Benelux (30) Pays-Bas (30)

La Koniklijke Nederlands Indische Leger (KNIL) dans le second conflit mondial

Le dilemme qui se pose à la KNIL est le suivant : comment défendre efficacement un territoire absolument gigantesque qui rapporté à l’Europe équivaudrait à couvrir un territoire allant de l’Irlande à la mer Caspienne ?

C’est tout simplement impossible et de toute façon inutile, le caractère archipélagique des Indes Néerlandaises permettant à l’ennemi de s’infiltrer et de contourner les points durs. Il faut donc se concentrer sur les zones vitales.

Impossible donc de défendre toutes les îles. Les néerlandais vont se concentrer sur Bornéo, Java et Sumatra notamment les puits de pétrole, les plantations de caoutchouc et les quelques rares usines (une timide industrialisation avait été lancée durant la Pax Armada) en laissant à l’aviation et à la marine le soit de couvrir dans la mesure du possible les autres territoires.

Une sorte de défense totale est mise en place, des groupes de civils s’arment pour défendre des îles isolées, d’autres se préparent à fuir dans la jungle pour échapper aux japonais et à leur atrocités (les exactions nippones en Chine sont dans toutes les mémoires).

Quand débute la Pax Armada l’armée royale des indes néerlandaises comprend 77000 hommes et probablement 6000 miliciens soit un peu moins de 80000 hommes.

Les effectifs vont peu augmenter passant tout de même à 92000 hommes au moment de l’attaque japonaise mais ce qui va clairement faire la différence c’est la modernisation de l’armement et notamment l’arrivée de chars de combat en l’occurrence seize Renault R-40 et vingt-quatre gevechstank model 1944.

Renault R-40 10

Renault R-40

C’est ainsi que la KNIL dispose au printemps 1950 de quatre divisions d’infanterie appelées Oost-Indische Division (Division des Indes Orientales), une division d’infanterie comparable aux divisions métropolitaines.

La 1. Oost-Indische Division est déployé à Sumatra pour couvrir notamment la capitale Batavia, les 2. et 3. Oost-Indische Division sont déployées à Bornéo et la 4. Oost-Indische Division est à Java.

A ces quatre divisions s’ajoute trois compagnies indépendantes de chars, la 1ère compagnie est déployée à Batavia (huit R-40 et cinq gevechstank) , la 2ème compagnie à Borneo (huit R-40 et cinq gevechstank) et la 3ème à Sumatra (quatorze gevechstank) dans la région d’Aceh. Des autos blindées sont également présentes ainsi que des camions protégés, des camions de livraison réquisitionnés recevant une cuirasse pour permettre le transport de troupes sous protection.

Marmon Herrington armoured car 8

auto blindée Marmon Herrington. Les néerlandais possédaient des autos blindées de ce type aux Indes Néerlandaises

On trouve des unités indépendantes du type compagnie ou bataillon dispersées sur les îlots moins pour des motifs militaires que politiques (faire respecter la souveraineté néerlandaise). Ces unités sont moins entraînées et moins bien équipées que les Oost-Indische Division.

Au combat le meilleur cohabitera avec le pire, des unités indépendantes se battront jusqu’à la mort tandis que d’autres se volatiliseront à la seule vue de quelques soldats nippons, d’avions japonais ou de navires de la Nihon Kaigun y compris quand l’île ou l’îlot concernée n’était pas visé par une attaque.

La guerre éclate le 21 mars 1950 par le raid de décapitation sur Pearl Harbor. Néanmoins la veille les japonais se sont attaqués à la colonie britannique de Hong-Kong.

La KNIL est mobilisée dès le 21 mars. Les réservistes encore non mobilisés sont rappelés, les défenses sont renforcés, la force aérienne (ML-KNIL) et la marine opèrent des missions de reconnaissance dans l’espoir de repérer suffisamment tôt la force d’invasion nippone et permettre à la KNIL d’anticiper.

Fortement occupée en Indochine, en Malaisie et aux Philippines, les japonais n’attaquent le joyau de l’empire néerlandais que le 6 avril 1950, quinze jours après le raid sur Pearl-Harbor et six jours après leur victoire dans le Golfe de Thaïlande, une victoire à la Pyrrhus mais qui interdit aux marines alliées toute opération d’envergure.

C’est l’île de Borneo qui est visée mais les japonais prennent pied dans la partie britannique (auj. Sultanat de Brunei) ce qui pose des problèmes aux néerlandais qui disposent dans la partie de l’ile sous leur contrôle de deux divisions d’infanterie, les 2. et 3. Oost-Indische Division et d’une compagnie de treize chars sans oublier l’artillerie. Doivent-ils engager tous leurs moyens aux côtés des britanniques ? Doivent-ils temporiser ?

Les plans d’avant-guerre prévoyaient l’engagement d’une division néerlandaise aux côtés des britanniques et des australiens mais ce plan n’est pas exécuté. Il faut dire que les premiers jours au sein des troupes alliées c’est un peu panique à bord et que le commandement local néerlandais hésite à engager ses divisions aux côtés des alliés. Il faut attendre le 10 pour la situation se stabilise et que les britannico-australo-néerlandais se ressaisissent.

Le terrain joue en faveur des alliés. Escarpé et couvert d’une jungle où contrairement à une idée reçue le soldat japonais n’y est pas plus à l’aise que le soldat occidental, il est un auxiliaire précieux pour la défense.

Depuis septembre 1948, les britanniques et les néerlandais ont travaillé d’arrache pied pour transformer Bornéo en forteresse. Des blockhaus, des points d’appui-feu, des tranchées ont été aménagés, des mines, des barbelés ont été installés pour rendre l’avancée japonaise aussi lente et aussi sanglante que possible.

Les japonais multiplient les assauts frontaux, échouant à déborder le dispositif allié. L’infanterie britannique et néerlandaise multiplie les kill boxes pour comme le dira un officier néerlandais anonyme «Accumuler le plus de cadavres de jaunes dans un espace donné».

La compagnie de chars qui dispose de huit Renault R-40 à canon de 37mm et cinq gevechtank modèle 1944 à canon de 47mm reste à l’écart, multipliant les contre-attaques quand une brèche est faite dans le dispositif. Ils sont aidés par des autos blindées et des véhicules improvisés avec canons et quelques plaques de blindage.

L’artillerie qu’elle soit britannique, australienne ou néerlandaise montre son efficacité. Depuis des positions solidement camouflées, elle ouvre un feu précis et meurtrier sur les troupes japonaises qui déplorent l’inefficacité de leur propre artillerie. Heureusement pour eux, le poids du nombre et l’efficacité de l’aviation vont plus que compenser les pertes.

Les combats sont tout simplement impitoyables. Quelques soldats alliés blessés et épuisés se rendent mais sont impitoyablement massacrés. Cette information ne tarde pas à circuler et les soldats alliés préféraient faire exploser une grenade plutôt que de se rendre aux japonais.

Après un mois de combat, la situation des alliés est dramatique. Il ne reste ainsi que six chars opérationnels, chars qui tentent de se démultiplier mais qui ne peuvent évidemment ne pas être partout.

Après six mois d’une lutte acharnée, l’île de Bornéo est entièrement aux mains des japonais en septembre 1950. Peu de prisonniers sont faits, la plupart étant grièvement blessés et sont souvent sommairement exécutés. Le général Hakito, commandant des troupes à Bornéo sera d’ailleurs pendu en 1957 à Tokyo pour le massacre de 154 soldats alliés blessés.

Des soldats alliés parviennent à évacuer, les marines alliées effectuant de véritables prodiges pour extirper des soldats expérimentés et surtout motivés pour leur permettre de poursuivre le combat même si ces hommes repliés sur l’Australie pour repos ne purent être engagés avant la chute des Indes Néerlandaises.

Le 17 avril 1950, les troupes japonaises prennent pied au nord de l’île de Sumatra, dans la région d’Aceh, profitant du fait que dans la péninsule malaise, les troupes nippones et thaïlandaises ont réussi à neutraliser Alor Setar, sa base navale et les moyens militaires qui y étaient déployés.

Les néerlandais disposaient bien de troupes mais elles étaient concentrées dans la région de Batavia (auj. Djakarta). Il faut du temps pour permettre à la division de monter en ligne, le tout dans un ciel dominé par l’ennemi.

En attendant les unités locales font ce qu’elles peuvent avec ce qu’elles ont c’est-à-dire pas grand chose mais contrairement aux craintes des autorités coloniales, il n’y pas de désertion massive chez les «indigènes».

Soldat néerlandais 1931

Un soldat néerlandais en 1931

Visiblement la politique de «jaunissement» de la KNIL quoique plus limitée qu’en Malaisie ou même en Indochine à porté ses fruits à moins que ce ne soit les premières rumeurs puis les premiers faits concernant l’attitude des japonais dont la violence était bien pire que celle plus paternaliste du colonisateur néerlandais.

Les combats sont durs,violents et même impitoyables. Chacun vend chèrement sa peau et nombre de soldats japonais commence à admettre que les soldats occidentaux ne sont pas des «êtres faibles et efféminés, incapables de combattre». Il y à certes des désertions, des unités qui flanchent mais les cas sont très limités.

Combattant le dos au mur, les néerlandais ne se replient qu’à l’extrême limite de leurs forces. Ils profitent également du fait que l’armée japonaise fonctionne désormais à flux tendu et que les moyens logistiques sont d’autant plus limités que la logistique n’est pas la préoccupation principale du commandant supérieur.

Une semaine plus tard, c’est l’île de Java qui est attaquée par une nouvelle opération amphibie et nouveauté par des raids aéroportés qui tournent au désastre. Les japonais vont rester longtemps bloqués dans une étroite tête de pont ce qui sera source de regrets pour alliés persuadés qu’avec une ou deux divisions supplémentaires, cette tête de pont aurait pu être écrasée.

Voilà pourquoi certains historiens estiment que des renforts modestes auraient permis de renverser la situation mais c’est sûrement refaire l’histoire de manière un peu trop facile car on sait aujourd’hui bien plus de choses que les acteurs de l’époque.

Batavia tombe le 24 novembre 1950 mais une partie des Indes Néerlandaises sont encore hors de l’emprise des japonais qui ne finiront par l’emporter qu’à la fin du mois de février 1951.

Les troupes néerlandaises ont subit de très lourdes pertes mais une partie parvient à se replier en Australie où se pose la question de savoir qu’en faire ? Reconstituer une armée autonome ? Les intégrer aux unités alliées ?

Finalement en juillet 1951 est reconstituée à Darwin, une Nouvelle Armée Néerlandaise (Nieuw Nederlands Leger) composé de trois divisions légères avec trois bataillons de chars, de l’artillerie, du génie et des services.

Cette armée peine à monter en puissance, le gouvernement néerlandais en exil à Londres peinant à trouver suffisamment de moyens pour les troupes néerlandaises en Europe et en Australie. On considère que la NNL ne sera vraiment opérationnelle qu’en juillet 1952.

La 1ère division participe sous commandement américaine à la campagne de Nouvelle-Guinée (juillet 1952-janvier 1953) qui permet la libération d’une partie des Indes Néerlandaises. Elle reste déployée en Nouvelle-Guinée néerlandaise pour nettoyer le territoire de troupes japonaises isolées, de nationalistes armés par ses derniers, de bandits, de déserteurs.

La 2ème division est engagée dans la reconquête de la partie néerlandaise du Timor (partie occidentale), une opération menée en février 1953 par les seuls néerlandais avec néanmoins le soutien aérien et naval des alliés. Cette victoire rapide est particulièrement mise en valeur par la propagande néerlandaise.

La 3ème division qui est une division mixte infanterie/cavalerie va devoir patienter jusqu’en novembre 1953 pour participer aux combats. C’est l’opération ZIPPER, une opération engageant troupes britanniques, françaises, australiennes et néerlandaises avec l’appui américain.

Les moyens déployés sont importants avec quatre divisions britanniques (trois divisions d’infanterie et une division blindée), deux divisions françaises (deux divisions d’infanterie) et une division néerlandaise, la 3ème division légère mixte. Ultérieurement, un corps d’armée australien à deux divisions d’infanterie s’y ajoutera soit un total de neuf divisions.

On trouve ainsi le 1st British Nederland Army Corps composé d’une division d’infanterie britannique et de la 3ème Division mixte néerlandaise, le 7th British Corps avec deux divisions d’infanterie et une division blindée toutes britanniques, le 17ème Corps d’Armée avec deux divisions d’infanterie, la 3ème DIC (3ème Division d’Infanterie Coloniale) et la 15ème DIM (15ème Division d’Infanterie Motorisée) et le 3rd Australian Army Corps avec la 3ème et la 8ème DI. Ultérieurement un corps d’aéroporté allié y sera envoyé avec la 11ème DP et la 1st Airborne (UK).

Cette opération ZIPPER va durer de novembre 1953 à août 1954 soit neuf mois de combats avec huit opérations successives sur un immense territoire puisqu’il couvre les actuels pays de Malaisie, des Indes Néerlandaises et de Singapour.

Elle combine opérations amphibies, raids aéroportées et offensives terrestres motorisées. Des raids commandos sont aussi menés pour déstabiliser encore davantage les japonais voir tendre la main à des groupes nationalistes qui n’étaient guère intéressés à aider les troupes des anciennes puissances coloniales.

ZIPPER I est déclenchée le 9 novembre 1953 dans la péninsule malaise au sud d’Alor Setar alors que l’opération OVERLORD engagée depuis mars avait isolé les troupes japonaises en occupant la Thaïlande avant de libérer l’Indochine.

Elle est suivie par ZIPPER II en décembre (débarquement à Aceh dans le nord de l’île de Sumatra), ZIPPER III en janvier 1954 (débarquement sur la côte ouest de l’île de Sumatra), ZIPPER IV en février 1954 (libération de Singapour), ZIPPER V (sud de l’île de Borneo mai 1954), ZIPPER VI (nord de l’île de Bornéo juin 1954), ZIPPER VII (Célèbes juillet 1954) et ZIPPER VIII (Moluques juillet 1954).

La 3ème division légère néerlandaise va participer à ZIPPER I, à ZIPPER III avant de terminer par ZIPPER VIII.

Batavia est reprise en mars 1954. Outre les combats contre les japonais, les soldats néerlandais doivent désarmer des groupuscules nationalistes et communistes rêvant d’indépendance parfois teinté de révolution prolétarienne.

Les néerlandais vont naturellement rester sur place, la 3ème division légère mixte étant rejointe au printemps 1955 par des unités venues de la lointaine métropole pour tenter de rétablir l’autorité néerlandaise sur la future Indonésie avec le succès que l’on sait puisqu’en mars 1960, l’indépendance est proclamée ce qui entraîne l’évacuation des moyens militaires néerlandais jusqu’à la fin de l’année.

Les troupes néerlandaises vont aussi participer à l’opération PHENIX en Corée. En effet une brigade belgo-néerlandaise à été intégrée à la 25ème Division Parachutiste (25ème DP), division larguée dans le sud de la péninsule, la Belgian Nederland Airborne Brigade dont les effectifs étaient aux deux tiers belges et un tiers néerlandais étant larguée lors de la 2ème vague par des C-47 américains et australiens.

Douglas C-47 Skytrain (USAAF) 15

Largage de parachutistes par des Douglas C-47

Elle va opérer en Corée jusqu’en décembre 1954 quand elle est rapatriée en Europe puis dissoute pour permettre la constitution d’unités aéroportées dans les armées de deux pays, l’idée d’une armée du Benelux n’étant pas encore à l’ordre du jour.

Côté néerlandais, la 1ère brigade aéroportée (1. Luchtbrigade) est créée le 14 mars 1961 succédant à un bataillon indépendant créé avec les vétérans de la brigade belgo-néerlandaise.

Organisation des unités

Divisions d’infanterie

Division d’infanterie modèle 1948

Les divisions d’infanterie néerlandaises sont organisées de la même façon qu’elles soient métropolitaines ou coloniales. Seul l’équipement varie, les divisions de la KNIL étant par exemples équipés d’armes d’appui plus légères pour prendre en compte un terrain plus difficile.

La division d’infanterie néerlandaise est donc organisée de la façon suivante :

-Un état-major

-Une compagnie d’état-major

-Deux ou Trois régiments d’infanterie (huit divisions à trois régiments et quatre divisions à deux régiments)

-Un régiment d’artillerie (deux pour quatre divisions d’infanterie)

-Une compagnie antichar

-Une compagnie antiaérienne

-Une compagnie de reconnaissance équipée d’autos blindées

-Une compagnie du génie

-Une compagnie du train

-Une compagnie de ravitaillement

-Une compagnie de transmissions

La brièveté des combats de la campagne des Pays-Bas empêche toute réorganisation en profondeur des douze divisions existantes aux Pays-Bas le 10 mai 1949.

Outre-mer, les leçons des combats en Métropole sont pris en compte mais difficile de les appliquer in extenso. Ce qui est certain c’est qu’il faut augmenter la puissance de feu à défaut de pouvoir augmenter les effectifs de manière importante.

Les régiments d’infanterie vont ainsi recevoir des fusils mitrailleurs et des mortiers supplémentaires, le régiment d’artillerie va se dédoubler avec des canons de 75mm d’un côté et de l’autre des obusiers de 105mm.

La compagnie antichar et la compagnie antiaérienne reçoivent des armes supplémentaires mais le projet d’intégrer la compagnie de char à la division n’à pas été mené à bien.

Division d’infanterie nouveau modèle (1) : type européen

Au sein de l’Armée Belge Libre (ABL), on trouve initialement deux corps d’armée belges (un CA à deux DI et un CA à deux DI et une DB) et deux corps d’armée néerlando-belge avec deux DI néerlandaises et une DI belge.

Les deux Divisions d’Infanterie néerlandaises sont organisées sur un modèle plus proche des français que des britanniques. Elles sont organisées de la manière suivante :

-Un état-major

-Une compagnie de transmission

-Trois régiments d’infanterie

-Un régiment d’artillerie

-Un bataillon antichar et antiaérien

-Une compagnie de reconnaissance équipée d’autos blindées

-Une compagnie du génie

-Une compagnie de ravitaillement

-Une compagnie du train

Cette structure va peut évoluer durant le conflit même si à la fin de la guerre, les divisions néerlandaises connaîtront de sérieux problèmes d’effectifs au point qu’on envisagea de dissoudre une DI avant d’y renoncer préférant intégrer des membres de la Résistance voir d’anciens soldats qui libérés des camps allemands pour raison de santé se trouvaient d’un seul coup en pleine forme.

Division d’infanterie nouveau modèle (2) : type colonial

Trois divisions nouveau modèle sont ainsi créées au sein de la Nieuw Nederland Leger, deux divisions d’infanterie et une division mixte combinant infanterie et cavalerie.

Les deux premières divisions sont organisées de la façon suivante :

-Un état-major

-Une compagnie de transmission

-Deux régiments d’infanterie

-Un régiment d’artillerie

-Une compagnie antichar

-Une compagnie antiaérienne

-Une compagnie d’autos blindées

-Une compagnie du génie

-Une compagnie de soutien logistique

La troisième division est donc une division mixte combinant infanterie et cavalerie. L’hypothèse de créer une véritable division blindée à été étudiée mais on y renonça au profit de la création de trois bataillons indépendants de chars jugés plus adaptés à la guerre dans la région Asie-Pacifique.

La 3. Nederlandische Licht Division est organisée de la façon suivante :

-Un état-major

-Une compagnie de transmission

-Deux régiments d’infanterie

-Un régiment de cavalerie avec un bataillon d’autos blindées et deux bataillon de chars

-Un régiment d’artillerie

-Une compagnie antichar

-Une compagnie antiaérienne

-Une compagnie du génie

-Une compagnie de soutien logistique

«Divisions Blindées»

Division légère

En septembre 1948, la seule unité néerlandaise comparable à une Panzerdivision ou une DLM était la Division Légère, une division «pétrole-picotin» puisque combinant unités montées et unités motorisées, unités de chars mais aussi unités cyclistes. Elles est organisée de la façon suivante :

-Un état-major

-Une compagnie de transmission

-Deux régiments de cavalerie à cheval

-Un régiment de reconnaissance disposant d’un bataillon d’autos blindées et de deux bataillons cyclistes

Hotchkiss H-39

Le Hotchkiss H-39

-Deux bataillons de chars légers (42 exemplaires chacun)

-Un régiment d’artillerie

-Une compagnie antichar

-Une compagnie antiaérienne

-Une compagnie du génie

-Une compagnie de soutien logistique

Division blindée «Princesse Irène»

Pour renforcer le poids militaire néerlandais sur le front européen, une division blindée est mise sur pied. Comme la sœur de la reine Juliana accepte d’être la marraine de la division, elle reçoit le nom de Princesse Irène.

Son organisation est proche des DLM françaises d’avant-guerre à savoir deux demi-brigade (Halve-Brigade) qui sont en théorie autonomes et peuvent opérer seules. La division est donc organisée de la façon suivante :

-Un état-major

-Une compagnie de transmission

-Un bataillon de reconnaissance (autos blindées et chars légers)

-Une compagnie antichar

-Une compagnie antiaérienne

-Deux demi-brigades composées chacune de deux bataillons de chars, un bataillon d’infanterie portée et un bataillon d’artillerie.

-Une compagnie du génie

-Une compagnie de soutien logistique

Avec seulement quatre bataillons et 169 chars moyens, la division blindée néerlandaise est considérée comme une division blindée légère. Cela ne l’empêchera pas d’être en pointe du dispositif néerlandais pour libérer le pays.

Le bataillon de char était organisé en un escadron de commandement et de soutien, trois escadrons à trois pelotons de quatre chars (soit un total quatorze chars par escadron,quarante et un par bataillon) et un escadron d’éclairage et d’appui. Cette organisation s’applique également aux trois bataillons de chars indépendants de la NNL.

Brigade aéroportée du Benelux

Appelée également Belgium Nederland Airborne Brigade, cette unité est mise sur pied au printemps 1953 d’abord pour sauter sur l’Allemagne et accélérer le tempo des opérations (on voulait serrer la main des soviétiques le plus loin possible à l’est) avant d’être envoyée sur le théâtre d’opérations Asie-Pacifique.

Elle arrive trop tard pour participer aux premières opérations ZIPPER mais elle allait être prête à participer à l’opération PHENIX, la plus grande opération aéroportée de l’histoire avec l’engagement de trois divisions aéroportées américaines, une division britannique et une division française, la 25ème DP.

C’est au sein de cette division que la brigade aéroportée du Benelux va s’illustrer, sautant en deuxième vague dans le sud du pays. Cette brigade est organisée de la façon suivante :

-Un état-major

-Une compagnie de transmission

-Une compagnie du génie

-Une compagnie de soutien logistique

-Trois bataillons d’infanterie aéroportée, deux bataillons belges et un bataillon néerlandais

-Un bataillon d’artillerie légère

-Une compagnie de chars légers fournie par les belges

Unités élémentaires

Régiment d’infanterie

-Un état-major de 130 hommes

-Une batterie d’artillerie équipée de quatre canons Krupp de 57mm

canon de 47mm Bohler

Canon de 47mm Bohler

-Une compagnie antichar à six canons de 47mm Bohler

mortiers Stokes

Mortier Stokes

-Une compagnie de mortiers à six mortiers de 81mm Stokes-Brandt

-Trois bataillons d’infanterie chaque bataillon étant composé d’un état-major, d’une compagnie de mitrailleuses (trois sections de quatre mitrailleuses ou quatre sections de trois) et de trois compagnies d’infanterie.

-Chaque compagnie d’infanterie dispose de trois à quatre sections de neuf à douze hommes, tous fusiliers sauf deux hommes qui servent un fusil mitrailleur.

Cette organisation du régiment d’infanterie ci-dessus est celle en septembre 1939. Elle évolue pour aboutir au panorama suivant au printemps 1949 :

-Un état-major de 150 hommes, les vingt hommes supplémentaires s’occupant des transmissions

-Une batterie d’artillerie légère équipée soit de quatre canons Krupp de 57mm ou de quatre canons 7.5 cm leIG 18.

7.5 cm leIG 18 6

Canon d’infanterie 7.5cm leIG 18

-Une compagnie antichar à six canons de 47mm Bohler

-Une compagnie de mortiers à six ou huit mortiers de 81mm Stokes-Brandt

-Trois bataillons d’infanterie avec un état-major, une compagnie de mitrailleuses à quatre sections de quatre mitrailleuses et trois compagnies d’infanterie, la composition des compagnies d’infanterie ne changeant pas.

Régiment de cavalerie

Grande hétérogénéité de structures puisque certains régiments ont seulement quatre escadrons mais d’autres peuvent monter à six. Cette situation présente en septembre 1939 n’existe plus en mai 1949 puisque le haut-commandement néerlandais à décidé d’uniformiser les unités montées qu’elles soient à cheval, à vélo ou blindées. Désormais le régiment de cavalerie est organisé ainsi :

-Un état-major

-Une batterie d’artillerie équipée de quatre canons de 75mm (hippomobile ou motorisée)

-Trois escadrons de combat disposant d’un état-major, de trois pelotons de douze cavaliers ou de douze cyclistes ou de quatre véhicules (trois de combat et un quatrième de commandement) et d’un peloton de six mortiers de 81mm. A cela s’ajoute pour les unités motorisées, le véhicule du commandant d’escadron et de son adjoint quatorze véhicules par escadron.

Régiment d’artillerie

Les régiments d’artillerie néerlandais sont organisés de la même façon quelque soit le modèle de canon utilisé. A noter que les régiments divisionnaires disposaient de deux bataillons de campagne et d’un bataillon lourd.

-Un état-major incluant un élément de transmissions et un train de munitions

-Trois bataillons disposant d’un état-major, de trois batteries de quatre canons et d’une section de mitrailleuses antiaériennes (NdA regroupement des mitrailleuses précédemment dispersées dans les batteries).

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