Dominions (19) Canada (19)

Avions et hydravions de l’Aéronavale Canadienne

NdA Pour ce tome j’ai choisit de ne parler que des avions n’ayant pas déjà été traités ailleurs(ce sera différents pour les parties suivantes de ce tome)

Hawker Sea Fury

Hawker Sea Fury 3

Hawker Sea Fury au catapultage

Si il y à parfois des ruptures, l’aviation comme pour toute technologie est une longue et lente évolution des techniques encore que pour le «plus lourd que l’air» l’évolution à été bien plus rapide puisque nous sommes passés en l’espace de cent ans du duo bois/toile aux matériaux composites en passant par le métal et autres métaux légers.

A l’origine du Fury II (et donc de sa variante embarquée Sea Fury) figure le duo Typhoon/Tempest, deux chasseur-bombardiers monomoteurs monoplan à l’esthétique inimitable (certains diraient «typiquement anglaise») conçus pour remplacer le Hawker Hurricane.

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Hawker Typhoon

Avec son compère Spitfire, le Hurricane marqua l’entrée de la RAF dans l’ère du monoplan qui surclassait le biplan, la guerre d’Espagne ayant fait s’envoler les dernières illusions des «biplanistes».

Seulement si le Spitfire continuait d’évoluer au point d’être toujours en production en septembre 1948 (bien que les variantes sur les chaines de montage soient assez différentes des premières produites), le Hurricane était clairement déclassé au point d’être relégué hors d’Europe pour les unités de chasse ou utilisé comme chasseur-bombardier mission où ses performances inférieures au Spitfire posaient moins de problèmes.

En attendant la mise en service du Fury II qui devait être sur le papier le remplaçant officiel du Hurricane la firme Hawker avait produit deux chasseur-bombardiers, le Hawker Typhoon et son dérivé le Tempest.

Le développement du Typhoon commence en mars 1937 mais le premier prototype n’effectue son premier vol que le 24 février 1940, le second décollant pour la première fois le 14 juillet 1941. le premier appareil de série décolle pour la première fois en septembre 1942, les unités commençant à recevoir les appareils à l’été 1943, le Typhoon étant considéré comme opérationnel à la fin de l’année.

Tout en produisant le Typhoon jusqu’au printemps 1949, la Grande-Bretagne travaille rapidement sur une version améliorée initialement baptisée Typhoon II avant de recevoir le nom de Tempest.

Hawker Tempest Mk V 2.jpg

Hawker Tempest

Un temps le programme est menacé par le Fury II plus prometteur mais comme la mise à point va être longue on décide de continuer le programme.

En dépit de performances plus importantes, le Tempest est nettement plus à l’aise à basse altitude ce qui en fait un meilleur chasseur-bombardier qu’un chasseur de supériorité aérienne.

Le premier prototype effectue son premier vol le 14 octobre 1942, le second décollant pour la première fois le 4 janvier 1943. La production en série est décidée en juin 1943 en parallèle avec le Typhoon. Les premiers appareils sont mis en service en février 1944.

Seulement 81 appareils sont en service (trois squadrons de vingt-sept en Egypte) mais la production se poursuit pour à terme remplacer les Hurricane, anticiper les pertes et permettre la mise sur pied de nouvelles unités notamment celles issues des dominions.

Seuls deux dominions commanderont des Tempest (Australie et Canada), la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud se contentant de Typhoon. La force aérienne norvégienne libre reconstituée après l’occupation du pays en Grande-Bretagne va être équipée de Hawker Tempest, les pilotes étaient pour la plupart des vétérans ayant volé sur Hurricane.

Comme nous l’avons vu plus haut, les Typhoon et les Tempest étaient d’excellents chasseur-bombardiers, efficaces à basse altitude. En ce qui concerne la chasse pure, ils étaient nettement plus mal à l’aise. Cela signifiait que la question du remplacement des Hurricane n’était pas réglée et qu’il fallait remettre l’ouvrage sur le métier.

Cela commence dès 1939 au début de la guerre de Pologne avec un programme temporairement baptisé Tempest Light Fighter. Il s’agissait de reprendre les bases du futur Tempest mais avec une cellule allégée et une nouvelle forme d’aile.

Comme le programme évolua vers un nouvel appareil, le nouvel avion fût baptisé Fury II pour éviter les confusions avec un biplan du début des années trente. Deux prototypes sont commandés en septembre 1944, le premier décollant le 17 janvier 1945 et le suivant le 4 mars 1945.

Les deux premiers vols se passent bien mais le développement va se révéler plus ardu que prévu ce qui explique la poursuite du programme Tempest. Finalement le premier appareil de série n’est livré à la RAF qu’en juin 1948.

Dès le début du programme la FAA à demandé une variante embarquée du nouvel appareil, bien consciente que le Seafire ne serait pas éternel sans compter qu’il possédait un certain nombre de défauts importants pour un appareil embarqué (train étroit, mauvaise visibilité vers l’avant, vitesse d’appontage élevée). Le prototype de la variante embarquée baptisée Sea Fury décolle pour la première fois le 14 février 1946.

Quand le second conflit mondial éclate le 5 septembre 1948, l’appareil n’est pas encore en service bien que les livraisons des deux versions ont commencé. Pour la RAF, il s’agit du Fury II Mk1 qui se décline en trois sous-variantes en fonction de l’armement.

On trouve respectivement le Fury II Mk IA (quatre canons de 20mm), le Fury II Mk IB ( deux canons de 20mm et quatre mitrailleuses de 7.7mm) et Fury II Mk IC (six mitrailleuses de 12.7mm) mais au final seules les deux premières furent produites en série, la troisième ayant été développé en cas d’intérêt de la part des Etats-Unis ou d’un pays utilisant des armes américaines.

Alors que les désignation Mk II/MkIII/MkIV sont réservées à la RAF, la Fleet Air Arm reçoit en septembre 1948 ses premiers Hawker Sea Fury Mk V.

Il faut cependant attendre le printemps suivant pour voir l’appareil mis en service et commencer à affronter chasseurs et bombardiers allemands et italiens.

L’Aéronavale canadienne va recevoir le Sea Fury en même temps que ces deux nouveaux porte-avions soit au printemps 1952. Ils vont opérer dans l’Atlantique, en Méditerranée et donc en mer du Nord.

Servant à la fois de chasseur de supériorité aérienne et de chasseur-bombardier, le Sea Fury va être très apprécié de ses pilotes qui ne lui trouvait que fort peu de défauts.

Après la livraison de 96 MkV, le Canada prit livraison de 128 Mk VII, une version améliorée du Mk V et c’est avec cette dernière variante que la RCNAS à terminé le second conflit mondial en mer du Nord. L’appareil étant remplacé au cours des années soixante par un appareil à réaction, le North American FJ Fury mais ceci est une autre histoire.

Caractéristiques Techniques

Type : Chasseur-bombardier monoplace monomoteur embarqué

Masse : à vide 4191kg à pleine charge 5670kg

Dimensions : envergure 11.70m longueur 10.57m hauteur 4.84m

Motorisation : un moteur radial Bristol Centaurus 18 développant une puissance totale de 2480ch et entraînant une hélice quadripale

Performances : vitesse maximale à 5485m 740 km/h plafond opérationnel : 10910m distance franchissable avec les seuls réservoirs internes : 1127kg

Armement : 4 canons de 20mm dans les ailes et jusqu’à 907kg de charges extérieures qu’il s’agisse de bombes, de roquettes ou de mines.

Loire-Nieuport LN-425

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Loire-Nieuport LN-401 à l’appontage sur le Béarn. C’est l’ascendant du LN-420 et donc du LN-425

Le Loire-Nieuport LN-425 est une version améliorée du LN-420. Bombardier en piqué biplace embarqué, le LN-420 à lui même remplacé le LN-401 qui était lui monoplace. Le développement du LN-420 commence en juin 1944 avec la commande de deux prototypes.

La firme Loire-Nieuport part du LN-401, modifié la structure, installe un moteur plus puissant, renforce protection et armement pour aboutir au LN-420. Quelques semaines après l’Armée de l’Air passe commande d’une version terrestre baptisée LN-430.

Le premier prototype du LN-420 décolle pour la première fois le 17 mars suivit d’un second le 4 avril 1945. La marine nationale passe commande le 17 septembre 1945 de 94 appareils répartis entre des appareils en ligne (44), le volant de fonctionnement (44), des appareils de tests (6), les deux prototypes trop usés ayant été réformés (le premier à été démoli, le deuxième à été in extremis préservé au musée de l’Air et de l’Espace du Bourget).

Cet appareil qui va également être produit sous licence par la Grande-Bretagne va équiper avant guerre six escadrilles de l’Aviation Navale (9B,11B, 13B,16B,18B et 20B), la production se poursuivant à faible cadence jusqu’en septembre 1950 quand le LN-425 prend le relais.

Le Loire-Nieuport LN-425 est une évolution du LN-420 avec un moteur plus puissant, une structure renforcée, un armement accru. Le premier prototype décolle le 17 septembre 1949 suivit d’un deuxième prototype le 7 octobre, un troisième prototype en version terrestre et baptisé LN-435 décolle pour la première fois le 10 octobre mais l’Armée de l’Air ne donna pas suite.

La marine nationale passe commande en janvier 1950 de 240 exemplaires qui vont être livrés entre février et décembre 1950. La production va se poursuivre jusqu’en septembre 1951, 360 exemplaires étant finalement produits.

Le Loire-Nieuport LN-425 n’est pas in fine un mauvais appareil mais pas un excellent appareil non plus. En fait l’avion est apparu à une période où le bombardement en piqué, le dive bombing était en passe d’être totalement déclassé.

L’Aéronavale canadienne qui cherchait à remplacer ses Douglas Dauntless de bombardement en piqué s’intéresse d’abord au Curtiss SB2C Helldiver puis le jugeant trop gros préfère commander le LN-425, 48 exemplaires livrés entre septembre et décembre 1951.

Leur carrière va cependant être courte, météorique même puisqu’il n’est en service que de janvier 1952 à mars 1954, remplacé par des Grumman Avenger ASM. Les raisons exactes sont inconnues, certains parlant de déception liée à des performances insuffisantes tandis que d’autres parlent d’un changement de priorité.

Caractéristiques Techniques du Loire-Nieuport LN-425

Type : bombardier en piqué monomoteur monoplan embarqué

Poids : à vide 3150kg à pleine charge 48995kg masse maximale au décollage 5185kg

Dimensions : envergure 12.85m longueur 11.15m hauteur 4.25m

Motorisation : un moteur en ligne Hispano-Suiza 14Y-80 de 1800ch entraînant une hélice tripale

Performances : Vitesse maximale : 510 km/h distance franchissable : 1300km plafond opérationnel 7995m

Armement : deux canons de 20mm Hispano-Suiza HS-406 dans les ailes (120 coups par arme) et six mitrailleuses de 7.5mm Darne dans les ailes (500 coups par arme), une mitrailleuse de 7.5mm Darne en poste arrière avec 400 cartouches. Une bombe de 500kg sous le fuselage et deux de 250kg sous les ailes

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