Dominions (96) Nouvelle-Zélande (7)

Corvettes classe Flower

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La corvette HMS Bluebell (K-80)

Bien que la lutte anti-sous-marine à été négligée durant la période 1919/1939 (faute de volonté et/ou de moyens), la construction de navires de protection contre les submersibles s’est poursuivit notamment en Grande-Bretagne qui construit plusieurs classes de sloop sans compter des armed trawler ou chalutiers armés.


Seulement voilà les chantiers britanniques étaient pas des modèles de modernité et de productivité et de plus devaient produire un grand nombre d’autres navires tout aussi important qu’il s’agisse de porte-avions, de cuirassés, de croiseurs ou encore de destroyers.

L’escorte impliquant plus d’endurance que de performances, germa l’idée d’un navire simple à construire, quasi-consommable avec un armement limité au strict nécessaire : un canon médian pour affronter un sous-marin surpris en surface, des pièces antiaériennes légères, des mitrailleuses pour la défense rapprochée et bien entendu un lot conséquent de grenades ASM.

Les britanniques reprirent le design d’un baleinier pour dessiner un nouveau navire. A nouveau navire, nouvelle désignation, c’est le terme corvette qui est choisit, ressuscitant un terme de la marine à voile, disparu avec la vapeur, terme désignant un petit navire entre la frégate et le sloop-of-war.

C’est l’acte de naissance des corvettes de classe Flower. Ce programme anglo-français va aboutir à la construction de trente-deux corvettes pour la Marine Nationale et soixante-quatre pour la Royal Navy. Ces soixante-quatre navires sont mis sur cale entre 1939 et 1945, lancées entre 1940 et 1947 et mises en service entre 1940 et 1948.

Quarante-huit seulement seront au final mises en oeuvre par la Royal Navy, huit rejoignant la marine canadienne et huit autres la marine australienne. Si les premières vont participer à l’escorte des convois transatlantiques, les huit Australian Flower vont protéger la navigation aux antipodes.

La marine néo-zélandaise hésite avant d’acquérir ce type de navire puis finit par construire huit navires de son côté.

Plus qu’une construction il s’agit davantage d’assemblages d’éléments fournis par le Canada. Il y aura néanmoins des pièces 100% néo-zélandaises suite à des défauts de fabrication ou des retards de livraison. Les huit navires sont baptisés Arowa, Awatere,Hautapu,Howea,Hickleton,Hinau,Kahu et Kawaha.

Ils sont mis en service en septembre 1950 (Arowa Awatere), en décembre 1950 (Hautapu Hickleton), en février 1951 (Howea Hinau) et en juin 1951 (Kahu Kaiwaha), formant la 1st New Zealand Escort Flottilla, déployée uniquement dans le Pacifique pour couvrir convois de transport de troupes et de ravitaillement.

Si le Japon ne se lança pas dans une guerre à outrance au commerce comme leurs alliés allemands (et dans une moindre mesure italiens), ce n’était pas pour autant une croisière d’agrément. Preuve en est, trois corvettes ont été perdues.

La première à succomber est l’HMNZS Arrowa coulé le 14 mars 1951 par l’aviation japonaise alors qu’elle escortait un convoi de cargos et de pétroliers destinés à ravitailler à Guadalcanal. Ayant repéré un contact sous-marin, la corvette le traqua sous un couvert nuageux, laissant à d’autres navires le soin de conduire cargos et pétroliers à bon port.

Une brutale éclaircie le rend visible aux yeux d’un bombardier en piqué japonais qui ne laisse pas passer sa chance. La corvette multiplie les manœuvres d’esquive, ouvre le feu avec toutes les armes disponibles mais ce n’est pas suffisant.

Non seulement la bombe touche la corvette sur la passerelle tuant la plupart des officiers mais l’avion désemparé s’écrase sur la plage arrière où se trouvaient encore un sacré stock de grenades ASM. L’explosion qui s’en suit pulvérise la corvette qui coule en quelques minutes ne laissant qu’une poignée de survivants dont certains succomberont à leurs blessures à Guadalcanal.

La deuxième corvette à succomber est la HMNZS Hickleton malheureusement victime le 17 mars 1952 d’une mine américaine ayant été mal mouillée. La mine déchire la coque et ouvre une brèche qui ne laisse guère de doute sur le sort final de la corvette.

Le commandant ordonne l’abandon du navire qui finit par se casser en deux, l’avant coulant rapidement alors que l’arrière va dériver jusqu’à s’échouer près de Port Moresby.

Des hommes appartenant à une Underwater Demolition Team (UDT) vont se charger de la pétarder pour éviter tout problème. Le bilan final est de 17 morts et de 48 blessés.

La HMNZS Kaiwaha est coulée le 8 septembre 1953 au large des Philippines quand elle est surprise par un destroyer japonais en maraude. Une torpille et une quarantaine d’obus de 127mm transforment la corvette en un brasier flottant, ne laissant qu’une poignée de survivant. Maigre consolation, les canonniers de la corvette ont placé plusieurs obus de 4 pouces sur le destroyer et son appel radio va attirer sur lui des avions américains qui vont envoyer le destroyer chez Neptune.

Les cinq corvettes survivantes sont désarmées en septembre 1957 (Awatere), en mars 1958 (Hautapu), en décembre 1958 (Howea), en mars 1960 (Hinau) et en septembre 1961 (Kahu), étant démolies pour les deux premières et transformées en petits navires de charge pour les autres.

Caractéristiques Techniques des corvettes classe Flower

Déplacement : standard 940 tonnes pleine charge 1160 tonnes

Dimensions : longueur 62.50m largeur 10.10m tirant d’eau 3.50m

Propulsion : machine à vapeur à triple détente de 4 cylindres et deux chaudières développant 2750ch et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 16 noeuds distance franchissable 3456 miles nautiques à 12 noeuds

Electronique : un radar de navigation, un radar de veille combinée et un Asdic

Armement : un canon de 4 pouces (102mm) BL Mark IX à l’avant, quatre canons de 40mm Bofors en deux affûts simples, quatre canons de 20mm Oerlikon, deux mitrailleuses de 7.7mm et quarante huit grenades ASM

Equipage : 85 officiers et marins

Frégates classe River

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Une frégate de classe River

Qu’es-ce qu’un bon escorteur ? C’est essentiellement un navire fiable et endurant, capable d’exercer sa mission par tous les temps. Pour cela les Flower dont la coque était inspirée de celle d’un baleinier faisaient parfaitement l’affaite mais elles n’étaient pas sans défauts notamment l’endurance de l’équipage qui pouvait être améliorée.

D’où l’idée d’une version agrandie, d’une large corvette. Appelée également un temps double screw corvette (corvette à deux hélices), les unités de classe River réutilisèrent également un terme disparu avec la fin de la marine à voile : la frégate.

Les canadiens sont les premiers à en commander suivit des britanniques et des australiens. Les néo-zélandais vont attendre la guerre pour construire à Auckland six frégates type River pour former la 2nd New Zealand Escort Flottilla.

Ces navires baptisés Kaniere Kapuni Kiama Killegray Kiwi et Maimai sont mis en service au printemps 1952. Une commande pour six autres navires envisagée à l’automne 1952 fût finalement abandonnée.

Sur ces six navires, deux furent détruits, tous les deux par l’aviation. Le premier est la frégate HMNZS Killegray coulé par un kamikaze japonais au large de Manille le 17 janvier 1954 et le second est la frégate HMNZS Maimai victime de la bombe de 250kg d’un bombardier en piqué japonais largué au large de Shanghai alors qu’elle menait une mission d’escorte dans le cadre de l’opération BOXER.

Les quatre navires survivants vont rester en service jusqu’au milieu des années soixante après modernisation de leur armement et de leurs senseurs même si leur lenteur les rendaient inaptes à traquer les nouveaux sous-marins rapides mis au point à la fin du second conflit mondial.

La HMNZS Kaniere quitte le service actif le 17 mars 1965 (préservée comme musée à flot à Wellington), la HMNZS Kapuni est désarmée le 8 mai 1966 (coulée comme cible en 1970 lors d’un exercice américano-australo-néo zélandais), les HMNZS Kiama et Kiwi sont respectivement désarmée en octobre 1966 et mai 1967, étant vendus à la démolition et démantelées par un chantier japonais.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 1390 tonnes pleine charge 1860 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 91.8m longueur entre perpendiculaires 86.3m largeur 11.1m tirant d’eau 4m

Propulsion : machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur deux chaudières Amirauté développant 6500ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 20 noeuds distance franchissable 7200 miles nautiques à 12 noeuds

Armement : (origine) deux canons de 102mm en affûts simples sous masque (un avant et un arrière) douze canons de 20mm Oerlikon en deux affûts doubles et six affûts simples, des mitrailleuses de 7.7mm Vickers et jusqu’à 150 grenades ASM

(modernisée) un canon de 76mm à l’avant, quatre canons de 40mm Bofors en deux affûts doubles, deux lance-roquettes ASM de 375mm (un avant et un arrière)

Equipage : 107 officiers et marins

Patrouilleurs

Appelés officiellement Armed Merchant Trawler [New Zealand] (AMT[NZ]), ces patrouilleurs portaient tous des noms de ville du pays.

Construits en bois avec une coque inspirée d’un modèle de chalutier produit localement, ces chalutiers marchands armés étaient propulsés pour six d’entre-eux par des machines verticales à triple expansion et pour les six autres par des moteurs diesels.

La vitesse des deux modèles (numéros pairs pour les VTE numéros impairs pour les moteurs diesels) était similaire à savoir douze nœuds.

Les AMT à machine verticale à triple expansion sont les premiers à être mis en service en l’occurence le HMNZS Wellington (AMT-2[NZ]) en mars 1949, le HMNZS Hamilton (AMT-4[NZ]) en avril 1949, le HMNZS Tauranga (AMT-6[NZ]) en juillet 1949, le HMNZS Nelson (AMT-8[NZ]) en janvier 1950, le HMNZS Whangarei (AMT-10[NZ]) en mars 1950 et le HMNZS Invercargill (AMT-12[NZ]) en avril de la même année.

Ils sont donc suivis par six patrouilleurs à moteurs diesels qui portent des numéros impairs. On trouve ainsi le HMNZS Auckland (AMT-1[NZ]) mis en service en juin 1950, le HMNZS Christchurch (AMT-3[NZ]) mis en service en septembre 1950, le HMNZS Dunedin (AMT-5[NZ]) mis en service en décembre 1950, le HMNZS Napier (AMT-7[NZ]) mis en service en mars 1951, le HMNZS New Plymouth (AMT-9[NZ]) mis en service en juillet 1951 et enfin le HMNZS Rotorua (AMT-11[NZ] mis en service en octobre 1951.

Pour faciliter la logistique, ces patrouilleurs étaient regroupés par paires selon leur système de propulsion.

Le port d’Auckland est protégé par le Auckland et le Christchurch, le port de Tauranga est protégé par le Tauranga et le Nelson, celui de Wellington par le Wellington et le Hamilton, le port de Napier par le Napier et le New Plymouth, le port d’Ottago par le Dunedin et le Rotorua et enfin le port de Lyttleton par les Whangarei et Invercargill.

Ils assuraient des patrouilles de surveillance, couvraient l’arrivée de convois. Ils s’approchèrent parfois du front mais à une distance relativement raisonable ce qui n’empêcha pas quatre d’entre-eux de succomber aux coups de l’ennemi que ces coups soient directs ou indirects.

Le premier à succomber le Wellington victime le 14 octobre 1950 d’une mine mouillée par un corsaire allemand dans le détroit de Cook. Plusieurs navires marchands avaient été endommagés ou coulés par cette arme au rapport coût/efficacité inégalable et inégalé dans la région et le patrouilleur fût chargé de repérer d’autres mines, aidé par un Supermarine Walrus de la RNZAF.

Alors que le navire patrouillait à faible vitesse, une terrible explosion frappa le navire en son milieu, le coupant en deux. Le navire venait d’être victime d’une mine qu’il n’avait pas repéré suffisamment tôt.

L’avant coule immédiatement mais l’arrière «survit» quelques minutes de plus, permettant aux survivants de s’y accrocher jusqu’à l’arrivée des secours, le Walrus toujours sur zone larguant plusieurs dinghys pour aider les malheureux marins qui seront tous récupérés après six heures en mer.

Le Dunedin est lui coulé le 21 mars 1951 au large de Nouméa alors qu’il venait d’escorter un navire-hôpital de la Croix Rouge néo-zélandaise, le Freedom Zelandia. Une torpille le frappe à l’arrière, arrachant son hélice, ouvrant une brèche qui le condamne à un naufrage rapide.

Le Whangarei est victime le 17 mars 1952 d’un bombardier japonais alors qu’il se trouvait à Port Moresby. Touché par une bombe, transformé en brasier, il est remorqué au large par un remorqueur australien pour éviter d’exploser dans le port. Il n’explosera même pas en mer mais finira par sombrer après plusieurs heures d’agonie.

Enfin le dernier AMT[NZ] à succomber est le Rotorua victime le 17 mars 1954 d’une collision avec un paquebot américain alors que les deux navires manœuvraient à proximité de Wellington. C’est visiblement le patrouilleur qui ne respecta pas les règles de sécurité alors que le temps était très mauvais. Il coule rapidement en ne laissant que fort peu de survivants.

Il restait donc huit navires en service à la fin de la guerre, quatre à moteurs diesels (Auckland Christchurch Napier New Plymouth) et quatre à machine verticale à triple expansion (Hamilton Tauranga Nelson Invercargill).

Ils sont désarmés entre 1956 et 1960, l’Hamilton et le Taraunga en 1956, le Nelson et l’Invercargill en 1957, l’Auckland en 1958, le Napier en 1959, le Christchurch et le New Plymouth en 1960. Ils ne sont pas démolis mais transformés en chalutiers ou en petits navires de charge.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 555 tonnes pleine charge 760 tonnes

Dimensions : longueur 45.50m largeur 8.40m tirant d’eau en charge 4.80m

Motorisation : machine à vapeur à triple détente développant 850ch et entraînant une hélice ou deux moteurs diesels de 900ch

Performances : vitesse maximale 11 noeuds

Armement : un canon de 4 pouces (102mm), deux canons de 20mm Oerlikon en affûts simples, quatre mitrailleuses de 7.7mm et seize grenades ASM

Equipage : 40 hommes

Dragueurs de mines

Les seize dragueurs de mines construits par la marine néo-zélandaise pendant le second conflit mondial sont quasi-identiques aux patrouilleurs que nous venons de voir. Ils reprennent la même coque en bois mais sont tous propulsés par des moteurs diesels ce qui leur donne une vitesse honorable de 15 nœuds.

Commandés dès octobre 1948, ces navires sont classés MSC (Minesweeper Coastal/Dragueur de mines côtier) ce qui ne les empêchera pas d’intervenir également en Méditerranée.

Ils sont mis en service en décembre 1949 (Manuka Matai), en février 1950 (Moa Muritai), en mai 1950 (Pahau Nora Niven), en septembre 1950 (Phyliss Puriri), en janvier 1951 (Rata Rimu), en avril 1951 (Rotoiti Sanda), en juillet 1951 (Santon Scarba) et en septembre 1951 (South Sea Takapu).

Quatre d’entre-eux vont rallier la Méditerranée et deux d’entre-eux ne jamais en revenir. Il s’agit des HMNZS Manuka Moa Nora Niven et Puriri qui forment le New Zealand Minesweeper Group (Mediteranean).

Deux d’entre-eux vont succomber au combat, les Manuka et Nora Niven victimes respectivement le 8 octobre 1951 et 18 mai 1953 de S-Boot, de vedettes lance-torpilles allemandes alors qu’ils étaient en opération de dragage de mines, le premier au large du Peloponnèse et le second dans l’Adriatique au large de Ravenne. Les deux survivants vont rester en Méditerranée jusqu’à la fin du conflit en Europe. Jugeant peu économique leur retour au pays, la RNZN décide de les désarmer et de les démolir sur place.

Les douze autres vont former deux flottilles de dragage de mines, la 1st New Zealand Minesweeping Flottilla et sa jumelle la 2nd New Zealand Minesweeping Flottilla.

La 1st New Zealand Minesweeping Flottilla est composée de six navires en l’occurence des HMNZS Matai,Muritai,Pahau,Phyliss,Rata et Rimu. La 2nd est donc composée des HMNZs Rotoiti, Sanda,Santon,Scarba,South Sea et Takapu.

Ces deux flottilles vont être engagées sur le théâtre d’opérations Asie-Pacifique pour maintenir les eaux libres de toute menace de ce type même si les japonais ne pratiqueront pas la guerre de mines à très grande échelle. Quand le travail de déminage manque, les unités de classe Manuka servent d’escorteurs et de patrouilleurs.

Six navires vont être perdus durant le conflit. Le Matai saute sur une mine qu’il tentait de désamorcer dans les Salomons (4 avril 1951) alors que le Pahau est victime du même genre d’accident mais aux Phillipines (1er mars 1953).

Le Muritai est coulé par des bombardiers en piqué japonais lors de la bataille de la mer de Corail (4-5 février 1952), une bombe larguée par un Yokosuka D4Y Judy suffisant à l’envoyer par le fond non sans qu’un tireur habile ne parvienne à toucher mortellement l’avion japonaise.

Le Rata est coulé par l’aviation japonaise lors de la deuxième campagne des Philippines en avril 1953, une bombe suffisant pour l’envoyer par le fond.

Enfin deux navires ont été perdus suite à des collisions, les Santon et South Sea, le premier en sortant du port de Sydney quand il rencontre un cargo australien en octobre 1952 et le second en janvier 1954 au large d’Haïphong quand un LST victime d’une avarie de barre le coupe en deux, les deux navires finissant d’ailleurs par couler.

Il ne reste donc à la fin du conflit que six navires en service (Phyliss Rimu Rotoiti Sanda Scarba Takapu), navires qui sont modernisés ce qui leur à permis de rester en service jusqu’à la fin des années soixante quand ils sont remplacés par des navires plus modernes.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 595 tonnes pleine charge 802 tonnes

Dimensions : longueur 45.50m largeur 8.40m tirant d’eau en charge 4.80m

Motorisation : deux moteurs diesels développant 1500ch une hélice

Performances : vitesse maximale 15 noeuds

Armement : un canon de 4 pouces (102mm), quatre canons de 20mm Oerlikon en affûts simples, quatre mitrailleuses de 7.7mm et un système de dragage. Après guerre l’armement va comprendre un affût double de 40mm et deux canons de 20mm.

Equipage : 40 hommes

Vedettes lance-torpilles

Fairmile C 3

Une Fairmile C

La marine néo-zélandaise après visiblement bien des hésitations décide de s’équiper de vedettes lance-torpilles. Si elles ne sont pas utiles pour la défense des ports du pays, elles sont toute à fait adaptées aux théâtres d’opérations où vont combattre les kiwis qu’il s’agisse de la Méditerranée ou de l’Asie-Pacifique.

Pas moins de soixante-douze Motor Torpedo Boat (MTB) vont être utilisées par la marine royale de Nouvelle-Zélande, quarante-huit Fairmile C britanniques et vingt-quatre Elco américaines.

Les premières à être engagées sont les seize Fairmile C des 1st et 2nd Motor Torpedo Boat Flottilla (New Zealand), deux flottilles de huit navires chacune (MTB-1[NZ] à MTB-16[NZ]) stationnées dans le Péloponnèse.

Elles vont opérer en protection des navires alliés contre les MAS italiennes et les S-Boot allemandes mais aussi de manière plus offensive contre le trafic de cabotage allemand et italien entre la Grèce continentale et les quelques îles que l’Axe occupait.

Après la réussite de l’opération ACOLADE, les deux flottilles s’installent à Lampedusa. Les combats sont rudes et il ne reste au printemps 1953 plus que huit navires ce qui entraine la mise en sommeil de la 2ème flottille.

En septembre 1953, huit vedettes Elco sont livrées par les américains ce qui permet la reconstitution de la 2ème flottille.

Opérant depuis Bari, ces deux flottilles vont s’attaquer au trafic naval allemand dans l’Adriatique, perdant quatre navires (deux Fairmile C et deux Elco) sous les coups de l’aviation et des S-Boote. Il reste donc douze vedettes au sein des deux flottilles qui vont rester en Europe jusqu’à la fin du conflit en avril 1954.

Elles rentrent en Nouvelle-Zélande en juillet, se préparent à combattre les japonais mais Tokyo capitule avant que les deux flottilles soient à nouveau opérationnelles. Elles sont dissoutes en décembre 1954.

L’essentiel de la force de vedettes lance-torpilles est donc engagée sur le théâtre d’opérations Asie-Pacifique. Ce sont six flottilles (3rd et 4th équipées de Elco, 5th, 6th,7th et 8th équipées de Fairmile C) de huit navires qui vont être engagées par rotation.

Les flottilles opéraient depuis des bases tactiques qui pouvaient être un simple mouillage dans une crique, une baie voir un estuaire avec le minimum d’infrastructures ou un bâtiment-base voir un port totalement équipé.

Les vedettes opéraient généralement de nuit pour diminuer leur vulnérabilité et augmenter leur discrétion.

PT Boat 12.jpg

Une vedette lance-torpilles américaine type Elco

Les 3rd et 4th Motor Torpedo Boat Flottilla (New Zealand) sont équipées de seize vedettes type Elco, des vedettes de conception et de fabrication américaine. Ces vedettes sont immatriculées MTB-17 à MTB-24[NZ] pour la 3ème flottille, MTB-25[NZ] à MTB-32[NZ] pour la 4ème flottille.

La 3ème flottille opère dans les Salomons puis après relève par la 4ème va opérer en Nouvelle-Guinée. Elle termine la guerre par la deuxième campagne des Philippines puis par l’opération BOXER, opérant depuis la Chine continentale.

La 4ème flottille opère dans les Salomons puis depuis l’Indochine après la réussite de l’opération OVERLORD. Elle termine le conflit en Corée après la réussite de l’opération PHENIX.

Sur les seize Elco, neuf sont perdus durant le conflit, quatre sous les coups de navires de surface (17 24 26 29), deux sous les coups de l’aviation (18 20), deux sous les coups de batteries côtières (25 32) et un suite à un échouage accidentel (19).

Il ne reste donc en septembre 1954 que six navires (21 22 23 27 30 31) mais seulement quatre (21 23 30 31) seront maintenues en service après la démobilisation et ce jusqu’en 1960 quand la RNZN décide de retirer du service ses dernières vedettes lance-torpilles.

Quatre flottilles sont donc équipées de Fairmile C. La 5th Motor Torpedo Boat Flottila dispose des vedettes lance-torpilles immatriculées MTB-33[NZ],37,41,45,47,49,53,57 et 61 alors que la 6th MTB Flottilla dispose des vedettes lance-torpilles immatriculées MTB-34[NZ],38,42,46,50,54,58 et 62.

Si la 7ème flottille dispose des vedettes lance-torpilles MTB-35[NZ],39,43,47,51,55,59 et 63 la 8ème flottille dispose des vedettes immatriculées MTB-36[NZ],40,44,48,52,56,60 et 64.

Ces quatre flottilles vont se relayer dans les différentes campagnes, opérant souvent avec les flottilles combattant sur des Elco.

Les pertes sont lourdes avec dix-neuf navires perdus sur trente-deux. Huit sont coulées lors de combats antisurface (33,38,43,45,48,50,61 et 62), six par l’aviation (35,36,37,53,63 et 64), deux par les batteries côtières (47 et 51) et trois par accident (54,59 et 60), ne laissant que treize navires à la fin du conflit.

Huit d’entre-elles sont maintenues en service après démobilisation (39,40,41,42,55,56,57 et 58) en compagnie des quatre Elco qui ont échappé à la destruction.

Ces douze vedettes vont rester en service jusqu’en septembre 1960 quand elles sont retirées du service et feraillées sauf la MTB-39[NZ] qui à été préservée au Museum of War de Auckland.

Caractéristiques Techniques des Fairmile C

Déplacement : 65 tonnes Longueur 34m largeur 5.31m tirant d’eau 1.73m Propulsion : deux moteurs essence Hall-Scott de 850ch entrainant trois hélices Vitesse maximale 26.5 noeuds (25 en pratique) Distance franchissable : 500 miles nautiques à 12 noeuds Armement : deux canons de 2 livres (40mm) quatre mitrailleuses de 12.7mm en deux affûts doubles et deux tubes lance-torpilles de 457mm Equipage : seize officiers et marins.

Caractéristiques Techniques des vedettes type Elco

Déplacement : 35 tonnes

Longueur : 23.77m

Motorisation : trois moteurs diesels Packard 3A-2500 V-12 de 1200ch chacun développant trois hélices

Vitesse maximale : 35 noeuds

Armement : un canon de 40mm Bofors, deux canons de 20mm Oerlikon, quatre mitrailleuses de 7.7mm et quatre torpilles de 533mm sur berceau.

Equipage : 17 hommes

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