URSS (23) Cuirassés et Croiseurs de Bataille (1)

CUIRASSES ET CROISEURS DE BATAILLE

Avant-Propos

Présentation

Comme nous l’avons vu plus haut, la marine russe doit tout ou presque à Pierre le Grand, à Piotr Velikyi qui décida de faire de son pays une grande puissance à l’occidentale et pour lui une puissante marine est indispensable. La Russie parvint peu à peu à s’équiper d’une marine conséquente capable de tenir tête aux principales marines européennes.

Elle se distingua cependant en conservant plus longtemps que les autres pays une force importante de galères notamment en mer Baltique où les galères russes ferraillèrent pendant des années avec leurs homologues suédoises à une époque où sur les autres mers et océans elles avaient disparu victime du progrès technique.

Le 20 octobre 1696 est créée la marine russe dont le premier commandant sera un citoyen genevois, le sieur Lefort. L’effort de Pierre 1er et de ses successeurs permit à la Russie de posséder la troisième marine mondiale à la fin du 18ème siècle derrière la Grande-Bretagne et la France.

Elle ne se distingua pas sur le plan technique, se contentant de suivre les progrès techniques, abandonnant progressivement la coque en bois et la voile au profit de la coque en fer et de la vapeur.

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Le Piotr Veliky, premier cuirassé « moderne » de la marine russe

Le premier cuirassé moderne mis en service en 1877 fût d’ailleurs baptisé Piotr Veliky (Pierre le Grand) et quasiment trente ans plus tard, vingt-six cuirassés baptisés predreadnought à partir de 1905 étaient en service quand éclate la guerre russo-japonaise qui provoqua des pertes sensibles au sein du corps de bataille russe.

Les prédreadnought de la marine russe

Comme tous les pays la marine russe va d’abord disposer de cuirassés disposant d’une artillerie hétérogène en terme de portée, de précision et de cadence de tir. Ces cuirassés furent baptisés predreadnought quand est apparu le HMS Dreadnought, le premier cuirassé à artillerie principale monocalibre (All big gun battleship).

La première classe est la classe Ekaterina II composée de quatre navires (Ekaterina II, Tchesma, Sinope,Georgyi Pobedonosets) entrés en service en 1889 (1895 pour le dernier). Ces navires vont être retirés du service au début du vingtième siècle sauf le dernier qui participa au premier conflit mondial. Il s’agissait de navires déplaçant environ 11000 tonnes, filant à 16.5 nœuds avec pour armement principal six affûts doubles de 305mm et sept canons de 152mm.

Elle est suivie par la classe Imperator Aleksandr (Imperator Aleksandr II, Imperator Nikolai I), des navires mis en service en 1891, le premier est démoli en 1922, le second capturé par les japonais à Tsushima termina comme cible en 1915. Il s’agissait de navires de 9300 tonnes, filant à 15 nœuds avec pour armement principal une tourelle double de 305mm, quatre canons de 229 et huit canons de 152mm.

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Le Dvenadsat Apostolov

Après ces deux classes, des unités isolées furent construites comme le Dvenadsat Apostolov (1892-1912, 8850 tonnes, 15 nœuds,4 canons de 305mm), le Navarin (1896-Tsushima 28 mai 1905, 10370 tonnes,15.5 nœuds,quatre canons de 305mm en deux tourelles doubles et huit canons de 152mm), le Tri Sviatitelia (1895-1917,13352 tonnes,16.5 nœuds, deux tourelles doubles de 305mm et huit canons de 152mm) et le Sisoy Velikyi (1896-Tsushima 27 mai 1905, 10567 tonnes,15.7 nœuds,deux tourelles doubles de 305mm et six canons de 152mm).

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Le Petropavlosk

A ces quatre cuirassés isolés succédèrent les trois unités de classe Petropavlosk (Petropavlosk,Poltava,Sevastopol), des navires mis en service en 1897, des navires de 11536 tonnes, filant à 16.8 nœuds avec pour armement principal deux tourelles doubles de 305mm et douze canons de 152mm. Ces trois navires furent perdus durant la guerre russo-japonaise (1904/05)

Aux trois Petropavlosk succéda l’unique Rotislav mis en service en 1900. Sabordé par les Blancs en novembre 1920, ce navire déplaçait 10689 tonnes, filait à 15 nœuds avec pour armement principal deux tourelles doubles de 254mm et quatre tourelles doubles de 152mm.

La classe Peresvet composée de trois cuirassés (Peresvet,Oslyabya,Pobeda) est mise en service en 1901 pour la première unité, en 1902 pour les deux suivantes. Ces navires de 12683 tonnes, filant à 18 nœuds avec pour armement quatre canons de 254mm en deux tourelles doubles et onze canons de 152mm ont été perdu pour le premier en janvier 1917, pour le second à la bataille de Tsushima tandis que le troisième coulé à Port-Arthur est relevé par les japonais, utilisé sous ses nouvelles couleurs jusqu’en 1922 avant d’être démoli quelques années plus tard.

A cette classe succède la classe Borodino, une classe composée de cinq navires baptisés Borodino,Imperator Alexander III,Oryol,Knyaz et Suvorov Slava. Ces navires sont mis en service respectivement en 1904,en 1903, en 1904, en 1904 et en 1905.

Quatre de ces navires sont perdus à la bataille de Tsushima (trois coulés, un relevé par les japonais), le dernier étant perdu durant le premier conflit mondial. Ils déplaçaient 13516 tonnes, filaient à 18 nœuds avec pour armement quatre canons de 305mm et douze canons de 152mm.

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Le Potemkine

A nouveau la Russie construit des cuirassés isolés qu’il s’agisse du célébrissime Potemkine (1905-1919, 12500 tonnes, 16 nœuds, quatre canons de 305mm en deux tourelles doubles et seize canons de 152mm), le Retvizan construit aux Etats-Unis (1902-1923, coulé par les japonais en décembre 1904, relevé en 1908; 12912 tonnes, 18 nœuds,quatre canons de 305mm et douze canons de 152mm) et le Tsesarevitch construit en France (FCM de La Seyne sur Mer) (1901-1918, 13122 tonnes,18.5 nœuds, quatre canons de 305mm et douze canons de 152mm).

La classe Evstafi (Evstafi, Ioann Zlatoutst) est mise en service en 1911. Avant-dernière classe de prédreadnought de la marine russe, elle participe au premier conflit mondial, étant démolis en 1922/23.

Il s’agissait de navires de 13061 tonnes, filant à 16 nœuds avec un armement principal composé de deux tourelles doubles de 305mm, de quatre canons de 203mm et de douze canons de 152mm.

La dernière classe est donc la classe Andrei Pervozvanny composée de deux navires, les Andrei Pervozvanny et Imperator Pavel I, des navires de 17400 tonnes, filant à 18.5 nœuds avec quatre canons de 305mm et quatorze canons de 203mm mis en service en 1911, survivant au premier conflit mondial avant d’être démolis au début des années vingt.

La classe Gangut et la classe Imperatrista Mariya

Comme nous l’avons vu dans les parties consacrées à l’histoire et à l’histoire de la marine russe, la guerre russo-japonaise à été une hécatombe pour le corps de bataille russe qui perdit treize cuirassés ce qui la fit dégringoler de la troisième à la sixième place.

Tout était à refaire pour la marine russe. Il fallait non seulement prendre en compte les leçons du conflit mais le fait que l’apparition du HMS Dreadnought ringardisait des dizaines de cuirassés pour certains assez récents.

Voulant s’équiper des cuirassés les plus modernes, la marine russe fit travailler ses bureaux d’étude mais sollicita également des bureaux étrangers qu’ils soient français, britanniques, américains ou même allemands.

Le programme naval de 1907 prévoyait ainsi la construction de sept cuirassés. Le concours international reçut 51 propositions de 13 chantiers différents.

Le vainqueur était un design allemand de la firme Blohm & Voss mais la France protesta, refusant que l’argent prêté serve à financer l’industrie allemande.

Finalement c’est un design russe qui est choisit, un design des chantiers navals Baltique (aidé par les chantiers John Brown). Aux quatre navires de la classe Gangut s’ajoutèrent trois unités de classe Imperatrista Mariya.

Cuirassé Gangut 2

Le Gangut

Le Gangut est mis en service le 11 janvier 1915, participant au premier conflit mondial de manière fort discrète. Désarmé le 9 novembre 1918, il est rebaptisé Oktyabrskaya Revolutsiya le 27 juin 1925. Modernisé du 27 juin 1925 au 23 mars 1926 et du 12 octobre 1931 au 4 août 1934, il était toujours en service en septembre 1939.

Désarmé le 17 mars 1944, l’ Oktyabrskaya Revolutsiya est mouillé à Krondstadt, servant de ponton et de batterie flottante durant le siège de Leningrad. Le 4 mars 1951 la Luftwafe coule le vénérable cuirassé qui encaisse quatre bombes d’une tonne et quatre bombes de 500kg. Le navire explose et chavire dans la rade de la grande base navale russe. L’épave sera relevée à la fin des années cinquante au moment des travaux d’extension de la base.

Le Petropavlosk est mis en service le 5 janvier 1915. Il participe au premier conflit mondial puis à la guerre civile russe du côté bolchevique.

Cela ne l’empêcha pas de participer à la mutinerie de Krondstadt. Rebaptisé Marat, il est modernisé entre 1928 et 1931, le projet de le moderniser à nouveau fût abandonné en 1942. Entre-temps il à participé à la guerre d’Hiver contre la Finlande.

Le Marat est désarmé en octobre 1945. Contrairement à l’Oktyabrskaya Revolutsiya, le Marat lui est démoli entre 1947 et 1949, l’acier étant réutilisé pour l’effort de guerre soviétique.

Le Sevastopol est mis en service le 30 novembre 1914 avec pour base initiale Helsingfors plus connue sous son nom actuel d’Helsinki. Il participe au premier conflit mondial puis à la mutinerie de Krondstadt en mars 1921. La révolte écrasée, il est rebaptisé Parizhskaya Kommuna, étant remis en service le 17 septembre 1925.

Transféré en mer Noire en 1930, le cuirassé est modernisé entre novembre 1933 et janvier 1938. Il n’est désarmé qu’en mai 1948, étant mis en réserve à Sevastopol. Quand les allemands déclenchent l’opération BARBAROSSA, le cuirassé est remis en service comme ponton flottant pour renforcer les défenses de la grande base navale russe.

Ne pouvant manœuvrer en raison d’une propulsion à bout de potentiel, il est victime de l’aviation allemande qui le coule le 17 juillet 1950 par un raid dévastateur. Le cuirassé sera relevé après guerre.

Le Poltava est mis en service le 30 décembre 1914 avec Helsingfors comme base. Il participe au premier conflit mondial jusqu’à sa mise en réserve en octobre 1918. Sérieusement endommagé par un incendie le 24 novembre 1919, il est remis en état à partir de 1925 mais en février 1926 les travaux sont interrompus. Le cuirassé rebaptisé Frunze le 7 janvier 1926 est démantelé entre 1940 et 1942.

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Caractéristiques Techniques des cuirassés de classe Gangut

Déplacement : standard 24800 tonnes pleine charge 26692 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 181.2m (entre perpendiculaires) 180m largeur 26.9m tirant d’eau 8.99m

Propulsion : dix turbines à engrenages Parsons répartis en trois compartiments installés entre les tourelles III et IV alimentées en vapeur par 25 chaudières Yarrow Admiralty à petits tubes pouvant fonctionner avec du mazout ou du charbon dévellopant 42000ch et entraînant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 24.1 noeuds distance franchissable 3500 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : ceinture blindée 125 à 225mm pont blindé 12 à 50mm tourelles 76 à 203mm barbettes 75 à 150mm bloc-passerelle 100 à 254mm

Armement : 12 canons de 305mm Obukhovskii modèle 1907 en quatre tourelles triples, 16 canons de 120mm modèle 1905 en seize casemates simples, 3 canons de 76mm modèle 1915 et 4 tubes lance-torpilles de 450mm sous-marins

Aviation : Catapulte Heinkel sur la tourelle III pour le Sevastopol installée de 1930 à 1933. Les autres ne reçurent jamais cet équipement

Equipage : 1230 officiers et marins

En 1910 suite à la rumeur de l’acquisition par l’empire Ottoman d’un cuirassé, la Russie décida de faire construire trois cuirassés pour la flotte de la mer Noire, des cuirassés inspirés de la classe Gangut mais de taille plus réduite.

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L’Imperatritsa Mariya

L’Imperatritsa Maryia est mis en service le 10 juin 1915. Le 20 octobre 1916, il est victime d’une explosion accidentelle. Si ses tourelles sont relevées et utilisées pour la défense côtière, la coque est démantelée.

L’Imperatritsa Ekaterina Velikaya est mis en service le 8 octobre 1915. Rebaptisé Svobodnaya Rossia, il est sabordé pour ne pas être livré à l’Allemagne dans le cadrte du traité de Brest-Litovsk.

Enfin l’Imperator Aleksandr III est mis en service le 17 juillet 1917 sous le nom de Volia (liberté), le changement de nom ayant eu lieu le 29 avril 1917.

Cédé à la marine allemande qui le cède à la marine britannique, la Royal Navy le rétrocédant à la marine blanche (ouf) qui le rebaptisé General Alekseyev mais ce dernier est désarmé à Bizerte le 29 décembre 1920. En octobre 1924, la France le propose à l’URSS qui décline cette offre, le cuirassé étant démoli en 1936.

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Caractéristiques Techniques de la classe Imperatritsa Maryia

Déplacement : standard 23789 tonnes

Dimensions : longueur 168m largeur 27.43m tirant d’eau 8.36m

Propulsion : quatre turbines à engrenages Brown-Curtis alimentées en vapeur par 20 chaudières Yarrow dévellopant 26000ch et entraînant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 21 noeuds distance franchissable 1640 miles nautiques à 21 noeuds

Protection : ceinture blindée 125 à 262.5mm pont blindé 9 à 50mm tourelles 250mm barbettes 250mm bloc-passerelle 300mm

Armement : douze canons de 305mm en quatre tourelles triples (une avant, deux centrales et une arrière) 18 canons de 120mm, 4 canons de 76.2mm antiaériens, 4 tubes lance-torpilles de 450mm sous-marins

Equipage : 1154 officiers et marins

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Schéma des Borodino

A noter que la Russie prévoyait également la construction de quatre croiseurs de bataille de classe Borodino (Borodino, Izmail,Kinburn et Navarin) mais aucun ne fût achevé et toutes les coques construites promptement démantelées. Cela aurait donné des navires déplaçant 37000 tonnes à pleine charge, une vitesse maximale de 26.5 nœuds et un armement composé de douze canons de 356mm en quatre tourelles triples associés à 24 canons de 130mm.

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Lancement du croiseur de bataille Borodino

Le long chemin vers la flotte océanique

Une révolution c’est une rupture complète avec l’ordre ancien (du moins dans le domaine politique et sociétale). La révolution bolchévique ne déroge pas à la règle et dans le domaine navale, les nouvelles autorités refusent de poursuivre la politique tsariste d’une grande flotte océanique.

Elle renoue avec les mannes de la Jeune Ecole, une école de pensée privilégiant le torpilleur, le sous-marin, la mine au cuirassé, le petit au gros en quelque sorte. Ce choix répond aussi à un constat lucide : le nouveau régime ne dispose pas des spécialistes nécessaires pour une grande flotte océanique.

On maintient tant bien que mal trois cuirassés en service histoire de préserver l’avenir. En septembre 1939 la RKKF ne dispose que de trois cuirassés de classe Gangut même si l’avenir était en marche avec la construction de cuirassés de classe Sovietsky Soyouz et des croiseurs de bataille de classe Krondstadt.

Comme souvent le régime stalinien se distingue par l’irréalisme et la folie des grandeurs puisque le programme initialement prévu prévoyait pour 1947 une flotte composée de quinze cuirassés modernes (six dans le Pacifique, quatre en mer Baltique, trois en mer Noire et deux dans l’Océan Glacial Arctique) auxquels il fallait ajouter les trois Gangut maintenus en service ! (deux en mer Baltique et un en mer Noire) et seize croiseurs de bataille (six dans le Pacifique, quatre en mer Baltique, deux en mer Noire et quatre en Arctique).

Bien évidement ce programme était infaisable dans ce délai par l’URSS qui certes s’industrialisait à marche forcée, formait de nombreux spécialistes mais cela ne faisait pas tout bien évidement. On peut même se demander si les Etats-Unis auraient pu construire un tel corps de bataille……. .

Quand la décision de construire une flotte océanique fût enfin prise, l’URSS multiplie les recherches, sollicitant même les pays étrangers. A ma connaissance seuls les Etats-Unis (Gibbs & Cox) et l’Italie (Ansaldo) ont fourni des plans pour alimenter le design des futurs cuirassés soviétiques.

De nombreux projets sont lancés, projets dont le développement est entravé par le manque de spécialistes, spécialistes précieux qui étaient pourtant parfois liquidés après une accusation de «sabotage».

En 1936 l’amiral Orlov ordonne l’étude d’un cuirassé de 55000 tonnes armé de neuf canons de 460mm (projet 23) pour le Pacifique et d’un cuirassé de 35000 tonnes armé de neuf canons de 406mm pour la Baltique, ce dernier projet devant disposer d’une forte protection et d’une vitesse très élevée de 36 nœuds ! L’artillerie secondaire (des deux projets ?) était initialement composée de canons de 130mm mais au final fût composée de canons de 152 et de 100mm.

Folie des grandeurs toujours (ou volonté de savoir dans quelles limites avancer), on étudia un projet de cuirassé de 80000 tonnes disposant de neuf canons de 508mm ou de six canons de 530mm. Une autre variante prévoyait les trois tourelles concentrées sur la plage avant mais elle aussi ne fût pas retenu.

Au final trois projets furent retenus. Le type 21 donnait un cuirassé de 35000 tonnes, 249m de long avec neuf canons de 406mm en trois tourelles triples, le type 23 donnait un cuirassé de 45900 tonnes, 269m de long et neuf canons de 406mm en trois tourelles triples et le type 25 donnait un navire de 26000 tonnes, 250m et neuf canons de 305mm en trois tourelles triples, la vitesse des trois projets étant de 30 nœuds.

Classe Sovetsky Soyouz

Le projet 23 fût rapidement choisit mais il fallut attendre le 13 juillet 1939 pour que le projet soit définitivement figé.

Ce sont des navires de dépassant les 50000 tonnes, une vitesse de 29 nœuds et un armement principal composé de neuf canons de 406mm en trois tourelles triples (deux avant et une arrière).

Six navires sont envisagés mais au final seulement quatre seront achevés, les deux derniers prévus dans le plan de 1947 ne seront jamais mis sur cale et à ma connaissance jamais officiellement baptisés, les noms qui circulent étant visiblement des souhaits, des idées de passionnés.

La gestation du croiseur de bataille fût tout aussi ardue avec toujours ddes hésitations multiples et des revirements sanglants puisque généralement l’ingénieur «défendant» un projet était envoyé au Goulag et souvent liquidé.

On hésita beaucoup sur les calibres. Un temps le 305mm (12 pouces) semblait tenir la corde mais suite à la mise en service du Suleiman armé de canons de 356mm entraina un changement de calibre pour ne pas disposer d’un navire inférieur au niveau cuirassé turc.

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Classe Krondstadt

Les quatre navires en question forment la classe Krondstadt. Ils sont respectivement Krondstadt, Sevastopol,Stalingrad et Arkangelsk. Ce sont des navires de 35000 tonnes (soit un tonnage comparable aux nouveaux cuirassés rapides) mais leur armement se compose de neuf canons de 356mm en trois tourelles triples (deux avant et une arrière).

Des navires supplémentaires seront étudiés et même programmés, le programme naval de 1947 prévoyait la construction de deux cuirassés et de quatre croiseurs de bataille mais aucun navire ne fût commandé et encore moins mis sur cale.

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