Dominions (46) Afrique du Sud (11)

Un entre-deux-guerre incertain (1918-1948)

Afrique du Sud 29.png

Drapeau de l’UDF 

Dans l’immédiat après guerre, l’investissement militaire est particulièrement réduit entre le coût des dégâts du conflit, les surplus militaires et le profond pacifisme de l’opinion publique.

L’Afrique du Sud n’échappe pas à la règle. Le sous-investissement chronique imposera ultérieurement un effort probablement plus important que si l’investissement avait été plus constant (mais ça c’est facile à dire avec plusieurs décennies de recul).

En 1922, le SA Defence Act Amendment n°22 réorganise la Permanent Force. A compter du 1er février 1923, elle se compose du corps d’état-major (Staff Corps), du corps d’instruction (Instructional Corps), du service naval, de l’artillerie de campagne (Field Artillery), du 1er régiment de fusiliers montés (1st Regiment Mounted Riflemen), de l’artillerie de garnison (Permanent Garrison Artillery), du corps du génie (Engineer Corps), de la force aérienne, du corps des services (SA Service Corps), du service médical (SA Medical Corps), du corps des munitions (Ordnance Corps), du Corp Vétérinaire (Veterinary Corps) et enfin du corps de l’administration, des paies et des affaires religieuses (Administrative, Pay & Clerical Corps).

Pour des raisons d’économies, une nouvelle réorganisation est mise en place dès 1926. le dernier régiment de fusiliers montés est dissous tout comme le quartier général de brigade de l’artillerie de campagne.

La Grande Dépression impose des compressions budgétaires et entraîne la dissolution de cinquante-six unités de la Citizen Force ainsi que la réduction du nombre de districts de 16 à 6. Si le Special Service Battalion est mis sur pied pour encadrer des jeunes sans emploi, le service naval est dissous.

En 1933, les différents districts sont rebaptisés et l’amélioration de la situation économique permet au ministre de la défense Oswald Pirow d’envisager la reprise des investissements et une nouvelle réorganisation des forces armées sud-africaines.

L’Armée de l’Air doit passer à sept squadrons et disposer de nouvelles bases à Waterkloof, Bloemfontein, Durban et Youngsfield mais rien n’est réalisé quand éclate la guerre de Pologne à la différence de l’augmentation des moyens de l’Active Citizen Force qui passe de huit à vingt-quatre unités (douze en ville et douze en milieu rural).

L’engagement de l’Afrique du Sud dans la guerre de Pologne fait voler en éclat la coalition gouvernementale même si ironie de l’histoire le conflit se termine avant même le début d’un engagement sud-africain.

Comme au Canada, ce conflit est un électrochoc. Les faiblesses et les carences sont innombrables entre des soldats peu motivés, mal équipés et mal entraînés. Il faut d’urgence investir et ce que va faire le gouvernement sud-africain au travers du National Defence Act de 1940.

Il s’agit de moderniser l’UDF, d’adapter ses structures et surtout d’améliorer l’équipement ce qui passe par l’achat d’équipements à l’étranger mais aussi le lancement de commandes nationales pour permettre la mise en place d’une petite industrie de défense pour rendre Pretoria moins dépendant de Londres.

Six commandements territoriaux sont mis sur pied disposant d’unités indépendantes notamment en ce qui concerne l’artillerie, le génie ou les service. On trouve également des brigades d’infanterie (un temps on à envisagé de lever des divisions avant d’y renoncer visiblement pour des raisons de coût).

Toujours en raison d’un coût élevé, l’idée de professionnaliser une bonne partie des effectifs sur le modèle britannique est rapidement abandonnée. La Permanent Force va voir ses effectifs et ses moyens augmenter mais uniquement dans le domaine des services et des armes d’appui (artillerie, génie), laissant à l’Active Citizen Force le gros du boulot notamment pour les unités d’infanterie.

On assiste ainsi à un renforcement des contrôles dans le domaine de la conscription où les modalités du service militaire sont appliquées de manière rigoureuse ce qui s’explique également par une baisse du nombre de volontaires. De généreuses primes de réengagement poussent nombre de conscrits à se réengager dans le régiment où ils avaient effectué leur service.

Au printemps 1941, la partie terrestre des UDF est organisée de la façon suivante :

Cape Command (Commandement de la Région du Cap, QG The Castle,Cape Town,Province du Cap)

Permanent Force : Cape Detachment du Special Service Battalion, une unité de soutien composée de natifs et de métis, une batterie d’artillerie antiaérienne, un état-major de brigade d’artillerie côtière avec une section du génie, une section de transmissions, deux batteries lourdes et deux batteries médiums, un train blindée, une unité d’artillerie (Cape Field Artillery).

Active Citizen Force : 3ème brigade d’infanterie et 8ème brigade d’infanterie

Eastern Province Command (Commandement de la Province orientale, QG East London, province du Cap)

Permanent Force : Deux batteries d’artillerie lourde, les 5th et 6th Heavy Battery, South African Permanent Garrison Artillery

Active Citizen Force : 2ème brigade d’infanterie

Natal Command : (QG : Durban, province du Natal)

Permanent Force : Une compagnie du Royal Durban Light Infantry, un bataillon du Special Service, deux batteries d’artillerie lourde, les 3rd et 4th Heavy Battery,South African Permanent Garrison Artillery

Active Citizen Force : un régiment d’artillerie, le Natal Field Artilley (trois batteries), la 1st Infantry Brigade et la 7th Infantry Brigade

Orange Free State Command : (Commandement de l’Etat Libre d’Orange QG : Bloemfontein)

Permanent Force : Un bataillon de pionnier

Active Citizen Force : un régiment d’artillerie, le Oranje Vry Staat Veldartillerie à deux batteries, la 4th Infantry Brigade et le Kimberley Regiment

Robert’s Heights and Transvaal Command : (QG : Robert Heights, Transvaal)

Permanent Force : un Special Service Battalion, l’Ecole d’artillerie, un dépôt d’artillerie, un train blindé rattaché à la South African Permanent Garrison Artillery

Active Citizen Force : 1st Field Survey Company, South African Engineer Corps et la 6th Infantry Brigade

Witwatersrand Command : (QG Johannesburg,Transvaal)

Permanent Force : aucune force

Active Citizen Force : un régiment d’artillerie à deux batteries, le Transvaal Horse Artillery et deux brigades d’infanterie, les 5th Infantry Brigade et 9th Infantry Brigade

-Defence Rifle Association (Commandos)

-The Transvaal Defence Rifle Association

-The Natal Defence Rifle Association

-The Orange Free State Defence Rifle Association

-The Cape Defence Rifle Association

A ces neuf brigades d’infanterie dépendant directement des commandements, l’Active Citizen Force dispose de trois autres brigades d’infanterie qui dépendent directement de l’état-major général de l’UDF. Il s’agit officiellement d’une réserve stratégique mais dans les faits il s’agit d’une force destinée à des missions de sécurité intérieure et de répression des émeutes.

Les moyens vont peu à peu augmenter durant les années précédant le second conflit mondial. De nouvelles unités sont levées, d’autres sont amalgamées. L’entrainement est amélioré tout comme l’équipement.

Pour gagner en autonomie, une industrie de défense est peu à peu mise en place. Il s’agit de produire sous licence le maximum de choses pour diminuer la dépendance vis à vis de la Grande-Bretagne notamment en temps de guerre.

C’est ainsi que Pretoria sera capable de produire sous licence des armes de poing (pistolets, revolver et pistolets mitrailleurs), des armes longues (fusil) et des armes collectives (fusils mitrailleurs, mitrailleuses, mortiers légers).

Bren LMG Mk I

Bren Light Machine Gun Mk I. L’Afrique du Sud à produit l’arme sous licence

Quelques pièces d’artillerie légère sont produites dans le domaine antichar et antiaérien mais l’Afrique du Sud renoncera à produire en entier des pièces d’artillerie de campagne et d’artillerie lourde, se contentant de l’assemblage de sous-ensembles.

Dans le domaine des véhicules, on produira quelques véhicules légers y compris blindés mais l’Afrique du Sud renonce à produire des chars de combat, les investissements se révélant être trop importants.

Un National Defense Act est voté en mars 1946. C’est ce texte qui va organiser l’UDF qui va perdre sa composante aérienne qui va devenir indépendante.

L’Union Defence Force devient donc une véritable armée de terre au sens strict avec toujours une Permanent Force et une Active Citizen Force auxquelles il faut ajouter une force de réserve, une Non-Permanent Force et une Military Labor Force qui regroupe des unités de natives et de métis pour des travaux de terrassement et d’aménagement. Les différents commandements régionaux sont toujours là.

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