URSS (19) Marine (5)

La Raboche Krestyansky Krasny Flot (RKKF) dans la deuxième guerre mondiale

Situation de la Flotte Rouge des ouvriers et paysans (RKKF) en juin 1950

Dans cette partie il s’agit de rappeler brièvement la répartition des moyens de la marine soviétique entre les différentes flottes et flottilles.

Baltique

Classe Sovetsky Soyouz 2

-Cuirassés Sovietsky Soyouz et Sovietskaya Rossiya

-Croiseurs de bataille Krondstadt et Stalingrad

-Croiseurs lourds Kirov Maxim Gorky Molotov

-Croiseurs légers Petropavlosk (ex-Lutzow) Sverdlov et Murmansk

-Vingt-huit destroyers (quatre anciens et vingt-quatre modernes)

-Soixante-douze sous-marins

-«Poussière navale» avec vingt-quatre escorteurs, quarante-huit chasseurs de sous-marins, huit mouilleurs de mines, quatre poseurs de filets et vingt-quatre dragueurs de mines

-Deux pétroliers, deux cargos et un navire-atelier

-Aéronavale : trois divisions d’aviation de la flotte disposant d’un régiment de chasse, de deux régiments de bombardiers-torpilleurs, d’un régiment d’hydravions de patrouille maritime; un groupement d’hydravions embarqués.

Mer Noire

-Cuirassé Sovietskaya Ukrainia et croiseur de bataille Sevastopol

CL Voroshilov 4.jpg

Belle photo du croiseur lourd Vorochilov

-Croiseur lourd Vorochilov

-Croiseurs légers Frunze et Ordzhonikidze

-Quatorze destroyers (deux anciens et douze modernes)

-Quarante-huit sous-marins

-«poussière navale» avec seize escorteurs, vingt-quatre chasseurs de sous-marins, deux mouilleurs de mines,deux poseurs de filets et seize dragueurs de mines

-Un pétrolier, un cargo et un bâtiment-base de sous-marins

-Aéronavale : deux divisions d’aviation de la flotte avec un régiment de chasse, un régiment de bombardiers-torpilleurs et un régiment d’hydravion de patrouille maritime; un groupement d’hydravions embarqués

Caspienne

On trouve que de la poussière navale avec huit escorteurs, douze chasseurs de sous-marins, un mouilleur de mines et huit dragueurs de mines

-Aéronavale : une division avec un régiment de chasse, un régiment de bombardiers-torpilleurs, un régiment de bombardier en piqué et un régiment d’hydravions de patrouille maritime.

Pacifique

-Cuirassé Sovietskaya Belorussiya et croiseur de bataille Arkangelsk

-porte-avions Ulianovsk

-Croiseurs lourds Kalinine et Lazare Kaganovich

CL Tchapaev

Le croiseur léger Tchapaiev commence la seconde guerre mondiale dans le Pacifique

-Croiseurs légers Tchapaiev Kuibyshev Zhelezniakov et Chkalov

-Seize destroyers

-quatre-vingt seize sous-marins

-«poussière navale» avec vingt-quatre escorteurs, quarante-huit chasseurs de sous-marins, quatre mouilleurs de mines, deux poseurs de filets et vingt-quatre dragueurs de mines

-Deux pétroliers et deux cargos

-Aéronavale : trois divisions d’aviation de la flotte disposant d’un régiment de chasse, de deux régiments de bombardiers-torpilleurs, d’un régiment d’hydravion de patrouille maritime;un groupement d’hydravions embarqués; un groupe aérien embarqué

Océan Glacial Arctique

Projet 72

Porte-avions classe Orel

-porte-avions Orel

-Croiseurs légers Admiral Makarov et Profintern

-dix destroyers (deux anciens et huit modernes)

-cinquante-quatre sous-marins

-«poussière navale» seize escorteurs, vingt-quatre chasseurs de sous-marins, deux mouilleurs de mines,deux poseurs de filets et seize dragueurs de mines

-Aéronavale : deux divisions d’aviation de la flotte disposant d’un régiment de chasse, de deux régiments de bombardiers-torpilleurs, d’un régiment d’hydravion de patrouille maritime, d’un régiment de bombardiers en piqué;un groupement d’hydravions embarqués et un groupe aérien embarqué.

Flottilles fluviales

Les flottilles fluviales présentent sur le Don, le Dniepr, la Volga et l’Amour regroupe 240 patrouilleurs et vedettes et 40 monitors soit 280 navires.

Combats et affrontements : gloire et pertes d’une jeune marine de guerre

Quand l’Allemagne déclenche l’opération BARBAROSSA le 21 juin 1950, la flotte de la Baltique est la principale concernée par l’attaque allemande. Elle alignait à l’époque quatre navires de ligne, trois croiseurs lourds, trois croiseurs légers, vingt-huit destroyers et soixante-douze sous-marins.

Disposant de bases en Finlande, aux pays Baltes et bien entendu à Krondstadt, elle peut opposer une résistance acharnée à la progression des troupes allemandes obligeant la Kriegsmarine à prévoir une importante force de couverture avec le déploiement du porte-avions léger Lutzen, du cuirassé Ludendorff, du croiseur de bataille Oldenburg, du croiseur lourd Admiral Hipper, de destroyers et de sous-marins.

KMS Amiral Hipper au bassin 1940

Le croiseur lourd KMS Admiral Hipper au bassin en 1940

La marine allemande se montre particulièrement agressive pour dissuader la flotte de la Baltique d’intervenir. Cette dernière opère une sortie massive le 23 juin espérant retrouver la flotte allemande pour une bataille décisive.

Hélas il n’y eut pas de nouvelle bataille de Jutland dans le cadre étroit, encombré et archipélagique de la Baltique. Il y eut bien des affrontements de surface entre grosses unités mais aucunement une bataille majeure.

L’avancée rapide des forces terrestres allemandes impose un repli des forces navales soviétiques en direction de Krondstadt non sans subir des pertes sous les coups des mines et de l’aviation voir des sous-marins.

C’est une véritable «petite guerre» qui oppose la Kriegsmarine et la RKKF. Les allemands comme les soviétiques utilisent davantage des navires légers, des sous-marins, des destroyers que leurs grosses unités qui sont préservées en espérant une bataille décisive qui ne viendra jamais.

Outre les mouillages de mines et les escortes de convois côtiers, les deux marines essayent de couper les lignes de communication de l’ennemi avec des groupes occasionnels composés le plus souvent d’un croiseur et de destroyers.

Lors des offensives allemandes et des contre-offensives soviétiques, les marines opèrent comme protecteur de flanc, transportant rapidement de grandes quantités d’hommes, de matériel et de munitions.

On assiste à des raids amphibies menés par les allemands et les soviétiques, de véritables opérations commandos pour faciliter ou empêcher une avancée. Comme souvent donc le conflit ne se déroule pas comme prévu, obligeant les deux marines à s’adapter.

Les pertes sont lourdes des deux côtés et mal compensées par des constructions insuffisantes. La flotte de la Baltique va perdre deux navires de ligne, un croiseur lourd, deux croiseurs légers, dix destroyers et seize sous-marins.

Leningrad est totalement dégagé en août 1952 dans le cadre de l’opération SOUVOROV permettant à la flotte de la Baltique d’être plus libre de ses mouvements. Jusqu’à la fin du conflit cette flotte va tenter d’intercepter les convois de ravitaillement reliant le territoire aux mains des allemands à la poche de Courlande créée par l’opération KOUTOUZOV dans les pays Baltes (mai-juin 1953).

Les sous-marins soviétiques jouent un rôle clé, rendant les eaux particulièrement hostiles aux navires allemands. Les croiseurs et les destroyers opèrent de jour, les sous-marins et les vedettes lance-torpilles essentiellement de nuit. Les mines sont mouillées en abondance, l’aviation de la flotte de la Baltique jouant un rôle également important.

En mer Noire les combats sont importants mais moins violents qu’en Baltique. La Turquie ne bouge pas, les marines bulgares et roumaines sont trop faibles pour menacer la flotte de la mer Noire.

Les allemands et les italiens vont bien déployer des navires mais il s’agissait de sous-marins de poche, de vedettes lance-torpilles rien qui pourrait vraiment menacer la suprématie soviétique ce qui n’empêchera pas la chute de Sebastopol et de Crimée mais cette chute est le résultat d’une offensive terrestre et non d’une victoire navale germano-italienne.

Chassée de ses bases et de ses port ukrainiens, la flotte de la mer Noire doit se replier sur Novorossirk, Batumi, Poti…… . Ces ports sont mal équipés ce qui gêne la «durabilité» de la flotte.

Elle joue cependant un rôle clé lors de l’opération FRIEDRICH (printemps 1951), une offensive dirigée en priorité vers les pétroles du Caucase avec néanmoins le détournement de moyens en direction de la Volga pour tenter de couper cette veine jugulaire du dispositif militaire soviétique dans la région.

Outre le transport de troupes au plus près du front, les unités majeures de la flotte de la mer Noire (un cuirassé, un croiseur de bataille, un croiseur lourd et deux croiseurs légers) apportent un appui-feu bienvenue ce qui leur vaut l’amicale attention de la Luftwafe qui domine largement les airs même si les VVS commence à apprendre de ses erreurs.

Comme en Baltique, les navires de la mer Noire vont gagner en liberté de manœuvre avec la contre-offensive soviétique. Mieux même cette flotte méridionale peut s’enorgueillir d’avoir mené un débarquement de grande ampleur, la libération de la Crimée dans le cadre de l’opération PIOTR VELIKY (Pierre le Grand) devant beaucoup à un débarquement amphibie qui surprend totalement les allemands tout comme un raid aéroporté sur Odessa déstabilise complètement les roumains.

Lors de l’avancée de l’armée de terre en Roumanie et en Bulgarie, la marine transporte des troupes, du matériel et surtout bombarde des cibles stratégiques à l’aide de ses gros canons ou du moins ce qui lui reste puisqu’elle à perdu un croiseur de bataille, un croiseur lourd, un croiseur léger, six destroyers et douze sous-marins sans compter que nombre de navires ont été endommagés ou souffrent d’un manque criant d’entretien.

Sur la mer Caspienne, la petite flotte va sécuriser des convois de matériel anglo-saxons venant d’Iran et ralliant le port d’Astrakhan à l’embouchure de la Volga. C’est ensuite la flottille de la Volga qui prenait le relais quand le matériel remontait le plus grand fleuve russe, le chemin de fer jouant aussi un rôle important.

La flotte du Pacifique reste peu concernée par les combats à tel point que nombre de navires vont rallier la flotte du Nord pour couvrir certains convois venant de Grande-Bretagne et transportant le matériel du prêt-bail.

Lors de l’offensive en Mandchourie, des unités de la flotte du Pacifique seront déployées pour appuyer l’offensive fulgurante après s’être entendu avec les navires de l’opération PHENIX, la spectaculaire opération aéroportée qui permis à la Corée de rester unifiée après guerre.

La flotte japonaise ne réplique pas, trop affaiblie par le manque d’hommes et de carburant sans compter que la marine américaine représentait une menace bien plus importante. En dépit de son activité limitée, elle va subir des pertes, pertes limitées aux unités légères, les grandes unités restant indemnes ou du moins encore à flot. Elle perd quand même cinq destroyers et huit sous-marins sous les coups de l’ennemi, sur accident……. .

Elles sont cependant moindres que celles subies par la flotte de l’Arctique (rebaptisée Flotte du Nord en septembre 1952) qui doit combattre dans un milieu aux conditions météo souvent très hostiles des sous-marins, des avions et des unités de surface allemandes. Les pertes sont lourdes avec notamment un porte-avions et quatre destroyers perdus (deux par mine, un par l’aviation et un par sous-marin).

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