Italie (69) Regio Esercito (19)

Mortiers

Brixia modèle 35

Brixia Mod. 35 5

Ce mortier de 45mm est le mortier léger standard du Regio Esercito Italiano. Si la cadence de tir maximale est en théorie de huit à dix coups, un duo entraîné pouvait tirer jusqu’à dix-huit coups par minute. Néanmoins pour éviter d’endommager le tube, la cadence de tir maximale était plus faible.

Bien qu’officiellement considéré comme un mortier, le Brixia était en réalité une arme particulière avec un système de mise à feu composé de cartouches d’ignition mises dans un chargeur spécifique, cartouches mettant à feu des projectiles.

Arme uniquement utilisé par l’Italie, il était mis en œuvre au niveau du bataillon avec neuf et parfois plus de pièces, ces neuf «mortiers» étant répartis en trois sections de trois pièces, chaque section étant affectée à une compagnie.

Il complétait par le bas le mortier de 81mm qui était affecté à la compagnie des armes lourdes comme dans la plupart des armées.

Cette arme était complexe et coûteuse à fabriquer ce qui éliminait les avantages de l’arme à savoir une précision plus importante qu’un mortier classique pour un projectile trop léger par rapport à ses «homologues» étrangers d’un calibre plus important (50 ou 60mm).

Quelques mortiers Brixia furent capturés par les allemands mais il est peu probable qu’ils en aient fait un très grand usage.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 45mm

Poids : 15.5kg Poids du projectile 465g

Longueur du tube 26cm

Elevation : en site -10° à +90° en azimut sur 20°

Cadence de tir : huit à dix coups/minute Portée maximale 530m

Equipe de pièce : deux hommes

Mortier de 81mm modèle 35

Mortier de 81mm modèle 1935.jpg

Le mortier moderne est apparu durant le premier conflit mondial, le premier mortier efficace étant le Stokes de conception et de fabrication britannique.

Ce mortier à d’ailleurs été utilisé par l’armée italienne avant d’être remplacé au début des années trente par le mortier Brandt modèle 1927, mortier étroitement dérivé du Stokes. De ce mortier fût dérivé le mortier modèle 1935.

Ce mortier était utilisé au niveau du bataillon de mortiers divisionnaires, mortiers à deux compagnies de trois sections de deux armes chacun soit douze mortiers par bataillon. A ces douze mortiers s’ajoute une compagnie intégrée à chaque régiment d’infanterie.

Ce mortier conservé par l’armée italienne jusqu’au milieu des années soixante à été aussi utilisé par l’armée pro-allemande, par l’armée co-belligérante, par l’Allemagne et par la Finlande qui reçut des armes durant la guerre d’Hiver (novembre 1939-mars 1940)

Caractéristiques Techniques

Calibre : 81mm Longueur du tube : 1.151m Poids : tube 21.34kg plaque 20.026kg bipied 18.02kg (total = 59.56kg) Poids du projectile 6.8kg pour le projectile lourd 3.2kg pour le projectile léger Élévation : +40 à +90° en site 8.3° en azimut Cadence de tir : 18 coups/minute Portée maximale effective : 1.5km pour le projectile lourd 4km pour le projectile léger

Canons antichars

Avant-propos

Quand les chars apparaissent en mars 1916 cela provoque une légitime panique dans les rangs allemands mais cette panique ne dure pas.

Des contre-mesures sont rapidement prises comme l’élargissement des tranchées, le rapprochement des pièces d’artillerie et la mise au point des premières armes antichars.

Ces premières armes étaient des fusils antichars, des fusils d’un calibre généralement supérieur à 10mm (le premier le Mauser Gewher-T avait un calibre de 13mm) tirant des projectiles perforants pouvant neutraliser les premiers chars dont la protection était fort limitée.

Avec l’augmentation de l’épaisseur des blindages, ces fusils devinrent non pas obsolètes mais incapables de neutraliser définitivement un char de combat, laissant donc la place au canon antichar, des canons légers utilisables par l’infanterie, des canons d’un calibre allant globalement de 25 à 57mm.

Ces canons antichars eux mêmes furent rapidement déclassés par une augmentation exponentielle du blindage qui laissa l’infanterie démunie face aux chars jusqu’à l’apparition des lance-roquettes qu’ils soient jetables ou réutilisables.

Du côté italien, il y eu comme nous l’avons vu des grenades incendiaires et des canons antichars mais aucune arme du type lance-roquettes faute de volonté et sûrement faute de moyens.

Quant aux canons antichars ils furent des canons étrangers, le Pak 36/37 allemand et le Böhler autrichien, le premier étant un canon de 37mm alors que le second est un canon de 47mm. Si le premier fût acheté directement à Rheinmetall, le deuxième fût fabriqué sous licence par l’Italie dans une telle quantité qu’il est souvent considéré comme une arme italienne.

Il n’y eut pas de canons antichars d’un plus gros calibre mais l’artillerie de campagne italienne utilisait parfois ses canons de 75mm voir d’un calibre supérieur pour contrer les chars ennemis.

Après le basculement italien d’avril 1953 les soldats italiens reçurent enfin des armes antichars individuelles, des Panzerfaust du côté pro-allemand, des Bazooka côté allié.

En ce qui concerne les canons antichars, quelques canons de 88mm furent utilisés par l’armée pro-allemande alors que l’armée co-belligérante ne reçut pas de canons antichars, les alliés délaissant le canon antichar par rapport aux lance-roquettes.

3.7cm Panzerabwehrkanone 35/36 (3.7cm Pak35/36)

3.7cm Pak 36 6.jpg

Ce petit canon antichar à été mis au point à partir de 1925 par la firme Rheinmetall pour l’armée de terre allemande. Il est prêt en 1928 d’abord dans une version hippomobile puis dans une version pour traction automobile.

C’est une arme d’une taille réduite avec un bouclier enveloppant, des roues équipées de pneumatiques, un double-affût pour faciliter le pointage. Le tube était assez court mais dépassait largement du bouclier.

Adopté officiellement en 1936 sous le nom de 3.7cm Panzerabwehrkanone 35/36, ce canon à été rapidement dépassé par l’augmentation de l’épaisseur des blindages des chars ennemis, français et anglais.

Ce canon à été conservé en service dans l’armée allemande jusqu’en 1942. Il est également exporté en URSS, aux Pays-Bas et en Italie. Dans ce dernier pays ce canon était toujours en service en septembre 1948, le Böhler de 47mm n’ayant pas réussi à totalement le remplacer.

Au combat ce canon révéla rapidement son obsolescence. Il pouvait détruire des blindés légers, des autos blindés mais les chars étaient hors de son champ de compétence.

En avril 1953 des canons étaient encore en service mais en petit nombre. Ils ont été délaissés aussi bien par l’armée pro-allemande que par l’armée co-belligérante.

Caractéristiques Techniques du Rheinmetall Pak 35/36

Calibre : 37mm Masse (tracté) 450kg (en action) 327kg (obus) 0.685kg Longueur : 1.66m Largeur : 1.65m Hauteur : 1.17m Élévation : -5° à +25° en site et 30° en azimut Portée maximale effective : 300m Performation : 31mm à 500m

Canon de 47mm modèle 1935 (Cannone da 47/32)

canon de 47mm Bohler.jpg

Ce canon autrichien est l’oeuvre de la firme Böhler. Il à d’abord été conçu pour l’armée autrichienne. Si la lutte antichar est son rôle premier, le Böhler est aussi utilisable comme canon d’infanterie avec des obus explosifs, fumigènes et éclairants.

Produit sous licence par l’Italie dans de telles quantités que ce canon était souvent considéré comme une arme italienne, le modèle 1935 fût également embarqué sur des chars (M-13/40 M-14/41), une auto blindée (AB-41) et sur un canon automoteur antichar produit en petite quantité, le Semovente da 47/32.

Au modèle 1935 succéda ultérieurement un modèle 1935/39, ce dernier modèle disposant d’un canon amélioré, d’une suspension permettant d’augmenter la vitesse de traction.

A noter que le canon embarqué sur les chars disposait d’un canon au tube plus long (40 calibres soit 1.68m) tirant des projectiles disposant d’une puissance propulsive supérieur ce qui augmente la vitesse initiale et donc la portée et la force de pénétration.

Outre l’Italie et l’Autriche, ce canon à été utilisé par la Chine, les Pays-Bas, la Finlande, la Roumanie, l’Estonie, la Lettonie, l’URSS (d’anciens canons lettons) et la Suisse.

L’Allemagne réutilisa des canons anciennement autrichiens, néerlandais, soviétiques, cédant certains canons à l’Italie.

En avril 1953 certains canons italiens furent récupérés par les allemands qui les utilisèrent sur des positions fixes.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 47mm (obus fixe 47x195mm R)

Poids : 315kg en configuration de route 277kg au combat

Longueur du tube : 1.525m (32 calibres)

Champ de tir : en site -15° à +56° en azimut sur 62°

Portée : maximale 7000m

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s