URSS (37) Navires légers (1)

NAVIRES LEGERS

Avant-propos

Tout le monde connait les fables de La Fontaine et notamment l’une d’entre-elle, le Rat et le Lion qui se termine par cette maxime : on à toujours besoin d’un plus petit que soi !

Dans la marine et le combat naval c’est pareil. De tout temps aux côtés des capital ship (trirèmes, galères, navires de ligne) les marines disposaient de navires plus petits mieux adaptés à des missions ne nécessitant pas la mobilisation de lourds navires à l’utilisation coûteuse.

L’arrivée de l’acier et de la vapeur ne change pas ce paradigme. Si les cuirassés et les croiseurs de bataille sont puissants, ils ont besoin de croiseurs pour assurer l’éclairage mais aussi de destroyers pour les protéger contre les avions et les torpilleurs ennemis en attendant les sous-marins.

A cela s’ajoute la défense des côtes, la maîtrise de ses lignes de communication voir pour certains pays la sécurisation de fleuves et autres cours d’eau qui sont souvent de véritables autoroutes bien plus fiables que les routes terrestres.

Comme nous l’avons vu si la géographie permettait à l’URSS de se passer d’une marine océanique (Blue Water Navy) il était quasiment impossible de se passer d’une marine littorale, d’une marine des eaux vertes (Green Water Navy) au risque de voir les nations étrangères être comme chez elles dans les eaux soviétiques, au risque de voir le blocus étrangler le «paradis des travailleurs».

A cela s’ajoute un besoin important de patrouilleurs fluviaux pour tenir les grands fleuves. En effet dans un pays sous-équipé en matière d’infrastructures routières et ferroviaires, le fleuve reste capital pour transporter de grandes quantités d’hommes, de fournitures et de matériel. Il fallait donc des patrouilleurs et des monitors pour sécuriser la Volga, le Don, le Dniepr et d’autres fleuves.

A la fin des années trente le plan prévoyait 170 escorteurs, 351 chasseurs de sous-marins, 36 monitors, 290 dragueurs, 29 mouilleur de mines, 21 poseur de filets et 18 hydroglisseurs. Ce programme ne pourra pas être mené à bien, la construction des grandes unités étant prioritaire.

En juin 1950 ce qu’on appelle la «poussière navale» regroupe au sein de la Flotte des Ouvriers et Paysans (RKKF) des escorteurs, des chasseurs de sous-marins, des mouilleurs de mines, des poseurs de filets et des dragueurs de mines.

La Flotte de la Baltique dispose ainsi de vingt-quatre escorteurs, de trente-deux chasseurs de sous-marins, de quatre mouilleurs de mines, de un poseur de filets et de vingt-quatre dragueurs de mines soit soixante-dix sept navires.

La Flotte de la Mer Noire dispose de seize escorteurs, de douze chasseurs de sous-marins, de deux mouilleurs de mines, de deux poseurs de filets et de vingt-quatre dragueurs de mines.

La Flottille de la mer Caspienne dispose de six escorteurs, de huit chasseurs de sous-marins, d’un mouilleur de mines et de douze dragueurs de mines.

La Flotte du Pacifique dispose de seize escorteurs, de vingt-quatre chasseurs de sous-marins, de deux mouilleurs de mines, de deux poseurs de filets et de vingt-quatre dragueurs de mines.

La Flotte du Nord qui couvre la zone Arctique dispose de seize escorteurs, de douze chasseurs de sous-marins, de deux mouilleurs de mines, de deux poseurs de filets et de vingt-quatre dragueurs de mines.

Les flottilles fluviales présentent sur le Don, le Dniepr, la Volga et l’Amour regroupe 240 patrouilleurs et vedettes et 40 monitors soit 280 navires.

Au sein de la «poussière navale», on trouve également des vedettes lance-torpilles particulièrement efficaces dans les eaux resserrées. 121 vedettes lance-torpilles sont en service au début des années quarante, le nombre augmentant rapidement pour atteindre 450 unités en juin 1950.

Essentiellement concentrées en mer Baltique et en mer Noire, ces vedettes lance-torpilles vont mener une guérilla impitoyable contre les vedettes allemandes et finlandaises en mer Baltique, contre les vedettes allemandes, roumaines, bulgares et italiennes en mer Noire, le tout avec des résultats contrastés.

A la fin du conflit la flotte est particulièrement usée, nombre de navires sont dépassés. La flotte va être progressivement renouvelée au début des années soixante avec des navires plus modernes et plus efficaces pour faire aux puissances occidentales notamment en Baltique et en mer du Nord.

Escorteurs

Avant-propos

Le premier conflit mondial à marqué l’irruption du sous-marin _du torpilleur submersible si on veut être plus précis_ et donc logiquement d’une riposte, d’un prédateur.

Les alliés ont longtemps tâtonné dans ce domaine, cherchant la meilleure parade _bateau-piège, champs de mines……_ avant de comprendre que le meilleur moyen pour protéger le trafic commercial c’était comme dans le pastoralisme, regrouper les navires et les protéger par des escorteurs qui en fonction des pays s’appelaient avisos, canonnières ou encore sloops.

En raison d’une menace sous-marine assez faible, la marine tsariste ne construisit pas un grand nombre d’escorteurs, utilisant des torpilleurs et des destroyers pas forcément conçus pour cette mission.

La marine soviétique change-t-elle de paradigme ? En partie oui. Influencée par les théories de la Jeune Ecole, contrainte par une géographie de privilégier une marine des eaux littorales (Green Water Navy) pour protéger ses côtes, la RKKF va construire une série de patrouilleurs et d’escorteurs d’un déplacement souvent inférieurs aux réalisations étrangères.

En juin 1950, la marine soviétique dispose de cent-vingt escorteurs de différentes classes. Durant le conflit des navires supplémentaires seront construits. Le projet de transférer des escorteurs britanniques, américains ou français à la RKKF n’à au final pas abouti pour différentes raisons.

Patrouilleurs classe Uragan

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Maquette d’un escorteur classe Uragan

Présentation

Bien que considérés comme des patrouilleurs, les dix-huit unités de classe Uragan peuvent être considérés comme des escorteurs même si avec leurs 450 tonnes ils font pale figure vis à vis des escorteurs océaniques français, américains et britanniques, deux ou trois fois plus gros.

A l’origine des Uragan figure la volonté de la marine soviétique de remplacer au milieu des années vingt les vieux torpilleurs hérités de la marine tsariste, des navires pas forcément adaptés aux missions de patrouille, d’escorteur et de surveillance.

Les spécifications initiales demandaient des navires de 300 tonnes armés de deux canons de 100mm, trois tubes lance-torpilles de 450mm et obsession russe de pouvoir si besoin embarquer des mines. La propulsion devait être assurée par des diesels anglais mais suite au soutien soviétique de la grève des mineurs de 1926, ce projet ne pu être réalisé.

La propulsion changea donc passant donc du diesel à la vapeur ce qui entraîna d’autres problèmes à savoir la déliquescence de l’industrie russe qui ne construisit aucun navire entre 1917 et 1924, perdant de nombreuses compétences.

Outre la propulsion, le poids fût augmenté, les demandes de la RKKF étant impossibles à satisfaire dans un tonnage de 300 tonnes. Le design est validé le 26 novembre 1926 avec un tonnage de 450 tonnes (629 tonnes à pleine charge).

En matière d’armement, les Uragan sont armés de deux canons de 102mm en affûts simples (un avant et un arrière), une DCA qui devait recevoir des armes britanniques mais qui au final reçut des armes soviétiques, une plate-forme triple lance-torpilles de 450mm, cinquante mines ou charges de profondeur, deux paravanes de déminage K-1.

Ces dix-huit navires vont être répartis entre la Baltique (six), la mer Noire (quatre), le Pacifique (quatre) et la Flotte du Nord (quatre).

Initialement il était prévu que les dix-huit navires soit strictement identiques mais en raison de problèmes de planification industrielle, les Uragan furent construits en quatre séries affichant de légères différences.

-Série I (huit navires) projet 2 : Uragan,Taifun,Smerch,Tsiklon,Vikhr,Groza,Metel,Vyuga,

-Série II (quatre navires) projet 4 : Shkval,Shtorm,Buran et Grom

-Série III (quatre navires) projet 2 : Burya,Molniya,Purga,Zanista

-Série IV (deux navires) projet 39 : Sneg et Tucha

Carrière opérationnelle

Les dix-huit unités de classe Uragan sont mises en service entre 1931 et 1938. Deux unités sont ainsi mises en service en 1931 (Uragan,Taifun) suivies en 1932 par six unités (Smersh,Tsiklon,Vikhr,Groza,Shkval,Shtorm) suivies en 1934 par deux unités baptisées Metel et V’yuga.

Deux unités sont mises en service en 1935 (Buran,Grom) suivies en 1936 par quatre unités (Burya,Molniya,Purga et Zanitsa), deux unités bouclant la boucle en 1938 (Sneg,Tucha).

Six unités sont déployées en mer Baltique (Uragan,Tsiklon,Metel,Grom,Molniya,Tucha), quatre en mer Noire (Taifun,Smerch,V’yuga,Buran), quatre dans l’Océan Pacifique (Vikhr,Shtorm,Burya,Sneg) et quatre au sein de la Flotte du Nord (Groza,Shkval,Purga,Zamitsa).

Sur les dix-huit Uragan construits, six vont être perdus au cours du conflit. Si les quatre Uragan en service dans le Pacifique échappe aux affres du conflit (ils sont désarmés respectivement en 1956,1958,1959 et 1961), deux des quatre Uragan de la flotte du Nord sont perdus, le Groza coulé par l’aviation et le Zamista victime d’une mine, les deux survivants (Shkval,Purga) étant désarmés en 1960.

Un Uragan de la flotte de la mer Noire est perdu, le Taifun victime de l’aviation allemande au large de Novorossirsk, les trois navires survivants étant désarmés en 1958 (Smerch), en 1960 (V’yuga) et en 1962 (Buran).

Les trois derniers Uragan coulés appartiennent donc à la flotte de la Baltique, l’Uragan est victime d’une mine, le Tsiklon est coulé par l’aviation et le Metel est victime de vedettes lance-torpilles finlandaises. Le Grom est désarmé en septembre 1955, le Molniya l’est en mars 1957 et enfin le Tucha en décembre 1958.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 457 tonnes pleine charge 629 tonnes

Dimensions : longueur 71.5 m largeur 7.4m tirant d’eau 2.6m

Propulsion : deux groupes de turbines alimentées par deux chaudières développant 7200ch et entraînant deux hélices

Performances : vitesse maximale 26.5 nœuds distance franchissable 1500 miles nautiques à 14 nœuds

Armement : deux canons de 102mm modèle 1911, quatre canons de 37mm en deux affûts doubles, une plate-forme triple de 450mm, cinquante charges de profondeur ou mines

Equipage : 90 officiers et marins

Patrouilleurs classe Yastreb

Yastreb

Le Yastreb

Présentation

Les patrouilleurs, les escorteurs classe Yastreb ont été conçus pour succéder aux Uragan qui n’ont jamais donné vraiment satisfaction. Vingt navires plus gros vont être construits en deux variantes appelées Projet 29 et Projet 29K.

Comme les Uragan sont révélés sous-dimensionnés pour l’armement embarqué, leurs successeurs furent plus gros, plus longs ce qui évitait les problèmes de stabilité et la surcharge dans les eaux que connurent les Uragan.

C’est ainsi que le Projet 29 est plus grand (85.7 contre 71.4m), plus large (8.4 contre 7.4m) mais un tirant d’eau équivalent (environ 2.6m). Le déplacement était pratiquement doublé (842 et 995 tonnes contre 457 et 629 tonnes). Le Projet 29K était plus grand et plus lourd pour améliorer la stabilité et l’efficacité par mer formée.

Propulsé par des turbines à engrenages, les Yastreb étaient armés de trois canons de 100mm en affûts simples, quatre mitrailleuses de 12.7mm en deux affûts doubles, un affût triple lance-torpilles et quarante-huit charges de profondeur (pouvant être remplacées par des mines). Les 29K disposaient d’une DCA renforcée avec quatre canons de 37mm en deux affûts doubles.

Carrière opérationnelle

Vingt navires ont été construits pour la RKKF. Six sont déployés en mer Baltique, quatre en mer Noire, dans le Pacifique et dans la Flotte du Nord et deux en mer Caspienne. Les douze premiers appartiennent au projet 29 et les huit derniers au projet 29K.

Ils sont mis en service en 1942 (Yastreb Bditel’nyi Tigr Leopard), en 1943 (Rys’ Yaguar Kuguar Pantera Berkut Sokol), en 1944 (Grif Voron Kondor Fregate Orlan) et en 1945 avec les Orel,Korshun,Zorkii,Buresvestnik et Al’batros .

Six navires sont déployés au sein de la Flotte de la Baltique (Yastreb,Rys’,Grif,Orel,Zorkii et Albatros),quatre en mer Noire (Bditel’nyi, Yaguar,Voron,Korshun), deux mer Caspienne (Buresvestnik, Kondor), quatre dans le Pacifique (Tigr,Kuguar,Sokol,Fregate) et quatre au sein de la Flotte du Nord (Leopard,Pantera,Berkut,Orlan).

Huit navires de cette classe ont été coulés durant le conflit. Deux unités de la flotte de la Baltique sont coulés, le Yastreb est victime d’un sous-marin allemand et le Grif est coulé par des avions allemands.

Deux unités déployées en mer Noire sont coulées, le Bditel’nyi est coulé par des vedettes lance-torpilles allemandes alors que le Voron est coulé par une mine.

La flotte du Pacifique perd le Kuguar victime d’un hydravion japonais alors que trois des quatre unités de la Flotte du Nord disparaissent au cours du conflit, le Leopard perdu au cours d’une tempête, le Berkut victime d’une mine et le Pantera est coulé par un hydravion allemand.
Les navires survivants sont désarmés au cours des années soixante, le Tigr est désarmé en 1961 tout comme le Rys’ alors que les Yaguar et Sokol sont désarmés en 1963.

Si ces quatre navires sont démolis, les Kondor et Fregate désarmés en 1964 sont cédés à la Chine populaire où ils vont servir jusqu’en 1976. Les cinq dernières unités (Orel,Korshun,Zorkii,Buresvestnik,Al’batros) sont désarmées en 1967 et coulées comme cible au cours des nombreux essais nucléaires menés au Kazakhstan et en Nouvelle-Zemble.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 842 tonnes pleine charge 995 tonnes (29K 905 et 1125 tonnes respectivement)

Dimensions : longueur 85.7m largeur 8.4m tirant d’eau 2.6m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières développant 23000ch et entraînant deux hélices

Performances : vitesse maximale 34 nœuds (33 pour les 29K) distance franchissable 2700 miles nautiques à 15 nœuds (2200 miles nautiques à 14 nœuds pour les 29K)

Armement : trois canons de 100mm en affûts simples, quatre mitrailleuses de 12.7mm en deux affûts doubles (quatre canons de 37mm en deux affûts doubles pour les 29K), une plate-forme triple lance-torpilles de 450mm et quarante-huit charges de profondeur (ou mines)

Equipage : 112 officiers et marins

Escorteurs classe Riga

Classe Riga 7.jpg

Un escorteur classe Riga

Présentation

Initialement il était prévu de construire douze patrouilleurs de classe Albatros de 920 tonnes mais ce projet est abandonné pour des raisons obscurs. A la place on décide de construire des navires plus gros d’environ 1200 tonnes, rapides et endurants, bien armés. C’est l’acte de naissance de la classe Riga produite à 28 exemplaires.

Ces navires sont bien armés (trois canons de 100mm, une bonne DCA) mais ces navires ne sont pas sans défauts qu’il s’agisse de l’absence de capteurs efficients, des fragilités structurelles et une vitesse difficile à maintenir par mer formée. Néanmoins, en dépit de ces défauts, ces navires étaient appréciés par leurs équipages.

Historique

Les vingt-huit escorteurs de classe Riga sont mis en service à partir de 1943 avec cette année là six unités (Riga,Bars,Rosomacha, Sobol,Barsuk,Kuguar) suivis en 1944 par six autres unités (Jenot,Filin,Lun,Kobchik,Tur et Los). En 1945 huit unités sont mises en service (Olien,Gomostay,Sarych,Puma,Volk,Kunitsa,Korsak et Norka) suivis en 1946 par les huit dernières unités (Voron,Grizon,Zubr,Bizon,Aist,Giena,Pelikan et Pingvin).

Ces navires sont répartis entre les différentes flottes. La flotte de la Baltique dispose de huit unités (Riga,Rosomacha,Jenot,Gomostay,Kunista,Korsak,Aist et Giena), celle de la mer Noire aligne six unités (Bars,Kuguar,Los,Olien,Pelekan,Pingvin) tout comme la flotte du Pacifique qui dispose des Sobol,Filin,Sarych,Puma,Volk et Bizon.

Le reliquat est aux mains de la flotte du Nord avec huit unités baptisées Barsuk,Lun,Kobchik,Tur,Norka,Voron,Grizon et Zubr.

Sur les vingt-huit escorteurs de classe Riga mis en service, douze sont perdus, quatre sous les coups de l’aviation, quatre à cause de mines, trois à cause de sous-marins et un par un bâtiment de surface.

La flotte de la Baltique perd quatre navires, un par mine (Riga), deux par l’aviation (Ienot,Kunista) et un par sous-marin (Giena), les navires survivants sont désarmés en 1961 (Rosomacha),en 1963 (Gomostay) et en 1966 (Korsak,Aist).

La flotte de la mer Noire perd trois navires, deux par mines (Bars,Pingvin) et un par l’aviation (Los), les trois derniers navires sont désarmés en 1967 (Kuguar,Ollien,Pelekan).

La flotte du Pacifique perd deux navires, le Sobol est victime d’une mine d’origine inconnue alors que Bizon est coulé par un hydravion japonaise au large des côtes coréennes. Les Filin,Sarych,Puma et Volk sont désarmés en 1968.

La flotte du Nord qui couvre la zone Arctique perd trois unités, deux par les sous-marins allemands (Barsuk,Lun) et un par navire de surface le Zubr. Les survivants ( Kobchik,Tur,Norka,Voron et Grizon) sont désarmés au cours des années soixante.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1100 tonnes pleine charge 1350 tonnes

Dimensions : longueur 94m largeur 9.5m tirant d’eau 3.5m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières développant 25000ch et entraînant deux hélices

Performances : vitesse maximale 31 nœuds distance franchissable 2700 miles nautiques à 15 nœuds

Armement : trois canons de 100mm en affûts simples, six canons de 37mm en trois affûts doubles, une plate-forme triple lance-torpilles de 450mm, trente-deux charges de profondeur

Equipage : 112 officiers et marins

Escorteurs classe Petya

Historique

Les douze escorteurs de classe Petya sont les derniers escorteurs construits pour la RKKF avant l’entrée en guerre de l’URSS en juin 1950. Ces navires n’ont pas de nom mais une désignation composée de trois lettres et d’un chiffre ou d’un nombre.

Les douze navires construits sont ainsi baptisés PLK-1 à PLK-12. Par rapport aux Riga, ces navires sont plus petits, moins armés et mais leur efficacité sera similaire. Leur mise en service s’étale entre 1947 et 1950 à raison de quatre par an.

Quatre sont déployés au sein de la flotte de la Baltique (PLK-1/3/5/7), deux au sein de la flotte de la mer Noire (PLK-2/4), quatre au sein de la flottille de la mer Caspienne (PLK-6/8/10/12) et deux au sein de la flotte du Pacifique (PLK-9/11).

Six Petya sont coulées durant le second conflit mondial, la PLK-1 est victime d’une mine allemande en mer Baltique, la PLK-5 toujours en Baltique est victime de l’aviation allemande tout comme la PLK-6 coulée par des bombardiers allemands en mer…..Caspienne.

La PLK-3 est victime de de vedettes lance-torpilles allemandes en mer Baltique tout comme la PLK-2 qui sombre sous le coup de vedettes italiennes en mer Noire. Enfin la PLK-11 est coulée par un avion japonais qui désemparé par la DCA s’écrase sur l’escorteur. L’incendie provoqué par la collision entraîne le naufrage du navire.

Six navires survivent au conflit, la PLK-7 désarmée en septembre 1956, la PLK-4 quitte le service actif en mars 1961 suivit un an et demi plus tard par la PLK-8 (septembre 1962). La PLK-10 est désarmée en juin 1963 suivie en janvier 1964 par la PLK-12, la PLK-9 bouclant la boucle en juin 1965.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1000 tonnes pleine charge 1200 tonnes

Dimensions : longueur 85m largeur 7.5m tirant d’eau 2.5m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières développant 22000ch et entraînant deux hélices

Performances : vitesse maximale 32 nœuds distance franchissable 3000 miles nautiques à 15 nœuds

Armement : deux canons de 100mm en affûts simples, six canons de 37mm en trois affûts doubles, une plate-forme triple lance-torpilles de 450mm, vingt-quatre charges de profondeur

Equipage : 96 officiers et marins

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