Dominions (54) Afrique du Sud (19)

Les avions équipant l’armée de l’air sud-africaine

Chasseurs et chasseurs-bombardiers

Hawker Hurricane

Hawker Hurricane Mk IID 2

Hawker Hurricane Mk IID

Le Hawker Hurricane est le premier chasseur monoplan monomoteur de la RAF. Il est mis au point suite à l’appel d’offres F.6/34 qui demandait un chasseur monoplan armé de huit mitrailleuses.

La firme Hawker dessine un appareil construit selon le mode de construction classique de l’époque à savoir du bois entoilé avec des parties métalliques. Cette façon de construire les appareils était amené à vitre périmer l’appareil concerné à la différence du Spitfire construit dès l’origine tout en métal ce qui explique sa longue descendance.

Le prototype effectue son vol inaugural le 6 novembre 1935. Les essais se passent bien, les défauts correspondant essentiellement des «maladies de jeunesse». Un défaut structurel fût bien repéré mais ne pu être modifié qu’à partir du 61ème appareil de série.

Baptisé Hurricane le 26 juin 1936, il est produit à partir de ce même mois de juin, le premier appareil de série effectuant son vol inaugural le 12 octobre 1937. Les livraisons sont assez rapides puisqu’en septembre 1939 on compte dix-sept squadrons du Fighter Command équipés, le nombre passant rapidement à vingt-deux.

L’Afrique du Sud va équiper le N°1 Squadron de Hawker Hurricane Mk II en 1942. Seize appareils sont en ligne auxquels il faut ajouter vingt-quatre appareils en réserve. Ces avions sont vite déclassés et quand le second conflit mondial éclate en septembre 1948, les «hurri» ont été remplacés par des Spitfire Mk V nettement plus modernes.

Au moment du remplacement sur les quarante appareils livrés, il n’en restait plus que vingt-six en état de vol. Douze appareils sont conservés pour l’entrainement à la chasse, huit trop usés sont détruits et six conservés sous cocon. Les derniers Hurricane sont retirés du service en 1958 et démolis sauf deux conservés en l’état.

Hawker Hurricane trois vues 2

Caractéristiques Techniques du Hawker Hurricane Mk IIC

Type : chasseur-bombardier monoplan monomoteur

Masse à vide 2605kg en charge 3480kg maximale au décollage 3950kg

Dimensions : longueur 9.84m envergure 12.19m hauteur 4m

Motorisation : un moteur en ligne Rolls-Royce Merlin XX de 1185ch à 6400m

Performances : vitesse maximale 547km/h à 6400m distance franchissable 965km plafond opérationnel 10970m

Armement : huit mitrailleuses de 7.7mm Browning dans les ailes deux bombes de 500kg ou quatre de 250kg ou des roquettes.

Supermarine Spitfire

Supermarine Spitfire Mk V 9

Supermarine Spitfire Mk V

Elégant monomoteur à moteur Merlin, le Supermarine Spitfire («cracheur de feu») est le dernier appareil conçu par Reginald Mitchel qui décéda avant de voir le formidable succès de son appareil qui marqua les esprits dès son premier vol.

Le prototype (K504) décolle pour la première fois le 5 mars 1936. Aux commandes, le chef-pilote de Vickers Aviation qui en descendant de l’avion confia à des ingénieurs soucieux «Ne touchez à rien».

Les premiers appareils de série sont livrés à la RAF au printemps 1938, dix squadrons étant équipés en septembre 1939 quand éclate la guerre de Pologne ces unités ne sont pas toutes opérationnelles.

L’Afrique du Sud s’intéresse rapidement au Spitfire mais d’autres clients sont prioritaires ce qui fait que les Supermarine Spitfire Mk II destinés au N°2 Squadron n’arrivent qu’à l’automne 1941 et à l’hiver 1941/42.

L’Afrique du Sud décide ensuite d’acquérir le Supermarine Spitfire Mk V qui va rééquiper le squadron n°1 en remplacement des Hurricane puis le squadron n°2. D’autres unités de la RSAF vont le recevoir l’appareil.

Quand le second conflit mondial éclate, les squadrons n°1, n°2, n°13 et n°15 sont ou vont être équipés de «cracheurs de feu», opérant sur tous les fronts où sont engagés les unités sud-africaines. Le N°1 squadron remplace ses Spitfire par des P-51D avant d’être engagé en Birmanie, le squadron n°2 remplace ses Mk V par des Mk IX tout comme le squadron n°13. Le squadron n°15 vole sur Supermarine Spitfire Mk IX jusqu’à la fin du conflit.

Le P-51 Mustang étant choisit comme chasseur standard pour l’après guerre, les Spitfire usés et clairement dépassés sont retirés du service en 1958 et pour leur majorité feraillés.

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Caractéristiques Techniques du Supermarine Spitfire Mk V

Type : monoplace de chasse

Masse : à vide 2297kg en charge 3000kg maximale au décollage 3039kg

Dimensions : longueur 9.12m envergure 11.23m hauteur 3.86m

Motorisation : un moteur en ligne douze cylindres Merlin 45 développant 1470ch à 2819m

Performances : vitesse maximale 595 km/h distance franchissable 786km (1827km en configuration convoyage) Plafond opérationnel 11125m

Armement : Deux canons de 20mm et 4 mitrailleuses de 7.7mm. Peut également emporter une bombe de 227kg sous le fuselage ou deux de 113kg sous les ailes.

Curtiss P-40

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Curtiss P-40 

Le Curtiss P-40 est un monoplan à moteur en ligne destiné à remplacer le P-36 Hawk au sein des unités de l’United States Army Air Corps (USAAC).

Le Curtiss XP-40 décolle pour la première fois le 14 octobre 1938, le prototype étant en réalité le P-36A n°10 qui à troqué son moteur radial par un moteur en ligne. La mise au point est assez longue et on parvient à ce qu’on appelle un «honnête appareil».

En effet il était efficace à basse et moyenne altitude mais souffrait à haute altitude. Il y eu certes des progrès avec des moteurs plus puissants mais jamais les hautes sphères furent un domaine où il était à l’aise.

L’USAAC passe de nombreuses commandes en différentes versions (124 P-40A, 230 P-40B et 170 P-40C) mais la fin prématurée de la guerre de Pologne peut permettre un étalement des livraisons, étalement qui s’expliquait aussi par la priorité donnée à la France qui avait été la première à commander des Curtiss H-81. Le Warhawk est officiellement mis en service en mars 1940, la première commande de 524 exemplaires étant honorée en mars 1942. Tous les appareils ne sont naturellement pas en ligne, beaucoup étant stockés en dépôts.

En décembre 1942 une nouvelle commande est passée, 250 P-40D qui se distinguent des versions précédentes avec un moteur plus puissant, un nouveau blindage et un armement renforcé avec huit mitrailleuses de 7.62mm.

Cela va devenir une version majeure de l’appareil puisque 2250 exemplaires sont produits jusqu’en septembre 1947, le P-40E le remplaçant sur les chaines de montage, l’Echo se distingua du Delta avec un moteur plus puissant, un armement renouvelé (six mitrailleuses de 12.7mm) et la possibilité d’embarquer jusqu’à 907kg. 4500 exemplaires sont ainsi produits de septembre 1947 à septembre 1951 quand les premiers P-40F commencent à sortir des chaines de montage.

Durant le conflit bien que l’appareil soit déclassé, la production se poursuit avec de nouvelles versions comme le P-40F (1520 exemplaires), le P-40G (1200 exemplaires), le P-40H (570 exemplaires), le P-40I (2500 exemplaires), le P-40J (250 exemplaires), les P-40K et L (125 exemplaires chacun) et enfin le P-40M (250 exemplaires). La production s’arrête en septembre 1953 après la sortie de 13814 exemplaires !

L’Afrique du Sud s’intéresse à l’appareil en septembre 1948 pour équiper de nouvelles unités de chasse. En choisissant un appareil américain, Pretoria veut à la fois ne pas trop dépendre de la Grande-Bretagne mais aussi parce que l’industrie aéronautique britannique est saturée, débordée, surchargée de commande.

C’est la version P-40D qui est choisit pour équiper les squadrons n°5 et n°6 avant que le P-40E ne soit acquis pour armer le squadron n°16. Au total ce sont 240 Warhawk qui ont été livrés à l’Afrique du Sud.

Le squadron n°5 vole sur P-40 jusqu’à la fin du conflit, abandonnant ses P-40D pour des P-40F (il était prévu de les remplacer par des P-51 mais cela ne se fera finalement pas).

Le squadron n°6 remplace ses P-40 pour opérer en Birmanie par des P-47E alors que le squadron n°16 qui volait sur P-40E remplace ses appareils par des P-51D à l’automne 1953. Les Curtiss P-40 sont retirés du service à l’automne 1955 et feraillés.

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Curtiss P-40E

Caractéristiques Techniques

Type : chasseur monomoteur monoplan monoplace

Masse à vide : 2753kg en charge 3760kg maximale au décollage 4000kg

Dimensions : longueur 9.68m envergure 11.38m hauteur 3.76m

Motorisation : un moteur en ligne V12 Allison V-1710 de 1150ch

Performances : vitesse maximale 580 km/h vitesse de croisière 435 km/h distance franchissable 1100km plafond opérationnel 8800m

Armement : six mitrailleuses de 12.7mm Browning M-2AN avec 235 coups par arme dans les ailes, 907kg de bombes avec des projectiles de 110 à 450kg sur trois points d’attache.

North American P-51 Mustang

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Le nom de Pax Armada (paix armée par allusion à la Pax Romana) n’à pas été choisit au hasard puisque tous les grands pays investissent massivement dans le domaine militaire notamment en multipliant les projets d’avions de combat à la fois parce qu’on ne sait pas quel est le meilleur avion mais aussi parce les technologies aéronautiques évoluent très vite.

Les Etats-Unis n’échappent pas à la règle, la guerre de Pologne faisant office d’électrochoc en montrant l’état d’impréparation des forces armées américaines. Dans le domaine de la chasse, les P-35 et P-36 sont déjà dépassés mais leurs remplaçants sont sur le point d’entrer en service (P-40 Warhawk mais aussi P-47 Thunderbolt et P-38 Lightning).

En septembre 1943 l’USAAF se lance dans un projet de chasseur léger. Ce choix s’explique à la fois par la volonté de pouvoir produire l’appareil en très grand nombre mais aussi pour équiper des pays disposant de moyens financiers limités.

Ce projet ne dépasse cependant pas le stade prototypal. Le Bell XP-48, le Curtiss XP-49 ou encore le North American XP-50 ne seront jamais produit en série en raison d’un changement de priorité.

Un nouveau programme est lancé en janvier 1945 pour un chasseur à long rayon d’action pouvant être efficace aussi bien à basse qu’à haute altitude. Les demandes sont très élevées pour éviter que l’appareil ne soit dépassé à sa mise en service. On laisse une grande liberté aux constructeurs pour trouver des solutions innovantes.

North American propose son XP-51, Bell son XP-52, Curtiss son XP-53 et Boeing son XP-54. Deux prototypes sont commandés avant d’être évalués entre septembre 1945 et mars 1946. Bell et Boeing sont vites éliminés, ne laissant que Curtiss et North American.

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Le Fokker D.XXIII à inspiré le Curtiss P-53

La firme de Buffalo était tellement sure de son fait qu’elle avait proposé à NA de produire sous licence son P-53, un étonnant avion monoplace, fuselage bipoutre, ressemblant au Fokker D.XXIII.

Curtiss tombe donc des nues quand l’USAAF annonce le choix du XP-51 qui devient le P-51, recevant ultérieurement le surnom de Mustang. Le futur Mustang était un élégant chasseur monoplan à aile basse.

400 North Americain P-51A sont livrés entre juin 1946 et décembre 1947, 800 North American P-51B sont livrés entre janvier 1948 et mars 1950 soit 1200 appareils livrés avant l’entrée en guerre des Etats-Unis.

Les commandes explosent alors, le Mustang devant devenir le principal chasseur de l’USAAF surclassant peu à peu le P-40, seul le P-47 Thunderbolt parvient à tenir tête à ce véritable pur-sang.

2000 P-51C sont livrés entre mai 1950 et février 1951 portant le total à 3200 appareils qui sont livrés aussi bien à l’USAAF qu’à des armées de l’air alliées. Tout en produisant des Charlie, une nouvelle version baptisée P-51D est mise au point et commandée en très grande série (2400 exemplaires).

Le Delta se distingue aisément par une visière en bulle et surtout d’ailes universelles permettant différentes configuration d’armes (mitrailleuses de 7.62 et de 12.7mm, canons de 20 et 30mm), ces appareils étant livrés entre mars 1951 janvier 1952.

Ils sont suivis par 1800 P-51E livrés entre février et septembre 1952, cette version disposant toujours d’un cockpit-bulle mais l’aile universelle était abandonnée au profit d’une aile standard avec six mitrailleuses de 12.7mm sans compter un moteur plus puissant et différentes modifications de détail.

Nous sommes rendus à 7400 Mustang produits et ce n’est pas terminé puisque la puissante industrie américaine va encore produire 1200 P-51F, 400 F-6 (version reconnaissance et réglage de tir ) _tous livrés entre octobre 1952 et mai 1953_ suivis par 1600 P-51G (livrés entre juin et décembre 1953).

800 P-51H sont livrés entre janvier et juin 1954 suivis par 1200 P-51J livrés entre juillet 1954 et janvier 1955 et par 1600 P-51K livrés entre février et juin 1955 soit une production totale de 14200 exemplaires.

L’Afrique du Sud va sélectionner le P-51 début 1952, recevant des P-51D qui vont remplacer les Spitfire du squadron n°1 pour l’engagement en Birmanie. Le squadron n°16 remplace à l’automne 1953 ses P-40E par des P-51D. Au total ce sont 320 Mustang qui ont été livrés à la RSAF.

Le second conflit mondial terminé, la RSAF décide de faire du Mustang son chasseur standard au sein de trois squadrons de vingt chasseurs, les squadrons n°1, n°5 et n°16. Les appareils utilisés sont des P-51D et E, des appareils quasiment neufs puisqu’ils sont issus des surplus américains. Ces appareils vont rester en service jusqu’en 1960 quand ils sont remplacés par des chasseurs à réaction, des North American Sabre.

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Caractéristiques Techniques du North American P-51E Mustang

Masse : à vide 3465kg en charge 4175kg maximale au décollage 5490kg

Dimensions : longueur 9.83m envergure 11.28m hauteur 4.08m

Motorisation : un moteur en ligne Packard V-1650-7 de 1700ch

Performances : vitesse maximale 703 km/h vitesse de croisière 580 km/h distance franchissable (avec réservoirs supplémentaires) 2755km plafond opérationnel 12800m

Armement : six mitrailleuses de 12.7mm Browning AN/M2 avec 1840 coups, six à dix roquettes de 127mm ou 453kg de bombes

Republic P-47 Thunderbolt

Republic P-47D Thunderbolt 24

Si le Curtiss P-40 était destiné à remplacer le Curtiss P-36, le P-47 Thunderbolt allait être conçu pour remplacer le Seversky P-35. Si la descendance entre le P-36 et le P-40 était directe, celle entre le P-35 et le P-47 allait être plus tortueuse avec l’intermédiaire d’ avions totalement oubliés aujourd’hui, les Republic P-43 Lancer et P-44 Rocket.

Le premier nommé effectua son vol inaugural le 17 octobre 1939, fût commandé en série pour équiper deux groupes qui n’allait l’utiliser que de janvier 1941 à septembre 1943. Le second reprenait la cellule du P-43 avec un moteur en ligne, effectuant son vol inaugural le 4 mai 1941 et si il fût commandé en série ce ne fût que pour équiper deux groupes qui utilisèrent l’appareil que de janvier 1942 à juin 1944.

Deux projets nettement plus intéressants furent lancés. Si le premier à moteur en ligne (XP-45) ne dépassa pas le stade du prototype, le second à moteur radial baptisé XP-47 allait connaître la production en série moins à cause de ses performances que les moteurs en ligne étaient très demandés pour le P-40.

Le vol inaugural à lieu le 14 juin 1941, l’appareil étant commandé en série en janvier 1942 avec 250 P-47A qui sont livrés en mai permettant le retrait en juin des P-35 qui étaient à l’époque davantage des antiquités volantes que des appareils opérationnels.

La première commande est honorée en juin 1943. Elle est suivie dès mars 1943 par 250 P-47A et 350 P-47B (moteur plus puissant, armement renforcé, diverses modifications de détail), les 600 appareils étant livrés entre juillet 1943 et janvier 1945.

Cette commande est suivie par 1000 P-47C livrés entre mai 1945 et janvier 1948 ce qui porte le total à 1850 appareils commandés et/ou livrés mais seulement 480 en ligne.

En septembre 1948 la seconde guerre mondiale éclate, tout le monde est conscient que cette fois cela ne durera pas trois mois comme neuf ans plus tôt.

Les Etats-Unis restent neutres mais cela ne les empêchent de continuer à commander des chasseurs pour être prêts le jour où……. .

1200 P-47D sont commandés en septembre et livrés entre octobre 1948 et juin 1950 suivis par 2400 P-47E livrés entre août 1950 et septembre 1951, 800 P-47F livrrés entre octobre 1951 et juin 1952, 1200 P-47G livrés entre juillet 1952 et mars 1953, 2400 P-47H livrés entre avril et septembre 1953, 3600 P-47I livrés entre octobre 1953 et mars 1954 portant le total à 13450 exemplaires.

5200 P-47 sont encore commandés en février 1954 répartis entre 2400 P-47J, 1200 P-47K, 800 P-47L, 200 P-47M et 600 P-47N mais l’arrêt du conflit stoppe la production de nombreux appareils.

Résultat au lieu d’avoir 18650 Thunderbolt, on en trouvera nettement moins puisque seulement 1200 P-47J, 600 P-47K, 400 P-47L, 100 P-47M et 150 P-47N soit 2450 appareils sur 5200. Ce sont donc «seulement» 15900 P-47 Thunderbolt qui sont produits jusqu’à l’arrêt de la production en octobre 1954.

Un seul squadron de la RSAF va recevoir des Thunderbolt en l’occurrence le n°6 qui remplace ses P-40 par des P-47E avec lesquels il va combattre en Asie du Sud-Est à savoir en Birmanie (opération VAMPYR), en Thaïlande et en Indochine (opération OVERLORD).

72 appareils type Echo sont livrés à la RSAF et employés essentiellement pour la chasse-bombardement. D’autres Thunds vont être livrés, l’unité connaissant un fort taux d’attrition.

C’est ainsi que 120 P-47 (72 P-47E et 48 P-47G) sont livrés à la RSAF, une partie étant stockée en Afrique du Sud comme réserve stratégique. Comme à la fin du conflit il fût décidé de faire du Mustang le chasseur standard, les P-47 étaient devenus des surplus. Seulement 32 sont conservés stockés jusqu’en 1964 quand ils sont feraillés car obsolètes et inutiles.

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Caractéristiques Techniques du Republic P-47D Thunderbolt

Type : chasseur monoplan monoplace

Poids : à vide 4535kg en charge 5774kg maximal au décollage 7938kg

Dimensions : longueur 11m envergure 12.42m hauteur 4.47m

Motorisation : un moteur radial Pratt & Whitney R-2800-59B de 2600ch

Performances : vitesse maximale 697 km/h à 8839m distance franchissable 1290km au combat (2900km en convoyage), plafond opérationnel 13100m

Armement : huit mitrailleuses de 12.7mm Browning M2 (3400 coups), 1134kg de charge militaire

Bristol Beaufighter

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Bristol Beaufighter

Surnomé la «mort sifflotante» par les japonais, le Bristol type 156 Beaufighter était un bimoteur à aile basse qui allait connaître une carrière prolifique car utilisé dans de nombreux rôles : chasse-bombardement, chasse lourde, chasse de nuit et même bombardement-torpillage.

Il était issu du bombardier-torpilleur Bristol Beaufort (fait qu’il partageait avec le Beaumont) et conçu comme appareil intérimaire en attendant que le Westland Whirlwind soit fiabilisé.

On connait la suite : le Whirlwind allait être abandonné au profit de celui qui était censé assurer l’interim.

Le vol inaugural à lieu le 17 juillet 1939 et avant même ce vol 300 appareils sont commandés (si ça c’est pas de la confiance), un deuxième prototype décolle le 14 mars 1940 mais cette version à moteur en ligne Merlin sera vite abandonnée car l’appareil était sous-motorisé et instable. Deux autres prototypes décollent pour la première fois les 4 juin et 12 août 1940 d’abord pour la chasse lourde et la chasse-bombardement.

L’Afrique du Sud s’intéresse à l’appareil dès 1946 mais ce n’est qu’à partir de septembre 1948 que les appareils vont être officiellement commandés et livrés pour équiper trois squadrons, deux de chasse-bombardement (n°8 et 9) et un de chasse lourde (n°14) soit un total de quarante-huit appareils auxquels il faut ajouter quarante-huit autres appareils pour le volant de fonctionnement.

Les squadrons n°8 et 9 vont conserver le Be au’ jusqu’à la fin du conflit alors que le squadron n°14 va remplacer ses Beaufighter par des chasseurs bimoteurs monoplans De Havilland Hornet qui vont rester en service en soutien des Mustang jusqu’en 1963 quand ils sont retirés du service et feraillés.

Bristol Beaufigther TF Mk X

Caractéristiques Techniques du Bristol type 156 Beaufighter

Type : chasseur lourd bimoteur

Masse : à vide 6623kg maximale au décollage 9798kg

Dimensions : longueur 12.70m envergure 17.63m hauteur 4.83m

Motorisation : deux moteurs radiaux Bristol Hercules Mk XVI de 1670ch

Performances : vitesse maximale 536 km/h à 4755m Distance franchissable 2382km plafond pratique 8075m

Armement : quatre canons de 20mm à l’avant, six mitrailleuses de 7.7mm dans les ailes une mitrailleuse de 7.7mm dans le poste arrière

Equipage : deux hommes

De Havilland Hornet

De Havilland Hornet F Mk3

De Havilland Hornet. 

Le De Havilland DH.103 Hornet est un élégant chasseur bimoteur monoplace, un descendant du Mosquito. Il à été conçu pour remplacer également le Beaufighter ce qu’il ne fera qu’imparfaitement que ce soit au sein de l’armée de l’air britannique que de l’armée de l’air sud-africaine voir de sa cousine canadienne.

Le projet est lancé en septembre 1944. l’Air Ministry demandait un chasseur bimoteur où le rayon d’action primait sur la vitesse. Sans que l’on en parle ouvertement il semble que cet appareil devait principalement opérer dans le Pacifique où les distances étaient bien plus élevées qu’en Europe.

L’armement devait être puissant et surtout l’avion devait pouvoir embarquer un radar (les premiers exemplaires de radars aéroportés étaient à l’époque en cours de tests avec des performances prometteuses). La configuration équipage n’était pas limitée.

Fairey, Hawker, De Havilland et Boulton-Paul proposent des projets mais seuls Fairey et De Havilland allèrent jusqu’à la réalisation d’un prototype, l’Air Ministry passant commande deux prototypes pour chaque modèle, Fairey proposant son Goshawk et De Havilland son DH.103 Hornet.

Le Hornet va intéresser rapidement la France (sans le conflit il était prévu que la production soit rapidement lancée par Farman pour remplacer les Bréguet Br700C2 et Lockheed H-322 et tout cela à moyen terme) alors que le projet d’être finalisé.

Les quatre prototypes sont livrés au printemps 1945, deux pour le Fairey Goshawk (qui ressemble au Whirlwind) et deux pour le futur Hornet. Les deux premiers décollent respectivement les 7 juin et 21 septembre 1945, les deux derniers respectivement les 21 mai et 8 août 1945. En septembre 1946 le Hornet est choisit pour être produit en série mais deux ans après celle-ci pour des raisons industrielles n’à pas encore commencée.

L’Afrique du Sud s’intéresse à l’appareil à l’automne 1950 dans le but de remplacer les Bristol Beaufighter du squadron 14 qui ont connu leur baptême du feu dans les Balkans. Une première commande de quarante-huit appareils est passée en mars 1951 mais la production est perturbée par des problèmes d’approvisionnement puis par un incendie de l’usine De Havilland qui produisait l’appareil.

Finalement les premiers appareils sont livrés à l’automne 1951, le squadron 14 étant rééquipée à l’hiver 1951/52 avec vingt appareils laissant vingt-huit stockés à Candie en Crète hors de portée des bombardiers allemands.

L’appareil connait son baptême du feu au printemps 1952, opérant en mission de chasse lourde comme de chasse de nuit en profitant de la présence à bord d’un radar. Ils assuraient généralement des patrouilles à l’intérieur du dispostif ennemi laissant aux monomoteurs le front en lui même.

Le squadron 14 terminé la guerre dans le nord de la Yougoslavie. Il à perdu un total de douze appareils (six au combat et six par accident). La flotte est tombée à trente-six appareils mais rapidement complétée par la livraison d’appareils britanniques en surplus, faisant remonter le stock à 64 appareils.

L’unité reste opérationnelle en Afrique du Sud jusqu’en 1963 quand les Hornet sont retirés du service et l’unité dissoute.

De Havilland DH.103 Hornet 11.jpg

Caractéristiques Techniques

Type : Chasseur bimoteur monoplace

Masse à vide : (à vide) 6033kg (à pleine charge) 8886kg (maximale au décollage) 9480kg

Dimensions : longueur 11.18m envergure 13.72m hauteur 4.3m

Motorisation : deux moteurs douze cylindres en ligne Rolls Royce Merlin 133/134 de 2030ch entraînant une hélice quadripales.

Performances : vitesse maximale : 748 km/h à 6705m distance franchissable avec réservoirs auxiliaires 2414km plafond opérationnel : 10670m

Avionique : un radar ASH centimétrique en 3cm sur le NF Mk 21

Armement : 4 canons de 20mm Hispano Mk V avec 190 coups par canon dans la partie inférieure du nez. Deux bombes de 454kg ou 8 roquettes de 60 livres.

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