Dominions (42) Afrique du Sud (7)

Les navires de la Royal South African Navy (RSAN)

Destroyers type V & W

HMS Wakeful

Le HMS Wakeful (H-88)

Navires légers à l’origine, les destroyers ne cessent de prendre du poids. La barre symbolique des 1000 tonnes est ainsi approchée dès les années 1910 et celle des 1500 tonnes sera atteinte dès la fin du premier conflit mondial.

Parmi les pays concernés par cette inflation figure la Grande-Bretagne qui à la fin du conflit met en service une série de grands destroyers regroupés sous le terme global de «V&W». 107 navires étaient initialement prévus mais «seulement» soixante-sept navires seront mis en service en raison de l’Armistice.

Ces navires fixent pour plus de quinze ans l’architecture du destroyer classique tel qu’il avait la préférence des amiraux britanniques : un long gaillard d’avant, un bloc-passerelle ramassé, deux cheminées, des pièces superposées deux par deux.

Un certain nombre de navires étaient encore en service en septembre 1939, la majorité transformés en escorteurs bien que dépendant toujours de Destroyer Flottilla (tout comme leurs successeurs de type Hunt).

En septembre 1948, ils ont tous été désarmés de la Royal Navy et démolis sauf deux exemplaires transférés à la Royal South African Navy pour permettre à cette jeune marine de former les équipages nécessaires aux Hunt IV qu’elle va mettre en œuvre en attendant les type S.

Les deux navires en question sont donc les Wakeful et Wryneck qui font partie des destroyers n’ayant pas bénéficie de beaucoup de modifications. Transférés en septembre 1947 ils subissent en revanche une véritable transformation pour devenir davantage des escorteurs que de de rester des destroyers.

Une fois les travaux terminés, les HMSAS Wakeful et Wryneck étaient armés de deux canons de 120mm, un canon de 76.2mm antiaérien, quatre canons de 20mm Oerlikon et des grenades ASM.

Ces navires ne devaient pas servir au combat mais en septembre 1948 le second conflit mondial éclate, obligeant les vétérans à reprendre du service. Ils vont participer à des patrouilles anti-raiders et des escortes de convois.

La mise en service des quatre Hunt IV permet à ces navires de quitter le service actif. Le HMSAS Wryneck est désarmé en mars 1950, son sister-ship Wakeful l’est en septembre 1950. Le premier est transformé en ponton-caserne et le second en ponton-atelier, les deux pontons mouillant à Durban.

Ils vont être utilisés jusqu’en 1967 quand suite à une tempête, les deux vétérans finissent par sombrer. Ils sont relevés, hâtivement réparés et coulés comme cible lors d’un exercice commun aux marines britanniques, américaines et sud-africaines.

Caractéristiques Techniques des type W

Déplacement : standard 1100 tonnes pleine charge 1850 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 95.1m largeur 8.15m tirant d’eau 3.43m

Propulsion : turbines à engrenages et de quatre chaudières Parsons dévellopant 40000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 34 noeuds distance franchissable 3500 miles nautiques à 15 noeuds

Armement d’origine : quatre canons de 120mm en affûts simples, un canon de 76.2mm, deux Pom-Pom et deux plate-formes triples lance-torpilles de 533mm

Les deux destroyers sud-africains disposaient de deux canons de 120mm («A» et «Y»), un canon de 76.2mm en position «X», quatre puis huit canons de 20mm Oerlikon en afûts simples, une plate-forme triple lance-torpilles et des grenades anti-sous-marines

Equipage : 164 officiers et marins pour les Admiralty modified W class.

Destroyers type Hunt IV

HMS Brecon (L-76)

Un destroyer léger type Hunt IV

En septembre 1939 la marine britannique disposait à la fois de destroyers d’escadre (flottilla destroyer) et d’escorteurs. Il manquait cependant un navire intermédiaire capable d’escorter les convois mais aussi si nécessaire de combattre au canon et à la torpille. C’est l’acte de naissance des Hunt britanniques.

C’est l’acte de naissance des Hunt qui vont être construits avant-guerre en trois séries, les Hunt I (vingt-trois navires en service en 1942/43), les Hunt II (neuf navires mis en service en mai 1943) et les Hunt III (dix navires mis en service en octobre 1946).

Quand le second conflit mondial éclate, douze navires ont été commandés. Sur ce total, huit seront conservés par la Royal Navy et quatre cédés à la marine sud-africaine. Seize autres type IV seront commandés dans le cadre du War Emergency Programm.

Les Hunt étaient des navires d’environ 1000 tonnes disposant de six canons de 102mm en trois tourelles doubles, d’une DCA légère, de tubes lance-torpilles et bien entendu de charges de profondeur.

Les HMSAS Mogersfontein et Stormberg sont mis en service le 27 octobre 1949 en arrivant en escorte d’un convoi venu des îles britanniques. Leurs deux sister-ship, les HMSAS Kambula et Ulundi sont mis en service le 21 février 1950.

Le Mogersfontein et le Ulundi participent avec le Transvaal à l’opération GIDEON. Basés à Monbassa, s’appuyant également sur Aden, Diego Suarez et Djibouti pour se ravitailler. Ils vont assurer le blocus des côtes de la Somalie italienne (dont les eaux sont minées), tirant également contre-terre pour neutraliser des batteries côtières ou pour appuyer les troupes au sol.

Il y eut également quelques affrontements antisurface mais pas contre la flottille italienne de la mer Rouge qui bloquée en Erythrée sera détruite par l’aviation et par des navires français et britanniques.

Les navires coulés par les destroyers sud-africains étant des cargos, des pétroliers ou des navires de pêches réquisitionnés par les italiens pour des tâches paramilitaires.

La campagne d’Afrique orientale terminée, les trois destroyers sud-africains vont rallier Aden pour traquer des raiders allemands. Aucun forceur de blocus ni croiseur auxiliaire ne sera intercepté, les différentes alertes se révélant infructueuses.

Le 18 juillet 1952, les britanniques lancent l’opération VAMPYR, une offensive majeure en Birmanie pour libérer leur colonie de l’emprise japonaise.

Les combats sont violents, sans pitié (on ne compte plus le nombre d’exactions diverses, d’exécutions de prisonniers, de civils martyrisés) mais aboutissent à une victoire alliée qui au début du mois de septembre on pu libérer le futur Myanmar de l’emprise japonaise.

Cela améliore le ravitaillement de la base française installée à Dien-Bien-Phu, les avions la ravitaillant décollant d’Inde, survolant la Birmanie, le Laos avant d’arriver dans la cuvette.

La marine sud-africaine participe au blocus des ports de Birmanie, appuyant les troupes au sol en profitant d’un tirant d’eau limité qui permettait au navire de s’approcher davantage des côtes.

Les quatre Hunt sud-africains vont être engagés dans cette campagne, campagne qui sera fatale au Ulundi victime d’un sous-marin japonais. Le 14 août 1952 alors qu’il effectuait une patrouille de blocus, une explosion frappe le destroyer sud-africain.

On pense d’abord qu’il à heurté une mine mais en réalité c’est un sous-marin japonais qui en lançant une torpille à frappé le navire qui à perdu sa proue jusqu’à la tourelle avant de 102mm.

Le navire est ensuite victime d’une terrible explosion (vraisemblablement les munitions) qui coupe le navire en deux, ne laissant qu’une poignée de survivants heureusement récupérés rapidement.

Les autres navires retournent en Afrique du Sud en printemps 1953. Ils assurent des escortes de convois et des patrouilles de sécurisation dans le sud de l’Océan Indien et dans l’Atlantique.

Entre avril et septembre 1954, les Transvaal et Mogersfontein sont envoyés dans le Golfe d’Aden pour l’opération GIDEON II, la mise en place d’une administration de transition en Somalie italienne et en Erythrée. Ils assurent le soutien d’une brigade sud-africaine déployée dans la région jusqu’en 1960.

Le Mogersfontein est désarmé en septembre 1959 et démoli en 1961, le Stormberg quitte le service actif en mars 1961 (coulé comme cible en 1963) et le Kambula en septembre 1963 (démoli au printemps 1964).

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1194 tonnes pleine charge 1586 tonnes

Dimensions : longueur 90.22m largeur 9.6m tirant d’eau 3.51m

Propulsion : turbines à engrenages, deux chaudières à vapeur Admiralty 19000ch deux hélices

Performances : vitesse maximale 26 nœuds distance franchissable 1175 miles nautiques à 25 nœuds

Armement : six canons QF 4 Inch Mark XVI (102mm) en trois affûts doubles Mk XIX (un avant et deux arrières), Un affût quadruple Pom-Pom, deux canons de 20mm et quatre mitrailleuses de 12.7mm en affûts doubles, trois tubes lance-torpilles de 533mm en une plate-forme triple, quarante grenades anti-sous-marines avec deux projecteurs et un rail axial

Durant le conflit, la DCA est renforcée, les trois Hunt IV survivants disposant en septembre 1954 de huit canons de 40mm Bofors en quatre affûts doubles et six canons de 20mm Oerlikon en affûts simples.

Equipage : 170 officiers et marins

Destroyers classe S

HMS Scourge (G-01).jpg

Un destroyer type S de la marine britannique

En septembre 1948, les britanniques construisaient huit destroyers type Q pour remplacer les type D mis en service dans les années trente. Aucun «Q» n’est en service quand les premières bombes allemandes tombent sur Copenhague et Oslo.

Avant même le vote d’un War Emergency Programm (WEP), seize nouveaux destroyers sont commandés, seize type Q, huit à canons de 120mm et huit à canons de 114mm, ces derniers formant le type R.

Ces deux classes forment les premières et deuxièmes flottilles d’urgence. Elles sont suivies par seize autres navires, formant les troisièmes et quatrièmes flottilles d’urgence, la première étant formée par la classe S et la seconde étant formée par la classe T.

A la même époque, l’Afrique du Sud décide de commander deux destroyers type S. Il semble qu’il à été envisagé que deux type S de la RN soient armés par des équipages sud-africains mais il aurait fallu qu’ils soient engagés en mer du Nord ou en Méditerranée ce que refusèrent les sud-africains.

Les HMSAS Transvaal et Natal sont mis en service en juin 1950, arrivant à Simonstown le 21. Ils vont s’entraîner avec les Hunt IV en vue notamment de l’opération GIDEON dont le déclenchement était iminent.

Au programme des entraînements : patrouilles anti-raiders, escortes de convois, détection de champs de mines, combat antisurface, bombardement littoral, appui-feu des troupes…….. .

Si le Natal reste en Afrique du Sud pour des escortes de convois et des patrouilles anti-raiders, le Transvaal est engagé dans l’opération GIDEON.

Durant cette campagne, le Transvaal est le navire-amiral du dispositif sud-africain, assurant le commandement et le contrôle du blocus sud-africain des ports de la Somalie italienne, ouvrant le feu sur toutes les cibles qu’elles soient navales, aériennes et terrestres. Il est endommagé légèrement à plusieurs reprises.

Il est ensuite déployé à Aden pour des patrouilles anti-raiders avant d’être engagé dans l’opération VAMPYR, l’offensive britannique en Birmanie. Elle est déclenchée le 18 juillet 1952, l’offensive étant terrestre avec un volet amphibie limité.

Le HMSAS Transvaal participe au blocus des ports birmans et ce jusqu’au 7 août 1952. Ce jour là il couvrait un raid du 2nd South African, Royal Marines Batallion contre un aérodrome japonais.

Alors qu’il tirait des obus fumigènes et explosifs pour couvrir l’exfiltration des marines sud-africains, il est surpris par des bombardiers japonais qui lâchent trois bombes.

Le navire coupé en trois coule tellement rapidement qu’il ne laisse que 95 survivants sur 225 officiers, officiers mariniers et marins.

Son sister-ship Natal effectue des patrouiles anti-raiders dans l’Atlantique Sud et dans l’Océan Indien, interceptant deux forceurs de blocus venus du Japon mais les Saarübung et les Oder-Neisse se sabordant avant que des marins sud-africains puissent les récupérer.

Il connait véritablement son baptême du feu en juillet 1952 lors de l’opération VAMPYR, étant endommagés à plusieurs reprises par le souffle de bombes tombées à proximité ainsi que de l’explosion d’un transport de munitions dans le port de Rangoon.

Survivant à l’opération VAMPYR, le destroyer léger retourne en Afrique du Sud au printemps 1953 pour reprendre de monotones patrouilles guère emballantes pour l’équipage.

Le HMSAS Natal est modernisé entre septembre 1957 et mars 1958 à Simonstown. Il subit une remise en état complète de sa coque et de sa propulsion (on envisage un temps de remplacer les turbines à engrenages et les chaudières par des diesels avant de renoncer en raison d’un coût prohibitif), les locaux-vie et les locaux-opérations sont totalement refondus, l’électronique (radars et sonar) est modernisée, l’armement modifié.

Les canons de 114mm I et IV sont conservés, la pièce de 114mm II est remplacée par un lance-roquettes ASM, la pièce III remplacée par une tourelle double de 40mm.

Le reste de la DCA légère est remplacée par quatre canons de 20mm Oerlikon, les tubes lance-torpilles antisurface sont remplacés par des tubes lance-torpilles anti-sous-marins, les grenadeurs axiaux étant débarqués.

Le HMSAS Natal est désarmé en octobre 1966. Il est conservé sous cocon jusqu’en 1972 quand il est transformé en navire-musée à Durban. Il est toujours présent en 2019.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1737 tonnes pleine chargee 2586 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 110.57m longueur entre perpendiculaires 103.48m largeur 10.87m tirant d’eau 4.32m

Propulsion : deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté développant 40000ch et entraînant deux hélices

Performances : vitesse maximale 36.75 nœuds distance franchissable : nc

Armement d’origine : quatre canons de 114mm (QF 4.5 Inch Mk IV sur affût Mk V) (deux avant deux arrières), deux canons de 40mm Bofors et huit canons de 20 Oerlikon, deux plate-formes lance-torpilles quadruples de 533mm, deux grenadeurs axiaux

Equipage : 180 à 225 hommes

Destroyers type W

HMS Whelp (R-37) 1944.jpg

Un destroyer type W

Les huit destroyers type W appartiennent au programme des septième et huitièmes flottilles d’urgence du War Emergency Programm, programme qui comprend la construction de huit destroyers type W et de huit destroyers type Z.

Suite à la perte du Transvaal et devant la pénurie naissante de main d’oeuvre, la Royal Navy propose à sa turbulente petite sœur sud-africaine le transfert de deux destroyers type W.

Ces destroyers sont des constructions de guerre, simplifiées au maximum avec le minimum de fioritures. Elles reprennent le schéma initié avec la dernière classe de l’avant guerre à savoir les Q avec quatre affûts simples de 114 ou de 120mm (le 114mm devient rapidement le canon standard des destroyers britanniques), une DCA légère, un armement important en torpilles et des moyens de lutte ASM.

Les deux navires sélectionnés sont les HMS Wessex et Whelp qui sous leurs nouvelles couleurs deviennent les HMSAS Transvaal et HMSAS Rhodesia. Les deux navires arrivent à Aden en décembre 1952.

Ayant quitté Southampton début novembre, ils se sont ravitaillés à la mer, franchissant le détroit de Gibraltar, faisant escale à Bizerte, à Alexandrie, franchissant le canal de Suez, descendant la mer Rouge jusqu’à arrivé à Aden le 21 décembre 1952.

Ces deux navires vont opérer dans le golfe d’Aden jusqu’au printemps 1953 quand ils rentrent en Afrique du Sud pour mener les mêmes missions de patrouiles anti-raiders et d’escorte de convois, missions qu’ils vont assurer jusqu’à la fin du conflit en Europe.

Entre avril et septembre 1954, le Transvaal participe à l’opération GIDEON II, couvrant le débarquement dans l’ex-Somalie italienne de la 1st Mobile Brigade chargée de pacifier l’ancienne colonie italienne.

Cette force était chargée de nettoyer et de sécuriser des zones encore incontrolées, de remettre en état des infrastructures et de préparer l’avenir de l’ex-somalie italienne qui unie au Somaliland britannique allait former la république de Somalie officiellement indépendante en 1960 date à laquelle la brigade allait rentrer au pays pour utiliser son expérience de la contre-guérilla contre certaines zones remuantes du pays.

Les HMSAS Transvaal et Rhodesia sont modernisés selon le même modèle que celui du Natal. Cela leur permet de rester en service jusqu’en octobre 1967 et en mars 1969 respectivement. Ils sont démolis dans les années soixante-dix.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1730 tonnes pleine charge 2570 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 110.57m largeur 10.90m tirant d’eau

Propulsion : turbines à engrenages Parsons à simple réduction alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté à trois tubes dévellopant 40000ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 36 nœuds (32 nœuds à pleine charge) distance franchissable 4675 miles nautiques à 20 nœuds

Electronique : radar d’acquisition de cibles type 272 radar de veille aérienne type 291 radars de contrôle de tir type 285 et 282 (le premier pour l’artillerie principale, le second pour l’artillerie légère)

Armement : 4 canons QF 4.5 Inch Mk IV en affûts simples sous masque (deux avant et deux arrières), quatre canons de 40mm Bofors en deux affûts doubles, huit canons de 20mm Oerlikon en quatre affûts doubles, huit tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes quadruples (torpilles Mk IX et Mk X), quatre projecteurs et deux rails pour soixante-dix charges de profondeur

Equipage : 179 à 225 hommes selon que le destroyer est ou non navire-amiral

Autres navires de surface

NdA Les navires de la Royal Navy sont à retrouver dans la partie correspondante du T-3 sur la Grande-Bretagne

Vedettes rapides et vedettes lance-torpilles

Fairmile C 3

Les vedettes rapides sud-africaines sont inspirés de la famille Fairmile

-Seize vedettes lance-torpilles sont construites au début de la guerre par un chantier naval créé à cette intention à Durban. Elles sont mises en service entre octobre 1949 et mars 1950. Désignées Ster Vinnig (vedette rapide en afrikaans), elles sont connus sous le nom de SV-1 à 16.

Elles sont réparties en deux flottilles de huit navires, la 1st South African Motor Boat Flottilla à Durban et la 2nd South African Motor Boat Flottilla à Port-Elizabeth.

Déplaçant 95 tonnes, elles pouvaient grâce à leurs puissants diesels filer à 40 nœuds avec pour armement un canon de 40mm Bofors, deux canons de 20mm Oerlikon et quatre torpilles de 533mm sur berceaux.

Les deux flottilles sont envoyées à Mombassa au printemps 1950 pour opérer au large des côtes de la Somalie italienne. Initialement il était prévu d’envoyer une flottille dans le Somaliland mais on à préféré pour des raisons logistiques toutes les regrouper au Kenya.

Durant l’opération GIDEON, les SV sud-africaines vont opérer contre la navigation italienne, attaquant de petits navires de transport, des patrouilleurs improvisés, le plus souvent avec leur artillerie légère qu’avec leurs torpilles.

Quatre d’entre-elles (SV-1/SV-5/SV-9 et SV-15) sont perdues, les deux premières sous les coups de l’aviation italienne, la troisième suite à une collision avec un cargo allié et la quatrième suite à un échouage (l’épave sera détruite par l’aviation alliée pour ne pas tomber aux mains des italiens).

Après ce conflit, les vedettes sont un temps déployées à Aden mais leur utilité ne saute pas aux yeux. Elles vont finalement être ramenées en Afrique sur des cargos. A Durban, elles sont remises en état pendant qu’on prépare la commande d’autres navires de ce type.

Elles sont finalement engagées pour huit d’entre-elles dans le Golfe du Bengale contre la navigation japonaise (opération VAMPYR), quatre d’entre-elles étant perdues (SV-2 coulée par l’aviation, SV-3 par une batterie côtière, SV-6 par une mine et SV-10 suite à un échouage).

Du lot initial il ne reste donc plus que huit vedettes, les SV-4/SV-7/SV-8/SV-11/SV-12/SV-13/SV-14 et SV-16.

Elles sont complétées par seize nouvelles vedettes portant le total à 24. Ces vedettes sont numérotées SV-17 à 32.

Sur ces seize navires, huit sont lance-torpilles (SV-17/19/23/24/25/27/28/32), quatre sont des canonnières (SV-18/20/21/22) et quatre sont des vedettes de transport et de combat (SV-26/29/30/31).

A l’apogée de la force de vedettes lance-torpilles, on trouvait donc seize vedettes lance-torpilles (SV-4/SV-7/SV-8/SV-11/SV-12/SV-13/SV-14/SV-16/SV-17/19/23/24/25/27/28/32), quatre canonnières (SV-18/20/21/22) et quatre sont des vedettes de transport et de combat (SV-26/29/30/31) soit un total de vingt-quatre vedettes.

Les canonnières étaient armées d’un canon de 40mm Bofors à l’avant, deux canons de 20mm Oerlikon, quatre mitrailleuses de 7.7mm et un mortier de 76.2mm. Les vedettes de transport et de combat disposaient d’un canon de 40mm Bofors et deux canons de 20mm Oerlikon, la partie arrière disposant d’un espace pouvant transporter une douzaine de soldats équipés.

En septembre 1954 on ne compte plus que douze vedettes lance-torpilles (les SV-8, SV-12, 28 et 32 ont été perdues), trois canonnières (la SV-22 à été coulée) et deux vedettes de transport et de combat (les SV-30 et 31 ont été perdues) soit une force tombée à dix-sept navires.

Ces vedettes sont toutes remplacées par seize vedettes lance-torpilles de 150 tonnes dont une partie sera ultérieurement convertie en vedettes lance-missiles.

Chalutiers-dragueurs

La marine sud-africaine dispose à sa création de quatre chalutiers-dragueurs baptisés Trawler n°1, n°2,n°3 et n°4. Il s’agit de chalutiers hauturiers rachetés par la RSAN à leurs armateurs.

La base de Simonstown assure leur transformation en navires de guerre. Ces trawler minesweeper déplaçaient 150 tonnes, pouvaient filer à 12 nœuds avec un armement composé d’un canon de 102mm à l’avant, de deux canons de 20mm Oerlikon, de deux mitrailleuses de 7.7mm Vickers, de douze charges de profondeur et d’une drague mécanique.

Outre leur fonction de navire-école, ces navires vont patrouiller le long des côtes sud-africaines en temps de paix puis en temps de guerre. Le Trawler n°1 est victime d’une mine au large de Durban qu’il cherchait à désamorcer. Il coule rapidement en ne laissant qu’une poignée de survivants.

Les trois autres sont désarmés en 1955/56. Ils sont envoyés à la démolition, les navires étant en trop mauvais état pour reprendre leur rôle initial de navire de pêche.

Navires de soutien

La marine sud-africaine possédait deux navires de soutien, un pétrolier et un ravitailleur rapide de conception et de fabrication britannique.

RFA Abbeydale.jpg

Le pétrolier Louis Botha

 

Le pétrolier Louis Botha à été initialement commandé par un armateur sud-africain. Commandé aux chantiers navals Harland & Wolff, il est mis sur cale en septembre 1947 lancé en août 1948 et mis en service en novembre 1948.

Initialement la marine sud-africaine avait commandé un pétrolier pour son propre usage mais en novembre 1948 la Royal Fleet Auxiliary (RFA) voulu le réquisitionner.

L’armateur sud-africain proposa à la marine royale sud-africaine de le racheter ce que la RSAN accepta, revendant son pétrolier en construction à la RFA, un vrai tour de passe-passe.

Ce navire de 9500 tonnes (13000 tonnes à pleine charge) pouvait filer à 15 nœuds avec pour armement quatre canons de 4 pouces (102mm) en affûts simples, quatre canons de 40mm Bofors en deux affûts doubles et six canons de 20mm Oerlikon en affûts simples.

Il arrive en Afrique du Sud en janvier 1949 après plusieurs transports au profit de la RFA. Il assure le ravitaillement à la mer des navires de la marine sud-africaine lors de l’opération GIDEON, de l’opération VAMPYR mais aussi pour des patrouiles anti-raiders. Il à également assuré des transports pétroliers depuis les raffineries du Moyen-Orient direction les bases de Simonstown et de Durban.

Endommagé à plusieurs reprises mais jamais sévèrement, le pétrolier est modernisé entre 1955 et 1957. La propulsion est entièrement remise en état, de nouveaux radars embarqués, l’armement modifié avec deux canons de 76mm en tourelle double et quatre canons de 40mm Bofors en deux affûts doubles. Il reçoit également une plate-forme pour un hélicoptère léger. Il est désarmé en 1970 et démoli.

Le ravitailleur rapide Drakensberg est mis sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 8 janvier 1949 lancé le 17 septembre 1949 et mis en service le 25 mai 1950.

Ce navire de 7500 tonnes (12750 tonnes à pleine charge) pouvait filer à 22 nœuds avec pour armement quatre canons de 4 pouces (102mm en affûts simples, quatre canons de 40mm Bofors en deux affûts doubles et six canons de 20mm en affûts simples soit le même armement que le Louis Botha.

Le navire transportait des munitions, des vivres, des pièces détachées et un peu de carburant. Il ne pouvait pas initialement ravitailler à la mer mais au cours du conflit, des tests positifs eurent lieux, tests qui n’eurent pas le temps de déboucher sur un usage courant.

En effet le 25 mars 1952 alors qu’il faisait la liaison entre Aden et Durban, il est torpillé par un sous-marin allemand qui lâche trois torpilles. Deux seulement touchent mais cela suffit pour envoyer le ravitailleur et une bonne partie de l’équipage chez Neptune.

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