Dominions (51) Afrique du Sud (16)

Chars de combat

Avant-propos

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Tetrach I

En septembre 1948 les moyens blindés des United Defence Force (UDF) étaient assez limités avec quelques chars légers Vickers Mk VIII Tetrach II à canon de 6 livres en l’occurrence 39 exemplaires répartis en trois Independent Tank Company.

Ils étaient appuyés _si l’on peut dire_ par une poignée de chenillettes Carden Lloyd mais aussi des autos blindées Marmon-Herrington, des engins de conception nationale bien que le châssis soit fourni par Ford.

Comme l’Afrique du Sud avait décidé de mettre sur pied une division blindée il fallait acquérir un char moyen.

L’hypothèse de produire un blindé de conception nationale fût d’emblée écarté car cela aurait nécessité des investissements hors de portée de l’économie sud-africaine qu’ils soient temporels, financiers ou humains. Pretoria sera comme Wellington l’un des deux dominions à ne pas posséder de char national, dépendant de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis.

Reste maintenant à savoir quel modèle choisir. Pretoria étudia aussi bien des modèles français, britanniques, américains ou même canadiens et australiens. Après avoir commandé des lots supplémentaires de Tetrach II, elle sélectionna le char croiseur Mk VI Crusader et surtout le M-4 Sherman qu’elle complète avec quelques M-3 Lee pour l’entrainement.

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Cruiser Tank Mk VI Crusader

A la fin du conflit, l’Afrique du Sud met ses Tetrach à la feraille (usure et déclassement) tout comme les Crusader survivants, conservant les M-4A3 Sherman à canon de 76mm avant de les remplacer au sein de quatre bataillons blindés par un char médian de conception et de fabrication britannique, le char Centurion armé d’un canon de 20 livres (84mm) et qui modernisé (canon de 105mm, nouveau moteur) sera rebaptisé Olifant II. Il est toujours en service en 2019 bien que totalement dépassé mais l’Afrique du Sud peine à trouver le budget pour acquérir un char moderne.

Les chars en service dans les forces armées sud-africaines

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-Le char léger standard de l’armée sud-africaine est le Vickers Light Tank Mk VIII Tetrach II utilisé au sein des unités de reconnaissance.

Il s’agit d’une initiative privée, de la firme Vickers qui cherchait à offrir à l’armée britannique mais aussi à d’éventuels clients étrangers un char léger plus performant que les tankettes Carden-Loyd.

Ce projet initialement baptisé Purdah est lancé en 1937. Cela aboutit à un Vickers Light Tank Mk VII Tetrach I, un véhicule de 7.6 tonnes pouvant filer à 65 km/h avec un blindage de 14mm et un armement concentré dans une tourelle biplace (un canon de 2 livres et une mitrailleuse de 7.92mm Besa).

Le véhicule est testé en mai/juin 1938 puis adopté en septembre 1940, étant produit à 220 exemplaires qui sont livrés entre le printemps 1941 et avril 1942. Ces véhicules sont d’abord utilisés pour la reconnaissance au sein des Armoured Division puis au sein des Royal Marines, devenant le premier char amphibie britannique.

Du Mk VII naquit le Mk VIII Tetrach +, une version alourdie et améliorée du Mk VII. Ce véhicule est clairement issu de l’intense coopération entre la France et la Grande-Bretagne, la firme AMX effectuant un voyage chez Vickers pour partager leurs propres recherches et pour participer au développement d’un nouveau char léger.

Par rapport au Tetrach I, le Tetrach II (ex-I+) est plus gros (quasiment une tonne de plus), plus rapide et mieux armé avec un canon de 6 livres dérivé du canon antichar associé dans une tourelle biplace à une mitrailleuse Besa de 7.92mm. Ce choix de ce canon est un bon compromis pour un char léger destiné principalement aux unités de reconnaissance.

Le véhicule est mis en service au printemps 1946 au sein de l’armée britannique. L’Afrique du Sud est le premier pays étranger à le commander. 39 exemplaires sont ainsi commandés en octobre 1946 pour équiper trois Independent Tank Company, véhicules livrés entre mars et décembre 1947.

Une nouvelle commande massive est passée en septembre 1948, les livraisons n’ayant lieu qu’entre mars 1949 et juin 1951. Au final ce sont 188 Tetrach II qui vont être livrés à l’armée sud-africaine pour équiper les unités de reconnaissance des divisions d’infanterie et de la division blindée.

Chaque régiment de reconnaissance des divisions d’infanterie disposait d’un squadron de Tetrach, squadron disposant de 13 véhicules soit un total de cinquante-deux Tetrach II.

Le régiment de reconnaissance de la division blindée disposait lui de deux squadrons de 13 véhicules soit 26 Tetrach II auxquels il faut ajouter un troop de six Tetrach antiaérien (quatre mitrailleuses Besa de 15mm) et deux Tetrach de dépannage par peloton soit un total de trente-huit véhicules.

Ne pas oublier les deux bataillons indépendants de chars qui disposaient d’un troop de cinq Tetrach II au sein de l’escadron d’appui.

Cela nous donne sur le papier 100 véhicules en ligne auxquels il faut ajouter un volant de fonctionnement de 72 véhicules plus 16 véhicules utilisés pour l’entrainement soit un total de 188 véhicules.

Ce petit blindé va combattre partout où sera engagée l’armée sud-africaine des hauts-plateaux du Rif à la jungle birmane en passant par les sables de Palestine et les cols des Balkans.

Il restait 102 véhicules disponibles à la fin du conflit. Ils ont été progressivement retirés du service entre 1956 et 1960, l’armée sud-africaine préférant désormais des véhicules à roues pour cette mission de reconnaissance.

Caractéristiques Techniques du Tetrach II

Poids : 8.5 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 4.45m longueur de la caisse 4.30m largeur 2.50m hauteur 2.20m

Motorisation : un moteur essence Meadows 12 cylindres 180ch

Performances : vitesse maximale sur route 67 km/h vitesse maximale en tout terrain 48 km/h autonomie 220km

Blindage maximal : 15mm

Armement : tourelle biplace avec un canon de 6 livres (57mm) et une mitrailleuse Besa de 7.92mm

Equipage : trois hommes

-Le Tetrach II était un bon char léger de reconnaissance mais il n’était pas capable de mener à bien des missions de combat. Un char plus gros était nécessaire et après réflexion, l’Afrique du Sud sélectionne le Tank Cruiser Mk VI Crusader, un char rapide produit à 1500 exemplaires par la Grande-Bretagne entre 1941 et 1945.

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Un char Crusader à la sortie d’usine

Parmi ces 1500 exemplaires figure les véhicules destinés à deux bataillons blindés levés à l’automne 1948. Ils étaient initialement destinés à intégrer la future division blindée mais au final ils sont restés indépendants, les 1st and 2nd Independent Tank Batallion étant engagés dans l’opération GIDEON en Afrique de l’Est en soutien de l’infanterie sud-africaine ce qui est assez ironique pour un char croiseur censé percer et exploiter.

Ces deux bataillons disposaient de trois escadrons de dix-sept chars auxquels il fallait ajouter dix chars d’appui au sein de deux troop, ces chars d’appui troquant leurs canons de 57mm contre des obusiers de 3 pouces (76.2 pouces).

Cela nous donnait 102 chars en ligne auxquels il fallait ajouter 64 en réserve en Afrique du Sud pour compléter les bataillons existants ou pour un maintien de l’ordre intérieur musclé.

Ces deux bataillons vont opérer d’abord en Afrique orientale italienne puis traversant l’Océan Indien vont être engagés à partir de juillet 1952 dans l’opération VAMPYR, la contre-offensive alliée en Birmanie.

Si ailleurs le Crusader est déclassé, sur le théâtre birman il fait mieux que se défendre face à des chars japonais de qualité médiocre mais aussi fort peu nombreux. Un signe ne trompe pas : sur les 18 chars perdus durant cette campagne seulement 4 l’ont été par des chars nippons, les quatorze autres ayant été perdus par accident (cinq), par des canons antichars (six) et par des équipes antichars suicides (trois).

En ajoutant les pertes de la campagne d’Afrique de l’Est (20 chars), il ne restait plus fin 1952 que 128 chars de disponibles. Les Crusader sont remplacés par des Sherman en janvier 1953 à temps pour participer à l’opération OVERLORD en Thaïlande et en Cochinchine.

Les 84 Crusader sont regroupés dans un dépôt situé près de Rangoon. Après inspection, soixante-quatre véhicules sont cédés à la Chine, les vingt autres étant cannibalisés pour fournir le plus de pièces détachées, les épaves étant ensuite ferraillées.

Les 44 Crusader présents en Afrique du Sud ont été préservés dans un dépôt près de Bloemfontein jusqu’en 1966 quand ils ont été feraillés sauf une dizaine préservés dans des musées en Afrique du Sud ou à l’étranger

Caractéristiques Techniques du Tank Cruiser Mk VI Crusader

Poids : 20 tonnes

Dimensions : longueur 5.97m largeur 2.77m hauteur 2.24m

Motorisation : un moteur Nuffield Liberty 12 cylindres essence dévellopant 350ch

Performances : vitesse maximale 42 km/h sur route 24 km/h en tout terrain Distance franchissable 322km sur route 235km en tout terrain

Blindage : 45mm

Armement : tourelle triplace avec un canon de 6 pouces (57mm) alimenté à 70 coups associé à une mitrailleuse Besa de 7.92mm. Avec la mitrailleuse de caisse, elle se partage 4950 coups

Equipage : 5 hommes (conducteur, chef de char, tireur, pourvoyeur, mitrailleur de caisse)

-En commandant le Crusader, l’Afrique du Sud savait parfaitement qu’il était condamné à un rapide déclassement. Alors que les premiers Mk VI étaient en passe d’être livrés (il s’agissait de véhicules stockés par la Grande-Bretagne qui en avait produit 1500 exemplaires soit plus qu’il n’en faut), le gouvernement sud-africain s’interrogea sur l’identité de son successeur.

Renault G1R

Maquette du Renault G1R dans sa configuration initiale. L’Afrique du Sud étudia la possibilité d’en faire son char moyen standard mais hélas cela n’aboutit pas

Pretoria fit preuve d’un solide pragmatisme en étudiant des modèles français (Somua S-45, Renault G-1R) que britanniques (Cromwell) ou encore américains (M-3 Lee et M-4 Sherman). C’est ce dernier qui est choisit pour d’abord équiper la 6th Armoured Division (South Africa) en attendant les deux bataillons indépendants de chars.

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Tout en commandant des M-4, le gouvernement sud-africain accepta la proposition américaine de recevoir immédiatement des M-3 Lee pour entrainer les équipages sur un char relativement proche du futur char standard des forces blindées sud-africaines.

Le M-3 Lee est développé en remplacement du M-2 Medium Tank et adopté en novembre 1941 par l’US Army. Ce char était typique des conceptions des années trente avec un armement dual composé d’un canon de 75mm en sabord pour l’appui de l’infanterie et d’un canon de 37mm en tourelle pour la lutte antichar.

Ce char était donc pour ainsi dire dépassé dès sa mise en service mais heureusement pour les soldats américains il ne fût pas utilisé au combat contre les allemands, les seuls M-3 engagés l’étant aux Philippines où ils ne risquaient pas grand chose face aux rares chars japonais déployés sur ce théâtre d’opération.

L’Afrique du Sud récupéra 48 chars de ce type pour l’entrainement des hommes de l’unique division blindée nationale. Ils jouèrent donc un rôle de l’ombre mais un rôle important et jusqu’à la fin du conflit. En septembre 1954 il en restait 36 de disponible.

Tous les engins sauf six ont été feraillés.

Caractéristiques Techniques du M3 Lee

Type : char moyen

Poids : 27 tonnes

Dimensions : longueur 5.64m largeur 2.27m hauteur 2.64m

Motorisation : un moteur Wright Continental de 340 à 400ch

Performances : vitesse maximale 42 km/h distance franchissable 193 km/h

Blindage : 38-51mm

Armement : un canon de 75mm M2 ou M3 en sabord latéral avec 46 coups, un canon de 37mm M5 ou M6 en tourelle avec 178 coups Deux à Quatre mitrailleuses Browning M1919A4 avec 9200 coups

Equipage : Six hommes

-Comme nous venons de le voir le M-3 Lee était pour ainsi dire périmé dès sa conception. Sa configuration duale et son blindage boulonné étaient des technologies qui appartenaient clairement au passé.

Clairement l’avenir était un blindage soudé (pour éviter que les boulons ne soient projetés à l’intérieur du char avec les conséquences que l’on imagine aisément) avec une tourelle abritant un canon polyvalent antichar/antipersonnel.

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M-4 Sherman à canon de 76mm

Le projet qui allait donné naissance au M-4 Sherman est lancé au printemps 1943. Comme il n’y avait pas vraiment urgence, la mise au point fût assez longue puisque le véhicule est adopté sous le nom de M-4 Medium Tank en février 1945.

Deux régiments et deux bataillons indépendants devaient recevoir le char américain choisit par l’armée sud-africaine en octobre 1948.

Les deux régiments de chars disposaient chacun de trois escadrons de trois pelotons de huit Sherman soit un total de 144 Sherman pour la division. En conséquence l’armée sud-africaine passe commande d’un premier lot de 200 M4A1 auxquels il faut ajouter 12 véhicules de dépannage.

Ces 212 véhicules sont livrés entre mars 1949 et février 1950. Ils sont suivis par une nouvelle commande 150 M4A2 livrés entre mars et septembre 1950, une dernière commande de 250 M4A3 étant passée en juin 1950 pour des livraisons exécutés entre décembre 1950 et mai 1951.

Ce sont donc au total 612 Sherman qui ont été commandés et livrés aux unités sud-africaines. Le char à opéré d’abord dans les Balkans au sein de la 6ème division blindée puis en Thaïlande et en Indochine. Le second conflit mondial terminé, le Sherman devient le char standard jusqu’à son remplacement par le Centurion.

Caractéristiques Techniques du M4 Medium Tank «Sherman»

Type : char moyen

Poids : 30.3 tonnes

Dimensions : longueur 5.84m largeur 2.62m hauteur 2.74m

Motorisation : un moteur Continental R975 9 cylindres 400ch à 2400 t/minute ou pour le M4A4, un Chrysler A57 multibank dévellopant 470ch à 2700 t/min

Performances : vitesse maximale 40à 48 km/h distance franchissable 193km

Blindage : 93/118mm

Armement : un canon de 75mm M3 de 40 calibres avec 90 coups ou un canon de 76mm M1 avec 55 puis 71 coups; une mitrailleuse Browning M2 de 12.7mm avec 300 coups et deux Browning M1919A4 avec 4750 coups

Equipage : 5 hommes (chef de char, tireur, chargeur, conducteur et aide-conducteur)

Autos blindés et autres véhicules

Autos blindées

Les premiers véhicules militaires furent destinés à la reconnaissance. Il s’agissait tout simplement d’automobiles civiles armées d’une simple mitrailleuse. Ce n’est que progressivement que le blindage à fait son apparition donnant naissance à l’auto blindée ou en dans la langue de Shakespeare, l’armoured car.

Présente en petit nombre dans les différentes armées au début du premier conflit mondial, elle n’est que de peu d’utilité une fois le front figé, les autos blindées de l’époque ne pouvant quitter la route.

Après guerre les autos blindées sont toujours là, la cavalerie comprenant que pour survivre elle devait se motoriser et se mécaniser ce qui passait par l’acquisition d’autos blindées voir de chars légers.

L’Afrique du Sud ne fait pas vraiment exception même si la motorisation restera longtemps timide à la fois pour des raisons de coût mais aussi parce que la tradition militaire boer magnifiait le cavalier et son fusil.

Au début des années quarante néanmoins, le gouvernement de Prétoria décide d’acquérir une auto blindée moderne. Pour gagner en autonomie, décision est prise de la produire sur place ce qui est tout sauf évident tant tout est à créer.

Marmon Herrington armoured car 8

Marmon-Herrington

De cet effort va naitre la Marmon-Herrington, une solide auto blindée 4×4 conçue par l’Afrique du Sud à la fin des années trente. Cette mise au point s’inscrit dans la volonté du gouvernement sud-africain de pouvoir équiper son armée d’armes nationales et de diminuer sa dépendance vis à vis notamment de la Grande-Bretagne.

Ce n’était pas gagné car l’industrie sud-africaine était loin d’être capable de produire un véhicule automobile blindé. Voilà pourquoi une partie des éléments devaient être importés notamment le châssis, un châssis de camion Ford de 3-ton, la caisse étant dessinée et produite au pays.

Pour mieux gérer le programme, Pretoria confia le projet à une filiale sud-africaine de la compagnie américaine Marmon-Herrington d’où la désignation du véhicule.

L’armement était essentiellement fournit par la Grande-Bretagne (sauf la mitrailleuse Browning de fabrication américaine). Au final le projet était piloté par Marmon-Herrington avec le soutien de la compagnie ISCOR (South African Iron & Steel Industrial Corporation) pour toute la partie blindage.

La Marmon-Herrington Mk I fait ses premiers tours de roue au printemps 1940. Pour une première tentative c’est une réussite. Ce n’est certes probablement la meilleure armoured car du monde mais elle est parfaitement adaptée aux besoins sud-africains à savoir un véhicule robuste, simple et peu coûteux à utiliser.

72 Marmon-Herrington Armroured Car Mk I sont commandées en septembre 1940 et livrées entre janvier et mai 1941. Ces véhicules étaient propulsés par un moteur essence avec pour armement deux mitrailleuses Browning de 7.62mm en tourelle.

Jusqu’en 1948 ces véhicules vont être surtout utilisés pour le maintien de l’ordre et la sécurité de sites sensibles. Ces véhicules 4×2 sont pas vraiment utilisables en tout terrain mais n’était pas non plus totalement inapte.

Néanmoins en juin 1943 l’armée sud-africaine passe commande de 150 Marmon-Herrington Armoured Mk II. Par rapport au Mk I, cette version adopte un châssis 4×4, une caisse redessinée pour améliorer la tenue en terrain ouvert et surtout un tout nouvel armement.

Les mitrailleuses de 7.62mm sont remplacées dans une nouvelle tourelle par un canon de 2 livres et une mitrailleuse de 7.62mm Browning, une deuxième mitrailleuse prenant place dans la caisse aux côtés du conducteur. Ce modèle va remplacer les Mk I au sein de l’UDF, les véhicules étant livrés à l’armée entre septembre 1943 et juin 1944. Quant aux Mk I, ils sont stockés, utilisés pour l’entrainement ou revendus à des pays étrangers, les Pays-Bas en achetant 16 pour les envoyer en Indonésie et la Grèce en rachetant 32.

La production reprend en septembre 1948 pour une nouvelle version baptisée Marmon-Herrington Mk III. Elle dispose d’un châssis renforcé, d’un moteur plus puissant (partiellement conçu en Afrique du Sud), d’un blindage renforcé et d’un nouvel armement.

Dans une tourelle biplace, le chef de char et le tireur mettaient en œuvre un canon de 6 livres (57mm) et une mitrailleuse Browning de 7.62mm. Dans la caisse on trouvait le moteur tout à l’avant et derrière lui le pilote et le mitrailleur de caisse (avec une Browning de 7.62mm) qui sert également d’opérateur radio.

La production est lancée en janvier 1949, les premiers véhicules sont livrés au mois de février pour équiper en priorité les unités appelées à opérer incessament sous peu contre les italiens dans l’AOI.

Ce véhicule se montrera efficace au point que la Grande-Bretagne envisagera de l’adopter avant de finalement ne pas donner suite. 350 Marmon-Herrington Mk III ont été produites entre janvier 1949 et septembre 1951 avant qu’un nouveau modèle baptisé Mk IV ne soit produit jusqu’à la fin du conflit à 1200 exemplaires pour l’Afrique du Sud et l’export (voir ci-après).

Ce modèle marquait un retour à une auto blindée moins armée mais plus véloce. La tourelle biplace abritant un canon de 57mm et une mitrailleuse de 7.62mm était remplacée par une tourelle pouvant recevoir différentes combinaisons d’armement. Le changement était assez simple mais nécessitait quand même un atelier de campagne.

C’est ainsi qu’on trouvait des Mk IVA avec une mitrailleuse de 12.7mm et une mitrailleuse de 7.62mm _deux armes de la firme Browning_ , des Mk IVB avec un fusil antichar Boys et une mitrailleuse de 7.7mm, des Mk IVC avec deux mitrailleuses calibre .30 et enfin des Mk IVD avec un canon de 20mm et une mitrailleuse de 7.62mm, la mitrailleuse de caisse restant à son poste quelquesoit les versions.

Outre l’Afrique du Sud, les Pays-Bas et la Grèce d’autres pays vont acquérir cette auto blindée simple et robuste : l’Inde, la Nouvelle-Zélande, la Pologne libre, la Yougoslavie et la Belgique. Le second conflit mondial terminé, de nombreux véhicules furent cédés à des armées d’Amérique Latine, d’Asie ou d’Afrique.

L’armée sud-africaine elle à conservé ses Marmon-Herrington jusqu’en 1965 quand elles furent remplacées par des Eland, des autos blindées françaises AML fabriquées sous licence mais ceci est une autre histoire.

Caractéristiques Techniques

Type : auto blindée 4×4

Masse : 6.4 tonnes

Dimensions : longueur 5.51m largeur 1.83m hauteur 2.29m

Motorisation : moteur essence Ford V-8 de 95ch

Performances : vitesse maximale 80km/h distance franchissable 322km

Blindage : supérieur à 20mm

Armement : (Mk I) tourelle abritant deux mitrailleuses Brownng de 7.62mm (Mk II) un canon de 2 livres et une mitrailleuse de 7.62mm Browning, une mitrailleuse Browning de 7.62mm dans la caisse (Mk III) tourelle abritant un canon de 6 livres et une mitrailleuse de 7.62mm Browning, une mitrailleuse Browning de 7.62mm dans la caisse

Equipage : trois ou quatre hommes

-Aux côtés de la Marmon-Herrington, l’armée sud-africaine à utilisé deux autres modèles d’armoured car, deux autos blindées britanniques, les Morris Light Reconnaissance Car et Daimler Dingo.

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Morris Light Reconnaissance Car

La première est une autre auto blindée bon marché que l’Afrique du Sud va acquérir à soixante-quinze exemplaires produits (ou plutôt assemblés) sous licence en cas d’échec du projet Marmon-Herrington. Ces véhicules sont conservés en réserve jusqu’en 1952 quand ils seront envoyés dans les Balkans pour opérer sur un terrain où il se révéleront plus à l’aise que les lourdes Marmon-Herrington.

Ces véhicules Mk I étaient à l’origine des 4×2 mais elles furent modifiées au dépôt pour devenir des 4×4, anticipant sur la production de la Mk II, production réservée quasi-exclusivement à l’Australie.

Sur les soixante-quinze véhicules produits, seulement cinquante-quatre seront envoyés dans les Balkans et vingt et un conservés en Afrique du Sud.

Au combat elles se révéleront honnêtes sans performances exceptionnelles. Dix-huit navires seront perdues au combat ou par accident. Trente-six véhicules seulement seront rapatriés en Afrique du Sud à l’été 1954. Elles sont utilisées encore quelques années, stockées puis finalement ferraillées au milieu des années soixante sauf quelques véhicules conservés dans des musées en Afrique du Sud ou à l’étranger.

Caractéristiques Techniques de la Morris Light Reconnaissance Car

Poids : 3.7 tonnes

Dimensions : longueur 4.06m largeur 2.03m hauteur 1.88m

Motorisation : un moteur à essence Morris 4 cylindre dévellopant 72ch

Performances : vitesse maximale 80 km/h distance franchissable 385km

Blindage : 8-14mm

Armement : un fusil-antichar Boys 0.555 et un fusil-mitrailleur Bren 0.303 (Mk I) Les autos blindées sud-africaines à la fin du conflit avaient remplacé leurs armes d’origine par deux Browning M1919 de 7.62mm

Equipage : 2 ou 3 hommes

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Daimler Dingo

-La Daimler Dingo est une petite autos blindée de reconnaissance et de liaison. Elle à été mise au point à la fin des années trente et mise en service fin 1939 sous la désignation officielle de Car Scout Daimler Mk I mais plus souvent connue sous le nom Dingo, un chien sauvage australien.

L’Afrique du Sud va acquérir quelques exemplaires pour la 4th South African (Infantry) Division pour opérer notamment en Indochine où elle fût utilisée pour la reconnaissance et les liaisons. 48 véhicules produits en Australie sont envoyés directement sur zone, une poignée étant détruite par les japonais ou par accident.

Ces véhicules sont restés en Indochine cédés pour trente-deux d’entre-eux aux armées cambodgiennes et laotiennes après leur indépendance, formant la colonne vertébrale du parc motorisée de ses armées.

Caractéristiques Techniques du Daimler Dingo

Poids : 3 tonnes

Dimensions : longueur 3.18m largeur 1.715m hauteur 1.50m

Motorisation : un moteur essence Daimler de 55ch

Performances : vitesse maximale 89 km/h distance franchissable 320km

Blindage : 12mm sur les côtés 30mm frontal

Armement : un fusil mitrailleur Bren .303

Equipage : deux hommes

Autres véhicules

De tout temps les fantassins se sont demandés comment transporter les armes lourdes et les munitions. Pendant longtemps on employait des animaux de bat avec toutes les limites que cela posait notamment en milieu défoncé.

Le premier conflit mondial se termine sans qu’une solution satisfaisante ne soit trouvée. Ce n’est qu’au cours des années vingt-trente qu’un moyen mécanique performant fût trouvé sous la forme d’une chenillette capable de transporter des munitions et du ravitaillement voir de transporter et/ou de remorquer les pièces lourdes.

Universal Carrier Mk II

Universal Carrier Mk II

Inspirés des chenillettes Carden-Loyd, les Universal et Loyd Carrier vont faire également école en France, la Renault UE étant directement inspirée de la chenillette Carden-Loyd.
L’Afrique du Sud va donc acquérir en nombre relativement important des Universal Carrier, des «transporteurs universels» qui comme leur nom l’indique vont vite dépasser leur simple rôle de transport d’armes lourdes.

Après plusieurs modèles essayés par l’armée britannique, le modèle définitif est finalement trouvé avec deux membres d’équipage à l’avant, le moteur au centre et l’espace de chargement à l’arrière, un espace peu protégé ce qui rendait inconfortable son utilisation comme un véritable transport de troupes mais comme on dit «à la guerre comme à la guerre».

Si l’infanterie l’utilisait pour le transport de ses armes d’appui (mitrailleuses Vickers, fusil-mitrailleur Bren, mortiers), le remorquage des canons antichars de 2 et 6 livres, le transport de troupes (en dépit d’une protection faible de l’espace arrière), la cavalerie et les chars l’utilisait pour le transport de Scouts d’éclaireurs chargés de repérer les guets, les ponts, les éclaireurs étant intégrés aux unités de reconnaissance, utilisant parfois des motos side-car à la place des chenillettes.

Le génie va l’utiliser pour le transport des sapeurs, le transport du matériel de destruction, de franchissement, de minage et de déminage. L’artillerie va l’utiliser comme véhicule d’observation avancé.

A la différence des chenillettes Renault UE, les Universal Carrier sont toutes armées en l’occurrence un fusil mitrailleur Bren.

Le véhicule à été produit par la Grande-Bretagne, le Canada et l’Australie, utilisé également par la Grèce, la Chine, l’Argentine, le Brésil, les Pays-Bas et la Suisse.

Ce véhicule à donc opéré partout où se trouvaient les troupes sud-africaines : l’Afrique orientale, la Palestine, le Dodécanèse, la Grèce et les Balkans sans oublier la Birmanie, la Thaïlande et l’Indochine.

Ces véhicules n’ont pas fait une grand carrière une fois le second conflit mondial terminé en raison de leur déclassement et de l’usure.

Caractéristiques Techniques du Universal Carrier Mk I

Poids : à vide 3.19 tonnes en charge 3.75 tonnes

Dimensions : longueur 3.65m largeur 2.06m hauteur 1.57m

Motorisation : un moteur Ford 8 cylindres essence dévellopant 85ch

Performances : vitesse maximale 48 km/h distance franchissable 250km

Blindage : 7 à 10mm

Armement : un fusil-mitrailleur Bren le plus souvent. A cela s’ajoute les armes transportées (mitrailleuses, mortiers) ou remorquées (canons antichars).

-L’Armée sud-africaine va également utiliser différents modèles de camions et de véhicules légers qu’ils soient britanniques ou américains, l’armée sud-africaine engagée outre-mer étant entièrement motorisée même si nécessité faisant loin certains théâtres d’opération particulièrement difficiles verront l’utilisation d’animaux de bat (Balkans, Birmanie).

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CMP Field Artillery Tractor

-Le CMP Field Artillery Tractor est comme son nom l’indique un tracteur d’artillerie dont les origines sont canadiennes. Il est donc d’abord mis en service par les forces d’armées d’Ottawa avant d’être exporté en Grande-Bretagne et dans les armées d’autres dominions voir à l’étranger en l’occurrence l’Irlande.

Tout comme les autres armées des dominions, le ce véhicule 4×4 était principalement utilisé pour remorquer les canon-obusier de 25 livres mais aussi les canons antichars de 17 livres. La production ne cessera qu’en 1956, le modèle de base étant suffisamment bon pour que les modifications soit des modifications de détail. Le véhicule à été utilisé par l’armée sud-africaine jusqu’en 1966 quand il était à été remplacé par des camions de conception locale.

Caractéristiques Techniques

Masse : à vide 4898kg en charge 5987kg

Dimensions : longueur 4.29m largeur 2.286m hauteur 2.4384m

Motorisation : un moteur essence Chevrolet 6-cyl de 85ch

Performances : inconnues

Equipage : 1+5 passagers

Armement : aucun en temps de paix une fusil mitrailleur Bren ou une mitrailleuse Browning

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AEC Matador

-L’autre tracteur d’artillerie important de l’armée sud-africaine était l’AEC Matador disponible en version routière 4×2, en version tout-terrain 4×4 _versions appelées toutes les deux Matador_ et développée en version 6×6 sous le nom de Marshall, la version à six roues motrices se chargeant de remorquer les pièces les plus lourdes.

C’était principalement un tracteur mais les sud-africains effectuèrent des tests visiblement concluants d’utilisation du Matador comme canon automouvant avec un canon de 6 livres (57mm) tirant vers l’arrière, des tests dont on ne sait si ils ont été en lien avec une utilisation improvisée sur le champ de bataille.

En effet au cours de la campagne de Norvège, des unités antichars lassées d’être tournées par les unités allemandes plus mordantes et manœuvrières démontèrent les affûts de leurs canons antichars de 6 livres et les installèrent sur des Matador pour obtenir une pièce puissante et mobile.

Le Matador à également été développé en version ambulance, dépannage et transport de charges avec plateau déposable mais la production à été très limitée.

Caracteristiques Techniques

Masse : 7.03 tonnes

Dimensions : longueur 6.35m largeur 2.3876m hauteur 2.92m

Motorisation : un diesel AEC de 95ch

Performances : vitesse maximale 48 km/h

-Le Morris C8 “Quad” est utilisé principalement pour tracter les canons de 25 livres, la principale pièce d’artillerie de campagne britannique plus généralement du Commonwealth. Il était également utilisé pour tracter le canon antichar de 17 livres.

Chaque régiment d’artillerie disposait normalement de 36 Morris C8 Quad, vingt-quatre tractant un canon et un caisson à munitions, douze tractant deux caissons.

La mise au point du véhicule commence en 1937, les premiers véhicules étant livrés fin 1939 quand s’achève la guerre de Pologne. Une poignée de véhicule aurait réussit à passer en France mais ce n’est pas confirmé.

Outre le tracteur d’artillerie, des variantes ambulance, dépannage et transport de charges ont été mises au point.

Caracteristiques Techniques du Morris C8 “Quad”

Poids : 3.4 tonnes

Dimensions : longueur 4.489m largeur 2.21m hauteur 2.26m

Motorisation : un moteur essence Morris EH 4 cylindres de 70ch

Performances : vitesse maximale : 80km/h autonomie : 257km

Blindage : aucun

Equipage : un conducteur plus six passagers

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Scammel Pioneer

-Le Scammell Pioneer est un tracteur lourd routier 6×4 issu paradoxalement d’un véhicule tout-terrain destiné aux colonies britanniques pour un usage civil. Sorti en 1927, un exemplaire est acquis en 1932 pour servir de porte-char avec une remorque dédiée mais cet achat est sans lendemain.

Il faut attendre 1935 pour attendre que ce modèle soit commandé en série mais avec un moteur diesel en remplacement d’un moteur à essence.

Ce véhicule va servir principalement de tracteur d’artillerie lourde et de porte-char avec une remorque dédiée mais également de véhicule de dépannage lourd.

Des commandes régulières sont passées suivant l’augmentation des grandes unités blindées-mécanisées de la British Army. Ainsi en septembre 1948, 840 Scammell Pioneer sont en service dans les trois variantes sus-nommées et la production continue alors que le second conflit mondial à éclaté.

Caracteristiques Techniques du Scammell Pioneer

Poids : 8.4 tonnes

Dimensions : longueur du tracteur 6.70m (totale avec remorque 10.97m) largeur 2.87m hauteur 2.74m

Blindage : aucun

Motorisation : un moteur Gardner diesel de 102ch

Performances : vitesse maximale 35 km/h distance franchissable 850km

-Le Bedford QL était un camion cargo utilisé par l’armée britannique dès la guerre de Pologne mais également durant le second conflit mondial. C’est durant la période de la Pax Armada que l’Afrique du Sud à acquis ce camion en petit nombre pour des missions de transport et de servitude.

Véritable bête de somme de l’armée britannique et de celles du Commonwealth, il fût décliné en version cargo, citerne à carburant, citerne à eau, dépannage, poste de commandement, hôpital de campagne. La production était toujours en cours dans des versions améliorées en septembre 1948.

Caracteristiques Techniques du Bedford QLG

Poids à vide 3.277 tonnes en charge 6.985kg charge utile 3 tonnes

Dimensions : longueur 5.99m largeur 2.26m hauteur 2.54m

Motorisation : un moteur Bedford 6 cylindres essence dévellopant 72ch

Performances : vitesse maximale : nc Autonomie 250km

Equipage : un conducteur et jusqu’à onze passagers

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Bedford OY

-Le Bedford OY est un autre camion utilisé pour le soutien logistique, la guerre blindée-mécanisée nécessitant des quantités phénoménales de carburant, de munitions, de pièces détachées sans oublier les vivres. Comme d’autres camions, le Bedford OY à été décliné en différentes versions : cargo, dépannage, tracteur d’artillerie, camion citerne à eau, camion citerne à essence, camion-benne…. .

Mis en service en septembre 1939, il est toujours en service en septembre 1948 et toujours en production pour augmenter les stocks de véhicules mais également remplacer les premières pertes du conflit qui s’annonce nettement plus long et coûteux que la guerre de Pologne.

Le Bedford OYD était la version cargo alors que le OYC était la version citerne de ce véhicule qui existait également en version à empattement raccourci, le Bedford OX. Le OXD était la version d’usage général (en clair un camion cargo) alors que le OXC était destiné au remorquage de remorques porte-char, le Bedford OXA étant une version à cabine blindée.

Caracteristiques Techniques du Bedford OY

Poids : 6.5 tonnes

Dimensions : longueur 6.22m largeur 2.18m hauteur 3.09m

Motorisation : un moteur essence de 72ch

Performances : vitesse maximale 65 km/h distance franchissable 450km

-L’Armée sud-africaine à aussi acquis en plus petit nombre des camions américains pour compléter les camions britanniques qui s’usaient rapidement.

-L’armée sud-africaine à également utilisé ce qu’on à appelé des véhicules légers destinés à des missions de soutien qui les éloignaient normalement du champ de bataille.

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Austin K2

-La Austin K2/Y était une ambulance lourde utilisée par la British Army mais également par les différentes armées du Commonwealth. Elle était basée sur le châssis du camion léger Austin K30 avec une demi-cabine, le haut de la cabine solide étant remplacé par une bâche protégeant contre les intempéries mais pas vraiment contre la ferraille du champ de bataille. L’espace pour les blessés à été conçu par le Royal Army Medical Corps et mesure environ 2.6m de long 2m de large et 1.7m de haut.

Caracteristiques Techniques de l’Austin K2/Y

Poids : 3124kg (à vide)

Dimensions : longueur 5.49m largeur 2.26m hauteur 2.79m

Motorisation : un moteur essence Austin développant 60ch à 3000 tours par minute

Performances : vitesse maximale 80 km/h

Equipage : 2 ou 3 hommes 4 blessés allongés ou 10 assis

Outre la mission d’évacuation sanitaire, les véhicules étaient principalement utilisées au début du conflit pour le service général (transport et liaison), les missions d’état-major et les transmissions (véhicules radios).

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Humber Heavy Utility Car

-Le véhicule bon à tout faire des armées du Commonwealth et donc de l’armée sud-africaine était la Humber Heavy Utility Car, un véhicule 4×4 produit à partir de 1940 et entrant en service courant 1941. D’abord utilisé comme véhicule d’état-major, la Humber Heavy Utility Car fût décliné ensuite en version GS (General Service/Service Général) avec une cabine à deux places à l’avant et un plateau arrière pouvant recevoir 500kg de charge ou six hommes.

-Aux côtés de la Humber figure le camion de 8-cwt soit 400kg (de charge utile) avec un habitacle avant recouvert d’une capote et soit d’un plateau arrière ou d’un habitacle fermé, le premier utilisé pour la version GS et le second pour la version transmission (FFW Fitted for Wireless, radio).

-Tout comme pour les camions, l’Afrique du Sud compléta son parc par des véhicules légers américains fournis essentiellement par les firmes Dodge et Ford.

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