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Chars de combat

Ne pas disposer de divisions blindées ne signifie naturellement pas l’absence de chars puisque je le rappelle, les divisions d’infanterie néo-zélandaises disposaient d’une brigade de chars moins pour l’exploitation que pour le soutien de l’infanterie. Plusieurs modèles de chars légers et médians vont être employés par les autres soldats venus du Pacifique.

Passons rapidement sur les chenillettes Carden-Lloyd et Vickers 6-Ton, leur usage à été très limité à l’entrainement, des essais et des parades pour la galerie. Aucun de ces véhicules n’était d’ailleurs encore en service en septembre 1948.

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Vickers 6-Ton et des soldats chinois

-Le premier char léger utilisé fût un char britannique, le Vickers Mk VIII Tetrach II. Il est issu comme son nom l’indique du Tetrach I qui était une initiative privée de la firme Vickers pour remplacer les tankettes Carden-Loyd.

La Nouvelle-Zélande va commander 72 de ses chars mais ils vont être d’abord conservés sur le territoire national au cas où.

Ce n’est qu’à partir du printemps 1952 qu’une partie de ces véhicules va rejoindre le théâtre d’opérations Asie-Pacifique où leur petite taille faisait merveille sur les terrains bouleversés.

Par rapport au Tetrach I, le Tetrach II ex-Tetrach + est plus gros (8.5 tonnes), plus rapide et surtout mieux armé avec un canon de 6 livres dérivé du canon antichar associé dans une tourelle biplace à une mitrailleuse Besa de 7.92mm. Aux Tetrach II standard à canon de 6 livres figure également des versions dérivées : dépannage, appui-rapproché avec un obusier de 3 pouces (76.2mm) et une version antiaérienne avec un affût quadruple de mitrailleuses de 15mm Besa.

Outre la Grande-Bretagne, ce blindé à donc été utilisé par les dominions (Canada, Afrique du Sud,Australie,Nouvelle-Zélande), l’Inde, la Colombie, l’Argentine et le Chili. A noter que la commande thaïlandaise à été annulée officiellement suite à un non-paiement mais officieusement suite à l’intervention de la France.

Caracteristiques Techniques du Tetrach II

Poids : 8.5 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 4.45m longueur de la caisse 4.30m largeur 2.50m hauteur 2.20m

Motorisation : un moteur essence Meadows 12 cylindres 180ch

Performances : vitesse maximale sur route 67 km/h vitesse maximale en tout terrain 48 km/h  autonomie 220km

Blindage maximal : 15mm

Armement : tourelle biplace avec un canon de 6 livres (57mm) et une mitrailleuse Besa de 7.92mm

Equipage : trois hommes

A la différence de l’armée australienne, l’armée néo-zélandaise va aussi utiliser des chars légers américains M-3 Stuart.

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M-3 Stuart

Ce char léger à été mis au point pour remplacer l’obsolescent M2. Il est mis en service à l’automne 1943. Il était plus lourd de 4 tonnes et plus rapide car utilisant un moteur plus puissant. Son armement était cependant identique au M2A4 à savoir un canon de 37mm.

La Nouvelle-Zélande va acquérir quelques exemplaires de ce char utilisé essentiellement pour l’entrainement et pour la parade. Ces véhicules ont été retirés du service en septembre 1954 quand le second conflit mondial s’arrêta.

Caractéristiques Techniques du M3/M5

Type : char léger de reconnaissance

Poids : 15.19 tonnes

Dimensions : longueur 4.84m largeur 2.23m hauteur 2.56m

Motorisation : deux moteurs Cadillac développant 220ch

Performances : vitesse maximale 58 km/h sur route Distance franchissable 160km

Blindage : 9.5 à 63.5mm

Armement : un canon de 37mm avec 147 coups pour le M3 (un canon de 57mm avec 96 coups pour le M5), trois mitrailleuses Browning M1919A4 avec un total de 6750 coups

Equipage : quatre hommes (un commandant, un tireur, un conducteur et un aide-conducteur)

M-4A3 Sherman 21

M-4 Sherman

Le char néo-zélandais standard fût le M-4 Sherman complété par quelques M-3 Lee utilisés pour l’entrainement au pays.

Le M-4 Sherman est issu du M-3 Lee qui était quasiment obsolète dès sa mise en service notamment en raison de sa configuration d’armement duale qui le rendait moins polyvalent que si tout l’armement était concentré en tourelle.

Le véhicule est finalement adopté en février 1945 sous le nom de M-4 Medium Tank, recevant ultérieurement le surnom de Sherman du nom d’un général nordiste de la guerre de Sécession.

Successivement sont produits 1050 M-4A1 jusqu’en janvier 1949, 3500 M-4A2 produits jusqu’en mars 1950, 9000 M-4A3 produits d’avril 1950 à septembre 1953 suivis de 7500 M-4A4 produits jusqu’en septembre 1955, les deux dernières versions majeures étant armés d’un canon de 76mm à haute vitesse initiale.

Les variantes suivantes ne furent produites qu’en petit nombre qu’il s’agisse du M4A5 (550 exemplaires), du M4A6 (250 exemplaires) ou enfin du M4A7 produit à seulement 150 exemplaires portant le total des Sherman produits aux Etats-Unis à 22000 exemplaires.

En ajoutant les chars produits sous licence au Canada (1200 exemplaires), en Australie (750 exemplaires) et en Inde (600 exemplaires) plus les variantes spécialisées on arrive à un total de 27500 Sherman produits.

En ce qui concerne les variantes spécialisées on trouve un véhicule d’appui rapproché équipé d’un obusier court de 105mm, dépannage, poseur de pont, lance-flammes, génie, char amphibie, tracteur d’artillerie. La base mécanique du Sherman à servit de base au canon automoteur Sexton et au chasseur de char M-10

Sur les 22000 Sherman produits aux Etats-Unis, 18500 ont été utilisés par l’US Army, 1500 par l’USMC et 2000 cédés à des pays étrangers au titre du prêt-bail.

Outre les Etats-Unis, le M4 Sherman à donc été utilisé par le Canada, l’Australie, la Grande-Bretagne (à titre de test), la Pologne, la Tchécoslovaquie (unités en exil), la Belgique, les Pays-Bas, Argentine, Brésil, Autriche (après guerre), Chili, Cuba, Danemark, Egypte, Ethiopie, Grèce, Inde,Iran,Italie (après guerre), Japon (après guerre), Mexique, Nouvelle-Zélande, Norvège, Pakistan,Oman, Paraguay, Uruguay, Pérou, Ceylan, Vietnam, Yougoslavie, Portugal, Afrique du Sud et Turquie.

Ces pays ont utilisé soit des chars neufs ou des chars ex-américains, la réduction de la force blindée une fois le conflit terminé permettant à de nombreux pays de récupérer des chars à vil prix. Côté américain, le Sherman à été retiré du service en 1962.

La Nouvelle-Zélande à reçut 50 M-3 Lee pour l’entrainement et 400 M-4 Sherman, 250 M-4A2 et 150 M-4A3.

Les M-4 Sherman ont été utilisés par l’armée néo-zélandaise jusqu’en 1960 quand ils sont remplacés par des chars légers mieux adaptés aux besoins nationaux.

Caractéristiques Techniques du M4 Medium Tank «Sherman»

Type : char moyen

Poids : 30.3 tonnes

Dimensions : longueur 5.84m largeur 2.62m hauteur 2.74m

Motorisation : un moteur Continental R975 9 cylindres 400ch à 2400 t/minute ou pour le M4A4, un Chrysler A57 multibank développant 470ch à 2700 t/min

Performances : vitesse maximale 40à 48 km/h distance franchissable 193km

Blindage : 93/118mm

Armement : un canon de 75mm M3 de 40 calibres avec 90 coups ou un canon de 76mm M1 avec 55 puis 71 coups; une mitrailleuse Browning M2 de 12.7mm avec 300 coups et deux Browning M1919A4 avec 4750 coups

Equipage : 5 hommes (chef de char, tireur, chargeur, conducteur et aide-conducteur)

Autos blindées

L’armée de terre néo-zélandaise va utiliser deux modèles d’autos blindées pour ses missions de reconnaissance et d’éclairage.

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Standard Beaverette

La première est la Standard Car 4×2 appelée également Car Armoured Light Standard et plus connu sous le nom de Beaverette (du nom du ministre de la production aéronautique Lord Beaverbrooke) est une tentative d’une auto-blindée qu’on appellerait low-cost pour être produite en grande quantité et à un coût faible.

Plusieurs prototypes furent produits au cours du printemps 1940 mais l’armée britannique ne donna pas suite à la différence de la RAF qui cherchait à protéger ses terrains d’aviation avec un véhicule blindé armé d’une mitrailleuse.

Cinq cent cinquante véhicules Car Armoured Light Standard Mk I à fusil-mitrailleur Bren et Mk II avec une Vickers .303 et un fusil antichar Boys furent produits entre 1941 et 1943. Elles étaient généralement déployées par groupe de cinq à dix véhicules en soutien d’unités du RAF Regiment.

Ces véhicules étaient toujours en service en septembre 1948. Ce modèle à été exporté en Nouvelle-Zélande, douze véhicules amenés de Grande-Bretagne avant que la production ne reprenne au pays du long nuage blanc. Au final la Nouvelle-Zélande à produit 250 véhicules qui vont être employés en Méditerranée et en Asie-Pacifique.

Caractéristiques Techniques de la Car Armoured Light Standard Mk I

Poids : 2 tonnes

Dimensions : longueur 4.11m largeur 1.60m hauteur 1.52m

Motorisation : un moteur à essence de 46ch

Performances : vitesse maximale 38 km/h distance franchissable 300km

Blindage : 9mm

Armement : un fusil-mitrailleur Bren sous bouclier avec 2500 cartouches

Equipage : 2 ou 3 hommes

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Daimler Armoured Car

Le deuxième modèle est le Daimler Armoured Car, une automitrailleuse lourde de quasiment 8 tonnes avec pour armement un canon de 2 livres et une mitrailleuse Besa de 7.92mm puis sur la variante Mk II un canon de 6 livres et toujours la Besa de 7.92mm.

Elle seront ultérieurement remplacées par des Browning M1919A4, les Besa démontées livrées aux chinois qui utilisaient la cartouche 7.92mm.

La Daimler Armoured Car à été développée parallèlement à la Daimler Scout Car, reprenant le design général, agrandit pour permettre l’installation d’une tourelle biplace issue du Tetrach, le char léger de la firme Vickers, cette tourelle disposant d’un canon de 2 livres.

Le prototype est prêt dès 1939 mais des problèmes de transmission (la même que le Dingo alors que le nouveau véhicule est deux fois plus lourd) obligèrent le concepteur à mener plusieurs modifications qui retardèrent la mise en service de la Daimler Armoured Car jusqu’au printemps 1942.

Il existe la version Mark I, la version Mark II et une version spécifique pour l’Australie baptisée Mk III avec un canon de 6 livres et des mitrailleuses Browning M1919A4 sans compter différentes modifications de détail liés notamment à une utilisation en milieu tropical (chaud et humide).

Ce véhicule à équipé les unités de la British Indian Army, l’Australie, la Belgique, le Canada et donc la Nouvelle-Zélande qui l’à utilisé jusqu’en 1965.

Caractéristiques Techniques de la Daimler Armoured Car Mk I

Poids : 7.6 tonnes

Dimensions : longueur 4m largeur 2.46m hauteur 2.26m

Motorisation : moteur à essence Daimler 6 cylindres de 95ch

Performances : vitesse maximale 80 km/h distance franchissable 320km

Blindage 7 à 16mm

Armement : tourelle abritant un canon de 2 pouces (40mm) approvisionné à 52 coups associé à une mitrailleuse coaxiale Besa de 7.92mm (2700 coups) + un fusil-mitrailleur Bren de 7.7mm

Equipage : 3 hommes

Camions et autres véhicules

Tout comme les autres armées du Commonwealth, l’armée néo-zélandaise à utiliser des chenillettes en l’occurrence, l’Universal Carrier dont l’exemplaire le plus connu est le Bren Carrier car transportant un fusil mitrailleur Bren et ses servants.

Carden Loyd tankette 11

Chenillette Carden-Loyd

A l’origine du “transporteur universel” figure les chenillettes Carden-Loyd qui elles même venaient de la création du colonel Martel, un officier britannique qui avait créé des chars monoplaces alors que le tank connaissait au sein de l’armée britannique une véritable traversée du désert qui explique en partie l’état calamiteux du RTC en septembre 1939 avec des chars globalement inférieurs à leurs homologues continentaux.

En 1934 Vickers produit un véhicule chenillé léger, le Vickers-Armstrong D50 qui disposait d’un moteur à l’avant, d’un emplacement blindé pour un conducteur et un mitrailleur et d’un espace arrière non protégé pour le chargement.

Un petit nombre de ces véhicules furent acquis (soixante-neuf) pour être expérimentés avant de trouver un remplaçant aux tracteurs d’artillerie Dragon. Les véhicules sont livrés en 1936.

A l’origine il existait des modèles différentes adaptés à leur mission spécifique comme le Medium Machine Gun Carrier pour le transport d’une mitrailleuse Vickers et de leurs servants, le Bren Gun Carrier pour le transport d’un trio servant un fusil-mitrailleur Bren, le Scout Carrier pour le transport d’éclaireurs d’infanterie et enfin le Cavalry Carrier mais dès l’automne 1940 dans le but de rationaliser production et utilisation un modèle unique est adopté baptisé Universal Carrier.

Universal Carrier Mk II

Universal Carrier Mk II

Le modèle définitif était organisé avec deux membres d’équipage à l’avant, le moteur au centre et l’espace de chargement à l’arrière, un espace peu protégé ce qui rendait inconfortable son utilisation comme un véritable transport de troupes.

Les premiers véhicules sont livrés en 1937 et la production continue jusqu’en 1948 en Grande-Bretagne, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Afrique du Sud et au Canada pour équiper les unités d’infanterie, de char, du génie, de la logistique.

Si l’infanterie l’utilisait pour le transport de ses armes d’appui (mitrailleuses Vickers, fusil-mitrailleur Bren, mortiers), le remorquage des canons antichars de 2 et 6 livres, le transport de troupes (en dépit d’une protection faible de l’espace arrière), la cavalerie et les chars l’utilisait pour le transport de Scouts d’éclaireurs chargés de repérer les guets, les ponts, les éclaireurs étant intégrés aux unités de reconnaissance, utilisant parfois des motos side-car à la place des chenillettes.

Le génie va l’utiliser pour le transport des sapeurs, le transport du matériel de destruction, de franchissement, de minage et de déminage. L’artillerie va l’utiliser comme véhicule d’observation avancé. L’arme savante par excellence va également mettre en oeuvre une version lance-flamme baptisé Wasp.

Universal Carrier lance-flammes.jpg

Des Wasp en action

A la différence des chenillettes Renault UE, les Universal Carriers sont toutes armées en l’occurrence un fusil mitrailleur Bren.

Les Universal Carrier produites au Canada et en Australie notamment étaient identiques aux modèles britanniques. Ottawa à cependant produit une version baptisée Windsor plus longue de 76cm et qui allait servir de base au premier véritable APC du Commonwealth, le Kangaroo.

Outre les pays producteurs, la chenillette Universal Carrier à été exportée en Grèce, en Chine, en Argentine, au Brésil, aux Pays-Bas et en Suisse.

Caractéristiques Techniques du Universal Carrier Mk I

Poids : à vide 3.19 tonnes en charge 3.75 tonnes

Dimensions : longueur 3.65m largeur 2.06m hauteur 1.57m

Motorisation : un moteur Ford 8 cylindres essence développant 85ch

Performances : vitesse maximale 48 km/h distance franchissable 250km

Blindage : 7 à 10mm

Armement : un fusil-mitrailleur Bren le plus souvent mais parfois un fusil antichar Boys est embarqué à cela s’ajoute les armes transportées (mitrailleuses, mortiers) ou remorquées (canons antichars).

-En ce qui concerne les camions, l’armée néo-zélandaise à utiliser essentiellement des camions Ford et Chevrolet.

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