Dominions (94) Nouvelle Zélande (5)

Artillerie et Systèmes d’Armes

Artillerie

Tout comme les autres marines des Dominions, la mariné néo-zélandaise utilise quasi-exclusivement des armes britanniques, les seules exceptions étant l’artillerie légère antiaérienne basée sur l’immortel duo «20mm Oerlikon/40mm Bofors».

Les plus gros canons de marine embarqués par la jeune marine néo-zélandaise sont des canons de 6 pouces (152mm). Ils sont de deux modèles, un ancien et un moderne.

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Un canon de 152mm modèle 1914 à l’embarquement à bord du cuirassé HMS Queen Elizabeth

Honneur aux ainés ! Le canon le plus ancien est le canon de 152mm modèle 1914 pardon le 6 Inch BL Mk XII gun, un canon de 45 calibres (longueur du tube 6.84m) équipant au sein de la marine britannique, les cuirassés classe Queen Elisabeth et Revenge et surtout tous les croiseurs légers des classe Arethusa, B,C,D et Emerald.

Ce canon est toujours en service dans la marine britannique car certains navires le sont encore et quand les navires porteurs ne sont plus, ces canons ont été récupérés pour la défense côtière voir pour armer les Armed Merchant Cruiser (AMC) (croiseurs auxiliaires).

Au sein de la marine royale néo-zélandaise, il équipe donc les trois Danae transférés en 1925. Il tire des obus de 45.36kg (50kg pour l’obus explosif, le projectile complet pesant 12.4kg de plus et ce quelque soit la version) à une portée maximale variant de 12344m à +15° à 19660m à +40° à raison de 5 à 7 coups par minute.

Les affûts simples sous masque utilisés durant le premier conflit mondial pouvaient pointer en site de -7° à +15° avant d’être modifiés pour pouvoir pointer à +20°. En azimut ils pouvaient pointer sur 120° de part et d’autre de l’axe. Les affûts doubles pouvaient pointer de-5° à +40°.

L’approvisionnement en munitions variait en fonction des navires, les cuirassés disposant de 130 coups par canon plus 100 obus éclairants, les croiseurs légers de 150 à 240 coups.

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Tourelles doubles du croiseur léger australien HMS Hobart

 

L’autre canon de 6 pouces utilisé par les kiwis est le canon de 152mm modèle 1933 (6 Inch BL Mark XXIII) qui arme les deux croiseurs légers de classe Leander transférés à la fin des années trente.

Ce canon de 50 calibres (longueur du tube : 7.6m) tire des obus de 50.8kg à une distance maximale comprise entre 4570m (+2.3°) à 23300m (+45°) à raison de 6 à 8 coups par minute. La durée de vie d’un tube est de 1100 coups.

 

La tourelle double Mark XXI pèse 92 tonnes en ordre de combat et permet aux canons Mark XXIII de pointer en site de -5° à +60° à raison de 10° par seconde et en azimut sur 150° de chaque côté à raison de 5 à 7° par seconde. La dotation en munitions est de 200 coups par canon soit un total de 1600 projectiles (1200 pour les Arethusa).

Naturellement la Royal New Zealand Navy utilise des canons de 4 pouces. En terme numérique c’est d’ailleurs le plus important puisqu’il équipe les corvettes de classe Flower, les frégates de classe River, les patrouilleurs, les dragueurs de mines mais aussi pétroliers et cargos pour assurer leur défense rapprochée contre des croiseurs auxiliaires ou des sous-marins en surface.

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4 Inch BL Mk IX

 

Les patrouilleurs, les dragueurs, les corvettes et les navires auxiliaires utilisaient le 4 Inch BL Mk IX ou le Mk X ce qui donnait en français, le canon de 102mm modèle 1916.

Ce canon de 45 calibres (longueur du tube : 4.590m) tire des obus de 10kg (poids du projectile : 14kg) à une distance maximale de 12344m (+30°) à raison de 10 à 12 coups par minute.

L’affût simple CP I pèse 4.79 tonnes en ordre de combat et permet aux canons supportés de pointer de -10° à +30° en site et sur 360° en azimut. La dotation en munitions était généralement de 150 coups par canon.

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4 Inch QF Mk XIX

Les River utilisaient elles un nouveau modèle adaptés à la défense contre-avions en l’occurrence le 4 Inch QF Mk XIX HA/LA.

Ce canon de 40 calibres (longueur du tube : 4.080m) tire des obus de 14.06 puis de 15.88kg (poids du projectile complet 22.71kg) à une distance maximale de 8870m (+40°) à une cadence de 15 coups par minute. L’affût double permet au canon de pointer en site de -10° à +60° et en azimut sur 360°. La dotation en munitions est inconnue.

En ce qui concerne l’artillerie légère, les navires néo-zélandais disposaient de canons de 20mm Oerlikon et de canons de 40mm Bofors mais aussi des canons de 6 livres semblables au canon antichar de 57mm, cette dernière arme équipant certaines vedettes lance-torpilles. On trouvait également des mitrailleuses de 7.7mm plus efficaces pour la défense rapprochée que contre l’aviation.

Torpilles, Mines et Armes ASM

La Royal New Zealand Navy (RNZN) utilise des torpilles, des mines et des grenades ASM britanniques toujours parce que les navires de la marine néo-zélandaise sont des modèles venus de la lointaine métropole.

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Torpille de 533mm Mk V embarquée à bord du croiseur lourd HMS York

Les croiseurs légers utilisent la torpille de 533mm Mk IX qui à remplacé pour les plus anciens, la Mk V. Cette torpille pèse 1693kg avec une charge militaire de 340kg. La portée maximale est de 9600m à 36 noeuds et de 12350m à 30 noeuds.

Outre ces torpilles de 533mm, la marine néo-zélandaise utilise à bord de ses avions une torpille de 457mm, la Mark XV qui sera également utilisée sur les vedettes lance-torpilles tout comme son évolution, la Mark XVII.

Les mines _l’arme navale au rapport coût/efficacité inégalé et je dirai même mieux inégalable_ ne sont pas oubliées même si la marine néo-zélandaise ne possède pas de minelayer, de mouilleur de mines spécifiquement conçu pour cette mission. Elle utilisera pour mouiller des champs de mines défensifs des navires réquisitionnés.

Ces champs de mines seront supprimés courant 1953 en raison de l’absence de menace japonaise voir allemande mais aussi parce que plusieurs navires alliés avaient été coulés par des mines qui avaient dérivé !

Comme pour les torpilles les mines utilisées par la RNZN sont des mines britanniques (même si durant le second conflit mondial des mines américaines seront également utilisées).

La majorité est constituée de mines à orin (type HII Mark XIV Mark XV Mark XVI MarkXVII et Mark XIX). Il ne semble par que la RNZN n’ait utilisé des mines à influence pour protéger ses ports.

En ce qui concerne les armes anti-sous-marines, la RNZN utilise des grenades ASM ou charges de profondeur notamment la Mark VII (132kg d’explosifs sur 191kg), charges de profondeur lancées soit par gravité à l’arrière ou depuis un mortier comme le Thornycroft Mark II. Elle va ensuite utiliser des modèles améliorés mis au point par le Canada, des modèles baptisés Mark VIII, Mark IX et X, les améliorations concernant moins le poids en explosif que la forme de la charge pour améliorer son hydrodynamisme et augmenter l’impact de l’explosion.

La RNZN va aussi utiliser le mortier Squid et le lance-roquettes Hedgehog qui permettait de tirer une arme anti-sous-marine vers l’avant et éviter de perdre le contact avec le submersible ennemi.

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