forteresse, des unités d’artillerie, du génie et de soutien.

Les deux divisions de chasseurs ardennais forment un corps d’armée, le 1ère Corps d’Armée des Ardennes signe que ces deux divisions de recrutement local devaient se battre fermement et non comme il était envisagé initialement de tenir le temps de réaliser les destructions et de laisser aux allemands la maîtrise de cet espace.

Ce changement semble s’expliquer par la demande française de tenir le plus longtemps possible pour couvrir le massif des Ardennes et empêcher les allemands de prendre à revers le corps de bataille allié envoyé en Belgique. Le soutien de plusieurs divisions françaises promis par le «Général Tornade» à du également jouer.

Les deux divisions de cavalerie qui sont des divisions mixtes («pétrole-picotin») sont regroupées au sein d’un Corps de Cavalerie. Ce C.C est placé en arrière pour contre-attaquer et couvrir un repli des troupes déployées à la frontière.

Ces troupes se répartissent entre les garnisons de forteresse qui couvrent la Meuse et le Canal Albert et surtout sept Corps d’Armée à deux divisions d’infanterie soit quatorze divisions soutenus par des unités du génie et d’artillerie lourde.

Les quatre dernières divisions d’infanterie sont placés en réserve stratégique. On envisagea même un temps de les envoyer en France pour renforcer la réserve ménagée par le général Villeneuve avant d’y renoncer pour des raisons politiques. Ces divisions vont donc se tenir prêtes dès que possible à renforcer les divisions des frontières où se préparer à tenir une voie d’eau pour recueillir les troupes se repliant.

Les frappes aériennes allemandes ont un impact limité et mitigé en raison du mauvais temps, d’un problème de coordination et surtout d’un simple constat «Trop de cibles et pas assez d’avions».

Une partie des avions de l’Aéronautique Militaire est détruite aux sols mais certains avions étaient en vol.

Morane-Saulnier MS-406

Plan deux vues du Morane-Saulnier MS-406 dont le MS-410 est une évolution

C’est ainsi que quatre Morane-Saulnier MS-410 en vol d’entrainement armé surprennent des bombardiers allemands Dornier Do-217 attaquant les aérodromes de Liège. Un bombardier est abattu, un autre endommagé s’écrase au pays, les deux autres s’échappant pour la perte de deux appareils.

Dornier Do217

Dornier Do-217 en vol

Des Lioré et Olivier Léo-451 en vol attaquent des concentrations de troupes allemandes sans ordre de leur propre initiative. Ils sèment une belle pagaille et vont retarder de quelques heures la marche d’unités allemandes.

Léo 451

Lioré et Olivier Léo 451 en vol

Ces cas sont cependant assez isolés, les pertes en appareils étant assez lourdes au point que très vite les pilotes sans avions sont repliés sur la Grande-Bretagne, certains intégrant des squadrons de la RAF en attendant de former de nouvelles unités 100% belges.

Le haut-commandement belge espère que les fortifications vont tenir quinze jours et donner ainsi le temps aux alliés de se déployer sereinement dans les plaines belges. L’intervention des troupes alliées du Groupe d’Armées n°1 est sollicitée dès 6h15 par le gouvernement belge.

Elle est autorisée à 7.30 par le ministre de la Guerre et par le commandant en chef, le général Villeneuve qui reste d’abord au château de Vincennes avant de gagner un PC aménagé au sud d’Amiens.

Les premières unités vont mouvement en fin de matinée. Il s’agit d’unités de reconnaissance de corps d’armée et de divisions (GRCA et GRDI) couvertes par l’aviation. Elles sont suivis quasi-immédiatement par les DLM du Corps de Cavalerie.

Suite à une intervention énergique du général Villeneuve, les DLM et les Divisions Cuirassées se sont partagés les tâches du moins sur le papier : les DLM couvrent les mouvements des divisions d’infanterie laissant aux Divisions Cuirassées le rôle de poing offensif contre les Panzerdivisionen.

ARL 44

Le monstrueux ARL-44 à canon de 90mm, la future terreur des chars allemands

Les Divisions d’Infanterie sont déployées par route et surtout par train. La Luftwaffe va attaquer ces mouvements routiers et ferroviaires ce qui ralentira les mouvements des divisions françaises et britanniques avec des pertes.

Les troupes belges vont être les premières au contact. Des parachutistes neutralisent partiellement les fortifications de la région de Liège mais de vigoureuses contre-attaques belges empêchent les Fallschirmjager de prendre leurs aises un peu comme aux Pays-Bas comme nous l’avons déjà vu.

Plus au sud les troupes allemandes qui pensaient traverser tranquillement le Luxembourg et les Ardennes Belges se heurtent à une certaine résistance. Passons rapidement sur le Luxembourg avec quelques échanges symboliques de tir mais la petite armée grand-ducale ne peut faire autre chose que de tirailler contre des unités de reconnaissance et faire sauter des ponts et bloquer les routes.

La frontière franco-luxembourgeoise est atteinte en fin d’après midi mais les allemands se heurtent à des troupes françaises qui doivent gagner du temps en menant un combat retardateur.

Dans les Ardennes Belges, les chasseurs ardennais opposent une résistance farouche en jouant de leur connaissance parfaite du terrain. Ils sont rapidement aidés par une division d’infanterie française (déployée à J+3) et par des unités motorisées.

Ces unités françaises sont placées sous commandement belge. Ils vont combattre pendant plus d’une semaine jusqu’au 21 mai quand ils doivent se replier sur la Meuse et sur Sedan, recueillis par les unités restés en position, le repli étant couvert par les ouvrages de la Ligne Maginot et par l’artillerie lourde déployée dans la région.

Les divisions des 1ère et 7ème armée françaises, du BEF et de la 9ème Armée sont en position globalement à J+7 ce qui est une performance (les prévisions les plus optimistes donnaient huit à dix jours). Les DLM du 1er Corps de Cavalerie (1ère et 5ème DLM) sont au contact à J+4 contre les Panzerdivisionen. C’est le premier combat de chars de la seconde guerre mondiale.

Ce combat est rude et incertain même si les unités du 1er Corps de Cavalerie après quatre jours de lutte doivent se replier pour recompléter leurs forces. Le 2ème Corps de Cavalerie (3ème et 7ème DLM) ayant été maintenu en réserve ce qui sera beaucoup reproché au général Villeneuve.

Les allemands ont eux aussi besoin de reposer leurs forces de tête. Non seulement la logistique est en piteuse état (l’obsession du combat et de la vitesse à conduit les généraux allemands à considéré la logistique comme secondaire un peu comme jadis le général Canrobert qui devant l’impréparation des troupes destinées à la campagne d’Italie dira «l’intendance suivra ! ») mais les combats sont acharnés et au dessus de la Belgique la Luftwaffe n’est pas aussi à l’aise qu’aux Pays-Bas où elle à rapidement acquis la maîtrise de l’air.

Et les belges dans tout cela ? Ils se sont honorablement comportés. Il n’y à pas eu de désertion massive dans les unités néerlandophones, tout juste quelques cas d’indiscipline et de désertions mais dans leur ensemble les divisions d’infanterie belges se sont bien comportées.

Liège tombe après quinze jours de violents combats le 25 mai 1940 mais les allemands ne peuvent pas (encore) déboucher, ralentis par les destructions et par des groupes isolés qui malgré l’encerclement continuent de se battre.

Cela aurait pour effet de raviver chez la soldatesque boche la peur pathologique et fantasmagorique du franc-tireur (comme plus tard celle du partisan dans les plaines russes) et donc d’exposer des prisonniers de guerre à des vexations, maltraitances et exécutions sommaires.

Les civils quelque soit leur comportement vis à vis de l’envahisseur sont vus avec suspicion et dès que des soldats allemands sont tués à proximité d’un village considéré comme «pacifié», des civils sont exécutés pour l’exemple.

Ces événements ne passent pas inaperçus notamment parce que certains villages sont brièvement reconquis par les troupes alliées. Les traces des exactions sont encore fraîches et les habitants décidés à parler (quand ils ne veulent pas faire justice eux-mêmes quand par exemple le ou les auteurs sont capturés). Cela à le dont raffermir la résistance belge.

Comme le dira un lieutenant de réserve (visiblement lettré) «Si on gagne cette guerre, je souhaite qu’on rase l’Allemagne et qu’on y jette du sel pour que rien ne repousse et que cette race maudite disparaisse de la surface de la terre».

Les combats sont essentiellement des combats d’infanterie. Bien que les alliés possèdent des unités mécanisées qui n’ont rien à envier aux Panzerdivisionen, le combat est un combat guère différent de celui du premier conflit mondial à savoir un duel de fantassins.

On peut cependant noter la présence de moyens d’appuis nettement plus costauds avec notamment des canons d’assaut et des chars d’appui d’infanterie. Néanmoins les canons d’assaut à l’exception des belges sont présents chez les français dans les DLM, les DI étant appuyées par des BCC (Bataillons de Chars de Combat) ou plus souvent des détachements de ceux-ci.

Les troupes alliées apprennent très vite à séparer les panzer de leurs panzergrenadiers. Quand ils le pouvait ils fortifiaient les villages, laissaient passer les chars qui étaient traités par des chars placés en embuscade, par l’aviation, par des barrages antichars voir par un barrage d’artillerie. Les fantassins étaient alors décimés par les mitrailleuses et les mortiers.

C’est d’ailleurs un tour de force pour les armées alliées. Dans une circulaire publiée en avril 1949, le général Villeneuve à ordonner qu’un référent soit nommé dans chaque régiment, chaque bataillon, chaque compagnie. A lui quand le temps le permettait de rassembler le retour d’expérience, de le faire remonter dans les échelons les plus élevés qui se chargeaient de transmettre aux autres unités l’expérience chèrement acquise.

Comme le dira un colonel anonyme «Nous réapprenions sur le tas tout ce que trente ans de paix nous avait fait oublier, c’était à la fois déchirant et stimulant».

Les combats sont d’une violence inouïe, à la hauteur des combats du premier conflit mondial avec naturellement des pertes importantes que la Belgique pouvait difficilement compenser.

Gand/Genk tombe le 30 mai suivit par Anvers le 3 juin. Le port est cependant ravagé, les destructions ont été méthodiques, destructions aggravées par les bombardements aériens allemands. L’espoir pour les allemands de voir ce port servir de hub logistique pour éviter la voie terrestre s’évanouie immédiatement si tant est qu’elle à été vraiment sérieuse.

Bruxelles tombe le 6 juin. Dès le 4, le gouvernement s’était replié à Ostende. Le roi après avoir hésité décide de rester à Bruxelles pour dit-il «partager la souffrance de son peuple». Namur tombe le 12, Mons le 14, Charleroi le 16 mais les allemands harcelés efficacement par les troupes françaises issus des Ardennes et par les chasseurs ardennais (qui s’étant repliés depuis le 21 mai sur la Meuse avaient eu le temps de préparer «un comité d’accueil») ne peuvent déboucher.

Les allemands pénètrent en France le 18 juin 1949 après une lutte éreintante. Les troupes alliées n’ont pas démérité. La campagne de Belgique va durer jusqu’au 27 juin quand la poche d’Ostende succombe aux assauts allemands mais ces neuf jours de résistance ont permis l’évacuation de nombreux soldats belges, 2500 hommes pour la plupart blessés étant capturés, 2500 sur les 27500 hommes qui avaient été enfermés dans une poche formée par un triangle grossier Ostende/Dunkerque/Ypres.

Le 27 juin 1949 à 12h, les troupes belges capitulent. Les allemands n’ont fait au total de que 18000 prisonniers mais cela ne les inquiètent pas. Des soldats belges s’habilleront de vêtements civils pour passer en France et rallier soit l’Angleterre ou les territoires encore sous contrôle allié.

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