Dominions (30) Canada (30)

La Royal Canadian Air Force (RCAF) au combat : Europe occidentale

Le Canada effectue de gros efforts sur le front français, le European Occidental Front dans la terminologie et la littérature historique anglo-saxonne. La RCAF regroupe les moyens aériens en France sous le nom de Composante Aérienne Canadienne en France (CACF) ou dans la langue de Shakespeare Canadian Air Componment in France.

Cette force est composée de vingt-quatre squadrons répartis en deux wings de chasse (huit squadrons), un wing de chasse-bombardement (quatre squadrons) deux wings de bombardement et d’attaque au sol (six squadrons), un wing de reconnaissance (trois squadrons) et un wing de transport (trois squadrons). Cela nous donne la situation suivante :

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Supermarine Spitfire Mk V

5th Canadian Fighter Wing : squadron 32 (Supermarine Spitfire) squadron 34 (Supermarine Spitfire) squadron 36 (Supermarine Spitfire) et squadron 38 (Bristol Beaufighter)

6th Canadian Fighter Wing : squadron 40 (Supermarine Spitfire) squadron 42 (Supermarine Spitfire) squadron 44 (Supermarine Spitfire) et squadron 46 (Bristol Beaufighter)

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Hawker Typhoon

7th Canadian Fighter Wing : squadron 48 (Hawker Typhoon) squadron 50 (Hawker Typhoon) squadron 52 (Hawker Tempest) squadron 95 (Hawker Tempest)

2nd Canadian Bomber Wing : squadron 45 (Vickers Wellington) squadron 47 (Bristol Bolingbroke) et squadron 49 (Vickers Wellington)

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Vickers Wellington B. Mk II

4th Canadian Bomber Wing : squadron 51 (Bristol Bolingbroke) squadron 53 (Vickers Wellington) et squadron 55 (Vickers Wellington)

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Dewoitine D-720

3rd Canadian Reconnaissance Wing : squadron 57 (De Havilland Mosquito), squadron 59 (De Havilland Mosquito) et squadron 61 (Dewoitine D-720)

2nd Canadian Transport Wing : squadron 63 (Douglas C-47) squadron 65 (Douglas C-47) et squadron 67 (Douglas C-54 Skymaster)

Les vingt-quatre squadrons de la CACF vont opérer en soutien de l’armée canadienne en France, assurant sa couverture aérienne, l’appui-feu, la reconnaissance et le soutien logistique.

Les unités sont initialement stationnées en Normandie et dans le sud de la région parisienne mais à distance raisonnable du front ce qui n’empêcha les terrains d’être bombardés pour la Luftwafe.

Après le succès de l’opération AVALANCHE, les unités aériennes canadiennes vont progressivement passer la Seine, opérant depuis des terrains tactiques sommairement aménagés par des unités du génie françaises et canadiennes.

Les opérations sont tout aussi intenses que violentes qu’il s’agisse des opérations de chasse, de bombardement, de reconnaissance et de transport.

Dans le domaine de la chasse, les huit squadrons mènent la vie dure aux pilotes allemands de la Luftwafe. Dans un premier temps les Experten ont pris de haut les jeunes pilotes canadiens mais très vite ils ont appris à respecter ces canucks qui ont appris le combat aérien à la dure.

Les Supermarine Spitfire opèrent en patrouilles doubles puis en duo comme les allemands. Outre l’escorte des bombardiers, les «cracheurs de feu» opèrent en mission de chasse libre (sweep ou frei jagd) pour mitrailler les positions allemandes au sol, attaquer les aérodromes ou perturber les lignes de communication avec ou sans l’aide des chasseurs-bombardiers du 7th Canadian Fighter Wing.

Les Bristol Beaufighter opéraient parfois en chasse lourde de jour mais aussi en chasse de nuit, les bombardiers allemands comprenant que le jour appartenait aux alliés (radars, DCA importante) se mirent à jouer les «oiseaux de nuit» en bombardant villes, usines et bases de nuit.

Dans le domaine de l’attaque au sol, les canadiens utilisent des Hawker Typhoon et des Hawker Tempest, des chasseurs-bombardiers armés de bombes et de roquettes. Les «Typh’» et les «Temp’» opéraient en appui des troupes au sol lors des offensives alliées et ennemies, attaquaient les cibles ennemies repérées…… .

Les bombardiers bimoteurs (Vickers Wellington et Bristol Bolingbroke) opéraient sur l’arrière du front, frappant la queue (les zones logistiques, les gares de triage, les ponts) avec l’aide de bombes médianes. Lors des offensives, les Wellington et les Bolingbroke utilisaient des bombes éclairantes et des bombes fumigènes qu’il s’agisse d’aider les troupes au sol amies ou gêner les troupes ennemies.

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De Havilland Mosquito

Les De Havilland Mosquito de reconnaissance opéraient entre 50 à 150km en arrière du front, opérant en coopérant avec les unités françaises et britanniques soit dans des missions de reconnaissance tactique ou des missions de reconnaissance photo.

Les rutilants bimoteurs britanniques opéraient de jour mais aussi de nuit, usant parfois de fusées éclairantes pour obtenir des clichés photos de meilleur qualité.

Les Dewoitine D-720 servaient eux pour des missions de reconnaissance et de coopération. Ils volaient à proximité du front, servant de relais radio pour les troupes au sol mais aussi de capteur aéroporté, repérant les points de résistance ennemies pour guider sur eux les avions mais aussi l’artillerie.

Les unités canadiennes vont opérer dans le nord de la France, en Belgique, aux Pays-Bas et enfin en Allemagne, retrouvant des unités un temps déployé en Grande-Bretagne puis en Scandinavie.

La majorité des unités quittent rapidement l’Allemagne (hiver 1954-printemps 1955), certaines étant dissoutes immédiatement d’autres préservées pour le temps de paix ou d’autres transformées en unités de réserve avec des «pilotes du dimanche».

Une partie des unités de feu la Composante Aérienne Canadienne en France vont rester dans les Pays Allemands en soutien des unités canadiennes qui restent déployées en Europe.

Comme pour les autres composantes aériennes de la RCAF, l’équipement à évolué avec l’arrivée d’appareils plus modernes.

Dans le domaine de la chasse, les Supermarine Spitfire sont remplacés par des Hawker Fury II produits à la fois en Grande-Bretagne mais aussi au Canada (sur la chaîne de montage produisant jadis des Hurricane).

Les Tempest et les Typhoon restent en service mais les versions en service au début du conflit sont remplacés par des versions plus modernes (moteur plus puissant, armement accru, systèmes de navigation plus moderne).

Les Bristol Beaufighter sont remplacés par des chasseurs bimoteurs monoplaces De Havilland Hornet.

Dans le domaine du bombardement. Les Vickers Wellington et les Bristol Bolingbroke sont remplacés par des Amiot 371, des bombardiers bimoteurs issus de l’avion de record Amiot 370. Cet appareil à été choisi de préférence au B-25 Mitchell américain.

Dans le domaine de la reconnaissance, les Mosquito de reconnaissance d’origine sont remplacés par des versions plus évoluées.

Les Dewoitine D-720 sont remplacés par une version améliorée baptisée Dewoitine D-720C (C = Canada, la version améliorée pour la France étant baptisées D-720F).

Unités territoriales

Vingt-quatre squadrons de la RCAF restent au Canada pour assurer la défense nationale. On craint en effet une action japonaise qui aujourd’hui nous apparaît comme improbable mais qui à l’époque était du domaine du possible, du faisable. De plus politiquement il était impossible de ne pas laisser des unités au pays.

Ces vingt-quatre squadrons sont répartis en neuf squadrons de chasse, six squadrons de bombardement, deux squadrons de reconnaissance, trois squadrons de patrouille maritime et quatre squadrons de transport.

Les pilotes des unités n’étaient pas des pilotes de seconde classe. Il s’agissait soit de jeunes pilotes ou de pilotes expérimentés. D’ailleurs les affectations étaient temporaires, les pilotes capables étaient régulièrement envoyés en Europe, en Méditerranée et dans les Balkans ce qui permettait aux pilotes en première ligne de souffler et de servir d’instructeurs.

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Certains Hawker Hurricane ont été préservés jusqu’à aujourd’hui en état de vol

-Les neuf unités de chasse sont les squadrons 54, 56, 58,60,62,64,66 68 et 70. Ils sont équipés de Supermarine Spitfire (54, 58 et 70), de Hawker Hurricane (56,60,62,64) et de Bristol Beaufighter (66 et 68). Ils sont répartis en trois wings de chasse :

8th Canadian Fighter Wing : squadron 54, 58 et 68

9th Canadian Fighter Wing : squadron 70,56 et 66

10th Canadian Fighter Wing : squadron 60,62 et 64.

Le premier wing couvre Halifax et la côte est sous l’autorité de l’Eastern Command, les deux autres sont initialement déployés autour de Vancouver sous l’autorité du Western Command. Suite à l’attaque japonaise, le 10th CFW est déployé dans les Aléoutiennes pour soulager les américains.

L’équipement n’évolue pas durant le conflit, les appareils en service étant jugés suffisant pour les menaces auxquels ils étaient confrontés.

-Six squadrons de bombardement sont préservés au Canada, trois équipés de Handley-Page Halifax, les squadrons 69, 71 et 73, trois unités regroupées au sein du 6th Canadian Bomber Wing alors que le 7th Canadian Bomber Wing regroupe les squadrons 75,77 et 79 équipés de Bristol Bolingbroke Mk I.

Le premier est déployé au sein de l’Eastern Command alors que le second déployé au sein du Western Command. Comme pour les unités de chasse, les pilotes et les navigants des unités de bombardement sont régulièrement envoyés en France, en Grande-Bretagne, en Méditerranée voir dans les Balkans en relève de pilotes fatigués, blessés voir tués ou encore prisonniers.

-Les deux squadrons de reconnaissance (squadron 72 et 74) déployés dans l’Ontario étaient équipés de Lockheeed Hudson.

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Lockheed Hudson de la Royal Canadian Air Force (RCAF)

Les pilotes de ces unités étaient parfois envoyés en France mais comme aucune unité n’était équipé de cet appareil, les pilotes subissaient une formation complémentaire sur Mosquito avant d’être engagés au combat. Les Hudson sont restés en service jusqu’en 1955.

-Les trois squadrons de patrouille maritime (squadron 76 78 80) étaient équipés pour le premier de Lockheed Hudson et pour les deux suivants de Consolidated Privateer. Si le squadron 76 était déployé sur la côte ouest, les deux autres opéraient au dessus de l’Atlantique pour lutter contre les U-Boot. Ces unités n’étaient pas forcément concernées par le roulement opérationnel au dessus de la mer du Nord. Les Hudson et les Privateer sont conservés jusqu’à la fin du conflit.

-Les quatre squadrons de transport (squadron 81 82 83 84) sont destinés à des missions de soutien logistique, de liaison mais aussi d’entrainement notamment pour les parachutistes (même si les besoins étaient modestes).

Formant le 3rd Canadian Transport Wing, il utilisait plusieurs modèles avec des Lockheed Hudson de liaison et de transport léger (squadron 81), de Douglas C-47 (squadron 82 et 83) et de Douglas C-54 Skymaster (squadron 84).

Ce wing est déployé dans la région d’Ottawa mais opérait en direction aussi bien de la côte ouest que de la côte est.

Unités d’entrainement

Dix squadrons de la RCAF (squadrons 85 86 87 88 89 90 91 92 93 et 94) sont réservés à l’entrainement des pilotes canadiens mais aussi des autres pilotes du Commonwealth dans le cadre du British Commonwealth Air Training Plan (BCATP).

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Miles M.14 Magister

Quatre squadrons sont destinés à l’entrainement initial (squadrons 85 87 89 91) avec des Tiger Moth (85 et 87) et des Miles M.14 Magister (89 et 91), deux sont destinés à l’entrainement au tir avec des Fairey Battle (squadrons 86 88), deux destinés à l’entrainement à la chasse avec des Hawker Hurricane (squadron 90) et des Bristol Blenheim (squadron 92) et deux squadrons d’entrainement sur multimoteurs (squadron 93 et 94) équipés pour le premier de Vickers Wellington adaptés et pour le second de Beechcraft model 18.

Organisation

Organisation de la RCAF en septembre 1948

-Un Etat-Major

-Western Command (Commandement Occidental)

Ce commandement qui couvre la partie occidentale du pays à son état-major installé à Vancouver en Colombie Britannique. Il dispose des moyens suivants :

-Deux wings de chasse à quatre squadrons

-Un wing de bombardement à trois squadrons

-Un wing de reconnaissance et de coopération à trois squadrons (deux de reconnaissance et un de coopération)

-Un wing de transport (trois squadrons)

Le commandement occidental dispose de huit squadrons de chasse, trois squadrons de bombardement, deux squadrons de reconnaissance, un squadron de coopération et trois squadrons de transport soit un total de dix-sept squadrons

-Eastern Command (Commandement Oriental)

Ce commandement qui couvre la partie orientale du pays à son état-major installé à Québec dans de nouveaux bâtiments construits pour ce rôle (devant le retard des travaux, l’état-major sera installé provisoirement dans la citadelle). Il dispose des moyens suivants :

-Trois wings de chasse à quatre squadrons

-Deux wings de bombardement à trois squadrons

-Un wing de reconnaissance et de coopération (deux squadrons de reconnaissance et de coopération)

-Un wing de transport à trois squadrons

Le commandement oriental dispose de douze squadrons de chasse, six squadrons de bombardement, deux squadrons de reconnaissance, un squadron de coopération et trois squadrons de transport soit un total de vingt-quatre squadrons

Training and Air School Command (commandement de l’entrainement)

Ce commandement créé en mars 1946 est destiné à former les pilotes et les navigants de l’armée de l’air canadienne. Il dispose de six squadrons, quatre sur monomoteur pour l’entrainement initial et avancé, un squadron d’entrainement sur bimoteur et un squadron d’entrainement au bombardement.

-Commandement Expéditionnaire (Expeditionnary Command)

En temps de paix ce commandement ne dispose d’aucune unité. Il est destiné à préparer l’envoi outre-mer d’unités de chasse, de bombardement, de reconnaissance et de transport.

C’est donc une véritable «coquille vide» un gros état-major et un groupement de spécialistes notamment dans le domaine de la logistique. On trouve également des officiers de liaison avec la Royal Air Force (RAF), l’Armée de l’Air mais aussi les armées de l’air du Commonwealth.

Initialement il devait servir de commandement depuis le Canada mais malgré les progrès des transmissions, il était impossible de commander les opérations de guerre depuis le Canada quand les avions volent en France et en Afrique du Nord.

L’Expeditionnary Command est pleinement activé le 10 septembre 1948 pour s’occuper de la mobilisation et préparer l’envoi en Grande-Bretagne, en France et en Afrique du Nord (en attendant les Balkans) des squadrons.

Des dépôts regroupent le matériel nécessaire, les avions monomoteurs sont démontés alors que les bimoteurs et les quadrimoteurs sont préparés pour des vols transatlantiques.

Les hommes sont également regroupés qu’il s’agisse de militaires d’active, de réservistes et de jeunes recrues, les volontaires étaient moins nombreux qu’en 1914 mais laissent les autorités optimistes quant à l’inutilité d’une conscription politiquement explosive.

Le transit va se faire par voie maritime au sein des convois escortés par la Royal Canadian Navy (RCN) avec des paquebots et des ferrys réquisitionnés. Pour faciliter les transit, des équipes de liaison sont installées dans les ports d’arrivée qu’il s’agisse de Liverpool, de Southampton, de Cherbourg, de Brest, de Bordeaux et de Casablanca.

Les premiers hommes arrivés sur place ne sont ni les pilotes ni les rampants mais des sapeurs chargés de construire ou d’agrandir les terrains existants.

Les avions bimoteurs et quadrimoteurs vont donc traverser l’Atlantique en un long périple. Les avions ralliant la Grande-Bretagne décollaient d’Halifax, se ravitaillaient à Terre Neuve, traversaient l’Atlantique pour rallier l’Irlande du Nord pour une nouvelle escale de ravitaillement avant l’arrivée en Grande-Bretagne, les premières unités étant déployées sur les bases aériennes écossaises.

Les unités destinées à la France effectuaient de ce trajet mais ce n’était qu’une étape d’un long périple. Arrivés en Ecosse, les avions étaient entièrement révisés, les pilotes et les navigants se reposaient avant de reprendre leur vol jusqu’en France, essentiellement en Normandie et en Bretagne.

Les avions destinés aux unités engagées en Afrique du Nord effectuaient un autre périple qui passait par les Etats-Unis (Washington étant neutre, les avions volaient désarmés), se ravitaillaient en Floride, en Martinique, faisaient ensuite escale au Brésil avant de traverser l’Atlantique direction Dakar où les appareils étaient révisés avant l’ultime étape en direction de l’Algérie et de la Tunisie.

Ces vols étaient épuisants et il y eut des accidents mais cela permis aux jeunes pilotes canadiens d’améliorer leurs capacités en matière de navigation notamment dans de mauvaises conditions, fréquentes au dessus de l’Atlantique.

Paquebot Normandie 1937

Le paquebot Normandie participa à l’effort de guerre allié à travers l’Atlantique

Les monomoteurs étaient démontés, rangés dans des caisses et transportés à grande vitesse sur des paquebots, les paquebots Normandie et Bretagne de la Compagnie Générale Transatlantique (CGT) transportant souvent des chasseurs en caisse en direction de la France mais aussi de l’Afrique du Nord, des paquebots britanniques comme le duo Queen Mary/Queen Elisabeth se chargeant du transport des chasseurs canadiens en direction de l’Ecosse et de l’Angleterre.

Singapour et RMS Queen Mary

Le RMS Queen Mary en 1949. Réquisitionné en septembre 1948, il est transformé en transport de troupes et envoyé en Extrême-Orient pour transférer au Moyen-Orient des unités australiennes et néo-zélandaises

Le gros du travail effectué, l’Expeditionnary Command se transforme au printemps 1950 en Logistic & Transportation Command chargé de gérer les transports transatlantiques du matériel, des hommes et des avions.

Royal Canadian Air Force (RCAF) (Reserve)

La force de réserve de la RCAF dispose de quinze squadrons en septembre 1948. On trouvait six squadrons de chasse, quatre de bombardement, deux de reconnaissance et de coopération, deux de transport et un entrainement. Ces unités vont ensuite être activées et pleinement intégrées aux commandements de la RCAF.

Organisation de la RCAF durant le second conflit mondial

-Un état-major général

-Eastern Command (commandement oriental) HQ Québec

8th Canadian Fighter Wing (8th CFW) squadron 54 (seize Supermarine Spitfire Mk II) squadron 58 ( seize Supermarine Spitfire Mk II) squadron 68 ( seize Bristol Beaufighter Mk IF) soit un total de quarante-huit appareils.

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Handley-Page Halifax B Mk II

6th Canadian Bomber Wing (6th CBW) squadron 69 squadron 71 et squadron 73 tous équipés de seize bombardiers lourds quadrimoteurs Handley-Page Halifax B Mk VIII soit un total de quarante-huit appareils

-Squadron 76 hors rang avec seize Lockheed Hudson

L’Eastern Command dispose de 112 appareils

-Western Command (commandement occidental)

9th Canadian Fighter Wing (9th CFW) squadron 70 (seize Supermarine Spitfire Mk V) squadron 56 (seize Hawker Hurricane Mk IV) et squadron 66 (seize Bristol Beaufighter Mk IF) soit un total de quarante-huit appareils

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Hawker Hurricane Mk IV

10th Canadian Figther Wing (10th CFW) squadron 60 (seize Hawker Hurricane Mk II), squadron 62 (seize Hawker Hurricane Mk IV) et squadron 64 (seize Hawker Hurricane Mk II) soit un total de quarante-huit appareils.

7th Canadian Bomber Wing regroupe les squadrons 75,77 et 79 équipés chacun de vingt Bristol Bolingbroke Mk I soit un total de soixante appareils

2nd Canadian Maritime Patrol Wing : squadron 72 (seize Lockheed Hudson) squadron 74 (seize Lockheed Hudson) squadron 78 (vingt Consolidated Privateer) et squadron 80 (vingt Consolidated Privateer) soit un total de soixante-douze appareils.

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Consolidated Privateer

Le Western Command dispose de 228 appareils

-Expeditionnary Command (commandement expéditionnaire) puis Logistic and Transportation Command

-Un état-major

-Un district occidental (lié au Western Command)

-Un district oriental (lié au Eastern Command

-Un district nord-européen (Grande-Bretagne et Scandinavie)

-Un district nord-ouest (France)

-Un district Méditerranée

-Un district Balkanique

Ces six districts gèrent les mouvements et les commandes destinés aux différents commandements locaux (CACF CACM CACB).

On trouve également un district gérant les liaisons avec l’armée de terre, un disctrict gérant les liaisons avec la marine et un district gérant les liaisons avec les armées étrangères. On trouve également un district de prospective pour tirer les leçons des opérations et les intégrer à un futur corpus doctrinaire

Training and Air School Command (commandement de l’entrainement)

-Squadron 85, 87,89 et 91 : quatre squadrons disposant chacun de trente-deux appareils, les squadrons 85 et 87 équipés de Tiger Moth (entrainement initial) et squadrons 89 et 91 équipés de Miles M.14 Magister (entrainement avancé).

-Squadron 86 et 88 : deux squadrons d’entrainement au tir avec chacun vingt Fairey Battle qui disposaient de deux mitrailleuses de 7.62mm en gondoles sous les ailes, des bombes d’entrainement pouvant être également utilisées soit un total de quarante appareils.

-Squadrons 90 et 92 : entrainement à la chasse avec seize Hawker Hurricane Mk I pour le premier squadron, seize Bristol Blenheim Mk IF pour le second soit un total de trente-deux appareils

-Squadrons 93 et 94 : entrainement sur multimoteurs avec douze Vickers Wellington B. Mk IV pour le premier et vingt Airspeed Oxford rapidement remplacés par des Beechcraft model 18 pour le second soit un total de trente-deux appareils.

Le Training and Air School Command dispose au total de 232 appareils

Canadian Air Army in Great Britain (CAA [GB])

1st Canadian Fighter Wing (1st CFW) : squadron 401 (seize Supermarine Spitfire Mk VIII) squadron 403 (seize Supermarine Spitfire Mk VIII) squadron 405 (seize Supermarine Spitifre Mk V) squadron 407 (seize Bristol Beaufighter Mk IIF) soit un total de soixante-quatre appareils

1st Canadian Bomber Wing (1st CBW) : squadron 402 (seize Handley-Page Halifax B. Mk VIII) squadron 404 (seize Handley-Page Halifax B. Mk VIII) et squadron 406 (seize Handley-Page Halifax B. Mk VIII) soit un total de quarante-huit appareils

1st Canadian Reconnaissance Wing (1st CRW) : squadron 409 (seize De Havilland Mosquito PR. Mk VII) squadron 411 (seize De Havilland Mosquito PR. Mk VII) et squadron 413 (seize De Havilland Mosquito PR. Mk VII) soit un total de quarante-huit appareils

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Vickers Wellington 

1st Canadian Maritime Patrol Wing (1st CMPW) : squadron 408 (seize Vickers Wellington GR. Mk VIII), squadron 410 (seize Vickers Wellington GR. Mk VIII) et squadron 412 (vingt Consolidated Privateer) soit un total de cinquante-deux appareils

La Canadian Air Army in Great Britain dispose de treize squadrons et de 212 appareils

Canadian Air Force in Mediteranean (CAFM)

2nd Canadian Fighter Wing (2nd CFW) : squadron 14 (seize Supermarine Spitfire Mk V) squadron 16 (seize Supermarine Spitfire Mk V) squadron 18 (seize Hawker Typhoon Mk II) soit un total de quarante-huit appareils.

4th Canadian Fighter Wing (4th CFW) : squadron 20 (seize Supermarine Spitfire Mk V) squadron 22 (seize Supermarine Spitfire Mk VIII) squadron 24 (seize Bristol Beaufighter FB. Mk III) soit un total de quarante-huit appareils.

3rd Canadian Bomber Wing (3rd CBW) : squadron 15 (seize Avro Lancaster B. Mk IV) squadron 17 (seize Avro Lancaster B. Mk IV) squadron 19 (vingt Bristol Bollingbroke Mk IV) soit un total de cinquante-deux appareils.

5th Canadian Bomber Wing (5th CBW) : squadron 21 (seize Vickers Wellington B. Mk IV), squadron 23 (seize Vickers Wellington B. Mk IV) squadron 25 (vingt Bristol Bolingbroke B. Mk IV) soit un total de cinquante-deux appareils.

2nd Canadian Reconnaissance Wing (2nd CRW) : squadron 27 (seize De Havilland Mosquito PR. Mk VII), squadron 29 (seize De Havilland Mosquito PR. Mk VII) et squadron 31 (seize Lockheed Hudson soit un total de quarante-huit appareils

1st Canadian Transport Wing (1st CTW) : squadron 33 (vingt Douglas C-47 Dakota), squadron 35 (vingt Douglas C-47 Dakota) squadron 37 (vingt Douglas C-54 Skymaster) soit un total de soixante appareils

La Canadian Air Force in Mediteranean dispose de dix-huit squadrons et de 308 appareils

Canadian Air Force in Balkans (CAFB)

3rd Canadian Fighter Wing (3rd CFW) : squadron 26 (vingt Hawker Tempest Mk II) squadron 28 (seize Supermarine Spitfire Mk V) squadron 30 (seize Bristol Beaufighter Mk IF) soit cinquante-deux appareils

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Hawker Tempest

1st Canadian Composite Wing (1st CCW) : squadron 39 (seize Lockheed Hudson) squadron 41 (vingt Hawker Tempest Mk II) et squadron 43 (vingt Bristol Beaufighter) soit un total de cinquante-six appareils.

La Canadian Air Force in Balkans dispose de six squadrons et de 108 appareils

Composante Aérienne Canadienne en France (CACF)

5th Canadian Fighter Wing (5th CFW) : squadron 32 (vingt Supermarine Spitfire Mk VIII), squadron 34 (vingt Supermarine Spitfire Mk V) squadron 36 (vingt Supermarine Spitfire Mk V) squadron 38 (vingt Bristol Beaufighter Mk IIF) soit un total de quatre-vingt appareils

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Bristol Beaufighter

6th Canadian Fighter Wing (6th CFW) : squadron 40 (vingt Supermarine Spitfire Mk VIII), squadron 42 (vingt Supermarine Spitfire Mk V), squadron 44 (vingt Supermarine Spitfire Mk V) squadron 46 (vingt Bristol Beaufighter FB. Mk III) soit un total de quatre-vingt appareils

7th Canadian Fighter Wing (7th CFW) : squadron 48 (vingt Hawker Typhoon Mk II) squadron 50 (vingt Hawker Typhoon Mk II) squadron 52 (vingt Hawker Tempest Mk II) squadron 95 (vingt Hawker Tempest Mk II) soit quatre-vingt appareils

2nd Canadian Bomber Wing (2nd CBW) : squadron 45 (seize Vickers Wellington B. Mk IV) squadron 49 (seize Vickers Wellington B. Mk IV) squadron 47 (vingt Bristol Bolingbroke Mk IV) soit cinquante-deux appareils

4th Canadian Bomber Wing (4th CBW) : squadron 51 (vingt Bristol Bolingbroke Mk IV) squadron 53 (seize Vickers Wellington B. Mk IV) squadron 55 (seize Vickers Wellington B. Mk IV) soit cinquante-deux appareils.

3rd Canadian Reconnaissance Wing (3rd CRW) : squadron 57 (vingt De Havilland Mosquito PR Mk VII), squadron 59 (vingt De Havilland Mosquito PR. Mk VII) squadron 61 (vingt Dewoitine D-720) soit un total de soixante appareils.

Douglas C-47 Skytrain (USAAF) 15

Douglas C-47 Skytrain

2nd Canadian Transport Wing (2nd CTW) : squadron 63 (vingt Douglas C-47) squadron 65 (vingt Douglas C-47) squadron 67 (vingt Douglas C-54 Skymaster) soit soixante appareils

La CACF dispose au total de vingt-quatre squadrons qui regroupent 464 appareils de tous types.

Au final la RCAF aligne un total de 1664 appareils

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