Italie (59) Regio Esercito (9)

Mais pardi que deviennent Alpini et Bersaglieri ?

Comme je me suis focalisé sur les troupes alpines et les «chasseurs à pieds» comme fil rouge de l’évolution du Regio Esercito Italiano il est temps de montrer leur évolution après le premier conflit mondial.

Alpini WWI 2.JPG

Tenue des Alpini

A l’origine les Alpini devaient servir sur place à la fois comme troupes territoriales (dans le sens de tenir le terrain) mais également de troupes d’intervention (défense active et même offensive).

Sbarramento Passo Monte Croce Comelico 5.jpg

Un ouvrage du Valle Alpino

Dans les années trente la situation change avec la mise sur pied de fortifications dans les Alpes, le Valle Alpino, un système comparable toutes proportions gardées à la Ligne Maginot alpine (Ne pas oublier que le premier ouvrage de la «Muraille de France» n’à pas été construit dans le Nord-Est mais dans le Sud-Est, l’ouvrage du Rimplas couvrant Nice et les Alpes Maritimes, les travaux de cet ouvrage commençant dès 1928 alors que les plans définitifs ne sont pas validés).

Ouvrage de Rimplas 2.JPG

Ouvrage du Rimplas

Des unités gardes-frontières sont ainsi mises sur pied pour garder et défendre les ouvrages, laissant aux Alpini les tâches de combat dans les Alpes mais également ailleurs, leur endurance, leur rusticité et leur mentalité de troupe d’élite se montrant à leur aise dans des combats dans un milieu aussi rude que les hauts-plateaux éthiopiens.

Conséquence de ce changement de paradigme, le corps des Alpini est réorganisé en divisions avec la mise sur pied de quatre divisions d’infanterie de montagne en attendant une cinquième en 1935.

Ces divisions sont recrutées sur une base locale toujours pour faciliter la cohésion de l’unité et la faire combattre dans un territoire qu’elle connait bien.

C’est ainsi que la 1ère division alpine «Taurinense» couvre le Piémont et le Val d’Aoste, la 2ème division alpine «Tridentina» couvre la Vénétie et le Trentin-Haut-Adige, la 3ème division alpine «Julia» couvre le Frioul et la Vénétie-Julienne, la 4ème division alpine «Cuneense» couvre la région du Coni, une province au sud-ouest du Piémont.

En 1935 la 5ème division alpine «Pusteria» sera créée et immédiatement engagée en Ethiopie. Des troupes alpines auxiliaires sont également mises sur pied tout comme une école spécialisée dans la haute Montagne, école installée à Aosta.

Jusqu’en septembre 1948 le format des troupes alpines n’évolue pas. Il y à bien des projets de créer de une à trois divisions supplémentaires mais ce projet sans cesse repoussé n’à aucun début d’exécution avant le déclenchement du second conflit mondial au cours duquel les Alpini vont faire preuve du même courage et du même allant que leurs aînés trente-trois ans plus tôt.

En ce qui concerne leurs rivaux des Bersaglieri l’évolution est plus significative avec à la fois le maintien d’une compétence classique d’infanterie légère mais également le développement d’une nouvelle capacité à savoir l’infanterie portée au sein des divisioni corrazate.

En septembre 1939 alors que la guerre de Pologne menace d’embraser à nouveau l’Europe et le monde, les bersaglieri disposent de douze régiments à trois bataillons, régiments intégrés soit des divisions blindées (divisioni corrazate) ou des divisions rapides (divisione celerite) voir dépendant directement des corps d’armée

-Le 1er régiment de bersagliers avec les 1er, 7ème et 9ème bataillons dépend du 3ème corps d’armée

-Le 2ème régiment de bersagliers avec les 2ème, 4ème et 17ème bataillons, régiment déployé en Albanie pour l’occupation du pays.

-Le 3ème régiment de bersagliers avec les 18ème, 20ème et 25ème bataillons est intégré à la 3ème division rapide «Amedeo Duca d’Aosta»

-Le 4ème régiment de bersagliers avec les 26ème, 29ème et 31ème bataillons, hors rang

-Le 5ème régiment de bersagliers avec les 14ème,22ème et 24ème bataillons est intégrée à la 131ème division blindée «Centauro» comme infanterie portée

-Le 6ème régiment de bersagliers avec les 6ème, 13ème et 19ème bataillons est intégrée à la 2ème division rapide «Emanuele Filiberto Testa di Ferro»

-Le 7ème régiment de bersagliers avec les 8ème, 10ème et 11ème bataillons est intégré à la 102ème division d’infanterie motorisée «Trento»

-Le 8ème régiment de bersagliers avec les 3ème, les 5ème et 12ème bataillons fait partie de la 132ème divisions blindée «Ariete».

-Le 9ème régiment de bersagliers avec les 28ème, 30ème et 32ème bataillons est intégrée à la 101ème division d’infanterie motorisée «Trieste».

-Le 10ème régiment de bersagliers avec les 16ème, 34ème et 35ème bataillons, hors rang

-Le 11ème régiment de bersagliers avec les 15ème, 27ème et 33ème bataillons est intégrée à la 1ère division rapide «Eugenio di Savoia»

-Le 12ème régiment de bersagliers avec les 21ème, 23ème et 36ème bataillons est le régiment d’infanterie portée de la 133ème division blindée «Littorio»

A ces douze régiments s’ajoutera en 1944 un treizième régiment curieusement baptisé n°18 qui intégrera la 134ème division blindée «Italia» comme régiment porté.

L’évolution des grandes unités italiennes

Division d’infanterie de ligne

Initialement les divisions d’infanterie italiennes étaient des divisions ternaires à savoir des divisions disposant de trois régiments d’infanterie. Cette configuration est une configuration standard dans le domaine, rare étant les pays à posséder une autre configuration avec deux ou quatre régiments d’infanterie.

L’Italie disposait à l’origine de grosses divisions d’infanterie à quatre régiments d’infanterie mais en 1926 le nombre de régiments d’infanterie passe à trois.

Suite au choix de la guerre d’action rapide (guerra di rapido corso), décision est prise d’alléger à nouveau les divisions en ne laissant plus que deux régiments d’infanterie. Cette décision est effective en 1938 et toutes les divisions vont être progressivement réorganisées sur ce modèle.

Ce choix ne fait pas l’unamité dans la communauté militaire italienne, certains officiers généraux estimant que cela affaiblit excessivement les divisions d’infanterie.

Certes sur le papier cela permet d’augmenter le nombre de divisions ce qui à une utilité pour la propagande mais quand le combat débute tout cela disparaît. Des unités de chemises noires intègrent bien les divisions binaires mais leur enthousiasme ne compense pas un entrainement militaire souvent limité sans compter les relations souvent tendues entre la «régulière» et la garde prétorienne du régime fasciste.

En septembre 1948, la division d’infanterie binaire est organisée de la façon suivante :

-Un état-major

-Une compagnie de reconnaissance partiellement motorisée

-Deux régiments à trois bataillons d’infanterie

-Deux bataillons de chemises noires

-Un bataillon de mortiers divisionnaire

-Un régiment d’artillerie à trois groupes de douze canons chacun

-Trois compagnies antichars

-Une batterie de DCA

-Trois compagnies du génie

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Mortier de 81mm modèle 1935

Cela nous donne une division d’environ 11000 hommes, 1250 chevaux et mulets, 400 véhicules automobiles. Sur le plan de l’armement on trouve 12 canons de 100mm, 24 canons de 75mm, 48 mortiers de 81mmn 24 canons de 47mm, 8 canons de 20mm antiaériens, 139 mortiers de 45mm, 48 mitrailleuses et 216 fusils mitrailleurs.

En septembre 1948, le Regio Esercito Italiano dispose de quarante-quatre divisions d’infanterie de ligne.

Toutes ne sont pas identiques. Si trente appartiennent au format standard, sept sont du type montagne et sept du type autotrasportabile (autotransportables).

Les sept divisions de type montagne ne doivent pas être confondues avec les cinq divisions alpines, elles disposent certes de mulets pour le transport de l’artillerie en fardeaux mais ils n’appartiennent pas au prestigieux corps des Alpini.

Ces divisions sont les 3ème DI «Ravenna», 4ème DI «Livorno», 19ème DI «Venezia», 23ème DI «Ferrara», 32ème DI «Marche», 33ème DI «Acqui» et 37ème DI «Modena».

Les sept divisions autotransportables ne sont pas des divisions totalement motorisées comme le sont les divisions d’infanterie britanniques ou américaines.

Elles ne le sont que très partiellement et ressemblent plus aux DIM françaises de 1939 qu’aux Infantry Division anglo-saxonnes. Elles sont moins motorisées que les divisions d’infanterie motorisées que nous allons voir bientôt.

Les sept divisions autotrasportabile sont les 17ème DI «Pavia», 25ème DI «Bologna», 27ème DI «Brescia», 60ème DI «Sabratha», 61ème DI «Sirte», 62ème DI «Marmarica» et 63ème «Cirène».

Les trente divisions binaires les plus proches du modèle standard sont donc au nombre de trente avec la 5ème DI «Cosseria», 6ème DI «Cuneo», 7ème DI «Lupi di Toscana», 9ème DI «Pasubio», 11ème DI «Brennero», 12ème DI «Sassari», 13ème DI «Re», 14ème DI «Isonzo», 15ème DI «Bergamo», 18ème DI «Messina», 20ème DI «Friuli», 21ème DI «Granatieri di Sardegna», 22ème DI «Cacciatori delle Alpi», 24ème «Pinerolo», 26ème DI «Assietta», 28ème DI «Aosta», 29ème DI «Piemonte», 30ème DI «Sabaudo», 38ème DI «Puglie», 44ème DI «Cremona», 50ème DI «Regina», 53ème DI «Arezzo», 54ème DI «Napoli», 55ème DI «Savona», 56ème DI «Casale», 57ème DI «Lombardia», 58ème DI «Legnano», 59ème DI «Cagliari» et 63ème DI «Granatiere di Savoia».

Divisions d’infanterie motorisées

Pour améliorer les capacités de manœuvre de l’armée italienne décision est prise courant 1940 de mettre sur pied quatre divisions d’infanterie motorisées.

Initialement il était prévu quatre divisions entièrement motorisées mais le manque de moyens financiers, humaines et techniques fit que seulement divisions seront mises sur pied, des divisions dont la motorisation était certes importante mais pas réalisée à 100%.

Ces divisions sont les 101ème DI «Trieste» et 102ème DI «Trento», la première est officiellement mise sur pied en septembre 1940 alors que la seconde est mise sur pied à partir de mars 1942.

Ces divisions sont d’abord stationnées en Italie métropolitaine puis redéployées outre-mer, la première en Africa Septentrionale Italiana (ASI) et la seconde en Albanie.

Ces deux divisions sont des divisions ternaires, un format abandonné par l’Italie en 1938 avec la division binaire destinée à la guerre d’action rapide. Elles sont organisées ainsi :

-Un état-major

-Deux régiments d’infanterie à trois bataillons chacun

-Un régiment de Bersaglieri à trois bataillons et un bataillon antichar/antiaérien

-Un bataillon antiaérien et antichar divisionnaire

-Un régiment d’artillerie

-Un bataillon du génie

-Des unités de soutien

Ultérieurement une compagnie de reconnaissance composée d’autos blindées et de motocyclistes est intégrée à ces deux divisions, compagnie qui aurait du équiper toutes les divisions d’infanterie mais faute de moyens ce ne fût pas le cas.

Divisions Libyennes

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Soldats italiens défilant en tenue du second conflit mondial

En septembre 1948 tout comme en septembre 1939 le Regio Esercito Italiano dispose de deux divisions d’infanterie de recrutement libyen même si à l’époque la Libye n’existe que sous la forme d’une colonie italienne, l’Africa Septentrionale Italiana (ASI).

La 1ère division libyenne «Sibelle» créée dans les années vingt participe à la deuxième guerre italo-abyssinienne puis aux premières années de l’occupation italienne de l’Abyssinie.

En septembre 1944 la division retourne en ASI. Elle est alors réorganisée sur un format propre aux divisions libyennes mais comparables aux divisions motorisées à savoir trois régiments d’infanterie.

Comme souvent dans les divisions coloniales, la troupe est de recrutement local tout comme une partie des sous-officiers mais les officiers sont tous italiens.

La 2ème division libyenne «Pescatori» est mise sur pied au printemps 1939 sur le même modèle sur lequel est réorganisé la 1ère division. Ce modèle est le suivant :

-Un état-major

-Trois régiments libyens (1,2 et 5 pour la 1ère, 3,4 et 6 pour la 2ème)

-Un régiment d’artillerie colonial portant le numéro de sa division

-Un bataillon du génie colonial

-Des unités de soutien

-Une batterie antichar

-Une batterie antiaérienne

Initialement la 1ère division libyenne disposait d’un régiment parachutiste libyen mais lors de la réorganisation de 1944 il est décidé de le rendre indépendant après l’abandon d’un projet de création d’une brigade parachutiste libyenne.

Autre projet qui n’aboutit pas c’est la création d’une compagnie de reconnaissance motorisée avec autos blindées et motos ainsi que la création d’un bataillon mixte antichar/antiaérien.

Division Alpine

Initialement les chasseurs alpins italiens, les fameux Alpini, les hommes à la plume de corbeau et au pompom de couleur étaient regroupés en régiments qui regroupaient des bataillons qui eux mêmes engerbaient des compagnies.

Ce n’est que dans les années trente que quatre puis cinq divisions alpines ont vu le jour, des divisions dont le recrutement était à base territoriale.

Il s’agissait à la fois de permettre à l’unité de connaître le terrain où elle allait devoir opérer mais surtout passer outre deux handicap majeurs de l’armée italienne : nombre d’italiens étaient analphabètes et ne parlaient pas la langue nationale mais plutôt un dialecte local.

C’est ainsi que la 1ère division alpine «Taurinense» couvre le Piémont et le Val d’Aoste, la 2ème division alpine «Tridentina» couvre la Vénétie et le Trentin-Haut-Adige, la 3ème division alpine «Julia» couvre le Frioul et la Vénétie-Julienne, la 4ème division alpine «Cuneense» couvre la région du Coni. En 1935 la 5ème division alpine «Pusteria» sera créée et immédiatement engagée en Ethiopie.

Il y avait cinq divisions alpines (à ne pas confondre comme nous l’avons vu avec les divisions d’infanterie type montagne) en septembre 1939 et le même nombre en septembre 1948 en dépit de projets de créer un à trois divisione alpini supplémentaires.

En septembre 1939, les cinq divisions alpines sont organisées de la façon suivante :

-Un état-major

-Trois régiments d’infanterie

-Deux groupes d’artillerie

-Un bataillon du génie

-Des services médicaux et logistiques

Globalement une division alpine regroupe 15000 hommes, 5000 chevaux et mulets, 200 véhicules, 24 canons de 75mm, 24 mortiers de 81mm, 65 mortiers de 45mm, 656 mitrailleuses et 190 pistolets mitrailleurs.

Ces unités affichent donc de sérieuses lacunes en matière de renseignement (pas d’unité organique de reconnaissance), de lutte antichar et de lutte antiaérienne.

Sans êtres totalement comblées, une partie de ces carences sont éliminées avec la mise sur pied d’une compagnie de reconnaissance, d’une batterie antichar et d’une batterie antiaérienne mais les moyens seront toujours insuffisants et rares seront les divisions disposant de leur dotation théorique en véhicules légers (les autos blindées ont été jugées inadaptées à la montagne), en canons de 47mm Bohler (qui plus est rapidement déclassés) et en canons de 20mm Scoti/Breda.

Canon de 47mm modèle 1932 2.jpg

Canon de 47mm modèle 1932

Division parachutiste

Le fait est peu connu mais les premiers parachutistes italiens sont en réalité libyens. C’est en effet en Africa Septentrionale Italiana (ASI) qu’est née l’armée aéroportée quand en 1938 un quadriumvir Italo Balbo créa une école parachutiste dans la colonie dont il était le gouverneur général.

Italo Balbo

Italo Balbo

Parallèlement deux bataillons de parachutistes libyens sont mis sur pied, bataillon qui devient ensuite un régiment intégré à la 1ère division libyenne avant de redevenir indépendante, indépendance qui aurait être le prélude à la création d’une brigade parachutiste libyenne mais ce ne fût pas le cas visiblement pour des motifs aussi bien financiers, humains que politiques.

Début 1940 un bataillon italien est créé alors qu’entre-temps les écoles parachutistes étaient transférées à la Regia Aeronautica qui échoua cependant à récupérer le contrôle des unités opérationnelles qui restèrent sous la dépendance du Regio Esercito Italiano.

Après de nombreuses hésitations la décision de créer une véritable division parachutiste est prise en septembre 1941.

Le 1er décembre 1941, la 1a Divisione Paracadutisti est officiellement créée à Tarquinia. Ce n’est qu’en septembre 1944 que l’unité allait prendre le nom sous lequel elle avait devenir célébre à savoir 185 Paracadutisti Divisione «Folgore», changement de nom qui allait de paire avec son transfert en Sicile à Syracuse.

L’organisation de la seule division parachutiste italienne est la suivante en septembre 1948 :

-Un état-major

-Trois régiments d’infanterie parachutiste à trois bataillons associé à une compagnie indépendante de canons antichars et une compagnie de mortiers

-Un régiment d’artillerie parachutiste

-Un bataillon du génie

-Des services

En 1946 il y eu un projet de créer une deuxième division. Baptisée 184 Paracadutisti Divisione «Nembo» cette division resta une «division papier» jusqu’en septembre 1949 quand elle vraiment mise sur pied dans un projet de reconquête de l’ASI, projet de plus en plus chimérique au point que l’unité ne réalisa que des sauts tactiques essentiellement pour la lutte anti-partisans.

Divisions de Cavalerie

Si cela pouvait être différent d’un pays à l’autre, dans l’ensemble la cavalerie était considérée comme une arme d’élite, regroupant les meilleurs officiers, les meilleurs soldats.

Jusqu’au début du premier conflit mondial la cavalerie était une arme indispensable pour couvrir les mouvements de l’infanterie, éclairer et poursuivre l’ennemi en fuite, exploiter la percée, le Regio Esercito Italiano disposant de quatre divisions de cavalerie en mai 1915 sans compter les régiments indépendants.

Voilà pourquoi même après la stabilisation du front dans un réseau de tranchées et de barbelés, les bélligérants ont conservé plusieurs unités montées.

Durant la période 1919-1939 le débat fit rage pour savoir si il fallait conserver les unités montées, les transformer ou les modernisées. Certains pays comme la France et l’Italie allaient choisir une solution médiane, des divisions mixtes appelées «division pétrole-picotin» sur le versant occidental des Alpes.

L’Italie disposait ainsi au début des années quarante de trois divisions de cavalerie, des divisions rapides (divisione celere), l’équivalent au pays de Dante des divisions «pétrole-picotin» puisqu’elles combinaient unités montées et unités motorisées même si leur motorisation restera toujours insuffisante.

En septembre 1948 la situation de ces trois divisions n’avait pas évolué à la différence de leurs consœurs françaises qui avaient disparus, les Divisions de Cavalerie devenaient des Divisions Légères Mécaniques (DLM) c’est à dire des divisions «100% motomécaniques».

Ces trois divisions de cavalerie sont la 1ère division de cavalerie «Eugenio di Savoia», la 2ème division de cavalerie «Emanuele Filiberto Testa di Ferro» et la 3ème division de cavalerie «Principe Amedeo Duca d’Aosta».

Ces trois divisions sont organisées de la façon suivante :

-Un état-major

-Deux régiments montés

-Un régiment de bersaglieri motorisé

-Un régiment d’artillerie motorisé

-Un bataillon d’autos blindés

-Deux compagnies de chars légers/moyens

-Une compagnie antichar

-Une batterie antiaérienne

-Un bataillon du génie

-Des services de soutien (logistique, santé, transmissions)

Initialement il semble que Rome à envisagé de transformer ces trois divisions de cavalerie en divisions blindées mais ce projet n’à pas aboutit semble-t-il pour plusieurs raisons : scepticisme des hautes sphères militaires italiennes sur ce type d’unités, manque de personnel qualifié et manque de moyens, l’industrie italienne peinant déjà à équiper les Divisioni Corrazate ainsi que les divisions motorisées.

Ces trois divisions sont donc partis en guerre avec un mélange d’unités à cheval et d’unités motorisés, montrant une capacité de combat élevée mais une capacité qui n’avait rien à voir avec les Divisions Cuirassés, les Divisions Légères Mécaniques (devenues Divisions Blindées en septembre 1952), les Armoured Division ou encore les Panzerdivisionen.

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