URSS (13) Histoire et Géopolitique (12)

Opération Barbarossa

Le 5 septembre 1948 l’Allemagne déclenche l’opération Weserübung, l’invasion du Danemark et de la Norvège même si officiellement il s’agit de protéger Oslo et Copenhague contre la menace d’un assaut franco-britannique.

La France et la Grande-Bretagne déclarent immédiatement la guerre à l’Allemagne. Des frappes aériennes sont menées contre l’Allemagne mais également contre les troupes allemandes présentes au Danemark et s’approchant de la Norvège.

Face à ce conflit l’URSS se déclare neutre, s’estimant libre de tout engagement vis à vis des protagonistes où dans la logorrhée communiste «libre de ne pas s’engager dans ce conflit entre puissances impérialistes».

Une mobilisation partielle est organisée pour renforcer les positions de l’Armée Rouge à proximité de la frontière avec la Norvège. La flotte du Nord multiplie les patrouilles tout comme l’IA-PVO, la force de défense aérienne (à ne pas confondre avec les VVS).

Il n’est pas impossible que plusieurs sous-marins allemands et alliés, que des avions alliés et allemands aient été abattus par la chasse et/ou la DCA soviétique même si les deux camps se gardèrent bien de toute publicité.

Les premières victoires allemandes semblent convaincre l’URSS de l’utilité d’une telle position même si le conflit se rééquilibre avec les victoires alliées en Méditerranée. Une guerre longue s’annonce, validant en apparence les calculs du Vjod persuadé que l’épuisement mutuel des deux adversaires favorisera in fine l’expansion du communisme en Europe.

Seulement voilà les allemands ont une autre idée en tête à savoir l’invasion de l’URSS. Il s’agit d’aboutir à l’acquisition de l’espace vital pour la race dite supérieure avec d’importants projets de colonisation mais aussi d’acquérir des ressources nécessaires à la guerre moderne qu’il s’agisse de produits agricoles, de produits miniers, de pétrole………. .

En mai 1949 les allemands attaquent à l’ouest. En dépit d’une résistance acharnée des alliés, le Benelux est submergé tout comme le nord de la France, le front se stabilisant sur la Seine avec une poche autour du Paris (de nombreux monuments seront sérieusement endommagés et la Ville Lumière ne retrouvera tout son éclat que vingt ans après la fin du conflit à l’aide de généreux mécènes notamment américains), le front occidental se poursuivant jusqu’à la frontière suisse en passant notamment par la Saône.

A l’automne 1949 le front occidental se stabilise, se gèle même. Il faudra attendre juin 1951 pour que les alliés contre-attaquent le temps de se réorganiser, de se rééquiper et comme avec le général Pétain en 1917 d’attendre les chars et les américains.

Entre juillet 1949 et mars 1950 les Balkans s’embrassent, la Yougoslavie s’effondre, la Grèce ravagée par les combats même si à la mi-mars, peu après la bataille du golfe de Zanthe le 17 mars 1950, le front se stabilise avec le Péloponnèse toujours aux mains des alliés (qui espèrent en faire un «porte-avions incoulable» pour frapper l’Italie mais sans vrai succès, les moyens manquant où étant toujours plus nécessaires ailleurs)

Deux mois plus tard le 21 juin 1950 les allemands aidés par les finlandais, les hongrois,les roumains et les bulgares attaquent l’URSS. Cela peut paraître fou de combattre sur deux fronts mais les allemands sont persuadés de pouvoir vaincre l’URSS en moins d’un an voir pour certain en moins de six mois.

Mieux même, le duo Himmler/Heydrich espère convaincre Paris et Londres de signer une paix blanche pour se liguer dans une croisade antibolchévique !

Dès le 22 juin 1950 en dépit des réticences des plus conservateurs, Paris Londres et Washington apportent leur soutien plein et entier à l’Armée Rouge qui connait des débuts difficiles. Les actes héroïques les plus incroyables cohabitent avec des capitulations rapides.

Des convois ravitaillent en armes, en machines-outils et en matières premières l’URSS depuis les îles britanniques, des convois escortés essentiellement par la Royal Navy mais aussi par des unités françaises et canadiennes, l’US Navy privilégiant d’abord le Pacifique par rapport à l’Atlantique.

Ce sera la voie principale de ravitaillement mais pas la seule, l’Alaska et le détroit de Bering étant l’autre voie en attendant que l’Iran ne «choisisse» de préférer les alliés à l’Axe. Quelques transports discrets ont lieu également via la Turquie.

Des opérations militaires sont également menées. Staline aurait voulu que les alliés franchissent rapidement la Seine pour forcer les allemands à retirer des troupes du front de l’est et diminuer la pression mais la France comme la Grande-Bretagne vont savoir à Staline qu’ils ne sont pas en mesure de lancer rapidement une offensive sur le front occidental.

Consolidated B-24D Liberator 3

Consolidated B-24 Giant de l’USAAF. Des bombardiers identiques en service en France ont mené des bombardements contre l’industrie et les infrastructures allemandes pour soulager Moscou. 

Ils promettent cependant de tout faire pour soulager militairement l’URSS en menant des missions de bombardement sur l’Allemagne pour freiner l’envoi de renforts et de matériel sur le front de l’est.

Les franco-britanniques proposent même une offensive de bombardement commune avec l’aviation soviétique mais celle-ci à déjà fort à faire avec l’appui des troupes au sol sans oublier la méfiance atavique du régime stalinien vis à vis des occidentaux.

Les deux premiers mois des combats (21 juin-25 août 1950) sont une suite quasi-ininterrompue de victoires allemandes avec de lourdes pertes pour les soviétiques tant en hommes qu’en matériel.

A l’arrière du front les populations civiles viscéralement hostiles au régime stalinien accueillent avec enthousiasme les troupes allemandes, espérant revenir à une vraie liberté. Ai-je besoin de préciser qu’elles vont vite déchanter………… .

Cette suite de défaites aurait pu provoquer une nouvelle saignée au sein du corps des officiers de l’armée rouge.

Si quelques officiers sont fusillés pour des motifs plus ou moins valables, la réaction du Vjod est étonnamment tranquille peut être parce quand les commissaires politiques vont prendre le relais des généraux «saboteurs et défaillants» selon la grammaire du parti ils ne vont pas faire mieux entraînant notamment la perte de la Crimée.

Staline fait confiance à ses généraux. Si une trop grande indépendance d’esprit et un esprit critique trop aiguisé sont vite contrés par le NKVD et le GRU, sur le front les officiers généraux soviétiques bénéficie d’une relative marge de manœuvre, marge qu’ils ne sont pas toujours en mesure d’exploiter.

A la fin de 1950 le front se stabilise. Leningrad est quasi-encerclée, la Biélorussie, les pays Baltes et l’Ukraine occupées. Moscou n’est qu’à 80km du front mais les allemands n’iront pas plus loin.

Lors de l’hiver 1950/51 une contre-offensive soviétique repousse les allemands à 200km de Moscou mais c’est le seul succès soviétique majeur.

En effet au nord du front, l’offensive pour donner de l’air à Leningrad est un échec, la ville continuant de subir un terrible siège qui va durer presque trois ans. La ville serait même tombée si les finlandais avaient accepté de pousser leur offensive au delà de la récupération des territoires perdus après la guerre d’Hiver de 1939/40 .

Dans la partie centrale du front si Moscou n’est plus menacée par les troupes terrestres allemandes,les offensives lancées en Biélorussie et dans le nord de l’Ukraine sont de coûteux échecs dessinant ça et là des saillants tantôt favorables aux soviétiques tantôt aux allemands.

Les deux adversaires ont besoin de reconstituer leurs forces pour pouvoir repasser à l’offensive et remporter ce conflit.

Ce sont les allemands qui prennent l’initiative le 9 mars 1951. C’est le début de l’opération FRIEDRICH, une offensive stratégique en direction du Caucase pour espérer s’emparer du pétrole mais aussi de tendre la main aux turcs qu’on espère faire basculer du côté de l’Axe alors que depuis septembre 1948 Ankara fait preuve d’une neutralité que nous qualifierons pudiquement de flexible.

Des opérations de diversion (WILHEM et FRANZ) sont lancées en direction de Moscou et de Mourmansk pour attirer les réserves soviétiques avec des résultats mitigés, les soviétiques n’étant pas les derniers nés en matière de déception et de diversion (sans compter que les offensives sont trop faibles pour accréditer l’idée d’une attaque de première ordre).

Alors que les troupes allemandes s’approchent de la Volga et des premiers contreforts du Caucase, les alliés contre-attaquent en France, franchissant notamment la Seine (opération AVALANCHE).

Cette offensive majeure déclenchée le 18 juin 1951, le jour de la bataille de Waterloo (sic) oblige les allemands à stopper leur offensive et à envoyer des renforts sur le front de l’Ouest. Ils ne le savent pas encore mais ils n’iront pas plus loin.

Une fois assurés que les allemands ne bougent plus, une fois les unités réorganisées et rééquipées autant faire se peu les soviétiques déclenchent l’opération URANUS, la contre-offensive depuis le Caucase et le bassin de la Volga. Contrairement à la plus élémentaire prudence militaire de concentrer leurs forces, Staline ordonne une offensive générale sur tout le front.

Cinq offensives simultanées sont ainsi lancées, MARS au nord dans la région de Leningrad, NEPTUNE en direction des pays Baltes, PLUTON en direction de la Bielorussie, VENUS en direction de l’Ukraine et donc URANUS la principale.

Ce sont de coûteux échecs, les différents fronts engagés manquant de moyens et ne parviennent à coordonner leurs actions. Préoccupés par URANUS les allemands se contentent d’échanger de l’espace contre du temps.

Résultat après deux mois de combat du 4 juillet au 8 septembre 1951, les soviétiques ont certes avancés dans le sud, ont dégagé la ville industrielle de Stalingrad, le Caucase mais ailleurs de coûteux échecs ont effacé un certain nombre de saillants allemands mais Berlin peut voir cela de manière positive puisque cela raccourcit le front et aurait pu permettre de libérer une réserve stratégique pour de futures opérations.

Ne voulant pas perdre la face, les deux H (Himmler et Heydrich) refusent ce scénario proposé par l’OKW et demandent de tenir le front, de ne plus faire un pas en arrière, reprenant sans le savoir ou non un mot d’ordre stalinien des jours sombres de l’été 1950.

Là encore ces offensives ont provoqué des pertes sensibles dans les deux camps même si l’Allemagne peine à reconstituer ses unités à la différence de l’URSS dont le réservoir humain semble inépuisable.

Quelques opérations tactiques ont lieu à l’automne et au début de l’hiver 1951/52 mais le front reste globalement calme. Il faut dire qu’à l’époque les alliés progressent à l’ouest, les combats sont très durs et si on à parlé de l’extrême violence des combats du front de l’est, avec un duel à mort entre deux adversaires qui se haïssent en Normandie, en Picardie, en Champagne, les combats ne sont pas des parties de pêche entre amis.

Pologne

12 mai 1952 les allemands lancent l’opération CITADELLE pour tenter de dégager Smolensk

Le 12 mai 1952 débute la bataille de Smolensk, la dernière offensive stratégique allemande destinée à dégager la ville de l’emprise soviétique, deux saillants tels des mâchoires acérées menaçant d’engloutir la ville dont l’importance à augmenté depuis le début de l’occupation allemande.

En effet les allemands ont implanté un grand nombre de dépôts, ont aménagé des routes et des voies ferrées pour irriguer la front. La ville était d’ailleurs la cible de l’opération PLUTON mais l’attaque mal conduite, planifiée selon des renseignements erronés n’à aboutit qu’à la constitution de deux balcons.

L’objectif des allemands est de percer le front et de couper les deux balcons du reste du front pour ensuite les éliminer et rectifier le front.

L’opération CITADELLE engage des moyens considérables avec plusieurs milliers de chars, de pièces d’artillerie et d’avions.

Si les crocs allemands sont émoussés ils font encore très mal alors qu’en face si les progrès sont nets, quelques erreurs de débutant sont impitoyablement châtiées par les allemands.

Si à cette époque l’artillerie soviétique à surclassé son homologue allemande, en matière de chars, les Panzerdivisionen et autres Panzerkorps sont encore bien supérieurs aux Corps Blindés soviétiques.

Les combats vont durer jusqu’au 27 mai. Si le balcon nord est éliminé, le balcon sud à été renforcé ce qui ne satisfait ni les allemands (Smolensk est toujours menacée) ni les soviétiques qui perdent la possibilité d’une offensive combinée pour encercler la ville.

Le 1er juillet 1952 les soviétiques déclenchent l’opération ROUMANTSIEV depuis le balcon sud. La surprise est totale pour les allemands trompés par d’habiles opérations de diversion/déception.

La ville de Smolensk est reprise le 8 août après de violents combats, les plus durs depuis le début du conflit, le front recule à 100km à l’ouest, les pertes allemandes catastrophiques.

Le 15 août c’est le début de l’opération SOVOUROV, l’offensive qui va enfin dégager Leningrad et permettre à la flotte de la Baltique de menacer vraiment les côtes allemandes. Les combats engendrés par cette opération vont durer jusqu’à la fin de l’année laissant entrevoir l’espoir de récupérer les pays Baltes mais les allemands se ressaisissent et à la fin de l’année le front se stabilise.

L’année 1952 se termine par la libération d’une partie des pays baltes (les ¾ de l’Estonie, quelques arpents de Lettonie et de Lituanie mais les grandes villes et les ports sont encore hors d’atteinte), de l’ouest de l’Ukraine (mais les mines et les industries ont été méthodiquement sabotées par les allemands).

Au printemps 1953 les soviétiques se sentent prêts à lancer une offensive d’ampleur. Apprenant de leurs erreurs passées, l’Armée Rouge concentre ses moyens mais prouve sa maîtrise de la diversion/déception en maintenant les allemands dans l’ignorance de l’objectif final de l’offensive comme de son lieu d’origine.

Les allemands s’attendent à une offensive massive en Ukraine ou dans les pays Baltes mais c’est en Bielorussie que l’opération BAGRATION est déclenchée le 21 mai 1953. Le front est percé, les troupes allemands bousculées, le front se stabilisant tant bien que mal sur la frontière polono-soviétique d’avant septembre 1939 (ligne Curzon).

Cette opération doit favoriser les opérations suivantes baptisées KOUTOZOV et POTEMKINE respectivement dans les pays Baltes et en Ukraine mais les succès sont limités avec la création d’une gigantesque poche adossée à la Baltique (poche de Courlande) alors qu’au sud si Kiev est reprise, tout le territoire de l’ancienne république socialiste soviétique d’Ukraine n’est pas libéré.

A cette époque les alliés sont présents en Allemagne, bordant la frontière germano-danoise, isolant les (trop) nombreuses déployées par les allemands en Norvège et au Danemark.

Les combats sont d’autant plus violents que les soldats allemands sont galvanisés par l’idée de défendre le Vaterland, la terre des pères.

Un signe ne trompe pas : le traitement des prisonniers de guerre est de plus en plus rude au fur et à mesure que l’on se rapproche des frontières allemandes. Le nombre même de prisonniers ne cesse de se réduire soit parce qu’on ne fait plus de prisonniers ou tout simplement parce qu’on préfère la mort au déshonneur de la capture par l’ennemi.

Sur le front russe, l’été est une période de stabilisation, l’ours russe et l’aigle allemand léchant leurs plaies tout en se surveillant, craignant de ne pas être prêt au moment où l’ennemi passera à l’offensive.

Le 11 septembre 1953, les russes lancent l’opération PIOTR VELIKYI en Ukraine. Une audacieuse opération amphibie permet de libérer la Crimée pendant qu’un raid aéroporté permet la reprise d’Odessa à la grande fureur des allemands qui pestent contre l’impuissance des roumains à défendre cette ville. Bucarest repondant à Berlin que si ses troupes avaient bénéficié d’armes antichars en quantité suffisante les parachutistes russes auraient été écrasés.

Les grandes plaines ukrainiennes, le grenier à blé de l’URSS est le théâtre de violents affrontements entre chars allemands et soviétiques.

L’élite de la Panzerwafe porte encore de solides coups de griffe mais les plus lucides des tankistes allemands doivent reconnaître que leurs homologues soviétiques ne sont plus les «idiots» chargeant à découvert sans essayer de se couvrir mutuellement ou de profiter de la moindre dépression du terrain.

Si la coordination n’atteint pas encore celle des unités blindées occidentales ou allemandes, les progrès sont indéniables.

Néanmoins si la propagande allemande célèbre les meilleurs tankistes allemands comme des «chevaliers de notre temps», force est de constater comme avec les Experten de la Luftwafe cela ne fait que masquer une défaite qui n’est qu’une question de temps.

La fin de 1953 se termine par la libération totale du territoire soviétique. Au sud, la Roumanie est envahie et change de camp en février 1954 obligeant les troupes germano-magyares à un repli précipité en direction de l’ancienne Panonnie.

La Bulgarie reste encore dans le conflit mais quand les troupes soviétiques envahissent le pays en mars 1954 alors que le sort du conflit ne fait plus de doute, Sofia déclare la guerre à l’Allemagne proposant à Moscou d’envahir la Yougoslavie pour couper l’herbe sous le pied des alliés qui progressent sans rencontrer énormément de résistance, les allemands ne pouvant plus s’appuyer sur les italiens depuis le printemps 1953.

Staline n’à pas confiance dans ses nouveaux alliés et refuse une aide qui aurait permis aux communistes de s’emparer immédiatement du pouvoir en Yougoslavie. Les royalistes sont les premiers à s’emparer de Belgrade suite à une insurrection que les allemands ne peuvent réprimer, l’avancée des troupes alliées les obligeant à un repli précipité qui se terminera en Autriche.

Plus au nord la poche de Courlande est étroitement surveillée. A plusieurs reprises l’OKW propose d’évacuer une partie des 300000 hommes qui y sont concentrés pour renforcer le front mais Himmler et Heydrich refusent.

Cette décision fait encore polémique aujourd’hui, certains estimant qu’il s’agissait d’un aveuglement idéologique ou d’une incompétence militaire crasse. Il semble que cette décision soit au contraire purement pragmatique.

Outre la volonté d’éviter un retrait trop rapide de la Finlande (peine perdue, Helsinki change de camp dès octobre 1953 suite au déclenchement de l’opération BOREALIS) il s’agissait d’éviter un engagement trop massif des troupes soviétiques (un front à deux armées étaient chargées de surveiller cette poche) et surtout un constat lucide sur les capacités de la Kriegsmarine à évacuer les troupes alors que la flotte de la Baltique multipliait les raids de croiseurs, de destroyers, de sous-marins et de vedettes lance-torpilles sans compter les mines et l’aviation.

Et quand bien même un tiers des troupes avait pu rallier l’Allemagne ces hommes auraient été épuisés par le trajet. Mis en ligne n’auraient ils pas pu décourager leurs camarades de combat en leur disant que tout était perdu ?

L’offensive soviétique finale (nom de code : ARMAGEDON) est lancée à la fin du mois de janvier 1954 le 27 plus précisément. C’est un torrent qui déferle, emportant la Prusse Orientale, la Pologne, la Vistule est franchit le 4 février 1954, l’Oder et la Neisse sont atteintes à la fin du mois de mars 1954, les alliés occidentaux qui avaient franchit l’Elbe début mars retrouvent les soviétiques sur la future frontière germano-polonaise.

De violents combats ont lieu à Berlin entre alliés occidentaux et allemands. Les soviétiques proposent leur intervention mais Paris, Washington comme Londres leur demande simplement de faire diversion pour disperser les dernières troupes allemandes encore en état de se battre.

Les combats pour Berlin sont extrêmement violents. La ville encerclée depuis le 15 avril va résister huit jours jusqu’au 23. Deux jours plus tard, le haut commandement militaire allemand propose un armistice mais les alliés exigent une capitulation sans conditions.

Problème Himmler et Heydrich sont introuvables. C’est finalement le ministre de l’intérieur du Reich Arthur Seyss-Inquart qui signe le 29 avril la capitulation sans condition de l’Allemagne, capitulation effective le 30 avril 1954 à midi.

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Arthur Seyss-Inquart

Le second conflit mondial est terminé en Europe. Reste à retrouver les deux H. Après six mois d’enquête on apprendra qu’Himmler s’est donné la mort en dégoupillant une grenade alors qu’Heydrich est mort dans un bombardement aérien alors qu’il allait embarquer dans un avion pour la Courlande, la poche en question ne capitulant que le 8 mai 1954.

L’Allemagne est occupée par les alliés occidentaux. Il semble que Washington aurait voulu une zone d’occupation pour l’URSS mais les français et les britanniques s’y sont opposés.

En dépit du poids important des Etats-Unis, le président Truman élu en novembre 1952 n’à pas osé s’y opposer ce qui lui sera vertement reproché aux Etats-Unis et ne sera pas étranger à sa défaite lors des élections de novembre 1956 face au candidat républicain Eisenhower, ancien commandant en chef des troupes américaines en Europe.

Les soviétiques eux vont se charger de mettre en coup réglée la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie en attendant que ne bascule la Yougoslavie et l’Albanie, la Grèce et la Turquie restant dans le camp occidental mais cela est une toute autre histoire.

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