Dominions (71) Australie (15)

ROYAL AUSTRALIAN ARMY (ARMEE DE TERRE)

Une histoire militaire de l’Australie

Australie 8

Les origines

L’armée de terre australienne voit le jour le 1er mars 1901 lors de la création du Department of Defense, deux mois après la création du Commonwealth of Australia, le deuxième dominion après le Canada (six ans avant la Nouvelle-Zélande et neuf ans avant l’Afrique du Sud).

Cette armée est le regroupement des différentes forces coloniales qui assuraient la défense de l’île-continent en liaison avec l’armée britannique (au total ce sont vingt-quatre régiments d’infanterie qui ont été déployés entre 1788 et 1870).

Les colonies obtiennent le gouvernement responsable entre 1855 et 1890 et décident de mettre sur pied des unités de milice. Ces unités sont dans l’ensemble bien équipées, bien entraînées et surtout motivées.

La défense de l’île-continent reposait sur une tactique simple. La partie utile de l’Australie (donc essentiellement la côte est) était couverte par des unités d’artillerie. Leur mission était visiblement de repousser l’ennemi et si ce dernier parvenait quand même à prendre sur pied en Australie, des unités d’infanterie devaient contre-attaquer pour le repousser.

La construction du chemin de fer (première ligne dans l’Etat de Victoria en 1854) augmente la mobilité des forces armées défendant l’Australie.

La menace allemande dans la région pousse à l’unité des différentes colonies sur le plan politique et sur le plan militaire. Ces deux événements comme vous le savez coïncident quasiment à deux mois près.

A noter qu’à l’époque des troupes australiennes combattaient en Afrique du Sud aux côtés des britanniques et contre les boers.

Les premiers militaires européens en Australie sont les 212 hommes (trois compagnies) formant le Corps des Marines de Nouvelle-Galles du Sud (New South Wales Marines Corps) qui arrivent en même temps que les premiers convicts en 1788.

Cette unité voit le jour le 31 août 1786 pour défendre la colonie et maintenir l’ordre parmi les déportés. C’était une unité ad hoc formée de volontaires qui devaient avoir servir au sein des Royal Marines, mesurer au minimum 1m68 et être âgé de moins de 40 ans.

Cette unité est remplacée au printemps 1790 par le New South Wales Corps, une unité créée spécifiquement pour une mission de protection de la colonie.

Elle se compose de trois compagnies soit 550 hommes. Ultérieurement, une quatrième compagnie sera créée, compagnie formée d’hommes du New South Wales Marines Corps ayant souhaité rester en Australie.

Dès son arrivée, la nouvelle unité doit s’employer contre les aborigènes sur les rives de la rivière Hawkesbury.

Le 4 mars 1804 une révolte de convicts éclate dans la colonie. C’est la révolte de Castle Hill (appelée également rébellion irlandaise ou deuxième bataille de Vinegar Hill, la première ayant eu lieu en 1798 lors de la rébellion irlandaise). Les rebelles tentent de marcher sur Paramatta mais sont stoppés par cinquante six hommes du NSWC.

Les rebelles mal équipés et indisciplinés se heurtent à cinquante-six soldats de métier, entraînés et disciplinés. Après un échange de tir on dénombre du côté des convicts quinze morts, six blessés, vingt-six prisonniers dont neuf seront pendus ultérieurement.

En janvier 1808 éclate la rébellion du Rhum (Rum Rebellion). Cette révolte des hauts-gradés du New South Wales Corps est le seul coup d’état militaire de l’histoire australienne. Le gouverneur Blyth est déposé et remplacé par un nouveau gouverneur venu de Grande-Bretagne.

Ce dernier est venu avec une nouvelle unité militaire, le 73rd Regiment of Foot (Macleod’s Highlander) qui remplace le corps de Nouvelle-Galles du Sud.

Ce dernier rentre en Grande-Bretagne en 1810 avant de rallier les Bermudes en 1812 sous la nouvelle identité de 102nd Regiment of Foot, la Nouvelle-Ecosse en 1813, participant aux combats de la guerre de 1812 avec les Etats-Unis. Rentré ensuite en Grande-Bretagne, il devient le 100th Regiment of Foot en 1816 avant d’être dissous le 24 mars 1818.

L’arrivée du nouveau régiment provoque des tensions avec les hommes en place. En signe d’apaisement le régiment est envoyé à Ceylan en avril 1814 remplacé par le 1st /46th (South Devonshire) Régiment of Foot, régiment présent en Australie jusqu’en 1818.

En mars 1810 est créé le New South Wales Invalid Company formé de soldats et de Marines trop vieux pour le service en première ligne. Ces hommes sont destinés à des missions statiques de garde et de surveillance mais devant leur faible efficacité, l’unité est dissoute le 24 septembre 1822 mais de nouvelles unités d’invalides voient le jour en 1825 mais sont dissoutes cette fois définitivement en 1833.

Comme nous l’avons vu plus haut, la défense de l’île-continent était en grande partie assurée par des soldats britanniques. De 1810 à 1870 ce sont environ 20000 soldats qui vont y participer essentiellement des fantassins de ligne avec des marines, des artilleurs et des sapeurs.

Vingt-quatre régiments d’infanterie vont être déployés plus ou moins longtemps en Australie :

-73rd Regiment of Foot (Macleod’s Highlander) de 1810 à 1814

-1st/46th (South Devonshire) Regiment of Foot de 1814 à 1818

-48th (Northamptonshire) Regiment of Foot de 1817 à 1824 (Nouvelle Galles du Sud et Tasmanie)

-3rd (East Kent) The Buffs de 1823 à 1827 (Nouvelle Galles du Sud, Victoria, Tasmanie et Territoires du Nord)

-40th (2nd Somerset) présent de 1824 à 1829 et de 1852 à 1860 en Nouvelle Galles du Sud, Victoria, Tasmanie et Queensland.

-57th (West Middlesex) présent de 1825 à 1832 en Nouvelle Galles du Sud, en Australie Occidentale, en Tasmanie, dans les Territoires du Nord, dans la colonie de Victoria et dans la colonie du Queensland.

-39th (Dorsetshire) présent de 1827 à 1832 en Nouvelle Galles du Sud, Australie Occidentale et Tasmanie

-63rd (West Suffolk) présent de 1829 à 1833 en Nouvelle Galles du Sud, Australie Occidentale et Tasmanie

-17th (Leicestershire) présent de 1830 en 1836 en Nouvelle Galles du Sud, en Tasmanie et dans le Queensland

-4th (King’s Own) présent de 1832 à 1837 en Nouvelle Galles du Sud, en Australie Occidentale, dans la colonie de Victoria et en Tasmanie

-50th (West Kent) présent de 1833 à 1841 et de 1866 à 1869 en Nouvelle Galles du Sud, Australie Occidentale et Australie du Sud

-21st (Royal North British Fusiliers) présent de 1833 à 1839 (Nouvelle Galles du Sud, Australie occidentale et Tasmanie)

-28th (North Gloucestershire) présent de 1835 à 1842 en Nouvelle Galles du Sud, dans la colonie de Victoria et au Queensland, ralliant l’Inde après la première guerre anglo-afghane.

-80th (Staffordshire Volunteers) présent de 1837 à 1844 en Nouvelle Galles du Sud, dans la colonie de Victoria et en Australie du Sud.

-51st (2nd Yorkshire West Riding) présent de 1838 à 1846 en Nouvelle Galles du Sud, en Australie Occidentale et en Tasmanie.

-96th (Manchester) présent de 1841 à 1848 en Nouvelle Galles du Sud, en Tasmanie et en Australie du Sud

-99th (Wiltshire) présent de 1843 à 1856 en Nouvelle Galles du Sud, en Tasmanie, dans la colonie de Victoria, dans le Queensland et en Australie occidentale.

-58th (Rutlandshire) présent en 1844/45, envoyé combattre en Nouvelle-Zélande en 1845 avant de retourner en Australie en 1846. Retourne en Nouvelle-Zélande l’année suivante.

-11th (North Devonshire) présent de 1845 à 1857 en Nouvelle Galles du Sud, dans la colonie de Victoria et en Tasmanie

-65th (2nd Yorkshire, North Riding) présent en Nouvelle Galles du Sud de 1846 à 1849.

-12th (East Suffolk) présent de 1854 à 1861 en Nouvelle Galles du Sud, Victoria et Tasmanie

-77th (East Middlesex) présent en Nouvelle Galles du Sud en 1857/58, étant envoyé en Inde pour réprimer la révolte des Cipayes

-14th (Buckinghamshire) présent entre 1867 et 1869 en Nouvelle Galles du Sud, en Australie Occidentale, dans la colonie de Victoria et en Tasmanie.

-18th (Royal Irish) présent en 1870 en Nouvelle Galles du Sud, dans la colonie de Victoria et en Tasmanie.

Ces régiments effectuaient des missions de garde de convicts, de défense des colonies, d’appui à la police, de traque des bushrangers et de lutte contre les aborigènes qui hésitaient entre collaboration avec les blancs et résistance pour préserver leur culture d’origine.

Les militaires britanniques ne partaient pas tous à l’issue du déploiement de leur régiment sur l’île-continent, certains souhaitant s’y établir soit étaient déchargés de leurs obligations militaires ou transférés dans le nouveau régiment déployé (ce qui avait l’avantage de permettre la transmission d’un «savoir faire» aux nouveaux venus).

Les australiens pouvaient servir dans les régiments britanniques mais étaient généralement envoyés en Europe, un officier du génie venu de l’île-continent participant à la bataille de Waterloo (1815). Il faudra attendre la levée des milices pour que les australiens puissent servir au sein d’unités militaires en Australie.

En mars 1862 suite à un débat à la Chambre des Communes à Londres, la Grande-Bretagne estime que ses colonies qui ont obtenu la possibilité de se gouverner elles-mêmes doivent participer à leur défense soit en versant de l’argent pour payer les troupes britanniques ou en mettant sur pied des unités type milice.

Les années 1860 forment donc une période de transition où l’entretien des forces britanniques sur l’île-continent est assuré par les colonies sans que ces dernières aient la garantie qu’elles ne soient pas envoyées ailleurs en cas de guerre ou de révolte de grande ampleur.

L’idée d’une défense «australienne» autonome fait peu à peu son chemin. En septembre 1870, le départ du 18th (Royal Irish) marque la fin d’une époque : il n’y à plus aucune troupe régulière britannique déployée sur le territoire australien (bon il restera un petit nombre de Royal Marines mais c’est très très symbolique).

Les unités des Colonies ou les ancêtres de l’Australian Army

carte de l'Australie

Histoire générale

Même si c’est l’arrivée du gouvernement responsable qui à mis en pleine lumière la nécessité d’une défense autonome, les Aussies n’ont pas attendu les années 1870 pour lever des unités locales.

En réalité dès le début du XIXème siècle les colonies australiennes ont tenté de lever des milices moins pour la défense locale (les menaces extérieures étaient inexistantes) que pour donner la chasse aux évadés. Ces unités ont pour la plupart eut une existence éphémère, l’arrivée de régiments britanniques diminuant l’utilité de ce type d’unités qui posait parfois plus de problèmes qu’elle n’en résolvaient.

En 1840 est levée une milice locale la Royal South Australian Volunteer Militia qui était composée de volontaires partiellement équipés et rétribués par les autorités. Ce système avait ses qualités mais aussi ses défauts mais surtout traçait des sillons pour l’avenir.

C’est donc la mise en place du self-government (gouvernement responsable) qui relance la nécessité de disposer d’une force armée locale qui avait l’avantage de rester à demeure en Australie à la différence des régiments réguliers de l’armée britannique. Il y avait aussi les inquiétudes liées à la poussée française (annexion de Tahiti) et allemande (installation en Nouvelle-Guinée) sans compter que la guerre de Crimée avait prélevé les troupes britanniques pour combattre dans le sud de la Russie.

Des unités sont donc levées en Nouvelle Galles du Sud, dans la colonie de Victoria et dans l’Australie du Sud, des volontaires qui n’étaient pas payés, devaient fournir leurs propres uniformes mais les armes et les munitions étaient fournies par le gouvernement. Ces milices pouvaient élire leurs officiers, pouvaient choisir leur durée de service et étaient dispensés de discipline militaire ce qui laisse songeur en cas de véritables combats.

Peu à peu cependant il y eut des unités qui étaient payées, qui ne pouvaient élire leurs officiers et qui restaient pour ainsi dire en permanence sous les drapeaux.

Durant la décennie 1860 les troupes britanniques sont envoyées en Nouvelle-Zélande pour combattre dans les guerres maoris ce qui rendait encore plus urgent le besoin de forces de défense autonomes et autochtones. Des unités de volontaires sont donc levées en Tasmanie en 1859, au Queensland en 1860 et en Australie occidentale en 1861. La majorité des volontaires sont cependant levés dans la colonie de Victoria la plus riche et la plus peuplée.

La situation n’à guère évolué quand les troupes britanniques quittent l’Australie en 1870. Le départ des dernières Tuniques Rouges impose désormais non seulement des unités d’infanterie mais aussi des unités d’artillerie et du génie.

A la fin des années 1870 deux officiers britannique du génie, le Major General William Jervois et le Lieutenant Colonel Peter Scratchley arrivent en Australie pour servir de conseillers pour les gouvernements coloniaux. Les six colonies travaillèrent ensemble pour coordonner leurs efforts.

C’est ainsi que dans les années 1890 les six colonies financent ensemble des travaux de fortification sur l’île Thursday et dans la région du détroit du roi George à proximité d’Albany (Australie occidentale), ces fortifications s’expliquant par la présence allemande en Nouvelle-Guinée.

La coopération ne cesse de s’accroître avec en juillet 1899 la création d’un régiment d’artillerie regroupant les unités d’artillerie du Queensland, de Nouvelle Galles du Sud et de la colonie de Victoria formant le Royal Australian Artillery Regiment.

Les forces coloniales ne cessent d’augmenter en effectifs passant de 1883 à 1885 de 8000 à 22000 hommes même si à peine 1000 étaient en permanence sous les drapeaux. En 1885 une partie de la milice de Nouvelle Galles du Sud est mobilisée suite à l’envoie de volontaires au Soudan, la colonie craignant une attaque………russe. Ces miliciens motivés formèrent des unités montées comparables aux dragons à savoir des hommes qui se déplaçaient à cheval mais combattaient à pied.

En 1899 le major général Bevan Edwards proposa la création d’une force unifiée de 30 à 40000 hommes qui pouvaient être organisée en brigades polyvalentes avec des unités d’infanterie de ligne (Foot), d’infanterie montée (Mounted Infantry), de sapeurs et d’artillerie qui pourrait être rapidement mobilisée en cas de menace avec des accords de défense entre colonies.

La décennie 1890 est difficile car la crise économique impose une réduction des budgets et donc des effectifs mobilisés et mobilisables. Les miliciens étaient de plus souvent engagés dans des missions de maintien de l’ordre ce qui pouvait poser des problèmes de discipline et surtout de cohésion entre «classes laborieuses» et «classes possédantes».

Fin 1899 la deuxième guerre anglo-boer éclate en Afrique du Sud entre afrikaners et britanniques ce qui entraîne l’envoie dans le futur dominion des troupes britanniques mais aussi des volontaires venus du Canada et d’Australie.

Le 1er mars 1901 l’armée australienne voit le jour avec 1665 officiers et 28385 sous-officiers et soldats soit 30050 hommes même si les effectifs permanents étaient limités avec 115 officiers et 1323 sous-officiers et soldat soit 1438 hommes. Ces effectifs incluaient les soldats australiens déployés en Afrique du Sud.

Bien que le sujet soit l’armée de terre australienne il me semble intéressant de présenter brièvement les unités coloniales australiennes. C’est ce que nous allons voir maintenant.

New South Wales (Nouvelle Galles du Sud)

La première force militaire autonome levée en Nouvelle Galles du Sud l’est en juin 1801 avec des associations paramilitaires composées de colons libres soucieux de ne pas être totalement pris au dépourvu en cas de révolte des convicts.

Ces unités appelées loyal associations bénéficiaient d’un entrainement assuré par des sous-officiers du New South Wales Corps ce qui signifie qu’elles étaient plus ou moins tolérées par le pouvoir en place.

Ultérieurement une unité de protection du gouverneur (Governor’s Body Guard) est créée en 1803 suite au changement de population parmi les convicts, les prisonniers de droit commun étant peu à peu supplantés par des prisonniers politiques irlandais. Cette unité était une unité montée formée en partie d’anciens prisonniers qui s’étaient parfaitement comportés durant leur peine.

Lors de la rébellion de Castle Hill, les gardes du corps du gouverneur effectuent des patrouilles de reconnaissance au profit du New South Wales Corps pendant que les loyal associations décrites plus haut assuraient la garde d’objectifs stratégiques.

Les associations sont dissoutes en 1810 tandis que les gardes du corps du gouverneur sont fusionnés avec la police montée dans les années 1840, disparaissant définitivement dans les années 1860.

Suite à la fin des guerres napoléoniennes les effectifs de l’armée britannique sont réduits et les autorités de Nouvelle Galles du Sud s’inquiètent de la défense de la colonie. Des projets de milice coloniale sont étudiés mais aucun ne voit le jour car après quelques années de réduction les effectifs repartent à la hausse ce qui permet de déployer suffisamment de troupes britanniques en Nouvelle Galles du Sud.

Le projet le plus avancé prévoyait ainsi quatre troops (peloton) de cavalerie et huit compagnie d’infanterie. D’autres projets étudiés dans les années 1840 et 1850 ne connaissent pas meilleur sort.

En 1854 le déclenchement de la guerre de Crimée entraîne le départ d’une partie des troupes britanniques et pour compenser on décide de lever une force locale de volontaires composée d’un troop de cavalerie, une batterie d’artillerie et un bataillon d’infanterie à six compagnies (Volunteer Sydney Rifle Corps).

En 1855 la colonie de Nouvelle Galles du Sud reçoit le gouvernement responsable. Cinq ans plus tard, la colonie lève une force de volontaires de 1700 hommes même si seulement 1644 volontaires s’engagent qui sont répartis en une troop de fusiliers montés, trois batteries d’artillerie et vingt compagnies d’infanterie. Cette force de volontaires va participer aux guerres maoris, envoyant 2500 hommes en Nouvelle-Zélande.

Le départ des troupes régulières britanniques oblige la colonie à lever une force permanente pour assurer sa défense. Cette force doit se composer de deux compagnies d’infanterie et d’une batterie d’artillerie.

Les compagnies d’infanterie sont cependant dissoutes dès 1873 ne laissant que la batterie d’artillerie comme force permanente, le reste de la défense étant assurée par des volontaires à temps partiel qui représentent une force conséquente avec vingt-huit compagnies d’infanterie et neuf batteries d’artillerie.

En 1876 une deuxième batterie d’artillerie permanente est mise sur pied suivie d’une troisième en 1877. La même année des unités du génie et des transmissions sont créées suivies en 1882 et 1891 d’unités de soutien. De nouvelles casernes et de nouveaux forts sont également construits.

En février 1885 un bataillon d’infanterie associés à des unités d’artillerie et de soutien est levé pour être envoyé au Soudan et reconquérir la colonie britannique alors frappée par la révolte des derviches, révolte fatale au général Charles Gordon. L’unité arrive à destination le 29 mars 1885 et est aussitôt engagée et ce jusqu’à la fin du mois de mai, l’unité retournant en Australie après le refus de l’opinion d’engager l’unité en Afghanistan.

La même année en 1885, une unité de cavalerie baptisée New South Wales Lancers est levée, unité qui absorbe une autre unité baptisée Upper Clarence Light Horse levée pour un envoi en Afghanistan qui ne se fit finalement pas. Quatre batteries d’artillerie de réserve sont levées en 1885 mais dissoutes en 1892.

La décennie 1890 est difficile, les budgets sont réduits impactant l’équipement et l’entrainement de ces unités. Nombre d’unités sont supprimées ou fusionnées.Entre 1893 et 1896, le major Edward Hutton, un ancien officier britannique commande les forces de la Nouvelle Galles du Sud et sera ultérieurement à la manœuvre pour mettre sur pied la nouvelle armée australienne.

Des officiers venant de Nouvelle Galles du Sud intègrent les unités britanniques pour gagner en expérience opérationnelle en 1894 en Inde mais aussi en 1887 lors de la guerre anglo-birmane.

Des troupes venant de la colonie de Nouvelle Galles du Sud vont également participer à la deuxième anglo-boer avec 6110 hommes engagés (314 officiers, 5796 sous-officiers et soldats).

Ces hommes vont servir au sein de différentes unités appelées New South Wales Infantry Company (compagnie d’infanterie de Nouvelle Galles du Sud), New South Wales Lancers (lanciers de Nouvelle Galles du Sud), les New South Wales Mounted Rifles (fusiliers montés de Nouvelle Galles du Sud), les New South Wales Citizens Bushmen et les New South Wales Imperial Bushmen.

Un petit détachement d’infanterie participe à l’intervention internationale lors de la révolte des Boxers en 1900, rentrant en Australie en mars 1901. Au 31 décembre 1900 la colonie disposait de 505 officiers et 8833 hommes plus 26 infirmières et 1906 civils auxquels il faut ajouter 130 officiers et 1908 hommes au sein d’une réserve inactive……activable en cas de besoin.

Tasmanie

En 1802 les britanniques craignent que les français ne profitent de l’affaiblissement des défenses des colonies britanniques pour s’emparer de positions stratégiques. Dans le Pacifique, la terre de Van Diemen futur Tasmanie suscite l’inquiétude des autorités coloniales britanniques qui décident de prendre des mesures.

En 1803 une compagnie du New South Wales Corps et des colons libres armés y sont envoyés pour protéger l’île qui fait l’objet d’un processus de colonisation. Des défenses côtières sont aménagées dès 1804.

En 1810 la garnison de la colonie est relevée, remplacée par le 73rd Regiment of Foot qui se partage entre Sydney et Hobart. En 1814 ce régiment est remplacé par le 46th South Devonshire Regiment. Les défenses cotières sont régulièrement accrues et modernisées.

De 1828 à 1832, la Tasmanie est marqué par de violents combats entre les colons et les indigènes qui occupaient l’île.

C’est à la fin des années 1840 que se posa la question de lever des forces de défense locale même si à l’époque la présence de 1500 soldats britanniques semblait bien suffisant face aux menaces potentielles. Néanmoins on estima que lever deux compagnies d’artillerie au sein de la population locale serait un renfort bienvenu mais comme souvent ce projet ne vit pas le jour.

C’es en 1859 qu’une première force locale est mise sur pied avec deux batteries d’artillerie (Hobart Town Artillery Company et Volunteer Artillery Company) et douze compagnies d’infanterie soit une force de 1200 hommes.

Cette force importante commença à décliner en 1865, les compagnies d’infanterie étant dissoutes en 1867 mais une troisième batterie est levée, trois ans avant le départ définitif des troupes britanniques de l’île. Cela laissa l’île d’autant plus vulnérable que les batteries côtières mal entretenues étaient dans un état de totale décrépitude. Des travaux doivent être entrepris mais on manque d’hommes pour servir les pièces !

En 1878 la Tasmanian Volunteer Force voit le jour. Elle se compose de deux batteries d’artillerie et quatre compagnies d’infanterie à Hobart auxquelles il faut ajouter une batterie d’artillerie et deux compagnies d’infanterie à Launceston soit une force respectable de trois batteries d’artillerie et de six compagnies d’infanterie.

En 1879 un régiment de cavalerie, le Tasmanian Light Horse est levé à Launceston. En 1880 l’ensemble est rebaptisé Local Forces of Tasmania, force divisée en deux divisions, une division défendant le nord et une autre le sud de l’île. Des unités d’appui sont mises sur pied ultérieurement mais le régiment de cavalerie est dissous, le droit d’élection des députés supprimé.

En 1893 une force auxiliaire de 1500 hommes est créée et trois ans plus tard le régiment comportait trois bataillons.

Le dépression économique du début de la dernière décennie du siècle (ouf) entraîne une réduction des budgets et donc des moyens accordés à la défense. L’infanterie est réorganisée en 1897 avec la création du Tasmanian Regiment of Infantry composé de trois bataillons. L’année suivante les fonds augmentent à nouveau ce qui permet de créer en 1899 un régiment d’infanterie monté ainsi qu’un corps médical.

Durant la deuxième guerre anglo-boer, une compagnie d’infanterie fût envoyée en Afrique du Sud en octobre 1899. Avec d’autres compagnies venues d’autres colonies australiennes il va former le 1st Australian Regiment. La compagnie rentre en Australie en décembre 1900. Une autre unité est envoyée en Afrique du Sud en février 1900, une unité d’infanterie montée, les Tasmanian Citizens Bushmen qui vont principalement opérer en Rhodésie et dans le Transvaal occidental. D’autres tasmaniens ont servit à titre individuel dans des unités britanniques.

Au 31 décembre 1900, la force tasmanienne alignait 113 officiers et 1911 sous-officiers et hommes du rang. Suite à son intégration au sein des forces du Commonwealth, le Tasmanian Mounted Infantry devient le 12th Australian Light Horse Regiment en 1903, régiment composée de trois bataillons.

Australie occidentale

Au début du XIXème siècle les britanniques s’affolent d’un projet d’établissement d’une colonie française dans la partie occidentale de l’île-continent. En décembre 1826, le 1st/39th Regiment arrive dans un lieu appelé King George Sound (détroit du roi George _George IV étant à l’époque roi de Grande-Bretagne et d’Irlande_) et l’année suivante une expédition prouve que les terres autour de la rivière Swan peuvent être mises en culture.

La Swan River Colony est mise sur pied en 1829 avec pour unité de défense un détachement du 63rd Regiment of Foot. Deux ans plus tard, le 1st/39th Regiment quitte sa zone de déploiement.

Tous les régiments britanniques déployés en Australie vont envoyer des détachements dans cette nouvelle colonie qui va ultérieurement prendre le nom de Western Australia. Parallèlement des détachements locaux sont levés, détachements connus sous le nom de Swan River Volunteers.

Théoriquement tous les hommes de 15 à 50 ans étaient tenus d’y participer si le besoin se faisait sentir mais le système était loin d’être parfait, les fonds manquaient et les volontaires souvent dispersés sur un immense territoire.

Au début des années 1850, une force de vétérans (anciens soldats démobilisés) est envoyée dans la colonie pour renforcer la petite garnison de soldats réguliers et pour assurer la garde des prisonniers (initialement la colonie de la rivière Swan devait être composée de colons libres mais le besoin de main d’oeuvre entraîna l’envoi de bagnards).

Les Swan River Volunteers sont reformés en 1860 mais leur vie est brève puisqu’ils cessent à nouveau d’exister en 1861. La même année, la garnison britannique quitte l’Australie occidentale mais le parlement autorise la création d’un corps de volontaire, corps comprenant environ 700 hommes (essentiellement des fantassins à pied et des fantassins montés). C’est l’acte de naissance de la Western Australian Volunteer Force, force principalement levée à Perth, Fremantle et Punjarra.

En 1862 c’est force des volontaires d’Australie occidentale se composait principalement des Perth Volunteer Rifles, des Fremantle Volunteer Rifles et des Pinjarra Mounted Volunteers. Les débuts sont difficiles, les moyens limités et en 1872 seulement 365 hommes peuvent être considérés comme aptes au combat.

La force est réorganisée en 1872. le 17 juin le Metropolitan Rifle Volunteers est créé avec des compagnies stationnées à Fremantle, Guildford, Albany, Geraldton, Northampton et York. La même année le West Australian Mounted Volunteers est transformé en unité d’artillerie hippomobile.

En 1874 les unités d’infanterie de Perth, Fremantle et Guildford sont amalgamés pour former le 1st Battalion, Western Australian Volunteers. L’entrainement et l’équipement s’améliore. En 1880 des unités d’infanterie montée sont mises sur pied à Bunbury et Perth, l’unité de vétérans créée au début des années 1850 est dissoute cette année là.

Vers 1884 les volontaires de la colonie sont regroupés dans cinq unités du niveau bataillon à savoir les Western Australian Volunteers, les Metropolitan Rifle Volunteers, les Albany Rifle Volunteers, les Geraldton Rifle Volunteers et les Fremantle Rifle Volunteers.

On compte 578 hommes en 1885 et 700 en 1890. L’entrainement s’améliore par la réalisation de camps d’entraînements régulier mais c’est loin d’être suffisant. En 1899 une unité d’artillerie est mise sur pied (Albany Volunteer Garrison Artillery) et la même année le 1er bataillon devient régiment avec trois compagnies stationnées respectivement à Perth, Fremantle et Guildford.

Des troupes venues d’Australie occidentale sont envoyés en Afrique du Sud pour participer côté britannique à la deuxième guerre anglo-boer (349 payés par la colonie et 574 par les fonds impériaux, 306 d’entre-eux continuant à combattre après la mise sur pied du dominion en janvier 1901).

Quand l’armée australienne voit le jour, la Western Australian Defence Force se composait d’un régiment d’infanterie montée, de deux batteries d’artillerie de campagne, de deux compagnies d’artillerie de forteresse et d’une brigade d’infanterie à cinq bataillons. Ces unités intègrent logiquement la nouvelle armée. Au 31 décembre 1900 on comprenait dans la colonie 135 officiers et 2561 sous-officiers et soldats.

Australie du Sud

La colonie d’Australie du Sud est la seule colonie de l’île-continent à être une colonie composée uniquement de colons libres. Elle est créée le 28 décembre 1836 et les troupes qui y sont déployées sont uniquement destinées à défendre la colonie et non à assurer la garde et la surveillance des convicts.

Cette force est très limitée avec dix-neuf Royal Marines affectés à la protection du gouverneur. Elle part en compagnie du premier gouverneur le 14 juillet 1838. La défense est désormais assurée par une force levée localement la Royal South Australian Volunteer Militia.

Cette milice des volontaires royaux d’Australie du Sud se compose d’une compagnie d’infanterie et de deux pelotons de cavalerie en 1840 mais elle est dissoute en 1851 après avoir été davantage une force papier qu’une force opérationnelle.

En 1854 le Militia Act est voté pour pouvoir lever une milice de 2000 hommes âgés de 16 à 46 ans mais cela ne débouche sur aucune réalisation concrète. Le 4 novembre 1854, une nouvelle South Australian Volunteer Militia est officiellement levée avec deux bataillons comprenant chacun six compagnies de cinquante à soixante hommes, ces bataillons étant connus sous le nom de Adelaïde Rifles. Cette force créée suite au début de la guerre de Crimée disparaît avec elle en 1856. Deux compagnies d’artillerie et quelques unités de cavalerie sont également mises sur pied.

Cette force de volontaires est reformée en 1859 et compte bien vite quatorze compagnies. Deux unités d’artillerie (Adelaïde Volunteer Artillery et Port Adelaïde Volunteer Artillery) sont également levées à cette époque. Le nombre de compagnies est bientôt porté à 45 compagnies (70 officiers et 2000 hommes), l’Adelaïde Regiment of Volunteer Rifles est créé le 26 avril 1860 mais dissous début 1866 et recréé en mai 1866.

Le 16 novembre 1867, le régiment est rebaptisé Prince Alfred’s Rifle Volunteers suite à la visite du duc d’Edimbourg en Australie mais à nouveau le régiment est dissous en raison du manque de moyens.

Un projet de réorganisation est proposé en 1870 avec deux bataillons de 500/600 hommes, deux batteries d’artillerie et quatre pelotons de cavalerie mais cela ne débouche sur rien de concret toujours en raison d’un manque de moyens.

Comme souvent la menace extérieure (en l’occurrence russe (sic)) pousse à l’investissement et au déblocage de budget. Finalement en mai 1877 une South Australian Volunteer Military Forces est remise sur pied avec dix compagnies regroupées au sein d’une unité appelée les fusiliers d’Adelaïde (Adelaïde Rifles). On passe bientôt à 21 compagnies et le 4 juillet 1877 un deuxième bataillon est créé, bataillon à l’existence éphémère puis-qu’après la fin de la guerre russo-turque, les 1er et 2ème bataillons fusionnent. Deux batteries d’artillerie sont levées à la même époque.

Le 2ème bataillon est reformé en 1885. A cette époque, la force de volontaires comprend 3195 officiers, sous-officiers et soldats. De nouvelles fortifications sont aménagées. Un troisième bataillon est levé en 1889 mais il est dissous en 1895. En 1897, les deux batteries sont regroupées au sein d’une unité du type brigade appelée la South Australia, Artillery Brigade.

Comme les autres colonies, l’Australie du Sud fournit des volontaires pour combattre aux côtés des britanniques dans la deuxième guerre anglo-boer. 1526 volontaires vont combattre dans le futur dominion sud-africain (1036 sous la bannière de l’Australie du Sud et 490 au sein de la force du Commonwealth).

Au 31 décembre 1900 soit à la veille de la naissance du Commonwealth of Australia on trouvait en Australie du Sud 135 officiers et 2797 sous-officiers et hommes du rang. Ces hommes vont intégrer la nouvelle armée australienne.

Le 1er bataillon devient le 10th Australian Infantry Regiment (Adelaide Rifles), le 2ème bataillon devient le South Australian Infantry Regiment. Les autres unités indépendantes sont également intégrées à l’armée australienne.

Victoria

En 1803 les britanniques tentent d’implanter une colonie à Port Phillip mais c’est un échec car le site n’est pas propice. Les colons doivent finalement rallier la terre de Van Diemen (future Tasmanie). Il faut attendre 1835 pour qu’une implantation permanente soit installée sur le site de la future ville de Melbourne.

La colonie est gouvernée directement depuis Sydney en 1840 avant que la colonie n’obtienne l’auto-gouvernement le 1er juillet 1851.

C’est au moment de la guerre de Crimée que de petits unités sont levées pour défendre la colonie contre une éventuelle attaque russe. Ces unités sont appelées Melbourne Volunteer Rifle Regiment et Geelong Volunteer Rifle Corps. Des unités de cavalerie, d’artillerie, du génie, des transmissions sont également levées, beaucoup étant financées par des fonds privés.

En décembre 1854 une révolte de mineurs d’or provoquée par une hausse des taxes nécessite l’intervention de troupes britanniques et de la police de la colonie de Victoria. Six soldats et trente-quatre mineurs sont tués. La fin de la guerre de Crimée en 1856 entraîne la suppression de nombre d’unités tandis que d’autres connaissent un sérieux déclin.

Néanmoins l’envoi des troupes britanniques basées en Australie combattre en Nouvelle-Zélande pousse le gouvernement de la colonie à envisager très sérieusement de disposer de sa propre force militaire. Un Volunteer Act est voté en 1863 pour permettre au gouvernement de la colonie de lever ses propres unités d’infanterie et d’artillerie.

Fin 1863 la colonie de Victoria compte treize compagnies d’infanterie, un régiment monté (Prince pf Wales Light Horse), une compagnie du génie et sept d’artillerie. En 1870 est levé le Victorian Permanent Artillery Corps pour armer les fortifications jusqu’ici armés par les troupes britanniques mais aussi pour entraîner les miliciens aux subtilités du tir. Quand les britanniques partent en 1871, la colonie dispose de 206 soldats permanents et de 4084 miliciens/volontaires.

En 1872 les unités d’infanterie sont regroupées en deux bataillons (un à Ballarat et un à Mount Alexander). En janvier 1879 on trouve 228 soldats permanents servant dans l’artillerie et 3202 volontaires (cavalerie, génie, artillerie et infanterie).

En 1880 les unités d’artillerie permanentes sont dissoutes mais sont recrées en 1882 sous la nouvelle désignation de Victorian Garrison Artillery Corps. Le système de volontaires est remplacé en 1884 par une milice partiellement payée (le paiement n’est assuré qu’avec un certain nombre de jours sous les drapeaux). En 1885 un régiment monté (Victorian Mounted Rifles) est levé pour améliorer la présence des autorités dans des zones isolées.

En 1888/89 une unité d’infanterie baptisée Victorian Rangers est également levée. Dix ans plus tard, une nouvelle unité baptisée Victoria Scottish Regiment est également formée.

Comme dans les autres colonies les moyens financiers n’étaient pas toujours suffisant pour obtenir une force militairement crédible. On manquait souvent d’armes, de munitions et même d’uniformes.

Des volontaires de la colonie vont participer comme les autres à la guerre anglo-boer aux côtés des britanniques. En terme de taille du contingent, la colonie Victoria fournit le deuxième derrière celui de la Nouvelle Galles du Sud avec 193 officiers et 3372 sous-officiers et soldats. Ils s’illustrent notamment durant la bataille de la rivière Elands en juillet 1900.

A la veille de la création du Commonwealth of Australia, les forces armées «victoriennes» regroupent 301 officiers et 6034 sous-officiers et soldats. Les unités sont naturellement intégrées dans la nouvelle armée australienne.

Queensland

La colonie du Queensland est la colonie la plus récente de l’île-continent. Elle voit le jour le 6 juin 1859 quand elle se sépare de la Nouvelle Galles du Sud. La volonté de créer une force militaire autonome est donc rapide à émerger après la naissance de la colonie.

Début 1860 une unité de fusiliers montés voit le jour bientôt associée à une petite unité d’infanterie et une petite unité d’artillerie, l’ensemble représentant à peine 250 hommes essentiellement basés à Brisbane et Ipswich. En 1867 une nouvelle unité d’infanterie est créée, le Spring Hill & Fortitude Valey Colunteer Rifle Corps.

En dépit d’un paiement partiel et de dons de terres, les forces militaires de la colonie restèrent très modestes avec seulement 415 hommes en 1876 répartis en deux batteries d’artillerie (Brisbane et Ipswitch), quelques sapeurs et six compagnies d’infanterie basées à Brisbane, Ipswich, Warwick,Rockhampton et Toowoomba. En 1878 les effectifs ont été multipliés par trois passant à 1219 hommes.

La force militaire défendant le Queensland sont réorganisées en différents unités avec trois régiments de milice (Morreton Regiment, Wilde Bay & Burnett Regiment, Kennedy Regiment) soutenus par trois unités de volontaires (Queensland Volunteer Rifles,Queensland Scottish Volunteers et Queensland Irish Volunteers).

En avril 1883 la colonie du Queensland annexe la partie britannique de la Papouasie. Cette annexion s’explique par les craintes de voir les allemands présenter une menace mortelle pour le détroit de Torres qui sépare l’Insulinde de l’île-continent.

En 1884 une batterie d’artillerie permanente est créée et en 1885 les unités du Queensland sont mobilisées de crainte d’une attaque russe alors que des tensions persistent entre Londres et Saint-Petersbourg (le fameux «grand jeu» cher à Kypling).

En 1891/92, les forces militaires du Queensland se composaient de 91 soldats permanents, 3133 miliciens et 841 volontaires soit un total de 4065 hommes. Néanmoins la crise économique de la fin du XIXème siècle entraine une sérieuse réduction des budgets et la dissolution d’un certain nombre d’unités.

250 hommes sont envoyés en juillet 1899 alors que les tensions ne cessent d’augmenter entre britanniques et boers. La guerre éclate le 11 octobre de la même année, 2152 queenslandais participent au conflit et après la naissance du Commonwealth, 736 hommes de cette ancienne colonie participèrent à un conflit qui s’acheva en 1902.

Au 31 décembre 1900 on comptait 291 officiers et 3737 sous-officiers et soldats soit un total de 4028 hommes qui intègrent l’armée australienne le 1er mars 1901, effectifs qui se répartissent entre trois régiments de milice à plusieurs bataillons, deux bataillons d’infanterie de milice et deux unités de volontaires (Queensland Rifles et le Queensland Teachers Corps)

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