URSS (11) Histoire et Géopolitique (10)

La politique extérieure soviétique : entre méfiance et volonté d’ouverture

NdA Bien que nous sommes dans la partie consacrée à l’URSS sous Staline, cette rubrique politique étrangère va concerner la politique étrangère soviétique de 1917 à 1948

Interventions étrangères et guerre civile russe

La révolution de février 1917 avait renversé le tsar mais le gouvernement provisoire avait rassuré les alliés : la Russie allait continuer la guerre contre les allemands, immobilisant des divisions allemandes et austro-hongroises.

Cela eut un impact immédiat sur la popularité du gouvernement provisoire. Plus qu’ailleurs le peuple russe était épuisé par quasiment trois ans de conflit. Cela favorisa sans aucun doute possible l’action du parti bolchevique qui prit le pouvoir via à un coup d’état mais aussi grâce un à programme qui ne pouvait que plaire : la paix et la réforme agraire.

Le 3 mars 1918 par le traité de Brest-Litovsk, la Russie sort du conflit. Cela permet aux allemands de ramener des troupes expérimentées sur le front occidental dans l’espoir de remporter la décision en attendant l’arrivée massive des troupes américaines. Comme nous le savons ce ne sera pas le cas.

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Amiral Kolchak

Très rapidement les oppositions au gouvernement bolchevique se réveillent, des armées sont levées, des armées dirigées par d’anciens officiers tsaristes comme l’amiral Kolchak, des nobles comme le baron Wrangel, l’ancien commandant en chef Kornilov….. .

Ces différentes armées n’auraient du faire qu’une bouchée des gardes rouges mais des jalousies personnelles, l’absence de stratégie coordonnée, l’absence d’un programme mobilisateur et le faible soutien étranger va faciliter la tache de l’Armée Rouge et des leaders bolcheviques.

L’arrivée au pouvoir de Lénine et de ses comparses inquiète au plus haut point les gouvernements occidentaux qui craignent une déstabilisation de toute l’Europe. L’idée d’un cordon sanitaire émerge ainsi que d’un soutien armé avec la livraison d’armes mais aussi l’envoi de troupes.

Les troupes occidentales arrivent dès le mois de juin 1918 alors que la première guerre mondiale est encore en cours et quittent la Russie en mars 1920 à une époque où le court de la guerre civile russe ne fait plus guère de doute pour ne pas dire plus.

Les effectifs sont cependant modestes. Si les blancs mobilisent 2.4 millions d’hommes et les bolcheviques le double (5 millions), les troupes étrangères ne seront que 165000 ce qui en dit long sur la volonté réelle des différents gouvernements de soutenir les Blancs et d’écraser les Rouges.

Si on fait un peu d’uchronie dans une uchronie on peut se demander de toute façon si Paris, Londres ou Washington avait eu la volonté d’écraser le gouvernement bolchevique si cela avait été possible.

Outre le fait qu’envahir la Russie n’est pas une partie de plaisir, les troupes envoyées étaient pour une bonne partie des vétérans ayant déjà quatre années de conflit derrière pour les plus «chanceux». Auraient-ils été motivés pour une intervention plus politique que vraiment militaire that is the question.

Cette intervention est clairement une intervention politico-militaire. Comme le traité de Brest-Litovsk à permis à l’Allemagne de transférer des troupes sur le front occidental, Lenine est devenu un «agent de boche» (ce qui n’est pas complètement faux, Berlin ayant favorisé l’action du sieur Oulianov pour déstabiliser la Russie de Nicolas II). De plus la nouvelle idéologie inquiète les gouvernements en place qui veulent l’éliminer avant qu’elle ne fasse des petits ailleurs en Europe.

Quatorze pays vont envoyer des troupes. Leur efficacité sera très limitée en raison de la lassitude des troupes, une absence de coordination entre pays et avec les Blancs mais aussi l’hostilité des opinions qui se demandent pourquoi les hommes ne sont pas de retour au pays. En mars 1920 presque toutes les troupes occidentales ont quitté la Russie, le Japon ne se retirant de Sibérie qu’en octobre 1922 là aussi sur un clair sentiment d’échec.

Ces troupes étrangères vont être envoyées sur deux fronts principaux, en Sibérie d’août 1918 à juillet 1920 et en Russie septentrionale de juin 1918 à mars 1920.

Outre l’intervention terrestre, une intervention navale est exécutée en mer Baltique mais aussi en mer Noire et en mer Caspienne mais ce sont des échecs. Non seulement Petrograd n’est pas pris et reste un bastion bolchevique mais en mer Noire les navires français déployés sont secoués par des mutineries dont les revendications sont à la fois corporatistes et politiques. La Royal Air Force mène aussi des bombardements aériens mais sans grand succès.

On trouve ainsi les 50000 hommes de la Légion Tchécoslovaque (prisonniers de l’armée austro-hongroise libérés), 40000 soldats britanniques (régions d’Arkhangelsk et de Vladivostok), 28000 puis 70000 japonais (région de Vladivostok puis Sibérie orientale), 23351 soldats grecs en Crimée, à Odessa et à Kherson, 12000 soldats polonais à des milliers de kilomètres de Varsovie à Arkhangelsk et à Vladivostok, 12000 soldats français à Arkhangelsk, Odessa, Sébastopol et en Sibérie, 11500 soldats estoniens dans le nord de la Russie (l’Estonie indépendante de fait avec la décomposition de l’empire russe mène guerre d’indépendance de novembre 1918 à février 1920, indépendance reconnue par le traité de Tartu du 2 février 1920), 5300 canadiens à Arkhangelsk, Mourmansk et Vladivostok, 40000 soldats serbes et 4000 soldats roumains à Arkhangelsk, 2500 soldats italiens à Arkhangelsk et en Sibérie, 2300 soldats chinois à Vladivostok et même 150 soldats australiens à Arkhangelsk.

Comme on peut le constater les troupes alliées sont essentiellement déployées pour protéger les ports à moins qu’il ne s’agisse d’une précaution pour repartir aussi vite que possible. Des combats violents vont opposer les troupes occidentales aux bolcheviques.

Le front de Russie septentrionale est l’un des fronts les plus importants avec la présence des ports stratégiques d’Arkhangelsk et de Mourmansk, ports où s’entassaient le matériel livré par les alliés à l’empire russe avant sa chute. Il fallait donc que ces stocks ne soient pas pris par les bolcheviques.

Il fallait également sauver la légion tchécoslovaque coincée le long du Transsibérien. Cette légion composée d’anciens prisonniers de l’armée austro-hongroise avait été autorisée par les bolcheviques à quitter la Russie à condition d’être neutre mais quand la guerre civile éclate seulement la moitié à quitter le pays. Il fallait enfin soutenir l’opposition militaire au nouveau gouvernement russe.

Les français et les britanniques manquant des troupes, il demande au président Wilson de fournir des moyens militaires ce que le président américain accepte.

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A ce contingent américain de 8000 hommes s’ajoute une flottille de la marine britannique (vingt navires dont deux transports d’hydravions HMS Pegasus et Nairana), quatorze bataillons de soldats du Commonwealth (brigade d’infanterie canadienne et des unités australiennes) et 2000 soldats français. On trouve aussi des troupes serbes et polonaises ainsi qu’un détachement aérien fournit par la RAF.

Ces moyens se révélant insuffisants des supplétifs locaux sont recrutés, la France organisant un bataillon de Légion étrangère de Russie du Nord alors que les britanniques recrutent une légion alliée slavo-britannique (Slavo-British-Allied-Legion).

Face à ces troupes disparates s’ajoute les 7ème et 8ème Armées bolcheviques guère mieux préparées que leurs adversaires.

La ville d’Arkhangelsk est sous contrôle allié à partir du 2 août 1918, une opération combinée permettant la prise du port et de la ville. Les alliés s’enfoncent ensuite à l’intérieur des terres, les troupes alliées étant appuyées par l’aviation britannique qui utilisent des gaz de combat à l’impact psychologique indéniable.

Très vite cependant la résistance bolchevique se raidit et les alliés vont prendre la décision de se replier sur les ports d’Arkhangelsk et de Mourmansk non sans mal, des mutineries et des désertions créant des coupes claires dans les effectifs. Des combats très violents ont lieu sur la Vaga et la Dvina ainsi que sur ses rives. Comme souvent en Russie et comme jadis ailleurs en Europe l’hiver voit une quasi-interruption des combats.

Au printemps 1919 les bolcheviques mieux armés et plus motivés prennent définitivement le dessus et sans la supériorité de la flottille fluviale alliée nul doute que l’expédition alliée aurait tourné à la catastrophe.

A cela s’ajoutait l’impopularité de l’intervention auprès d’opinions occidentales écœurées par des années de boucherie. Si le premier conflit mondial pouvait justifier si on peut utiliser cette expression les morts, cette expédition en Russie n’avait aucun sens. C’est d’ailleurs la même chose en Sibérie pour l’opinion japonais qui ne comprend rien à cette intervention.

A partir d’avril 1919, l’incapacité de tenir les flancs et des armées blanches ravagées par des mutineries entraîne le départ des troupes alliées qui doivent souvent se battent pour couvrir leur retraite.

En Sibérie l’intervention alliée à lieu d’août 1918 à juillet 1920 pour les alliées occidentaux, les japonais ne quittant la région qu’en octobre 1922. Les alliés vont opérer essentiellement à Irkoutsk, à Harbin et à Vladivostok.

Sur ce front les japonais répresentent l’immense majorité des troupes déployées avec 70000 japonais suivis par 7950 américains, 2500 italiens (d’anciens prisonniers de guerre de l’armée austro-hongroise), 1500 britanniques, 4192 canadiens, 1500 français (août 1918-mars 1919) et plusieurs millieurs de polonais soit environ 90000 hommes associés à 400000 blancs face à environ 600000 bolcheviks. Ultérieurement 2000 soldats chinois furent également envoyés.

Initialement les troupes occidentales et japonaises devaient récupérer à Vladivostok la légion tchèque pour l’évacuer de Russie mais très vite l’opération de sauvetage de transforma en une véritable intervention.

C’est là que les choses se compliquèrent car si les occidentaux et les tchèques voulaient créer un front de l’autre côté de l’Oural, les japonais avaient eux leurs propres objectifs et veillèrent à ne pas dépasser le lac Baïkal, eux mêmes surveillés par des américains suspicieux.

Une fois le premier conflit mondial terminé les alliés décidèrent de soutenir davantage les blancs et notamment aux généraux Koltchak, Semenov et Kalmykov, des hommes qui se détestaient profondément.

A l’été 1919, le gouvernement blanc de Sibérie s’effondra après la capture (en attendant l’exécution) du général Koltchak. En juin 1920 les américains, les britanniques et le reste de la coalition alliée se replièrent jusqu’à Vladivostok. L’évacuation de la légion tchèque fût autorisée à la même année, les japonais décidant eux de rester.

Les japonais furent alors soupçonnés de vouloir annexer la Sibérie et l’Extrême-Orient. Ils évacuèrent en octobre 1922 suite à une intense pression diplomatique et l’impopularité de l’expédition de Sibérie au sein de l’opinion publique japonaise.

La reconnaissance internationale et le pacte germano-soviétique

Même après le retrait de Russie et la fin du soutien au Blancs, les puissances occidentales restent particulièrement méfiantes vis à vis du nouveau pouvoir russe qui de son côté se voit comme une citadelle assiégée d’où partirait la «révolution mondiale».

Il faut attendre 1933 pour que les grands états reconnaissent l’URSS et établissent des relations diplomatiques avec Moscou. Ce n’est que le 18 septembre 1934 que l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) est admise à la Société des Nations (SDN).

A cette époque Moscou hésite encore entre se rapprocher de Paris et de Londres ou de faire renouer avec l’Allemagne où Hitler est au pouvoir. Preuve s’il en est la stratégie dictée aux différents partis communistes en Europe celle de «classe contre classe» où les socialistes sont vus comme des «sociaux-fascistes» ou des «sociaux-traitres».

Même l’arrivé au pouvoir des nazis ne change pas cette stratégie, Staline étant peut être persuadé à l’époque qu’Hitler ne restera pas longtemps au pouvoir, que les conservateurs allemands se servent de lui pour faire le sale boulot contre la gauche avant de reprendre le contrôle de la situation.

Quand il devint évident que le pouvoir était nazi était devenu pérenne, le Vjod change de stratégie en promouvant la stratégie du «front populaire», l’alliance de toutes les forces de gauche contre les «fascistes», les exemples les plus parlants concernant la France et l’Espagne.

Face à l’agressivité allemande, Moscou se rapproche à pas comptés de l’occident. Il faut dire que le régime communiste suscite toujours une certaine méfiance sans compter que Paris doit ménager la susceptibilité de ses alliés d’Europe centrale (Tchécoslovaquie, Yougoslavie,Roumanie) coincés entre les ogres allemands et soviétiques.

En 1933, l’Allemagne quitte la conférence du désarmement de Genève puis à la SDN le 21 octobre, sept ans après y avoir adhéré (8 septembre 1926).

Maxim Litvinov (1876-1951) 10.jpg

Maxim Litvinov

Cela pousse l’URSS et son ministre des affaires étrangères Maxim Litvinov à mettre de côté l’hostilité vis à vis de la France puissance moteur des traités de paix de 1919 pour se rapprocher des puissances occidentales.

En mai 1935 un pacte d’assistance mutuelle est signé entre l’URSS, la France et la Tchécoslovaquie, le volet extérieur avec le volet intérieur et le changement de stratégie électorale («front populaire» à la place du «classe contre classe»).

Ce pacte resta cependant un «tigre de papier» en raison de la méfiance entre les signataires et surtout du refus de la Pologne de laisser passer des troupes soviétiques en cas de demande d’assistance formulée par la France ou la Tchécoslovaquie.

Voilà pourquoi l’URSS continuait à discuter avec l’Allemagne, inquiétant la Pologne coincée entre deux ogres, se rappelant que quand Berlin et Saint-Petersbourg/Moscou s’alliaient c’était rarement bon signe…… .

Le 17 juillet 1936, l’Espagne connait un nouveau pronunciamento, un coup d’état de plus mais qui dégénère en guerre civile, un conflit qui va durer pratiquement trois ans, mettant aux prises les républicains (le pouvoir légal) aux nationalistes.

Les nationalistes bénéficient du soutien de l’Italie, de l’Allemagne et du Portugal alors que les républicains ne peuvent compter que sur le soutien de l’URSS qui fournit une aide militaire substantielle alors que la France et la Grande-Bretagne se fourvoient dans une «non intervention» vite ridiculisée.

Face à l’agressivité allemande, Moscou ne peut que constater la faiblesses des démocraties occidentales qui préfèrent une politique d’apeasement, de concessions en espérant que cela calme l’Allemagne nazie.

A la fin des années trente, les Grandes Purges décapitent tous les «corps intermédiaires» de l’URSS notamment l’armée. Cela explique en partie pourquoi Moscou va se rapprocher de Berlin, espérant gagner du temps pour reconstituer une armée capable de faire face à une agression extérieure.

Les accords de Munich signé à la fin du mois de septembre 1938 évite peut être la guerre mais montre surtout l’incroyable faiblesse de Paris et de Londres qui acceptent que leur allié oriental la Tchécoslovaquie perde une partie non négligeable de son territoire où se trouve des fortifications modernes, le livrant à tout moment à une attaque allemande en règle.

Le 15 mars 1939 c’est ce que se produit avec toujours aussi peu de réactions côté occidental. La Slovaquie devient indépendante, la Bohème-Moravie devient un protectorat allemand.

A l’été 1939 des négociations sont lancées par Moscou aussi bien avec la France et la Grande-Bretagne qu’avec l’Allemagne. En dépit de la signature du pacte anti-komintern avec le Japon, l’Allemagne propose un accord avec Moscou.

Le 23 août 1939 est signé à Moscou le traité de non-agression entre l’Allemagne et l’URSS plus connu sous le nom de pacte germano-soviétique. C’est un coup de tonnerre dans le domaine des relations internationales.

Vyacheslav Molotov (1890-1986) 9.jpg

Molotov, Ribbentrop et Staline lors de la signature du pacte germano-soviétique

Ce n’est pas un accord unique mais une série d’accords. L’accord public signé entre le ministre des affaires étrangères Ribbentrop et son homologue Molotov établit la neutralité des deux partenaires en cas de conflit de l’une des parties avec la France et la Grande-Bretagne.

Une série de protocoles secrets permet à Berlin et à Moscou de s’entendre sur les limites de leurs zones d’influence respectives. C’est ainsi que celle de l’URSS intègre la Finlande, les pays baltes et la Bessarabie.

Cet accord à un impact terrible au sein des partis communistes européennes qui n’arrivent à pas à comprendre pour une partie de leurs militants comme une puissance antifasciste à pu conclure un pacte avec son pire ennemi idéologique.

Si certains avalent cette couleuvre d’autres préfèrent démissionner, comprenant peut être que derrière l’idéologie, le «petite père des peuples» était un cynique doublé d’un politicien réaliste et madré.

Ce pacte politique et diplomatique se double d’une collaboration économique avec des livraisons de produits industriels, de minerais et de produits agricoles par l’URSS à l’Allemagne en échange de l’envoi par l’Allemagne de techniciens, de spécialistes, d’équipements de pointe.

En dépit des protestations chaleureuses d’amitié la méfiance règne entre allemands et soviétiques bien conscients que c’est un véritable accord contre-nature. A plusieurs reprises des techniciens allemands sont surpris dans des zones interdites par des hommes du NKVD. A chaque fois le scandale est étouffé mais cela rend les rapports toujours plus tendus.

Cet accord est finalement dénoncé en septembre 1945. entre-temps la Finlande à été neutralisée après la guerre d’Hiver (novembre 1939-mars 1940), les pays Baltes ont été annexés tout comme la Bessarabie et la Bucovine du Nord auprès d’une Roumanie qui avait espéré qu’un rapprochement avec l’Allemagne pouvait la protéger des appétits soviétiques mais entre Bucarest et Moscou, Berlin avait choisit.

La politique étrangère soviétique jusqu’au second conflit mondial

La dénonciation du pacte germano-soviétique par les allemands en septembre 1945 laisse craindre à Staline un renversement complet des alliances, un alliance franco-anglo-allemande orientée contre l’URSS.

Avec le recul cette alliance paraît improbable mais sur le moment et dans l’esprit de ce grand paranoïaque de Josef Staline le moindre contact entre Paris, Berlin et Londres paraissait être le début d’une alliance tournée contre le «paradis des travailleurs».

Les services de renseignement soviétiques avaient pourtant récupéré des preuves de l’absence de tout contact de ce genre entre les chancelleries des deux pays mais depuis les purges de la fin des années trente qui ont décapité les services de renseignement, les responsables en place veillent à ne pas donner d’indices contraires à la ligne défendue par le Vjod.

Cela poussera les services de renseignement allemands à effectuer plusieurs missions d’intoxication pour encourager Staline dans sa paranoïa et empêcher toute alliance entre la France, la Grande-Bretagne et l’URSS.

Du côté français comme du côté britanniques, les liens avec l’URSS restent emprunts d’une vraie méfiance car on n’efface pas facilement six ans de pacte germano-soviétique. Des contacts informels ont lieu mais cela ne débouche sur rien de concret.

Paradoxalement une coopération militaire émerge courant 1946 avec notamment deux exercices navals franco-russes, l’un en France et le second en mer Noire.

Ces exercices auraient pu déboucher sur une vraie collaboration militaire mais ces deux exercices ne débouchent sur rien de concret.

Au printemps 1948 quand les tensions en Europe deviennent telles que l’éclatement d’un conflit militaire est une question de temps l’URSS affirme sa neutralité dans ce conflit entre impérialistes.

En réalité des contacts discrets sont noués entre les deux camps, Moscou voulant choisir le bon camp. Les premières victoires allemandes semble montrer que le vent souffle en faveur des germano-italiens mais d’autres victoires alliées en Méditerranée troublent le Vjod qui préfère ne rien décider tout en accélérant son réarmement pour faire face à toute agression qu’elle vienne des alliés ou des allemands.

Il faudra donc attendre le mois de juin 1950 pour que l’URSS bascule dans le second conflit mondial, un conflit qui allait bouleverser la carte de l’Europe et la position géopolitique de l’URSS.

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