URSS (25) Cuirassés et Croiseurs de bataille (3)

Croiseurs de bataille classe Krondstadt

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La longue quête russe du croiseur de bataille : des Borodino aux Krondstadt

En 1904 l’amiral Fisher devient premier lord de l’amirauté (first sea lord), le commandant en chef de la marine britannique et bouscule une belle endormie, une marine régnant sur les océans depuis plus d’un siècle.

Il met à la ferraille des antiquités militaires et surtout pousse à la construction de navires modernes, étant à l’origine (si l’on peut dire) de deux évolutions majeures des marines modernes, le cuirassé à artillerie principale monocalibre et le croiseur de bataille.

A l’origine de ce dernier figure le RETEX de la bataille de Tsushima où une flotte japonaise composée de navires plus rapides à écrasé une flotte russe il est vrai éreintée par un quasi-tour du monde effectué dans des conditions dantesques qui à elles seules mériteraient un film à grand spectacle.

Fisher

Amiral Fisher

Impressionné, le bouillant John Arbutnot Fisher imagine un navire puissamment armé et plus rapide de plusieurs nœuds que les cuirassés en service ou en projet.

Comme à l’époque il est impossible d’obtenir un compromis efficace entre armement, propulsion et protection, il faut se résoudre à sacrifier un paramètre. Ce paramètre «sacrifié» sera la protection nettement plus faible que sur un cuirassé type dreadnought. Le croiseur de bataille est né….. .

Remplaçant le croiseur cuirassé il connait des débuts intéressants mais la bataille du Jutland va porter un coup mortel et en partie injuste à mon sens à sa réputation et à son efficacité. Cela entraînera l’abandon des projets de croiseurs de bataille même si on peut considérer les Alaska et les Dunkerque comme des battlecruiser.

CB Dunkerque 10

Le croiseur de bataille français Dunkerque

Et la Russie dans tout ça ? Sa quête va être longue et douloureuse. Non seulement les Borodino mis en chantier pour tenir compte des leçons de Tsushima ne seront jamais achevés mais la mise au point des Krondstadt connaîtra de longues péripéties avec un changement de priorité, un changement d’armement sans compter la liquidation physique de nombre d’ingénieurs compétents, ingénieurs dont pourtant manquait l’URSS……. .

Le programme naval de 1907 prévoyait la construction de sept cuirassés (quatre classe Gangut et trois classe Imperatrista Mariya en mer Noire) mais pas immédiatement de croiseurs de bataille.

Ce n’est qu’ultérieurement que les amiraux russes obtinrent les crédits nécessaires pour construire une «division de croiseurs cuirassés rapides» destinés à l’emporter sur une flotte ennemie en utilisant une vitesse supérieure. C’est l’acte de naissance des quatre navires de classe Borodino qui avec leurs canons de 356mm sont mieux armés que les Gangut !

Destinés à combattre en mer Baltique, les Borodino (parfois connus sous le nom d’Izmail) ne vont être mis sur cale que quelques années, que quelques mois avant le premier conflit mondial. Aucun des quatre navires ne sera achevé en raison notamment du premier conflit mondial.

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Schéma de la classe Borodino

-Le Borodino est mis sur cale aux chantiers de l’Amirauté à Saint Petersbourg le 19 décembre 1913 et lancé le 1er juillet 1915. Les travaux étaient achevés à 65% pour la coque quand la construction fut suspendue le 28 avril 1917.

L’achèvement fût un temps envisagé par les soviétiques mais le manque de moyen provoqua l’abandon des travaux et la coque dût vendue à un chantier de démolition allemand en 1922 et démantelée en 1923.

-Le Izmail est mis sur cale aux chantiers Baltique à Saint Petersbourg le 19 décembre 1913 et lancé le 27 juin 1915. Il est achevé à 57% quand les travaux sont suspendus le 28 avril 1917. L’achèvement est envisagé par les soviétiques tout comme sa transformation en porte-avions mais le projet est officiellement abandonné le 16 mars 1926 et la coque démolie en 1931.

-Le Kinburn est mis sur cale aux chantiers Baltique de Saint Petersbourg le 19 décembre 1913 et lancé le 30 octobre 1915. Il est achevé à 52% quand les travaux sont suspendus le 28 avril 1917. La coque est vendue à la démolition en Allemagne 1922 et promptement démantelée.

-Le Navarin est mis sur cale aux chantiers de l’Amirauté de Saint Petersbourg le 19 décembre 1913 et lancé le 9 novembre 1916. Il est achevé à 50% quand les travaux sont suspendus le 28 avril 1917. Son achèvement ayant été abandonné, la coque est vendu à la démolition en Allemagne en 1922 et promptement démantelée.

Caractéristiques Techniques de la classe Borodino

Déplacement : standard 33022 tonnes pleine charge 37234 tonnes

Dimensions : longueur 223.85m largeur 30.5m tirant d’eau 8.81m

Propulsion : quatre turbines à engrenages alimentées en vapeur par 25 chaudières Yarrow développant 66000ch et entraînant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 26.5 noeuds distance franchissable inconnue

Protection : ceinture 125 à 237.5mm bulkheads 75 à 300mm bloc-passerelle 300 à 400mm barbettes 147.5 à 247.5mm tourelles 300mm pont blindé 37.5 à 75mm

Armement : 12 canons de 356mm de 52 calibres répartis en quatre tourelles triples (une avant, deux centrales de part et d’autre de la cheminée n°2 et une arrière), 24 canons de 130mm en casemates, 4 canons de 65mm AA et 6 tubes lance-torpilles de 450mm

Equipage : 1174 officiers et marins

Un temps l’idée d’une flotte océanique fût vue comme «contre-révolutionnaire», la marine soviétique privilégiant les navires légers et les sous-marins, une réminiscence de la Jeune Ecole qui avait influencé par le passé la marine tsariste.

Ce n’est que dans les années trente que la reconstitution d’un corps de bataille fût jugé important pour faire face notamment à la montée en puissance d’un Japon particulièrement agressif et belliqueux.

Ce réarmement n’est pas isolé, tous les pays planifie le renouvellement d’un corps de bataille dont l’expansion/modernisation avait été stoppée net par le traité de Washington (1922). Seulement si tous les pays s’orientent vers un cuirassé rapide, la marine soviétique choisit une autre voix.

En effet la RKKF choisit de construire des cuirassés et des croiseurs de bataille. Un tel choix peut sembler étrange même si on peut remarquer que les Sovietski Soyouz sont parmi les plus lents des «35000 tonnes».

Les premières études furent lancées parallèlement à celles qui allaient donner naissance aux Sovietski Soyouz, le projet 25 avec ses 26000 tonnes et ses 9 canons de 305mm.

Ce projet prit du poids et entrant en concurrence avec le projet 23 fût abandonné (le projet 64 prévoyant un navire de 48000 tonnes à 9 canons de 356mm pour une longueur de 255m et une vitesse maximale de 29 noeuds).

Quelques années auparavant en 1934, l’URS lança les études pour un croiseur lourd destiné à tenir tête aux croiseurs type Washington (10000 tonnes et canons de 203mm).

Le projet X prévoyait ainsi 12 canons de 240mm et détail intéressant deux sous marins de poche type Bloch («Mouche») et devait atteindre 38 noeuds pour un déplacement de 15500 t (on peut se demander avec quelle protection efficace). Le projet évolua prit du poids mais fut finalement abandonné au profit d’un projet 69 ou classe Kronstadt armés de canons de 305mm.

A noter qu’au moment du pacte germano-soviétique, les allemands acceptèrent de livrer aux soviétiques des canons de 380mm ce qui aurait pu armer les Kronstadt de trois tourelles doubles de 380mm mais aucun canon ne fût livré.

Tout semblait écrit pour que les quatre croiseurs de bataille de classe Krondstadt soient armés de canons de 305mm.

Sauf qu’entre-temps les turcs commandèrent aux Etats-Unis un cuirassé armé de canons de 356mm, le Suleiman seul cuirassé anglo-américain de l’histoire puisque si la coque et les machines sont made in USA, l’artillerie principale est composée de canons de 356mm identiques à ceux des King George V en l’occurrence six canons de 356mm en trois tourelles doubles (deux avant et une arrière).

Face à ce renforcement il y avait bien le déploiement du Sovietskaya Ukraina, un cuirassé de classe Sovietsky Soyouz mais le croiseur de bataille prévu risquait de se trouver en position d’infériorité.

D’où le changement d’armement qui passa de neuf canons de 305mm en trois tourelles triples à neuf canons de 356mm en trois tourelles triples, des canons qui pour certains avaient construits vingt ans plus tôt pour les Borodino !

Retrouvés dans un bon état, ils furent comme on dirait aujourd’hui upgradés et installés sur des navires baptisés Krondstadt, Sevastopol,Stalingrad et Arkangelsk.

En ce qui concerne l’armement secondaire il est identique à celui des Sovietsky Soyouz à savoir des canons de 152mm pour la lutte antisurface et des canons de 100mm pour la Défense Aérienne à la Mer, la DCA rapprochée étant assurée par des canons de 37mm.

Comme sur tous les navires de ligne de l’époque, une catapulte et des hydravions sont chargés de la reconnaissance et du réglage de tir.

Le programme 1947 prévoyait quatre croiseurs de bataille supplémentaires mais aucun ne fût commandé ni mis sur cale

Carrière opérationnelle

Le Krondstadt

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Le Krondstadt en construction

-Le Krondstadt est mis sur cale aux chantiers navals Amirauté de Leningrad le 15 juillet 1939 lancé le 4 octobre 1941 et mis en service le 17 mars 1944.

Affecté en mer Baltique et stationné dans la base de navale de …….Krondstadt, le croiseur de bataille subit son premier carénage de juin 1947 à mars 1948, étant pleinement opérationnel en septembre 1948 quand commence le second conflit mondial.

Le 21 juin 1950 le croiseur de bataille était à la mer quand les allemands attaquent l’URSS dans le cadre de l’opération BARBAROSSA. Le croiseur de bataille ouvre le feu contre terre pour freiner la progression allemande entraînant l’intervention de l’aviation.

Endommagé à plusieurs reprises durant l’été 1950, il est immobilisé pour réparations de septembre 1950 à mars 1951, les travaux s’éternisant en raison d’un manque de main d’oeuvre et de bombardements allemands qui endommagèrent le Krondstadt.

De retour au combat il n’à pas vraiment l’occasion de se mesurer aux grosses unités de la Kriegsmarine.

Il est encore endommagé à trois reprises, une bombe de 500kg détruisant une tourelle double de 152mm (septembre 1952), un coup à touché d’un croiseur léger allemand (mars 1953) et une mine détonant devant son étrave, le bordé à tribord étant légèrement endommagé, une voie d’eau vite colmatée.

Usé par un service attentif, le croiseur de bataille ne connait pas une carrière très importante. Il est en effet désarmé en septembre 1958 et démoli deux ans plus tard.

Le Sevastopol

-Le Sevastopol est mis sur cale aux chantiers navals de Nikolaïev le 7 septembre 1939 lancée le 14 janvier 1942 et mis en service le 21 juin 1945.

Affecté à la flotte de la mer Noire et stationné à Sevastopol, le croiseur de bataille accompagne le cuirassé Sovietskaya Ukraina pour dissuader la Turquie de toute menée hostile en mer Noire et dans le Caucase.

Quand les allemands déclenchent l’opération BARBAROSSA, les deux navires de ligne n’ont pas d’adversaire à leur portée, l’Italie comme l’Allemagne ne pouvant envoyer de grandes unités de surface, les marines roumaines et bulgares étant dépourvues de cuirassés ou même de croiseurs lourds.

Les marines de l’Axe compte sur les vedettes lance-torpilles, les mini-sous marins et l’aviation pour neutraliser la flotte soviétique de la mer Noire sans compter que la perte de sa base de Sebastopol et des chantiers de Nikolaïev va lui porter un rude coup sur le plan logistique.

Après plusieurs mois de succès quasiment ininterrompus, le front se stabilise à l’hiver 1950/51 suite à une contre-offensive soviétique. Au printemps 1951 les allemands visent le Caucase et la Volga (opération FRIEDRICH) mais ils échouent devant la résistance soviétique et le déclenchement sur le front occidental de l’opération AVALANCHE (franchissement de la Seine, dégagement de Paris notamment).

Après s’être assurés que les allemands n’avanceraient plus, les soviétiques lancent cinq contre-offensives simultanées. Du nord au sud on trouvait l’opération MARS (région de Leningrad), NEPTUNE (pays Baltes), PLUTON (Bielorussie), VENUS (Ukraine) et URANUS (depuis le Caucase et la Volga).

Ce sont de coûteux échecs, les différents fronts engagés manquant de moyens et ne parviennent à coordonner leurs actions. Préoccupés par URANUS les allemands se contentent d’échanger de l’espace contre du temps.

Résultat après deux mois de combat du 4 juillet au 8 septembre 1951, les soviétiques ont certes avancés dans le sud, ont dégagé la ville industrielle de Sralingrad, le Caucase mais ailleurs de coûteux échecs ont effacé un certain nombre de saillants allemands mais Berlin peut voir cela de manière positive puisque cela raccourcit le front et aurait pu permettre de libérer une réserve stratégique pour de futures opérations.

Le Sevastopol participe à l’opération VENUS couvrant les côtes de la mer Noire contre une intervention navale ennemie.

Flugzeug Junkers Ju 188

Junkers Ju 188 E-1 

Le 17 août 1951, le croiseur de bataille accompagné de quatre destroyers bombarde des positions allemandes en Crimée. Le bombardement est précis et efficace tout comme l’est la riposte allemande qui lance une centaine de bombardiers Junkers Ju-188 et Heinkel He-179.

Escortés par des Fw-190, ils attaquent le croiseur de bataille et ses escorteurs qui se défendent comme de beaux diables mais doivent succomber sous le poids du nombre.

Deux destroyers survivent mais un destroyer et le croiseur de bataille sont coulés, le Sevastopol encaissant huit bombes perforantes, le navire chavirant rapidement ne laissant qu’une poignée de survivants.

Le Stalingrad

-Le Stalingrad est mis sur cale aux chantiers navals Amirauté le 15 mai 1944 lancé le 29 septembre 1946 et mis en service le 17 mars 1949.

Affecté en mer Baltique, il doit éviter que la Kriegsmarine ne prenne ses aises dans cette mer fermée. Il assume des missions de recherche et de destruction ainsi que des missions d’appui-feu au profit de troupes au sol sérieusement malmenées, sérieusement bousculées par les allemands.

Endommagé à plusieurs reprises par l’aviation et par des échanges confus avec des navires allemands, le croiseur de bataille connait un sort funeste en juin 1953 lors d’une tentative pour stopper le ravitaillement de la poche de Courlande.

Le 9 juin 1953 après moultes hésitations, la marine soviétique envoie un groupe occasionnel composé du croiseur de bataille Sevastopol, du croiseur léger Sverdlov et de quatre destroyers.

La cible de cette escadre était un grand convoi composé de quatre pétroliers, de deux cargos et d’un transport de troupes, le tout escorté par le croiseur léger antiaérien Dantzig, par quatre destroyers et six torpilleurs.

En théorie la petite escadre soviétique doit coopérer avec les sous-marins et l’aviation notamment pour vérifier qu’aucune unité de ligne n’est en mer en position de couverture lointaine.

Un sous-marin découvre bien le croiseur de bataille Nassau, le croiseur lourd Seydlitz, le porte-avions léger Bautzen et quatre destroyers mais son message n’est pas correctement transmis à qui de droit.

L’aviation lance bien une série de patrouilles aériennes mais le temps est très mauvais et quand un hydravion aperçoit le groupe de couverture il est expédié dans les flots de la Baltique par les Focke Wulf Fw-195 du Bautzen sans pouvoir expédier le moindre message.

Les deux escadres se tombent dessus quasiment par surprise (les radars fonctionnant très mal). La bataille vire très vite au pugilat, à une mêlée confuse et désordonnée. Comme souvent les récits de bataille sont confus et complexe avec certaines contradictions qui ne pourront jamais être levées.

Ce qui est certain c’est que très vite le Stalingrad est mis hors de combat par les allemands alors que le Sverdlov est sérieusement endommagé.

Après avoir reçut au minimum quatre obus de 380mm et six obus de 203mm, le croiseur de bataille commence à chavirer sur tribord mais avant même qu’il ne sombre complètement une explosion phénoménale foudroie le navire, explosion qui ne laisse qu’une poignée de survivant.

Le Sverdlov lui se replie en compagnie de trois destroyers, un navire ayant été foudroyé par l’artillerie secondaire du croiseur de bataille allemand.

Quant au convoi il arrive intact à destination ce qui constitue une victoire de taille pour une marine allemande très affaiblie après quatre ans et demi de lutte.

Après cet échec, la marine soviétique préféra utiliser les mines, l’aviation et les sous-marins plutôt que ses grosses unités qui restèrent souvent en position de Fleet-in-Being à une période où paradoxalement la marine allemande était très affaiblie par le manque de navires et le manque de carburant.

Le Arkangelsk

-Le Arkangelsk est mis sur cale aux chantiers navals de Molotovsk le 18 octobre 1945 lancé le 4 mars 1948 et mis en service le 27 janvier 1950.

Affecté dans le Pacifique, le dernier né des croiseurs de bataille soviétique n’à guère l’opposition de s’employer faute de combats contre la marine japonaise. C’était d’ailleurs le rôle des deux navires de ligne déployées à Vladivostok à savoir dissuader le Japon de se lancer dans une aventure militaire en direction de l’Extrême-Orient soviétique et de la Sibérie.

Lors de l’offensive en Mandchourie, le croiseur de bataille protège les lignes de communication soviétiques, bombardant des cibles au sol. Plusieurs kamikazes manquent de peu le croiseur de bataille qui n’est que légèrement endommagé par des coups à toucher.

Le second conflit mondial terminé, le croiseur de bataille continue sa carrière toujours dans le Pacifique. Désarmé le 17 septembre 1965, il reste mouillé à Vladivostok jusqu’au milieu des années soixante-dix quand il est démoli.

Carrière opérationnelle

Déplacement : standard 35240 tonnes pleine charge 41539 tonnes

Dimensions : longueur 250m largeur 31.6m tirant d’eau : 7.59m

Propulsion : 4 groupes de turbines à engrenages alimentées par 12 chaudières développant une puissance totale de 201000ch et entraînant 3 hélices

Performances : vitesse maximale 32 noeuds distance franchissable : 8300 miles nautiques à 14 noeuds

Protection : ceinture 230mm tourelles 305mm barbettes 330mm bloc passerelle 330mm pont blindé 90mm

Armement : neuf canons de 356mm modèle 1932/42 en trois tourelles triples (deux avant et une arrière), huit canons de 152mm modèle 1938 en quatre tourelles doubles, huit canons de 100mm modèle 1940 en quatre tourelles doubles, 28 canons de 37mm 70-K en sept affûts quadruples (nombre porté ultérieurement à 36)

Aviation : Une catapulte et deux hydravions Beriev KOR-1

Equipage : 1837 hommes

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