Benelux (32) Pays-Bas (32)

Artillerie

En septembre 1939, le parc d’artillerie de l’armée néerlandaise est à l’imagine de nombre d’armées de l’époque à l’exception de la Wehrmacht : assez ancien avec beaucoup de pièces obsolètes et quelques pièces modernes. Un effort à bien été mené durant la Pax Armada mais c’était loin d’être suffisant notamment dans le domaine de l’artillerie lourde.

Artillerie de campagne

Canon de 75mm Krupp modèle 1904 (PB)

Canon de 75mm Krupp modèle 1903

-Parmi les plus anciennes pièces d’artillerie on trouve le canon de 75mm Krupp modèle 1903 plus connu chez nos voisins néerlandais comme 7-Veld. Ce canon de 1079kg pouvait envoyer à 6000m un obus de 8.6kg à raison de huit coups par minute.

L’armée néerlandaise à commandé 204 canons et 480 caissons à Krupp avant d’en produire 120 sous licence. Modernisée dans les années vingt, elle était clairement obsolète en septembre 1939 mais le programme de remplacement par un canon plus moderne ne peut aboutir que tardivement durant la Pax Armada.

En septembre 1948, il restait encore une centaine de pièces stockées. Elles sont sortis de la naphtaline et installées sur des positions fixes pour renforcer les fortifications néerlandaises. La plupart seront détruites au cours des deux semaines qu’allait durer la campagne des Pays-Bas.

Quelques survivants ont été récupérés par les allemands et utilisés sur place ou pour la défense des côtes.

Dutch 8-staal [84 mm] 2

-Il y à plus ancien que le canon Krupp. En effet on trouve en septembre 1939 des canons de 84mm 8-staal puisque ce canon à été mis en service en 1881 ! Cette pièce elle aussi fabriquée par Krupp était la première pièce de campagne en acier de l’armée néerlandaise (des pièces lourdes l’avait précédée).

Ce canon produit à 108 exemplaires pour les Pays-Bas pesait 1517kg (dont 1030kg pour le canon) et pouvait tirer 2.5 coups (obus de 7kg) par minute à une distance maximale de 3500m.

Déclassé par le 7-Veld, il reste disponible notamment pour les régiments d’artillerie mobilisés. Il est retiré du service en 1943. Une poignée de canons antédiluviens est ressortit à la mobilisation et tous détruits pendant la campagne des Pays-Bas.

-Au milieu des années trente, le gouvernement néerlandais en matière de défense nationale concentre ses efforts sur les Indes Néerlandaises plutôt que sur le territoire national pourtant frontalier d’un géant militaire très certainement hostile en cas de conflit majeur. Cela explique la décision d’acquérir des canons de……..montagne auprès de la firme Bofors.

Bofors 75 mm mountain howitzer 4
Le canon de montagne de 75mm Bofors modèle 1934 est un canon de 21 calibres (longueur du tube 1.58m) pesant 928kg, tirant des obus de 6590kg à une distance maximale de 9300m à raison de 5 coups par minute. L’affût permet à ce canon également exporté en Belgique et en Turquie de pointer en site de -10° à +50° et en azimut sur 8°.

Ce canon pouvait être démonté en huit fardeaux ou remorqué par quatre chevaux accompagnés de six mules pour transporter munitions et pièces détachées, les servant allaient alors à pied. Ce canon à donc été employé durant l’invasion nippone, jouant un rôle majeur dans l’appui-feu des troupes au sol, le canon tirant parfois à hausse 0° avec des obus canister de fabrication locale contre les charges banzai de l’armée nippone.

Les japonais ont utilisé les canons capturés (nombre exact inconnu) jusqu’à l’épuisement des munitions correspondante avant soi de les ferrailler ou de les utiliser comme leurres pour attirer sur eux le feu de l’aviation ou de l’artillerie ennemies.

-Pour remplacer les vieux canons Krupp décrits plus haut, les Pays-Bas lancent un appel d’offres en 1942. L’Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, les Etats-Unis et même l’Italie vont répondre à la demande néerlandaise pour un contrat potentiellement juteux puisqu’il s’agissait de produire suffisamment de pièces pour équiper douze à vingt régiments d’artillerie.

Canon de 75mm TAZ modèle 1939

Canon de 75mm TAZ modèle 1939

L’Allemagne et l’Italie sont vite écartées tout comme les Etats-Unis. Les britanniques sont surs de l’emporter mais pourtant ce sont les français qui décrochent la timbale avec le canon de 75mm TAZ modèle 1939.

Les néerlandais commandent soixante-quatre pièces livrées entre septembre 1944 et octobre 1945 puis vont le produire sous licence. Signe de l’anticipation néerlandaise, une partie des pièces produites à partir de septembre 1948 va discrètement prendre la mer pour un dépôt situé dans la région de Caen et permettre à la nouvelle armée néerlandaise de disposer de pièces modernes.

Ce canon Tous Azimut est le successeur du célébrissime «75», le canon de 75mm modèle 1897, une pièce moderne et polyvalente car capable de servir à la fois de pièce d’artillerie de campagne mais aussi de canon antichar.

Effet il disposait d’une capacité de pointage en site sur 360° ce qui était une qualité indéniable pour la lutte antichar où il faut passer rapidement d’une cible à une autre. C’est d’ailleurs une des raisons qui explique le choix néerlandais au détriment par exemple du canon-obusier de 25 livres.

Le canon de 75mm TAZ modèle 1939 est un canon de 40 calibres (longueur du tube 2.995m), pesant 2000kg en batterie, tirant des obus de 7.250kg à une distance maximale de 12500m à raison de vingt coups par minute (une cadence théorique, en pratique c’était plus faible et surtout il fallait se mettre à l’abri de la contre-batterie ennemie).

Son affût permettait un pointage en site de -11° à +25° et en azimut sur 360° sur la plate-forme prévue était adaptée. Si cette plate-forme n’était pas utilisée, le pointage en azimut était limitée à 15° de part et d’autre de l’axe.

Ce canon à joué un rôle important dans la campagne des Pays-Bas au point que les allemands l’ont considéré comme l’arme néerlandaise la plus efficace. Si peu de canons livrés en 1944/45 ou fabriqués aux Pays-Bas ont été préservé, La Haye à pu sur ses stocks et sur les stocks français.

Néanmoins durant le conflit, le 75mm fût peu à peu déclassé par le canon de 105mm à l’obus plus lourd. Le canon de 75mm TAZ modèle 1939 à été officiellement retiré du service en octobre 1957 mais il est encore utilisé aujourd’hui pour les tirs à blanc lors des cérémonies officielles (mariages royaux, naissances……).

-Dans les régiments d’artillerie des divisions d’infanterie, on comptait trois bataillons, deux bataillons de campagne et un bataillon lourd généralement équipé de canons de

105mm, certaines pièces sont très anciennes, d’autres plus modernes.

-La plus ancienne est le canon de 105mm Krupp M.1905, un canon également exporté en Bulgarie et en Turquie. C’était un canon de 30 calibres (longueur du tube 3.150m) pesant 2835kg tirant des obus de 16kg à une portée maximale de 7500 à 11000m en fonction du choix de la charge. L’affût d’origine permet au canon de pointer de -5° à +27° en site et en azimut sur 4°. La cadence de tir est inconnue.

Ce canon est la pièce d’artillerie lourde de campagne standard de l’armée néerlandaise en septembre 1939, une partie avait été modifiée pour la traction automobile même si la Koninklijke Landmacht était très partiellement motorisée au moment de la guerre de Pologne.

Quelques pièces sont encore en service en mai 1949 mais uniquement dans des positions fixes pour couvrir les zones inondées et les blockhaus de campagne. A notre connaissance aucun canon de ce type n’à été réutilisé par les allemands.

10.5cm Cannon model 1927 (10-veld)

10.5cm Cannon model 1927 (10-veld) utilisés par les allemands

-Des pièces de 105mm plus modernes ont également été utilisées par l’armée néerlandaise comme le 10.5cm Cannon model 1927 (10-veld), un canon qui à également été exporté en Hongrie et en Suède.

Produit à soixante-douze exemplaires pour équiper quatre régiments à raison de douze pièces au sein des DI, le reliquat étant utilisé dans des unités appartenant toutes proportions gardées à la Réserve Générale néerlandaise.

C’est un canon de 40 calibres (longueur du tube : 4.2m) pesant 3650kg en ordre de combat tire des obus de 16kg à une distance maximale de 16500m à raison de 7 coups par minute. L’affût permet au canon de pointer en site de -3° à +45° et sur 60° en azimut.

Ces canons de facture moderne, conçus pour être remorqués par des véhicules motorisés vont continuer à servir dans l’armée néerlandaise y compris après sa reconstitution même si très vite des canons américains et français vont le remplacer.

10.5 cm leFH 18

-En septembre 1948, l’armée néerlandaise dispose en Europe de quatre-vingt seize canons de 105mm leFH-18. Les trente-deux premiers canons étaient initialement destinés à l’Estonie et furent complétés par des pièces destinées dès l’origine à l’armée batave, des canons légèrement différents des trente-deux premiers. Les Pays-Bas ont voulu commander de nouveaux canons à l’été 1948 mais les allemands refusèrent.

Les néerlandais pouvaient armer sept régiments à raison d’un bataillon de douze pièces au sein des divisions d’infanterie.

Ce canon pesait 1955kg, tirait des obus 14.810kg à une distance maximale de 12325m à raison de six à huit coups par minute.

En raison de son poids, la pièce était difficile à sortir de batterie. Voilà pourquoi la plupart de ces canons ont été sabotés sur place par leurs servants. Les allemands qui utilisaient également ce canon les ont récupérés, rassemblés dans un dépôt, remettant en état environ la moitié des canons.

-On trouve également des pièces de 120mm, le canon de 120mm Krupp M.1905 et l’obusier Bofors 12cm M.14.

Le premier modèle est un canon acquis à cinquante exemplaires en 1912, un canon de 1125kg de 12 calibres (longueur du tube : 1.440m) tirant des obus de 20kg à une distance de 5800m à raison de deux coups par minute. L’affût permet au canon de pointer en site de 0° à +42° et sur 5° sur le plan horizontal.

Ce canon à été également utilisé par la Turquie et le Japon. Les Pays-Bas disposaient encore en mai 1949 de 32 exemplaires utiliser pour couvrir des positions fixes. Les allemands ont récupéré douze exemplaires qu’ils ont utilisé essentiellement pour l’entrainement même si à la fin de la guerre il n’est pas impossible que quelques canons de ce type soient ressortis des stocks pour armer les unités des dernières semaines.

Le deuxième modèle est un obusier plus récent apparu en 1918. Cette pièce 1610kg et tire des obus de 16.5kg à une distance maximale de 6050m à raison de 3 coups par minute. L’affût permet au canon de pointer en site de -4° à +43° et en azimut sur 6°.

Seulement dix exemplaires ont été acquis et envoyés aux Indes Néerlandaises. Il en restait six en service en mars 1950. Ils ont été utilisés pour la défense de Batavia et tous détruits soit au combat ou par leurs servants au moment de l’épuisement des munitions.

-Au moment de la reconstitution de la nouvelle armée néerlandaise en Europe, l’artillerie de campagne était prioritaire car il fallait donner du coffre aux nouvelles divisions recrées alors que la question de l’artillerie lourde était secondaire puisque les alliés pouvaient assurer l’appui-feu des unités belgo-néerlandaises.

Tout en continuant à utiliser le canon de 75mm TAZ modèle 1939, les néerlandais vont bénéficier de la puissance industrielle américaine en recevant deux obusiers et un canon d’origine américaine (NdA voir la partie artillerie lourde).

Le premier est le 105mm M2A1 Howitzer, un obusier de 105mm, l’obusier de campagne standard de l’artillerie américaine jusqu’au début des années soixante-dix. Cet obusier à connu un long développement, l’idée émergeant à la fin du premier conflit mondial pour n’aboutir par des livraisons qu’au début de la Pax Armada.

La production est mesurée de 1940 à 1945 avant d’augmenter puis d’exploser à partir de 1948 pour équiper les unités américaines et les alliés. Plus de 10000 pièces ont été produites jusqu’en décembre 1954 quand la production cesse définitivement, le conflit étant terminé et les stocks plus que suffisant.

Les néerlandais reçoivent cet obusier pour compléter leurs canons de 75mm TAZ modèle 1939. Il pèse 2260kg en ordre de route, tirant des obus de 16 à 19kg à raison de 10 coups par minute même si en tir soutenu, la cadence de tir tombe à 2 coups par minute, la portée maximale étant de 8100m (sept charges élévation maximale c’est-à-dire 65°).

105mm Howitzer M3 8

Le second est le 105mm M3 Howitzer, un obusier léger destiné initialement aux troupes aéroportées et aux troupes de montagne. Les Pays-Bas vont en acquérir quelques pièces pour la brigade aéroportée belgo-néerlandaise mais certains canons vont être utilisés en Asie-Pacifique par les nouvelles divisions légères mises sur pied en Australie.

Ce canon pèse 1130kg en ordre de route et peut tirer des obus de 16 à 19kg à une distance maximale de 7500m à raison de deux coups par minute en tir prolongé. L’affût permet de pointer en site de -9° à +30° et en azimut sur 45°.

Artillerie lourde

-Parmi les pièces lourdes de la Koninklijke Landmacht figure de vieux canons appartenant à l’artillerie de forteresse (Vesting Geschut) notamment des canons de 125mm et de 150mm datant des années 1880.

Ces canons fournis par la firme Krupp étaient donc clairement obsolètes en septembre 1939 alors en septembre 1948. Ils ont néanmoins repris du service depuis des positions fixes où leur obsolescence était moins un problème. Il en restait respectivement 72 et 24 de disponibles.

Durant la campagne des Pays-Bas ces canons ont fait leur boulot même si leur action ne pouvait qu’avoir un impact limité.

Leur remplacement était prévu mais le programme lancé avec beaucoup de retard à été bloqué par la mauvaise volonté allemande qui retarda au maximum la livraison de pièces commandées (en raison de la perte des archives côté allemand comme côté néerlandais on ignore les modèles commandés par l’armée batave).

Ces deux modèles de canons assez proches pouvaient tirer des obus explosifs, des obus canister et des obus explosifs à grenades avec une portée maximale de 8500m (canon de 125mm) et de 8800m (canons de 150mm) avec une cadence de tir extrêmement faible (surtout à nos yeux modernes à savoir 3 coups en deux minutes pour le premier, un coup par minute pour le second.

A la fin de la campagne les rares canons encore disponibles sont immédiatement ferraillés par les allemands qui jugèrent ces canons trop vieux pour être utiles même pour des tâches secondaires.

-Dans le domaine de l’artillerie lourde de campagne, le parc néerlandais est plutôt ancien, les pièces lourdes modernes étant très rares pour la simple et bonne raison que les projets d’acquisition ont été tardivement lancés et que La Haye s’est tourné vers Berlin qui à tout fait pour ralentir les livraisons, officiellement car privilégiant l’équipement de sa propre armée.

BL 6 inch 26 cwt Howitzer 39

En 1918, l’armée néerlandais va acquérir trente obusiers de 152mm BL 6 Inch 30 cwt howitzer, une pièce apparue à temps pour participer à la deuxième guerre anglo-boer.

Cet obusier pèse 3690kg tirant des obus de 45 à 55kg à une distance maximale de 8400m à raison de deux coups par minute, l’affût permettant à l’obusier de pointer en site de -10° à +35°.

Sur les trente exemplaires acquis, seulement dix-huit exemplaires étaient encore en service en septembre 1948. Ces pièces sont utilisées pour couvrir les lignes fortifiées. Elles sont toutes détruites au cours de la campagne des Pays-Bas.

15cm Schwere Feldhaubitze 13

15cm Schwere Feldhaubtize 13 (obusier lourd de 150mm)

Au titre des réparations de guerre (bien que le pays ne soit pas concerné), les Pays-Bas ont reçu quarante-quatre canons de 150mm allemands, des 15cm sFH13 qui pesaient 2250kg, tiraient des obus de 44kg à une distance maximale de 8600m à raison de 3 coups par minute sachant que l’affût permettait un pointage de -4° à +45° en site et en azimut sur 5°.

Ces canons ont été pour certains modifiés pour le remorquage motorisé mais en septembre 1948 il n’en restait plus qu’une vingtaine à bout de souffle. Elles ont été sorties des dépôts au moment de leur attaque allemande mais leur impact très limité.

Douze canons ont été récupérés par les allemands qui les ont réutilisés pour l’entrainement essentiellement.

-Au milieu des années quarante, les néerlandais souhaitent clairement moderniser leur parc d’artillerie lourde. Ils se tournent pour cela vers les allemands. Le programme est ambitieux puisqu’il intègre également des pièces d’artillerie sur voie ferrée.

Bien entendu ce programme n’à pu être réalisé faute de temps et de moyens. Néanmoins quelques pièces lourdes ont été livrées par l’Allemagne non sans une mauvaise volonté évidente ce qui fera dire aux néerlandais qu’ils auraient du se tourner vers la France et la Grande-Bretagne.

15cm Schwere Feldhaubitze 18

15cm Schwere Feldhaubitze 18

Finalement avant septembre 1948, les allemands vont livrer aux néerlandais vingt-quatre canons de 150mm à longue portée, des 15cm Kanone 45 mais refuseront d’exporter des pièces plus lourdes comme des mortiers de 210mm ou canons de 280mm sur voie ferrée.

Ce canon était un canon de 15050kg en batterie, tirant des obus de 44kg à une distance maximale de 21500m à raison de deux coups par minute. Le champ de tir vertical était de -3° à +40° et le champ de tir horizontal de 10°.

En mai 1949 ces canons vont ouvrir le feu sur le territoire allemand avant d’être sévèrement contre-battus par l’artillerie allemande (y compris par des canons de même modèle !).

Lors les Pays-Bas capitulent, il ne reste plus que douze pièces dont beaucoup ont été sabotées par leurs artillerie car trop lourdes à évacuer vers l’Angleterre ou même par voie terrestre vers la Belgique et la France. Ces canons ont été réparés et remis en service par les allemands.

M1 Long Tom 155 mm gun 9

« Long Tom »

Pour reconstituer une artillerie lourde au niveau du corps d’armée, le gouvernement néerlandais choisit un canon américain en l’occurrence le 155mm Gun M1 «Long Tom», un canon aux origines françaises puisque c’est le descendant du génial canon de 155mm GPF pour «Grande Puissance Filloux», du nom de son créateur, le colonel Filloux.

Cette arme mise en service au cours du premier conflit mondial dessine la pièce d’artillerie moderne : train pneumatique pour permettre la traction automobile, affût bi-flèche. Manque simplement le Groupe de Puissance Auxiliaire et le GPF ne dépareillera pas dans un parc moderne, les performances (portée, cadence de tir) mises de côté.

Ce canon à de nombreuses qualités mais un défaut : il est français et dans une Amérique isolationniste cela ne passe. L’idée fait (très) lentement son chemin d’un canon de ce calibre mais construit aux américains.

La production ne va être lancée qu’en 1938 et il faudra attendre le printemps 1946 pour que les derniers Filloux quittent les unités d’active, quelques pièces servant brièvement pour la défense des côtes.

Comme dans de nombreux autres domaines, la production s’emballe suite à l’entrée en guerre des Etats-Unis, l’industrie américaine produisant suffisamment d’armes pour équiper également ses alliés comme la France, la Grande-Bretagne, la Belgique, les Pays-Bas, la Chine, l’Australie et le Canada.

Les néerlandais vont recevoir soixante-douze M1 et M1A1 pour équiper deux régiments d’artillerie lourde de leur corps d’armée.

Toutes les pièces ne sont pas en ligne, certaines restant stockées comme volant de fonctionnement. Le «Long Tom» va rester en service dans l’armée néerlandaise jusqu’au début des années soixante.

Ce canon de 45 calibres (longueur du tube 6.975m) pèse 12900kg en ordre de route et 4390kg en batterie, tirant des obus à charge séparée de 45kg à une distance maximale de 22900m (pratique 18400m) à raison d’un coup par minute en tir soutenu. L’affût permet au canon de pointer en site de -1.5° à +63° et en azimut sur 60°.

Artillerie antichar

En septembre 1939, la Koninklijke Landmacht dispose de plusieurs modèles de canons antichars, deux modèles de campagne et deux modèles destinés à des ouvrages fortifiés.

3.7cm Pak 36 6
-Le premier modèle dit «de campagne» est un canon allemand, le 3.7cm Panzerabwehrkanone 35/36 (3.7cm Pak35/36).

Il à été mis au point à partir de 1925 par Rheinmetall et prêt dès 1928 en version hippomobile puis en version pour la traction automobile. Il n’est cependant adopté qu’en 1936 mais rapidement déclassé en raison de l’augmentation de l’épaisseur des blindages.

Outre l’Allemagne, il à été exporté en URSS, en Italie et donc aux Pays-Bas. Il était toujours en service en mai 1949 même si à l’époque il était tout juste bon à détruire les véhicules blindés légers. Les soldats néerlandais l’utilisait également parfois comme canon léger d’infanterie par exemple contre les mitrailleuses allemandes.

Aucun de ces canons n’à été conservé en service dans la nouvelle armée néerlandaise car il était non seulement déclassé mais en plus les obus utilisés étaient très spécifiques.

Ce canon pèse 327kg en ordre de combat, tirant des projectiles de 0.685kg à une distance maximale efficace de 300m, l’obus pouvant percer 31mm à 500m. L’affût sous bouclier permet de pointer en site de -5° à +25° et en azimut sur 30°

canon de 47mm Bohler
-Le deuxième modèle «de campagne» est un canon autrichien, le canon antichar de 47mm Böhler, une arme polyvalente. En effet si la lutte antichar est son rôle premier, le Böhler est aussi utilisable comme canon d’infanterie avec des obus explosifs, fumigènes et éclairants.

Outre l’Autriche, cette arme efficace et bien conçue à été utilisée par l’Italie (qui la produisit en si grand nombre sous licence que l’arme est souvent considérée comme italienne), la Chine, les Pays-Bas, la Finlande, la Roumanie, l’Estonie, la Lettonie, l’URSS (d’anciens canons lettons) et la Suisse.

En septembre 1939, de nombreux canons sont disponibles aux Pays-Bas mais la production à été stoppée suite à l’Anschluss. La Haye va compléter sa production en se tournant vers l’Italie même si les besoins ne furent que partiellement couverts.

Cette arme était naturellement toujours en service en mai 1949. L’arme était en voie de déclassement mais encore efficace contre la plupart des chars allemands, les trois PanzerDivisionen de la 18ème Armée ne disposant que de Panzer III et de Panzer IV, les Panzer V Panther et Panzer VI Tiger étant engagés plus au sud contre la Belgique, la France et la Grande-Bretagne.

Ces canons légers et maniables vont suivre les soldats néerlandais jusqu’à l’évacuation, certaines pièces étant sabordées mais d’autres embarquées en Grande-Bretagne puis en France.

Ce canon est d’abord conservé comme arme antichar des nouvelles divisions en attendant la disponibilité des canons de 6 livres britanniques promis par les britanniques. Le Böhler quitte le service courant 1950.

Ce canon de 277kg en ordre de combat dispose d’un canon de 32 calibres (longueur du tube 1.525m) tirant des projectiles de 1.44kg à une distance maximale de 7000m sachant que l’obus perforant peut percer 58mm à 100m et encore 43mm à 500m. L’affût permet au canon de pointer en site -15° à +56° en azimut sur 62°

-Deux modèles sont utilisés dans les fortifications, le premier produit à huit exemplaire est le HIH Siderius, un canon semi-automatique de 47mm pesant 1300kg, ayant une portée maximale de 2500m, une cadence de tir maximale de 18 coups par minute avec une capacité de pénétration de 50mm à 100m.

Le second produit à soixante exemplaires et connu sous le nom de Inrichtingen aligne les mêmes performances à l’exception de la cadence de tir qui est de neuf coups par minute.

Ces deux armes ont joué un rôle limité mais crucial dans la campagne des Pays-Bas en couvrant les ponts ce qui permettait de gagner un peu de temps pour détruire les ponts avant que les allemands ne le traverse. Sabotés, ils n’ont pas été réutilisés par les allemands.

Canon de 25mm Hotchkiss

canon de 25mm Hotchkiss modèle 1934

-Durant la Pax Armada, les Pays-Bas reçoivent quarante-cinq canons de 25mm Hotchkiss modèle 1937, seize restant en Europe et le reste étant envoyé aux Indes Néerlandaises où ils n’eurent aucun mal à détruire des chars japonais peu nombreux et souvent mal protégés.

Ce canon est mis au point dans le cadre d’un programme lancé en 1928. Deux candidats se présentent en l’occurrence l’établissement national APX et le constructeur privé Hotchkiss de Levallois.

Les prototypes sont prêts en 1933, Hotchkiss et APX présentant leurs armes aux essais en mars 1934 et c’est l’arme d’Hotchkiss est rapidement préférée, devenant le canon de 25mm SA (Semi-Automatique) modèle 1934.

La mise au point va être longue difficile ce qui impliquera la mise au point d’une variante améliorée le modèle 1934/39 et d’un autre canon, l’APX modèle 1937.

De nombreux canons sont produits même si seulement 4450 pièces seront sorties sur les 8000 initialement envisagées. Des armes sont vendues à la Grande-Bretagne, au gouvernement polonais libre, à la Yougoslavie, à la Belgique et donc aux Pays-Bas.

Ce canon de 480kg en batterie tire des projectiles de 320g à une distance maximale pratique de 800 à 1000m à une cadence de 15 à 20 coups par minute, l’obus en question pouvant percer 50mm d’acier dur à 400m. L’affût permet un pointage en site de -5° à +15° et en azimut sur 30° de part et d’autre de l’axe.

QF 6 pounder 3

QF 6 Pounder

Lors de la reconstitution des unités néerlandaises, les unités antichars bataves ont reçu le QF 6 Pounder, un canon de 57mm aux performances comparables à celles de nos 47mm français.

Il pouvait facilement prendre à partie les Panzer III et IV encore en service mais face aux Panther et aux Tigre, le canon était nettement plus en difficulté en dépit de plusieurs améliorations comme un tube plus long (pour augmenter la vitesse initiale du projectile), un frein de bouche plus efficient et surtout de nouveaux obus.

Résultat à la fin du conflit, les néerlandais faisaient davantage confiance à leurs canons de 75mm TAZ modèle 1939 en dépit d’un poids qui le rendait moins mobile. Au final cela n’était pas un gros problème puisque l’infanterie néerlandaise avait reçut des PIAT mais aussi des lance-roquettes.

Ce canon à également été exporté aux Etats-Unis (fabriqué sous licence sous le nom de M-1), en Australie, au Canada, au Brésil et en Argentine. Au sein de la Koninklijke Landmacht, le canon antichar de 57mm à été retiré du service dès 1957.

Ce canon de 42 calibres (longueur du tube 2.392m) tire des obus de 2.850kg (premiers modèles) ou de 3kg à une distance maximale de 4600m (pratique 1510m) à raison de quatorze coups par minute sachant que l’obus premier modèle pouvait percer 68.6mm de blindage à 915m. L’affût bi-flèche permet au canon de pointer sur 90° en azimut et de -5° à +15° en site.

Artillerie antiaérienne

En septembre 1939, l’armée néerlandaise dispose de plusieurs modèles de canons antiaériens, des légers et des lourds. Comme dans de nombreux secteurs, le renouvellement du parc est en cours et nous n’avons aucune à imaginer ce qui se serait passé si les allemands avaient par exemple attaqué au printemps 1940 si la guerre de Pologne s’était poursuivie.

La Pax Armada à donc permis aux bataves de continuer à moderniser leur parc antiaérien avec des unités légères intégrées aux unités de combat et des unités lourdes chargés de la défense antiaérienne territoriale.

Je passe rapidement sur les mitrailleuses dont l’utilisation antiaérienne est davantage improvisée que réellement établie. Je vais me concentrer sur les canons légers donc d’un calibre supérieur à 20mm.

Quand éclate la guerre de Pologne, les unités légères de défense antiaérienne néerlandaises disposent de deux modèles de canons, le 40mm Bofors et le 37mm Flak 37, le premier étant suédois et le second allemand.

Canon de 40mm Bofors

Canon de 40mm Bofors

Le premier nommé fait partie de ces armes légendaires du second conflit mondial au point qu’on parle simplement de «Bofors» sans en préciser le calibre.

Un peu comme quand durant le premier conflit mondial on parlait de «75», tout le monde savait que l’on faisait référence au canon de 75mm modèle 1897.

Le développement à commencé en 1928 pour répondre à une demande de la marine suédoise qui cherchait à remplacer ses «Pom Pom». Le canon est mis en service en 1932 à une époque où la marine suédoise semblait préférer un canon de 25mm lui aussi fournit par la firme Bofors.

Finalement le premier client du canon de 40mm (40mm akan M/32) en version originale fût la marine néerlandaise. En ce qui concerne la version terrestre c’est le voisin belge.

La version terrestre du Bofors est un succès immédiat avec des commandes venues de Belgique, de Pologne, de Norvège, de Finlande et de Suède en attendant la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis mais aussi le Canada et l’Australie.

Ultérieurement ce canon va être utilisé par l’Allemagne, la Chine, le Brésil, le Paraguay, l’Argentine, la Nouvelle-Zélande, le Mexique et l’Afrique du Sud.

L’armée de terre néerlandaise (unités de mêlée mais aussi son aviation) va adopter ce canon au cours de la Pax Armada même si quelques canons étaient disponibles au cours de la guerre de Pologne. Produit sous licence, il va peu à peu remplacer le canon de 37 allemand (voir ci-après) et compléter les différents canons de 20mm utilisés.

Toujours en service en mai 1949, il assure un rôle important dans la défense des unités de combat contre les avions mais aussi contre les véhicules légers, les soldats bataves n’hésitant pas à tirer au Bofors sur des autos blindées, des véhicules légers voir sur des troupes surprises à découvert avec l’efficacité que l’on peut aisément imaginer.

Ce canon va naturellement resté en service après la reconstitution des différentes unités par les britanniques, ce canon étant fiable, éprouvé et surtout tout à fait apte à faire face à l’aviation allemande. Il va même rester en service jusqu’en 1965 quand il est remplacé par un nouveau modèle, le canon de 40mm Bofors à tube de 70 calibres.

Ce canon de 60 calibres (longueur du tube : 2.40m) pèse 1981kg au total (dont 522kg pour l’affût), tirant des projectiles de 890g à une cadence de tir maximale de 120 coups par minute, la portée maximale étant en théorie de 7160m mais en pratique elle ne dépasse pas 3800m.

A la fin des années trente, les néerlandais se tournent essentiellement vers l’Allemagne pour des commandes d’armes en dépit du fait que Berlin était potentiellement un ennemi et une menace pour le territoire national.

3.7 cm Flak 37 3

 

Quelques exemplaires de canons antiaériens sont ainsi livrés comme le 3.7cm Flak 37 qui succède au Flak 18 dont la production stoppe dès 1936 en raison d’une cadence de tir trop faible mais aussi au Flak 36 dont c’est un dérivé direct.

En septembre 1939, seulement trois exemplaires sont en service dans la Koninklijke Landmacht mais de nouvelles commandes sont passées à l’été 1940. Elles resteront cependant modestes, le 40mm Bofors devant devenir le canon antiaérien néerlandais standard.

Le nombre exact est incertain mais il y à consensus entre historiens pour l’estimer inférieur à 250 exemplaires. Ces canons sont néanmoins utilisés durant la campagne des Pays-Bas aux côtés des Bofors.

Quelques exemplaires sont évacués en Grande-Bretagne mais faute de munitions appropriées ils ne peuvent servir à rien, les obus de 37mm français n’étant pas compatibles. En revanche les allemands vont réutilisés les exemplaires capturés.

Ce canon de 57 calibres (longueur du tube 2.109m) pesant 2000kg en configuration de transport tire des projectiles de 659 grammes à une distance maximale pratique de 4800m à raison de 150 coups par minute.

Trois modèles de canons de 20mm ont été utilisés, un de manière de massive et les deux autres de manière plus limitée.

Le premier est un canon conçu à l’origine pour l’aviation, le Hispano-Suiza HS-404, une arme française même si il est issu de l’Hispano-Suiza HS-9 lui même une adaptation sous licence du canon de 20mm Oerlikon.

Des exemplaires ont été acquis pour les avions néerlandais mais quelques uns ont été revendus à l’armée de terre pour la défense antiaérienne avec visiblement des résultats mitigés puisqu’il n’est même pas listé dans les ordres de bataille du printemps 1949 signe que les unités de mêlée n’est possédaient plus aucun.

Les raisons ne sont pas connus avec certitude : rapide usure du tube ? Cadence de tir trop importante ? Problèmes avec le système d’alimentation ?

Ce canon pesait 43kg, disposait d’un tube de 80cm et pouvait tirer des projectiles de 130g à une distance maximale de 6500m à raison de 700 coups par minute, l’alimentation se faisant par des bandes de 200 cartouches.

Le deuxième modèle à être utilisé en petit nombre est une arme…..italienne acquise en raison des retards dans la livraison par la Grande-Bretagne du canon de 20mm Oerlikon.

Süditalien, italienische Soldaten an Flak

Ce canon c’est le Cannone-Mitragliera da 20/77 plus connu sous le nom de canon de 20mm Scotti, un canon mis au point en 1932 d’abord produit en Suisse par la firme Oerlikon (NdA tiens comme on se retrouve) avant d’être produit en Italie.

Par rapport au Breda, le Scotti était une arme d’une conception plus simple ayant certains traits communs avec l’Oerlikon. Plus facile à produire, les performances du Scotti étaient cependant inférieures.

Les néerlandais commandèrent un grand nombre de ces canons à l’automne 1939, canons livrés au printemps 1940. D’autres commandes furent envisagées mais comme la paix était revenue au moins pour un temps, La Haye pu commander plus facilement des canons de 20mm Oerlikon.

Que faire alors des Scotti ? Bien les envoyer outre-mer pardi où ils furent les principaux canons antiaériens de la KNIL.

Ces canons furent donc utilisés pour défendre les Indes Néerlandaises, jouant parfaitement leur rôle. Ils furent utilisés jusqu’à la capitulation de février 1951 et encore pendant quelques mois le temps que les Oerlikon de 20mm le remplace complètement, quelques pièces restant en service pour l’entrainement.

Oerlikon-20mm-batey-haosef-2-1

Canon de 20mm Oerlikon en affût terrestre

Ce canon de 77 calibres (longueur du tube 1.54m) pesant 227.5kg tire des projectiles de 150° à une distance maximale de 2100m à raison de 250 coups par minute (en pratique c’est moins avec un système d’alimentation composé de lames-chargeurs de dix projectiles).

Le principal canon antiaérien léger de l’armée néerlandaise est donc le canon de 20mm Oerlikon, une autre légende du second conflit mondial. Ce canon est certes suisse mais à une origine allemande, le Becker mis au point à la fin du premier conflit mondial.

Les plans sont transférés à la firme SEMAG qui faisant faillite en 1924 laisse la place à la firme Oerlikon. Le canon mis au point est régulièrement amélioré et largement exporté via des licences de production généreusement accordée.

Les néerlandais achètent des canons auprès de la Suisse et de la Grande-Bretagne avant de le produire au pays sous licence. Ce canon était naturellement toujours en service en mai 1949, utilisé durant la campagne des Pays-Bas et durant le reste du conflit, le 20mm Oerlikon restant en service jusqu’en 1960.

Ce canon de 70 calibres (longueur du tube 1.40m) tire des projectiles de 150g à une distance maximale pratique de 3000m à raison de 450 coups par minute (120 en pratique), l’alimentation se faisant avec des chargeurs de soixante coups.

Les néerlandais utilisent aussi des canons antiaériens lourds pour défendre essentiellement le territoire mais aussi les zones arrières des armées.

Aux côtés de quelques vieux canons déclassés d’origine allemande et britannique (Krupp gun 6 tl Krupp gun 7 QF 3-inch 20 cwt), la défense antiaérienne lourde néerlandaise s’appuie sur trois modèles, deux modèles produits en très faible quantité et un modèle produit sous licence.

Le premier modèle est un canon de 94mm produit à seulement trois exemplaires. On sait peu de choses sur lui, tout juste qu’il date de 1925, qu’il pèse 10000kg, qu’il peut toucher des avions à 6800m à raison de 7.5 coups par minute. Selon certaines hypothèses, ce canon à été développé clandestinement aux Pays-Bas par la célèbre firme rhénane qui n’est pas allé au bout, préférant conserver un calibre allemand historique, le 88mm.

75 mm anti-aircraft gun Škoda R-3 M1937 2

Le second est un canon tchèque, le Skoda modèle 1931, un canon de 75mm pesant 4200kg et pouvant toucher des avions à 6500m avec une cadence de tir de vingt-cinq coups par minute.

Ce canon n’à été livré qu’à neuf exemplaires avant le démantèlement de la Tchécoslovaquie au printemps 1939. La Haye à tenté d’obtenir de l’Allemagne la licence de production mais Berlin s’y est opposé. Ces neufs canons sont donc restés les seuls ce type.

Le principal modèle est un canon britannique, un canon de 75mm, le Vickers model 1931, un canon qui à défaut d’être choisit par son pays d’origine va connaître un grand succès à l’exportation.

Il va en effet être utilisé par les Pays-Bas, la Belgique, la Chine, le Danemark, la Finlande (en 76.2mm), la Lituanie, le Portugal, la Roumanie, l’URSS, la Turquie et la Suisse.

Après avoir acquis 81 exemplaires directement auprès de Vickers, les Pays-Bas vont le produire sous licence de 1942 à 1947, la production étant de 450 exemplaires mais seulement une partie était armée, le restant étant stockée. D’ailleurs tout comme les canons de 75mm TAZ modèle 1939, ces canons antiaériens vont être stockés en Belgique puis en France en janvier 1949.

Cela explique pourquoi ce canon à continué à équiper l’armée néerlandaise après la fin de la campagne des Pays-Bas. Le stock étant limité, ils vont être progressivement remplacés par des canons Vickers de 94mm (QF 3.7 Inch Gun).

QF 3.7 inch AA gun 7

Vickers de 94mm (QF 3.7 Inch Gun)

Le canon de 75mm Vickers est un canon de 43 calibres (longueur du tube 3.225m) pesant 2825kg, tirant des obus de 6.5kg à une distance maximale pratique de 5000m à raison de 12 coups par minute. Le champ de tir grâce à un support cruciforme est de 360° en azimut et de 0° à +90° en site.

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