URSS (35) Sous-Marins (3)

Sous-marins type Schuka

Shchuka class submarine

Avant-propos

Avec cent exemplaires construits, les sous-marins type Schuka sont les plus nombreux de la force sous-marine soviétique puisqu’ils représentent plus d’un tiers de la force sous-marine soviétique qui comme nous le savons se composait de 270 unités un certain 21 juin 1950.

La conception remonte au début des années trente quand la marine soviétique souhaite s’équiper d’un sous-marin de taille réduite destiné à combattre dans des mers peu profondes ou pour protéger les approches immédiates des ports ou des bases à une époque où on craint de voir les eaux littorales infestées de sous-marins.

Ces sous-marins initialement prévus pour la mer Baltique vont opérer également en mer Noire, dans le Pacifique et dans les froides eaux de l’Océan Glacial Arctique.

Forcément une classe aussi importante ne pouvait être unique et homogène (encore que les américains l’ont fait avec leurs Fleet Submarine quasiment identiques) et le type Schuka va se subdiviser en plusieurs sous-séries appelées Série III, Série V,Série V-bis,Série V-bis-2,Série X,Série X-bis.

Historique (1) : dates et informations clés

Comme nous venons de le voir les Schuka sont subdivisés en différentes sous-séries en l’occurrence la Série III (quatre navires), la Série V (douze navires), la Série V-bis (treize navires), la Série V-bis-2 (quatorze navires), la Série X (trente-deux bateaux) et la série X-bis (vingt-cinq navires).

Les sous-marins affectés à la flotte du Pacifique recevait comme désignation le préfixe Shch suivit du chiffre 1 suivis de deux autres chiffres, ceux de la flotte de la Mer Noire Shch 2, ceux de la flotte de la Baltique Shch 3 et la flotte du Nord Shch 4.

Série III

Classe Shchuka (série III).png

Les quatre sous-marins de cette sous-série sont les premiers sous-marins de taille moyenne conçus par l’URSS, leur conception étant contemporaine des Dekabrist. A la différence des sous-marins type D, les Schuka sont divisés en six compartiments.

Les quatre sous-marins sont numérotés Shch-301 à 304 car affectés à la flotte de la Baltique. Ils sont construits à Leningrad et mis en service en octobre 1933 (301,302), en novembre 1933 (303) et en août 1934 (304).

Série V

Classe Shchuka (série V).png

Composée de douze navires, cette sous-série est composée de navires plus gros dôtés de moteurs plus puissants, la capacité de carburant plus importante augmente le rayon d’action.

Ces navires immatriculés Shch-101 à 112 sont donc tous affectés à la flotte du Pacifique où portant les sous-marins de petite taille ne sont pas forcément très à l’aise.

Ces douze sous-marins sont mis en service en septembre 1933 (101,102), en octobre (103), en novembre 1933 (104,105,106,107), en décembre 1933 (108), en avril 1934 (109), en mai de la même année (110) et enfin en septembre 1934 pour les deux dernières unités de la série (111 112).

Série V-bis

Classe Shchuka (série Vbis).png

Cette troisième série est composée de treize navires. A la différence des séries précédentes, les sous-marins de la série V-bis sont réparties entre différentes flottes, huit pour la flotte du Pacifique, deux pour la Baltique et trois pour la flotte de la mer Noire. A noter qu’initialement cette série avait reçu le chiffre VII.

Par rapport à la série précédente, les sous-marins du type V-bis disposent de moteurs plus puissants, la masse et les dimensions n’ont pas vraiment changé. Néanmoins avec des améliorations de détail, la vitesse en surface augmente d’un nœud et démi. Il ont également été modifiés pour recevoir en cas de besoin des réservoirs d’essence aviation pour ravitailler des hydravions.

Ces treize sous-marins sont mis en service en septembre 1934 (113 114), en octobre 1934 (115), en décembre 1934 (117,118,305), en janvier 1935 (116 120), en février 1935 (119), en août 1935 (201), en septembre 1935 (202 203) et en novembre 1935 (308).

Série V-bis-2

Classe Shchuka (série Vbis-2).png

Ces sous-marins au nombre de quatorze sont semblables aux précédents. Comme les navires de la série précédente, les unités de la Série V-bis-2 sont réparties entre la flotte du Pacifique (cinq), la flotte de la Baltique (cinq) et celle de la mer Noire (quatre).

Ils sont mis en service en avril 1935 (121,122,123), en août 1935 (306,307), en septembre 1935 (124),en novembre 1935 (309), en décembre 1935 (204), en mai 1936 (125), en août 1936 (206,310,311) et en novembre 1936 (205,207).

Série X

Classe Shchuka (série X).png

Cette avant-dernière série de la classe Schuka se composait de trente-deux unités, sept étant affectés à la flotte de la Baltique (315,317,318,319,320,322,323), huit l’étant en mer Noire (204,208,209,210,211,212,213,214), huit autre dans le Pacifique (126,127,128,129,130,131,132,133) et neuf au sein de la flotte du Nord (401,402,403,404,405,406,407,408,411).

Ces navires sont mis en service en 1937 (flotte de la Baltique), en 1938 (flotte de la mer Noire), en 1939 (flotte du Pacifique) et en 1940 (flotte du Nord).

Série X-bis

Classe Shchuka (série Xbis).png

Cette dernière série se compose de vingt-six navires répartis entre la flotte de la Baltique (324), la flotte de la mer Noire (215 216), la flotte du Pacifique (134 à 151) et la flotte du Nord (413,414,421,422,424). Ces navires sont mis en service entre 1941 et 1943.

Historique (2) : les Schuka en guerre

Baltique

ShCh-309.png

Le ShCh-309 rentrant au port. Il n’à pas survécu à la guerre étant coulé par un hydravion allemand au large des côtes finlandaises en septembre 1951

-Dix-neuf exemplaires 301 à 311, 315, 317 à 320, 322 à 324. Dix sont coulés, trois par mines (301, 302,324), quatre par l’aviation (309,311,317,320), trois par navires de surface (303,305,323)

Mer Noire

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Le sous-marin ShCh-209 en compagnie du croiseur Komintern. Il à survécu au conflit

-Seize exemplaires : Shch 201 à 216. Deux sont victimes de mines (201, 204), trois par l’aviation (202,207,210),deux par navire de surface (203,213) soit sept navire perdus sur seize

Pacifique

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Le ShCh-117

-Cinquante et un sous-marins classe Schukha (Shch) Shch-101 à 151. Le Shch-101 est coulé par un sous-marin japonais (?) et le 150 est victime d’un patrouilleur japonais au large d’Hokkaïdo.

Arctique

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Le ShCh-401

-Quatorze exemplaires (401 à 408, 411,413,414,421,422 et 424). Le 401 est coulé par l’aviation, les 402 et 405 sont coulés par sous-marins, les 421 et 424 sont coulés par des navires de surface.

Ce sont donc vingt-quatre sous-marins sur cent qui ont succombé aux coups de l’ennemi soit un quart de la flotte. Les mines en ont coulé cinq, l’aviation huit, les sous-marins trois, les navires de surface huit.

Les survivants particulièrement usés sont rapidement désarmés, les premiers à la fin des années cinquante, les derniers au milieu des années soixante. Le Shch-310 à été préservé à Kronsdadt et le kiosque du Shch-216 utilisé pour un mémorial dédié aux sous-mariniers dans l’enceinte de la base navale de Sebastopol.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 578 tonnes plongée 706 tonnes

Dimensions : longueur 57m largeur 6.2m tirant d’eau 3.9m

Propulsion : deux moteurs diesels de 500 puis 685ch, deux moteurs électriques de 400ch, deux hélices, deux groupes de cinquante-six batteries

Performances : vitesse maximale en surface 11.6 nœuds (14 nœuds pour d’autres) vitesse maximale en plongée 8.5 nœuds Distance franchissable 5000 miles nautiques en surface 92.5 nœuds en plongée Immersion maximale 90m Autonomie de navigation 20 jours

Armement : deux canons de 45mm, deux mitrailleuses de 12.7mm, six tubes lance-torpilles de 533mm (quatre à la proue, deux à la poupe) avec dix torpilles

Equipage : 41 officiers et marins

Sous-marins classe Malyutka (type M)

Historique

Ces sous-marins de petite taille sont des sous-marins dit de position, des sous-marins pouvant être transportés en plusieurs éléments par voie ferrée pour par exemple transférer des éléments de la Baltique au Pacifique.

Il était initialement prévu plus de cent exemplaires mais suite à un changement de priorité, la marine soviétique n’en à construit que 48 exemplaires, quarante-huit exemplaires répartis en quatre sous-séries.

Les deux premières séries (Série VI et VI-bis) fabriquées respectivement à 12 et 9 exemplaires sont déployées respectivement en Baltique et en Mer Noire.

Les deux dernières séries (Série XII et XV) fabriquées respectivement à 17 et 8 exemplaires sont déployées respectivement dans le Pacifique et dans l’Océan Glacial Arctique. Ils sont plus grands et plus gros que les précédents pour améliorer leur tenue à la mer.

A l’usage ces sous-marins se révèlent médiocres et d’un concept pour le moins limiter. Cela explique en partie les lourdes pertes.

Sur les douze exemplaires en service en mer Baltique, sept sont coulés, trois par l’aviation (M-1/3/4), un par un navire de surface (M-2), deux par sous-marins (M-12 et M-51) un suite à un accident _une collision avec un transport de troupes arrivant à Mourmansk_ (M-14) et le M-53 d’une cause inconnue.

Sur les neuf exemplaires en service en mer Noire, huit sont coulés, trois étant victimes de l’aviation (M-5/7/9), un est victime d’un sous-marin de poche italien (M-6), trois victimes de navires de surface (M-8/10/11) et enfin le M-52 qui à été perdu suite à une collision avec un pétrolier.

Sur les dix-sept exemplaires en service dans la flotte du Pacifique, quatre sont perdus, le M-16 est coulé par l’aviation japonaise, le M-72 est victime d’un sous-marin (nationalité inconnue), le M-74 à été coulé par un escorteur japonais alors que le M-56 à été perdu lors d’un entrainement à la plongée.

Sur les huit exemplaires utilisés par la Flotte du Nord, quatre sont perdus, le M-75 saute sur une mine, le M-80 à été coulé par un navire de surface, le M-81 étant perdu de manière accidentelle alors que le M-82 à été perdu suite à une cause inconnue.

Il reste donc vingt et un exemplaires en service en septembre 1954. Ils sont désarmés à la fin des années cinquante et au début des années soixante. Le M-73 à été préservé comme musée à Kronsdadt.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : (première série) surface 157 tonnes plongée 197 tonnes (seconde série) surface 208 tonnes plongée 258 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 36.9m (45m sur les derniers) largeur 3.13m (3.50m sur les derniers) tirant d’eau : 2.58m (2.85m sur les derniers)

Propulsion : propulsion diesel-électrique à arbre unique avec un moteur diesel de 685ch, un moteur électrique de 235ch

Performances : vitesse maximale 13 ou 14 nœuds en surface 7 ou 7.8 nœuds en plongée Immersion maximale 60m Autonomie de navigation 7 à 10 jours

Armement : un canon de 45mm avec 195 obus, deux tubes lance-torpilles à la proue sans recharge

Equipage : 36 officiers et marins

Sous-marins Classe Srednayaya (type S)

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Le S-1

Avant-propos

Les sous-marins type S sont des sous-marins médians comparables à nos 800 tonnes (type Aurore/Phenix). Ils sont issus à la fois de recherches menées par les ingénieurs soviétiques mais aussi de l’aide technique allemande, Berlin et Moscou coopérant dans une période où pour des raisons différentes ils étaient mis au ban des nations.

Quarante-neufs sous-marins vont être construits (deux navires annulés pour des raisons de planification industrielle) répartis en quatre séries, la première étant le modèle de base (Série IX) avec trois exemplaires, modèle de base suivis de trois modèles améliorés, la Série IXbis avec dix exemplaires, la Série IX-bis-2 avec seize exemplaires et enfin la Série XIV avec pas moins de vingt exemplaires.

Le développement commence fin 1932 avec l’envoi en Allemagne d’une mission technique soviétique pour un échange de point de vue voir un transfert de technologies. Les soviétiques cherchaient un sous-marin d’un tonnage compris entre 700 et 1200 tonnes, les performances prioritaires étant la vitesse en surface, la profondeur et la vitesse d’immersion.

En décembre 1932 des marins soviétiques inspectent le sous-marin E-1 construit en Espagne sur des plans allemands. Ce sous-marin de 700 tonnes était nettement supérieur aux modèles soviétiques contemporains : conception plus sophistiquée, organisation interne plus rationnelle, système de ballasts plus moderne, une grande autonomie et une profondeur d’immersion supérieure.

La délégation recommande l’adoption d’un modèle semblable au E-1 ce qui avait l’avantage de gagner du temps d’autant que les bureaux d’études soviétiques étant en retard par rapport aux bureaux d’études allemands qui avaient pu conserver leur expertise en s’installant en Finlande, aux Pays-Bas et dans d’autres pays.

Le contrat de développement du projet est lancé en avril 1933, le projet évolua peu à peu, s’éloignant du type E-1 pour aboutir à un projet neuf. La décision de construire en série est prise en août 1934.

Historique (1) : les dates clés

Série IX : trois exemplaires

-Le S-1 est mis sur cale le 25 décembre 1934 lancé le 8 août 1935 et mis en service le 23 septembre 1936.

-Le S-2 est mis sur cale le 31 décembre 1934 lancé le 21 décembre 1935 et mis en service le 23 septembre 1936.

-Le S-3 est mis sur cale le 25 avril 1935 lancé le 30 avril 1936 et mis en service le 13 juillet 1938.

Série IXbis : dix exemplaires

Les différences entre la Série IX et la Série IXbis sont d’ordre cosmétiques, ils sont le résultat du retour d’expérience de l’utilisation des trois premiers sous-marins type S.

-Le S-4 est mis sur cale le 3 janvier 1936 lancé le 17 septembre 1936 et mis en service le 27 novembre 1939.

-Le S-5 est mis sur cale le 28 décembre 1935 lancé le 16 mai 1936 et mis en service le 27 novembre 1939.

-Le S-6 est mis sur cale le 28 décembre 1935 lancé le 31 mars 1936 et mis en service le 27 novembre 1939.

S-7 2.jpg

Le S-7

-Le S-7 est mis sur cale le 14 décembre 1936 lancé le 5 avril 1937 et mis en service le 7 août 1940

-Le S-8 est mis sur cale le 14 décembre 1936 lancé le 5 avril 1937 et mis en service le 28 juillet 1940.

-Le S-9 est mis sur cale le 20 juin 1937 lancé le 20 avril 1938 et mis en service le 22 décembre 1940.

-Le S-10 est mis sur cale le 10 juin 1937 lancé le 20 avril 1938 et mis en service le 31 décembre 1940.

-Le S-11 est mis sur cale le 20 octobre 1937 lancé le 24 avril 1938 et mis en service le 18 juillet 1941.

-Le S-12 est mis sur cale le 20 octobre 1937 lancé le 24 avril 1938 et mis en service le 30 juillet 1941

-Le S-13 est mis sur cale le 19 octobre 1938 lancé le 25 avril 1939 et mis en service le 5 octobre 1941.

Série IX-bis-2

Seize exemplaires vont être construits à la fin des années trente et au début des années quarante avec des dimensions supérieures, une vitesse plus importante en surface comme en plongée ainsi que des améliorations de détail.

Initialement il était prévu dix-huit exemplaires mais la construction des S-15 et des S-17 à été annulée pour des raisons de planification industrielle et jamais reprise ultérieurement. Les numéros n’ont pas été utilisés ultérieurement.

-Le S-14 est mis sur cale le 29 septembre 1938 lancé le 25 avril 1939 et mis en service le 3 juin 1942.

-Le S-16 est mis sur cale le 10 août 1939 lancé le 24 avril 1940 et mis en service le 17 décembre 1941.

-Le S-18 est mis sur cale le 10 août 1939 lancé le 8 septembre 1940 et mis en service le 17 juin 1942.

-Le S-19 est mis sur cale le 30 septembre 1939 lancé le 14 mars 1941 et mis en service le 8 décembre 1942.

-Le S-20 est mis sur cale le 30 septembre 1939 lancé le 14 mars 1941 et mis en service le 17 janvier 1943.

-Le S-21 est mis sur cale le 31 décembre 1939 lancé le 25 avril 1941 et mis en service le 8 mars 1943.

-Le S-22 est mis sur cale le 25 juin 1940 lancé le 8 octobre 1941 et mis en service le 17 juillet 1943.

-Le S-23 est mis sur cale le 25 juin 1940 lancé le 18 octobre 1941 et mis en service le 8 août 1943.

-Le S-24 est mis sur cale le 25 juin 1940 lancé le 7 octobre 1941 et mis en service le 30 juin 1943.

-Le S-25 est mis sur cale le 7 septembre 1940 lancé le 4 janvier 1942 et mis en service le 1er septembre 1943.

-Le S-26 est mis sur cale le 7 septembre 1940 lancé le 14 février 1942 et mis en service le 10 septembre 1943.

-Le S-39 est mis sur cale le 14 mai 1941 lancé le 8 septembre 1942 et mis en service le 17 décembre 1943.

-Le S-101 est mis sur cale le 4 juin 1942 lancé le 17 septembre 1943 et mis en service le 8 novembre 1944.

-Le S-102 est mis sur cale le 10 juin 1942 lancé le 8 octobre 1943 et mis en service le 12 décembre 1944.

-Le S-103 est mis sur cale le 1er septembre 1942 lancé le 12 octobre 1943 et mis en service le 7 janvier 1945.

-Le S-104 est mis sur cale le 5 septembre 1942 lancé le 2 octobre 1943 et mis en service le 8 septembre 1944.

Série XIV

La dernière série des sous-marins type S est également la plus nombreuse avec pas moins de vingt navires. Ses caractéristiques techniques sont semblables à la série précédente mais un certain nombre d’équipements annoncent les type 97 qui doivent succéder aux sous-marins type S.

-Le S-27 est mis sur cale le 8 mars 1941 lancé le 7 juin 1942 et mis en service le 1er septembre 1943.

-Le S-28 est mis sur cale le 12 mars 1941 lancé le 15 juin 1942 et mis en service le 3 septembre 1943.

-Le S-29 est mis sur cale le 8 mai 1941 lancé le 8 juillet 1942 et mis en service le 6 octobre 1943.

-Le S-30 est mis sur cale le 5 septembre 1941 lancé le 7 août 1942 et mis en service le 17 mars 1943.

-Le S-31 est mis sur cale le 5 septembre 1941 lancé le 10 août 1942 et mis en service le 21 mars 1943.

-Le S-32 est mis sur cale le 2 octobre 1941 lancé le 6 novembre 1942 et mis en service le 30 mai 1943.

-Le S-33 est mis sur cale le 10 octobre 1941 lancé le 11 novembre 1942 et mis en service le 2 juin 1943.

-Le S-34 est mis sur cale le 7 janvier 1942 lancé le 4 mars 1943 et mis en service le 17 janvier 1944.

-Le S-35 est mis sur cale le 7 janvier 1942 lancé le 4 mars 1943 et mis en service le 17 janvier 1944.

-Le S-36 est mis sur cale le 1er février 1942 lancé le 23 mars 1943 et mis en service le 30 janvier 1944.

-Le S-37 est mis sur cale le 1er février 1942 lancé le 23 mars 1943 et mis en service le 30 janvier 1944.

-Le S-38 est mis sur cale le 15 mars 1942 lancé le 8 juin 1943 et mis en service le 7 mai 1944

-Le S-45 est mis sur cale le 15 mars 1942 lancé le 8 juin 1943 et mis en service le 7 mai 1944

-Le S-46 est mis sur cale le 7 juin 1943 lancé le 5 mai 1944 et mis en service le 8 décembre 1944.

-Le S-51 est mis sur cale le 7 juin 1943 lancé le 5 mai 1944 et mis en service le 8 décembre 1944.

-Le S-52 est mis sur cale le 14 septembre 1943 lancé le 8 juillet 1944 et mis en service le 17 mars 1945.

-Le S-53 est mis sur cale le 14 septembre 1943 lancé le 8 juillet 1944 et mis en service le 17 mars 1945.

-Le S-54 est mis sur cale le 21 octobre 1943 lancé le 30 juillet 1944 et mis en service le 17 mai 1945.

-Le S-55 est mis sur cale le 21 octobre 1943 lancé le 8 août 1944 et mis en service le 10 juin 1945.

-Le S-56 est mis sur cale le 21 octobre 1943 lancé le 28 septembre 1944 et mis en service le 17 août 1945.

Historique (2) : les type S en guerre

S-56 (série IX-bis).png

Le S-56

Situation en juin 1950

-La Flotte de la Baltique dispose de plus de la moitié des type S avec pas moins de vingt-six unités qui se répartissent entre trois Série IX (S-1/S-2/S-3), dix Série IXbis (S-4/S-5/S-6/S-7/S-8/S-9/S-10/S-11/S-12 et S-13), neuf Série IX-bis-2 (S-14/16/18/20/22/24/26/103/104) et quatre Série XIV (S-27/S-28/S-29/S-30).

-La Flotte de la Mer Noire dispose de quinze sous-marins de ce type qui se répartissent en deux sous-séries, la Série IX-bis-2 (S-19/21/23/25/39) et la Série XIV (S-31/32/33/34/35/36/37/38/45/46).

-Si la Flotte du Pacifique ne dispose pas de type S, la Flotte du Nord qui couvre l’Océan Glacial Arctique dispose des huit exemplaires restants, six unités de la Série XIV (S-51/52/53/54/55/56) et deux unités de la Série IX-bis-2 (S-101 et 102).

Les pertes

Au cours du conflit, dix-neuf sous-marins de type S vont succomber aux coups de l’ennemi ou aux aléas techniques.

Si les huit navires de la Flotte du Nord survivent tous au conflit, ce n’est pas les cas des type S stationnés en mer Baltique et en mer Noire.

En mer Baltique c’est le tiers de la flotte qui disparaît soit neuf navires sur vingt-six. L’aviation est responsable de la destruction de six unités (S-5,S-20,S-22,S-24,S-30 et S-104), les trois autres sous-marins étant victimes de mines (S-1 et S-2) et de navire de surface (S-27).

Les survivants sont désarmés à la fin des années cinquante (S-3,S-4,S-6,S-7 et S-8) ou au début des années soixante (S-9/10/11/12/13/14/16/18). Le S-26 sert de sous-marin d’expérimentation jusqu’à sa perte lors d’un incendie en 1975 et le S-103 sert à l’entrainement en mer de 1958 à 1970 puis à quai jusqu’en 1991. Il est alors hissé hors de l’eau et préservé comme musée à Liepaja en Lettonie. C’est toujours le cas en 2019.

-La Flotte de la mer Noire perd les deux tiers de ses type S avec dix navires perdus sur quinze. A l’instar de la Baltique, c’est l’aviation qui le responsable des plus grosses pertes avec quatre unités détruites (S-21/25/31/39) suivis à égalité par les mines (S-19 et S-38) et par les sous-marins (S-32 et S-33), le S-45 étant détruit par un navire de surface et le S-46 par accident.

-Quinze sous-marins classe Srednayaya (type S) : S-19, S-21,S-23,S-25,S-31 à S-39, S-45,S-46. Deux navires perdu par mine (S-19 S-38), quatre par l’aviation (S-21,S-25,S-31,S-39), deux par sous-marin (S-32 S-33),un par navire de surface (S-45) et un par accident (S-46).

Les cinq survivants restent en service jusqu’au début des années soixante, le S-23 étant désarmé en septembre 1960 (coulé comme cible en octobre 1962), le S-34 quitte le service actif en juin 1961 (ponton-école jusqu’en 1975, démoli en 177) alors que son sister-ship S-35 est désarmé en septembre 1961.

Il est réarmé en octobre 1965 pour servir de sous-marin d’entraînement au profit des pays achetant des sous-marins soviétique mais il est perdu lors d’une plongée en mer d’Azov deux ans plus tard.

Le S-36 quitte le service actif en juin 1962 (démoli en 1965), le S-37 ne cessant ses activités opérationnelles qu’en mars 1963 (démoli en 1967).

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 828.2 tonnes plongée 1068,7 tonnes (ultérieurement respectivement 840 et 1070 tonnes)

Dimensions : longueur hors tout 77.75m largeur 6.4m tirant d’eau 4m

Propulsion : système diesel-électrique avec deux moteurs diesels 1D de 2000ch deux moteurs électriques de 550ch, deux groupes de batteries rechargeables de soixante-deux éléments, deux hélices

Performances : vitesse maximale 19.5 nœuds en surface 8.8 nœuds en plongée Autonomie : trente jours en mer, 8200 miles nautiques de rayon d’action en surface (139 miles nautiques en plongée) Immersion maximale 100m

Armement : un canon de 100mm avec 200 coups, un canon de 45mm avec 500 coups, six tubes lance-torpilles de 533mm (quatre à la proue, deux à la poupe) avec 12 torpilles

Equipage : 36 ou 46 hommes

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