URSS (32) Destroyers (3)

Destroyers classe Soobrazitelnyy (type 7U)

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Le Soobrazitelnyy

Avant-propos

Suite aux déboires des Gnevny, les soviétiques décident de mettre au point un modèle amélioré en tirant les leçons d’une construction complexe et compliquée. La coque est renforcée et la propulsion unitaire devient fractionnée sur ces nouveaux navires qui seront produits à dix-neuf exemplaires.

L’armement est similaire, la DCA est néanmoins renforcée avec notamment des champs de tir améliorés.

Ce seront les premiers destroyers soviétiques à disposer de radars de conception soviétique qui se montreront relativement efficace à la différence des sonars. Il faudra attendre le second conflit mondial et la livraison de sonars français et anglais pour qu’enfin les navires soviétiques disposent de capteurs ASM efficaces.

Carrière opérationnelle

La construction des dix neufs navires à lieu parallèlement aux type 7. Les modifications vont ralentir la construction et donc la mise en service de ces navires.

-Quatre navires sont mis en service en 1941 : Sil’nyi Serdityi Spokoinoi Soobrazitel’ny)

-Cinq sont mis en service en 1942 : Storozhevoi Slavnyi Smyshlyonyi Sposobnyl Sovershennyi

-Cinq sont mis en service en 1944 : Smelyi,Stoikiy,Strashnyi,Statniy,Svobodnyi

-Cinq sont mis en service en 1945 : Surovyi,Skoryi,Strogiy,Stroynyi, Svireply

Ils sont répartis entre les flottes de la mer Baltique, celle de la mer Noire et celle de l’Arctique.

Baltique :

Sil’nyi,Storozhevoi,Serdityi,Slavnyi,Smelyi,Stoikiy,Strashnyi,Surovyi,Skoryi,Statniy,Strogiy,Stroynyi, Svireply

Mer Noire :

Spokoinoi et Smyshlyonyi

Arctique (future flotte du Nord) :

Soobrazitel’ny, Sposobnyl,Sovershennyi, Svobodnyi

Sur les dix-neufs navires mis en service, quatre sont coulés durant le second conflit mondial, deux en Baltique et deux en mer Noire.

Les Sil’nyi et Storozhevoi sont coulés en mer Baltique lors d’affrontements antisurface, le premier étant détruit lors d’un «mini-Jutland» en mer Baltique.

Le 17 juin 1953, la marine soviétique décide de sortir un groupe occasionnel en mer Baltique pour mettre fin au ravitaillement de la poche de Courlande par la Kriegsmarine.

Cette poche créée en mai 1953 par l’opération KOUTOZOV regroupait selon les sources 100 à 30000 hommes, suffisamment pour obliger les soviétiques à surveiller cette poche mais pas assez pour menacer vraiment l’URSS.

Le ravitaillement avait d’abord été mené par voie aérienne mais devant les besoins et la vigueur de la réaction des VVS le ravitaillement par la mer avait été privilégié.

La Kriegsmarine effectuait un effort important pour évacuer les blessés au combat, les inaptes au combat, bref toutes les «bouches inutiles» en amenant du carburant et des munitions même si jamais la quantité amenée sera suffisante pour transformer la poche en tremplin pour une contre-offensive générale.

Après quelques hésitations la marine soviétique décide d’envoyer une petite escadre pour frapper un grand coup contre un «grand convoi» de quatre petites pétroliers, deux cargos et un transport de troupes, le tout escorté par le croiseur léger antiaérien Dantzig, quatre destroyers et six torpilleurs.

En théorie la petite escadre soviétique doit coopérer avec les sous-marins et l’aviation notamment pour vérifier qu’aucune unité de ligne n’est en mer en position de couverture lointaine.

Un sous-marin découvre bien le croiseur de bataille Nassau, le croiseur lourd Seydlitz, le porte-avions léger Bautzen et quatre destroyers mais son message n’est pas reçu où si il est reçu est mal exploité.

L’aviation lance bien une série de patrouilles aériennes mais le temps est très mauvais et quand un hydravion aperçoit le groupe de couverture il est expédié par les chasseurs du Bautzen sans pouvoir expédier le moindre message.

Les deux escadres se tombent dessus quasiment par surprise. La bataille vire très vite au pugilat, à une mêlée confuse et désordonnée. Comme souvent les récits de bataille sont confus et complexe avec certaines contradictions qui ne pourront jamais être levées.

Le croiseur de bataille Stalingrad est rapidement mis hors de combat tandis que le croiseur léger Sverdlov est sérieusement endommagé. Si le croiseur de bataille va vinir par couler, le croiseur léger va se replier en compagnie de trois des quatre destroyers en l’occurence les Steregushchiy (type 7U), Gromky (type 7) et Stoykiy (type 42) .

Svirepiy.jpg

Un destroyer type 7U date et lieu de la prise de vue inconnus

Le Sil’nyi n’en fait donc pas parti. Dans un contexte trouble alors qu’il allait visiblement lancer une attaque à la torpille contre le Seydlitz il est foudroyé par une demi-douzaine d’obus de 150mm du Nassau. Dévoré par les flammes, le navire sombre rapidement, ne laissant que peu de survivants.

Quant au convoi il arrive intact à destination ce qui constitue une victoire de taille pour une marine allemande très affaiblie après quatre ans et demi de lutte. Après cet échec, la marine soviétique préféra utiliser les mines, l’aviation et les sous-marins plutôt que ses grosses unités qui restèrent souvent en position de Fleet-in-Being.

Le Storozhevoi lui est coulé le 17 septembre 1952 lors d’un affrontement contre des destroyers allemands au large des pays baltes dans le cadre de l’opération SOUVOROV, le dégagement de Leningrad. Touché par dix obus de 127mm et deux torpilles, il se casse en deux avant de couler rapidement en ne laissant que fort peu de survivants.

Le Smyshlyonyi est coulé au large de Batoumi alors qu’il sortait couvrir un convoi de ravitaillement par un sous-marin de poche italien, sous-marin qui avait été construit en Italie, démonté, transporté par des barges sur le Danube avant de rallier Constansa où ils avaient été remontés. Une torpille est suffisante pour envoyer le destroyer par le fond.

Le Spokoinoi est coulé en compagnie du Tashkent lors de l’opération VENUS. Le 17 août 1951 il opère avec le croiseur de bataille Sevastopol et trois autres destroyers en l’occurence le Tashkent, le Bezupechny (type 7) et le Vlastriy (type 30). Pendant que le croiseur de bataille bombarde des cibles allemandes en Crimée, les destroyers assurent la couverture.

Cette action ne peut être laissée impunie. La riposte ne vient pas de la mer mais des airs avec une centaine de bombardiers allemands lancés contre l’escadre, essentiellement des Junkers Ju-188 et même des quadrimoteurs Heinkel He-179, le tout escorté par des Focke-Wulf Fw-190 qui n’étant pas gênés par la chasse soviétique peuvent mitrailler les pièces de DCA.

Les navires soviétiques manœuvrent, ouvrent un feu d’enfer, provoquent des pertes non négligeables (les allemands reconnaîtront la perte de vingt-quatre avions _seize bombardiers et huit chasseurs_) mais les équipages fatiguent, les munitions commencent à manquer.

Le Spokonoi sera le premier à succomber, encaissant successivement trois bombes de 500kg qui provoquent un rapide naufrage, ne laissant qu’une poignée de survivants.

Le conflit laisse donc quinze destroyers type 7U en service. Ils sont désarmés en 1967 (Serdityi Slavnyi,Smelyi,Stoiki),en 1969 ( Strashnyi,Surovyi,Skoryi,Statniy,Strogiy) et en 1970 (Stroynyi,Svireply,Soobrazitel’ny, Sposobnyl,Sovershennyi,Svobodnyi). Ils sont tous démolis ou coulés comme cible.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1727 tonnes pleine charge 2279 tonnes

Dimensions : longueur 112.5m largeur 10.2m tirant d’eau 3.98m

Propulsion : deux groupes de turbines GTZA-24 alimentées en vapeur par quatre chaudières développant 60000ch et entraînant deux hélices

Performances : vitesse maximale 40 nœuds (aux essais en pratique 35/36 nœuds) distance franchissable 1490 miles nautiques à 19 nœuds

Armement : (origine) quatre canons de 130mm en affûts simples sous masque (deux avant et deux arrières), deux canons de 76.2mm, deux canons de 45mm, quatre mitrailleuses de 12.7mm, trois plate-formes doubles lance-torpilles de 533mm, 30 charges de profondeur, 58 à 96 mines

(final) quatre canons de 130mm en affûts simples sous masque (deux avant et deux arrières), huit canons de 37mm, six canons de 25mm, trois plate-formes doubles lance-torpilles de 533mm, 48 charges de profondeur, 48 à 60 mines.

Equipage : 207 officiers et marins (271 officiers et marins en temps de guerre)

Destroyers classe Ognevoy (type 30)

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L’Ognevoy

Avant-propos

Comme nous l’avons vu, la construction des destroyers de type 7/7U à été particulièrement longue et laborieuse. Cela n’était pas étonnant puisque s’agrégeaient un tissu industriel dans l’enfance, des demandes exorbitantes, un manque d’expérience des ouvriers et la pression politico-policière où des erreurs étaient considérées comme des sabotages ce qui vous valait un aller simple pour le Goulag.

En dépit de cette pression, les soviétiques tirèrent les leçons de cette construction chaotique en décidant de construire des navires plus gros et plus solides, bref des navires mieux adaptés aux conditions d’emploi dans les eaux soviétiques.

La coque était renforcée, la propulsion était alternée pour des raisons de sécurité, l’armement amélioré, les canons de 130mm étant installés dans des tourelles fermées et non sous un masque (pseudo-tourelles), la DCA renforcée. Ils devaient embarquer des radars et un sonar mais aucun n’était prêt à leur mise en service.

Vingt-quatre navires sont commandés mais aucun n’est encore en service quand le second conflit mondial éclate en septembre 1948. Douze sont mis en service entre septembre 1948 et juin 1950, répartis à égalité entre les flottes de la Baltique, de l’Arctique et de la mer Noire.

Les douze derniers sont donc encore en construction/achèvement à flot quand les allemands déclenchent l’opération BARBAROSSA. Huit seront achevés, six affectés dans la nouvelle flotte du Nord et deux dans le Pacifique. Quant aux quatre derniers, ils sont détruits pour ne pas tomber aux mains des allemands, deux à Nikolaïev et deux à Odessa.

Bien qu’apportant un certain nombre de progrès, les Ognevoy ne vont pas totalement satisfaire les soviétiques qui vont remettre l’ouvrage sur le métier pour aboutir aux destroyers type 42 ou classe Sovrennemy.

Carrière opérationnelle

La construction des vingt-quatre navires est lancée en 1945 dans six chantiers différents pour réduire les délais de construction et surtout réduire le temps entre construction et mise en service.

Ils sont mis en service pour douze d’entre-eux entre septembre 1948 et juin 1950 soit entre le début du second conflit mondial et l’entrée de l’URSS dans ce conflit après vingt et un mois de neutralité armée.

Les deux premiers sont mis en service en octobre 1948 (Overzhdyonny, Osmotritelny) suivis en décembre 1948 par les Otlichny et Obraztsovy. En mars 1949 trois navires sont mis en service en l’occurence les Otvazhny,Odaryonny et Stalin.

En décembre 1949, trois autres destroyers sont mis en service en l’occurrence les Vnushitelny, les Vlastriy et Vynoslivy, les deux navires baptisés Novik et Bystryi sont mis en service respectivement en mars et mai 1950.

Douze autres navires sont à différents stades de construction ou d’achèvement quand les allemands attaquent. Huit vont être mis en service durant le conflit, les Lovkiy et Lyogkiy le sont en septembre 1950, les Provornyy et Obraztsovy en mars 1951, les Odarennyy et Otvazhnyy en septembre 1951 et enfin les Krasnyy Krym et Skoryy en janvier 1952.

Quatre navires ne seront donc jamais achevés, deux sur cale à Odessa (Komsomolets Ukrainy Smetivvy) qui sont sabotés pour éviter un potentiel achèvement par les allemands et deux sabordés à Nikolaïev, les deux coques avaient été récémment lancées mais les remorqueurs manquaient pour mettre les futurs Slavvnyy et Stroynyy à l’abri. Ils sont donc sabordés pour embouteiller le port.

Les vingt navires type 30 sont répartis entre les différentes flottes selon le schéma suivant :

Baltique : quatre navires en l’occurence les Overzhdyonny, Otlichny,Otvazhny et Stalin

Arctique : dix navires, quatre en service en septembre 1948 et six autres mis en service durant le conflit (juin 1950-avril 1954) en l’occurrence les Osmotritelny,Obraztsovy,Odaryonny,Vnushitelny mais aussi les Lovkiy, Provornyy, Odarennyy,Otvazhnyy, Krasnyy Krym et Skoryy.

Mer Noire : quatre navires en l’occurrence les Vlastriy,Vynoslivy,Novik et Bystryi

Pacifique : deux navires mis en service après juin 1950, des navires baptisés Lyogkiy et Obraztsovyy.

Seulement trois navires de la classe Ognevoy sont perdus durant le conflit alors qu’ils ont pourtant été de quasiment tous les combats.

L’Overzhdyonny affecté en mer Baltique est ainsi coulé le 17 mai 1951 par l’aviation allemande alors qu’il opérait au large des côtes, traquant les navires de ravitaillement allemand, bombardant à l’occasion les positions ennemies.

Surpris par douze Focke-Wulf Fw-190G armés de bombes, il encaisse trois bombes de 250kg qui transforment le destroyer en une annexe de l’enfer. Le navire chavire et coule en quelques minutes, ne laissant que fort peu de survivants.

Si les quatre Ognevoy déployés en mer Noire survivent au conflit, deux des dix navires affectés en zone Arctique ont moins de chance.

L’Osmotritelny est torpillé le 4 mai 1952 par un sous-marin allemand qui lance quatre torpilles. Deux torpilles seulement font mouche mais c’est plus que suffisant pour envoyer le navire par le fond. Les survivants ne sont guère nombreux.

Le Krasnyy Krym est coulé en même que le porte-avions Orel. Le 17 mars 1952, le porte-avions russe venait de lancer ses avions contre la ville de Narvik, les cibles étant l’aérodrome, le port où se concentraient des navires d’escorte et des vedettes lance-torpilles ainsi que des dépôts de carburant.

Une demi-heure après le lancement des avions, seize bombardiers Junkers Ju-188 abandonnent l’idée d’attaquer un convoi repéré la veille par un sous-marin pour faire face au porte-avions et à son escorte.

Sans couverture de chasse _les soviétiques n’ont pas encore intégré l’idée de conserver quelques chasseurs en CAP_ le porte-avions ne peut compter que sur sa DCA et des mouvements désespérés.

Deux bombardiers sont abattus, deux endommagés et doivent se replier deux autres n’arrivent pas à lancer mais les dix derniers larguent tous leur torpille, deux Ju-188 étant abattus après le largage des anguilles.

Sur ce total, seulement deux torpilles touchent le porte-avions, une deuxième se perd et la quatrième casse le destroyer en deux qui coule rapidement au milieu d’une immense boule de feu ne laissant aucun survivant.

Dans le Pacifique, les deux destroyers de classe Ognevoy qui y sont affectés survivent au conflit même si ils sont endommagés à plusieurs reprises. Les navires suivants sont donc encore en service en avril 1954 quand le conflit se termine en Europe :

Otlichny,Obraztsovy,Otvazhny,Odaryonny,Stalin,Vnushitelny,Vlastriy,Vynoslivy,Novik,Bystryi,Lovkiy, Lyogkiy,Provornyy,Obraztsovyy,Odarennyy,Otvazhnyy et Skoryy.

Les plus usés par un service intensif et/ou des dégâts importants sont rapidement désarmés, deux d’entre-eux dès 1955 (Otlichny,Skoryy), trois autres quittent le service actif l’année suivante en 1956 ( Otvazhny, Vnushitelny et Bystryi).

Les autres sont remis en état voir transformés en escorteurs anti-sous-marins sur le modèle des destroyers américains. C’est le cas de l’Obraztsovy, de l’Odaryonny, du Stalin (rebaptisé Skorry en 1960) et du Vlastriy. Ils sont désarmés respectivement en 1967, 1969,1970 et 1974.

Le reliquat (Vynoslivy Novik Lovkiy Lyogkiy Provornyy Obraztsovyy Odarennyy et Otvazhnyy) est donc simplement remis en état avec une modernisation à minima avant un désarmement progressif au cours des années soixante (1962 pour les Vynoslivy,Novik,Lovkiy, 1964 pour les Lyogkiy,Provornyy,Obraztsovyy et enfin 1967 pour les Odarennyy et Otvazhnyy). Aucun Ognevoy n’à été préservé comme musée ou comme mémorial.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 2240 tonnes pleine charge 3080 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 117m largeur 11.6m tirant d’eau 4.55m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages alimentées en vapeur par quatre chaudières développant 60000ch et entraînant deux hélices

Performances : vitesse maximale 35.5 nœuds distance franchissable 1700 miles nautiques à 16 nœuds

Armement : quatre canons de 130mm en tourelles simples (deux avant et deux arrières), deux canons de 85mm et six canons de 37mm puis douze canons de 37mm, deux plate-formes triples lance-torpilles de 533mm, 80 mines et 32 charges de profondeur

Equipage : 250 officiers et marins

Destroyers classe Sovrennemy (type 42)

Avant-propos

Les destroyers de classe Sovrennemy sont une évolution des type 30. Après la construction des type 7/7U et type 30, les soviétiques parvinrent enfin à disposer d’un modèle de destroyer à la fois fiable et dont la construction était relativement facile.

La coque était légèrement allongée, légèrement élargie avec des renforts. La propulsion était identique avec néanmoins une puissance propulsive supérieure pour anticiper une prise de poids, la marine soviétique continuant à exiger des vitesses très élevées (supérieures à 35 nœuds) alors que d’autres marines étaient plus raisonnables ou estimaient que des vitesses aussi élevées entraînaient plus d’inconvénients que d’avantages.

L’armement était identique. Il semble qu’une tourelle double fût envisagée mais comme sa mise au point n’était pas terminée on préféra conserver les quatre affûts simples. La DCA était composée uniquement de pièces légères et si des mines pouvaient être embarquées, les type 42 embarquaient davantage de charges de profondeur dont l’emploi était toujours limité par l’absence d’un bon détecteur.

Dans le cadre du programme naval de 1947, la RKKF prévoyait la construction de quarante-cinq destroyers mais on ignore si les quarante-cinq unités devaient appartenir au type 42 (les archives sur ce point ont visiblement disparu).

Ce qui est certain en revanche c’est que seulement douze ont pu être mis sur cale avant le déclenchement de l’opération BARBAROSSA. Aucun n’est en service quand les allemands envahissent le territoire de leur ancien allié.

Quatre vont être achevés pour la flotte de la Baltique durant le conflit, quatre seront terminés après guerre et les quatre derniers sont sabordés sur cale à Liepaja (2) et Odessa (2).

Carrière opérationnelle

Seuls les douze navires mis sur cale ont été baptisés. Ces navires portent donc les noms de Sovrennemy Smyshlennyy Otchayannyy Sderzhannyy Otlichnyy Osmotritelnyy Stoykiy Boyeyoy Okrylennyy Burnyy Bezboyaznennyy et Bezuderzhnyy.

Le Sovrennemy est mis en service en septembre 1951 suivit en juin 1952 par son sister-ship Otchayannyy, le Otlichnyy étant mis en service en mars 1953 suivit six mois plus tard par le Stoykiy.

Deux navires en construction à Molotovsk ne seront achevés qu’en mars 1955 et janvier 1956, des navires baptisés Smyshlennyy et Osmotritelny. Deux autres construits à Konsolmosk sur Amour étant mis en service respectivement en mars (Sderzhannyy) et septembre 1956 (Boyevoy).

Les Okrylennyy et Bezboyaznennyy sont sabotés sur cale à Liepaja, les Burnyy et Bezuderzhnyy sont sabotés sur cale à Odessa. Leur état d’avancement global étant respectivement de 25%, 32%, 17 et 21%.

Sur les quatre navires mis en service durant le conflit, trois vont survivre au conflit, le Sovrennemy étant coulé par l’aviation allemande en septembre 1953 au large des côtes de Lettonie, deux bombes de 250kg larguées par des chasseurs bombardiers Focke-Wulf Fw-190 étant fatales au destroyer qui chavire et coule assez rapidement ne laissant que fort peu de survivants.

Les trois autres restent en service après guerre, n’étant désarmés qu’en 1969 (Otchayannyy), 1972 (Otlichnyy) et 1974 (Stoykiy). Les navires mis en service après guerre sont désarmés en 1970 (Smyshlennyy), en 1973 (Osmotritelny) et en 1975 (Sderzhannyy Boyevoy). Aucun navire n’à été conservé après désarmement comme musée ou mémorial.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 2350 tonnes pleine charge 3200 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 119.5m largeur 11.85m tirant d’eau 5.20m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages alimentées en vapeur par quatre chaudières développant 62000ch et entraînant deux hélices

Performances : vitesse maximale 35 nœuds distance franchissable 1500 miles nautiques à 16 nœuds

Armement : quatre canons de 130mm en tourelles simples (deux avant et deux arrières), douze canons de 37mm et huit canons de 25mm _tous en affûts doubles_, deux plate-formes triples lance-torpilles de 533mm, 32mines et 48 charges de profondeur

Equipage : 265 officiers et marins

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