Italie (48) Bases Navales (3)

Base Navale de Leros (Dodécanèse)

En guise d’historique ces quelques phrases

En 1911, l’Italie entre en guerre contre l’Empire ottoman, «l’homme malade» de l’Europe. Cette guerre à pour but de s’emparer de la Tripolitaine et de la Cyrenaïque, régions qui allaient devenir l’Africa Septentrionale Italiana (ASI) avant que cette colonie italienne devienne une Libye indépendante.

Outre l’ASI, l’Italie réussit à s’emparer du Dodécanèse, un archipel au large des côtes ottomanes, un archipel de douze îles (d’où le préfixe Dodéca) qui devient une colonie italienne.

Cette colonie va très vite disposer d’implantations et notamment une base navale installée sur l’île de Leros.

Les travaux sont lancés en 1923. L’objectif n’est pas d’aboutir à une base majeure comme La Spezia et Tarente mais de disposer d’une base permettant à des unités légères de tenir quelques temps.

Elle reçoit des ateliers, des dépôts, des magasins ainsi que deux dock-flottants. Une base sous-marine est également aménagée.

Peu de travaux sont menés durant la Pax Armada faute de moyens mais également parce que la base est récente. Les travaux sont donc cosmétiques si l’ont peu parler ainsi.

Vite isolée du reste de l’Italie, la base se replie sur elle même. Attaquée à de nombreuses reprises par l’aviation et par les marines alliées, le Dodécanèse est pris par les alliés au printemps 1950 suite à l’opération CATAPULT.

L’île est immédiatement cédée à la Grèce, le gouvernement grec s’y installant jusqu’à ce qu’en raison de difficultés de communication et de gestion, le gouvernement grec ne préfère Heraklion et la Crète.

Le conflit terminé, l’Italie espère un temps récupérer le Dodécanèse, proposant un condominium avec la Grèce ou l’indépendance de l’archipel mais très vite Rome doit se rendre à l’évidence que le Dodécanèse est grec.

Aujourd’hui aucune base navale grecque n’est implantée dans l’archipel, les navires grecs se contentant d’escales temporaires et de courtoisie. Régulièrement les tensions avec la Turquie pousse certains à réclamer l’aménagement d’une base dans le Dodécanèse mais cela ne débouche jamais.

Défenses côtières

Aucune pièce lourde ne défend la base de Leros ce qui correspond finalement bien à son statut, une base secondaire au rôle limité dans la stratégie navale italienne.

Ces positions sont aménagées entre 1943 et 1945 avec des canons de 152mm, huit canons sur des positions bétonnées, canons installés sur des plate-formes circulaires.

Ces canons vont tirer à de nombreuses reprises contre des cibles navales, subissant en riposte les attaques des aviations et des marines alliées.

Quand l’opération CATAPULT est lancée en mars 1950, seulement quatre canons sont encore opérationnels. Ils endommagent plusieurs transports, coulent un dragueur auxiliaire et un remorqueur mais sont rapidement neutralisés.

Elles sont démantelées après guerre et non reconstruites par les nouveaux propriétaires du Dodécanèse.

Même chose pour les positions antiaériennes aménagées par la marine et par l’armée italienne.

Navires stationnés en septembre 1948 dans le Dodécanèse

Arturo.jpg

Torpidiniere da Scorta Arturo

-Torpilleurs classe Ariete Auriga,Eridano,Arturo,Daga

-Torpilleurs classe Spica Lupo,Lince,Lira,Libra

-Sous-marins classe Platino Granito, Porfido,Avorio et Giado qui remplacent les quatre unités de classe Squalo. Les unités de classe Argonauto sont remplacés par des sous-marins de poche type CM, un mixte entre un sous-marin classique et un sous-marin nain.

-Huit vedettes lance-torpilles répartis en deux escadrilles en quatre vedettes

-Canonnières Sonzini et Caboto

-pétrolier Cerere

-Transport d’eau/navires amphibies Adige Scrivia

Bases navales en Africa Septentrionale Italiana (ASI)

Brève historique

Le 18 octobre 1912 le traité d’Ouchy met fin à la guerre italo-turque. Cette guerre permet à l’Italie de s’emparer de Rhodes, du Dodécanèse, de la Tripolitaine et de la Cyrénaïque.
Ces deux colonies coincées entre la Tunisie française et l’Egypte anglaise (même si officiellement il s’agissait d’un protectorat pour la première et que pour le deuxième cas l’Egypte était officiellement indépendante) vont former ultérieurement l’Afrique Septentrionale Italienne dans la langue de Dante, l’Africa Septentrionale Italiana (ASI).

Des troupes importantes sont déployées pour «pacifier» cette région. Elles appartiennent essentiellement au Regio Esercito mais on ne tarde pas à trouver des navires de la Regia Marina.

Qui dit navires dit bases, des ports sont aménagés à Tripoli, Benghazi et Tobrouk mais seul le dernier site est aménagé comme une véritable base navale.

Les travaux sont comparables à ceux menés à Leros avec des ateliers, des magasins, des dépôts ainsi que deux docks flottants. Une usine de distillation d’eau souterraine est également construite.

Durant la période de la Pax Armada, peu de travaux sont menés car la base est récente et dans un certain sens sacrifiable. En effet les italiens savent que sauf miracle, l’ASI sera condamnée par une offensive française et une offensive britannique, prenant la colonie italienne en sandwich.

Inutile donc d’investir massivement dans les infrastructures si c’est pour les perdre. L’avenir leur donnera raison. En août 1949, la base de Tobrouk est prise par les anglais. Les installations sont ravagées par les bombardements aériens, les bombardements navals et les combats.

Considérée comme une base utile pour des opérations en Méditerranée et en direction des Balkans, les alliés décident de remettre cette base en état, renflouant les épaves, déminant les quais, permettant à la base de servir de base tactique et de ravitaillement.

Elle va être utilisée jusqu’à la fin du conflit, les français quittant Tobrouk dès novembre 1954, les anglais et les américains partant à l’été 1955.

Les ports de Tripoli et de Benghazi ont aussi été sérieusement endommagés. Ils ont été remis en état pour servir de bases tactiques et de ravitaillement.

Une fois la Libye indépendante (septembre 1956), la question des bases devient une question prégnante, une pomme de discorde entre Tripoli, Washington et Londres. Finalement la station navale de Tobrouk (Royal Navy), la station navale de Tripoli (US Navy), la base aérienne de Kheelus (RAF/USAF) sont évacuées définitivement au printemps 1965.

Actuellement la marine libyenne stationne ses moyens limités à Tripoli et à Benghazi, délaissant Tobrouk.

Défenses côtières

Les plans initiaux prévoyaient des défenses côtières particulièrement copieuses avec notamment treize canons de 305 mm uniquement pour Tobrouk ! Très vite il fallu en rabattre et imaginer des défenses plus modestes.

Finalement les défenses de la base navale de Tobrouk allait être défendue par une tourelle double de 305mm, quatre canons de 203mm et huit canons de 120mm, le tout associé à des canons de DCA (90mm,37mm,20mm). A l’automne 1948, des blockhaus d’infanterie seront aménagés pour assurer la défense terrestre de la «forteresse Tobrouk»

Tripoli et Benghazi étaient protégés par des pièces plus légères, des canons de 120 et de 152mm, des pièces de DCA. Les défenses terrestres dont les travaux ont commencé en novembre 1948 sont largement inachevées lorsqu’est déclenchée l’opération BAYARD.

Navires stationnés en Libye en septembre 1948

Tripoli et Benghazi

-Torpilleurs d’escorte classe Spica (Cigno, Castore,Climène,Centauro)

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Plan trois vues d’un aviso rapide de classe Diana

-Avisos classe Diana Diana Dardanelli Milazzo

-Canonnière Alula

-Mouilleur de mines Monte Gargano

-Remorqueur de sauvetage Titano

-Dix-huit vedettes lance-torpilles (douze à Tripoli, six à Benghazi)

Tobrouk

CC San Giorgo 4.jpg

Le croiseur cuirassé San Giorgio

-Croiseur cuirassé San Giorgio. Ce navire est désarmé en septembre 1947 et reste comme ponton de défense côtière

-Torpilleurs d’escorte classe Giuseppe Sirtori : Giovanni Acerbi,Vincenzo Giordano Orsini,Francesco Stocco,Giuseppe Sirtori

-Canonnières Palmaiola,De Lutti,Grazziolo Lante,Berta,Valoroso

-Transports d’eau Lira Campanella Ticino

Bases navales en Africa Orientale Italiana (AOI)

En guise d’historique

Unifiée tardivement, la nation italienne s’est lancée dans la conquête coloniale à une époque où il restait peu de territoires disponibles. Après avoir échoué en Tunisie, elle va s’emparer de l’Érythrée, se plaçant sur une voie stratégique avec l’ouverture du canal de Suez.

Elle échoue à s’emparer de l’Abyssinie à la fin du XIXème siècle mais parvient à prendre pied en Somalie, lavant l’affront d’Adoua quarante ans plus tard.

Cet immense territoire devait devenir une colonie de peuplement italienne mais le temps et les moyens vont manquer pour pacifier tous les territoires, construire les infrastructures nécessaires et surtout amener des colons motivés par une tâche aussi difficile.

Le volet militaire n’est pas oublié, les ennemis potentiels de l’Italie étant présents dans la région (Egypte, Soudan, Somaliland et Kenya pour la Grande-Bretagne, Djibouti et Madagascar pour la France).

Des bases navales sont ainsi prévues qu’il s’agisse de Massawa et d’Assab en Erythrée ou de Chisimaio. Elles n’ont pas le même statut, la première étant une base de 2ème classe, la seconde une base de 3ème classe alors que Chisimaio doit être un simple point de ravitaillement.

Au final la base de Massawa va devenir une base majeure sur les rives de la mer Rouge, les bases d’Assab et de Chismaio disposant de capacités supplémentaires mais ces capacités étaient forcément limitées par l’isolement de l’AOI qui rendaient peu profitable un investissement majeur.

Les différences entre ces trois bases concernent les capacités des ateliers, des magasins et des dépôts, ces trois disposant de docks flottants, permettant la réalisation de petits travaux économisant le retour en Italie pour l’entretien général.

Ces bases sont prises successivement par les alliés lors de l’opération GIDEON lancée à l’été 1950, la fin de l’été et le début de l’automne voyant l’effondrement total et complet de l’Africa Orientale Italiana.

Les installations en relatif bon état sont utilisés par les alliés avant d’être cédées aux états indépendants qui succèdent aux colonies italiennes et britanniques.

Défenses côtières

Elles sont forcément très limitées avec quelques pièces anciennes mal protégées à l’efficacité pour le moins limité. La base de Massawa disposant de quatre canons de 152mm, celle de Chismaio est protégée par quatre canons de 120mm alors que la base d’Assab est protégée par deux canons de 152mm et deux canons de 120mm.

Navires stationnés en AOI en septembre 1948

-Torpilleurs classe Rosolino Pilo : Francesco Nullo,Roslino Pilo,Pilaste Bronzetti,Giuseppe Missori,Antonio Mosto,Simone Schiaffino

-Torpilleurs d’escorte classe Ariete : Lancio,Fionda,Gladio,Balestra

Eritrea.jpg

L’Eritrea

-Aviso colonial Eritrea

-Huit vedettes lance-torpilles

-Sous-marins Guglielmotti, Galvani,Archimede,Toricelli (classe Brin) Macallé (classe Adua)

-Canonnières Porto Corsini et Biglieri

-Mouilleur de mines Azio et Ostia

-Transport d’eau Sile,Sebito, Bacchiglione

Les autres installations navales italiennes

Avant-propos

Les installations navales que je vais décrire ici sont des installations secondaires de la Regia Marina, des «bases» où sont stationnés des navires légers plus aptes aux opérations locales qu’aux opérations stratégiques.

Néanmoins comme elles sont implantées sur des zones stratégiques (caps, détroits…..), elles bénéficient de puissantes défenses côtières qui hélas pour les italiens montreront leurs limites ce qui explique que même sans le traité de Paris, il est probable qu’elles auraient été désactivées pour libérer du personnel et des moyens financiers.

Les différentes bases

Cagliari

Cagliari Elmas.gif

Capitale de la Sardaigne, Cagliari est situé au sud de la deuxième plus grande île de la Méditerranée, elle est chargée de verrouiller l’accès à la mer Tyrrhénienne en liaison avec les moyens navals stationnés à Naples et en Sicile.

Les capacités du port sarde sont cependant limités au ravitaillement et au soutien des unités légères voir des sous-marins. On trouve un dock flottant, des magasins, des dépôts, des ateliers.

Adua.jpg

Sous-marin de classe Adua

Les seuls navires stationnés à demeure à Cagliari sont des sous-marins, quatre de classe Adua (Alagi,Adua,Axum,Aradam) et trois de classe Perla (Diaspro,Corallo,Turchese) ainsi que six dragueurs de mines type RD qui servent aussi de patrouilleurs.

La défense du site est assurée par quatre canons de 120mm installés sur des emplacements bétonnés pour verrouiller l’accès au port de Cagliari. Quand le conflit éclate, des canons antiaériens sont également installés.

Ces défenses sont lourdement endommagés lors de l’opération DRAGON puis démantelées après guerre pour respecter le traité de Paris.

Messine

Situé à l’extrême-est de la plus grande île de Méditerranée, la ville de Messine est au bord d’un détroit stratégique, séparant la Sicile de la péninsule italique, une voie de passage que la Regia Marina souhaite interdire aux marines ennemies.

Pour cela les défenses côtières interdisant l’accès au Détroit de Messine sont particulièrement puissantes alors que Messine est tout sauf une base majeure de la marine royale italienne.

On trouve ainsi pas moins de quarante-huit obusiers de 280mm répartis en huit batteries installées de part et d’autres du détroit.

L’action de ces pièces est complétée par le déploiement possible des trains blindés présents en Sicile. Les Batteri Mobili Ferroviari du groupe de Palerme se composent au total de quatre trains blindés équipés de canons de six pouces (152mm), un train disposant de canons de quatre pouces (102mm) et un train équipé de canons de 76mm.

En 1947/1948, de nouveaux canons sont installés, des canons de 120mm souvent issus de torpilleurs et de contre-torpilleurs désarmés, des pièces qui n’étaient pas toujours de première jeunesse.

Sur le plan des installations, les travaux sont lancés en 1933 avec un bassin de radoub, des quais, des magasins, des ateliers et des dépôts. C’est également à Messine que s’installe le quartier-général sicilien du Corps des Ingénieurs Navals.

Sur le plan des navires stationnés à Messine, nous trouvons des sous-marins en l’occurence quatre unités de classe Flutto (Tritone,Flutto,Vortice,Nautilo) et trois unités de classe Adua (Durbo,Tembien,Beilul).

Circe.jpg

Le Circe

-Torpilleurs d’escorte classe Spica :

Circe,Clio,Calliope,Calipso,Partenope,Polluce,Pleiadi,Pallade,Airone,Ariel,Aretusa,Alcione,Altair, Antares,Aldebaran,Andromeda

-Douze vedettes lance-torpilles type MAS/MS

-Mouilleurs de mines Buccari,Scilla,Brioni

-Transport d’eau Verde,Prometeo,Bormida,Brenta

Augusta

Arsenale militare marittimo di Augusta 16.jpg

La ville d’Augusta situé dans la province de Syracuse est baignée par la mer Ionienne. Une magnifique baie permet à une flotte de s’abriter mais il s’agit d’un mouillage forain, pas d’une véritable base opérationnelle où une flotte pourrait durer.

Néanmoins comme il faut pouvoir ravitailler et réparer, la marine italienne procède à quelques travaux, construisant des dépôts de carburant, des magasins, quelques ateliers, des coffres d’amarrage…… .

Les défenses côtières sont puissantes. Outre la possibilité d’emploi des trains blindés du groupe de Palerme, la baie d’Augusta disposait d’une tourelle double de 381mm, la Batterie A installée au Capo Santa Panagia au sud de la baie.

On trouve également la batterie Luigi di Savoia qui dispose de deux canons de 203mm mais également des canons de 120mm, des pièces de DCA lourdes et légères.

On trouve une flottille de neuf dragueurs de mines type RD.

Ces positions vont souffrir des bombardements alliés qu’ils soient navals et aériens, bombardements réguliers qui se multiplient pour préparer l’opération HUSKY, le débarquement en Sicile déclenché le 15 juillet 1952, Augusta étant prise à la mi-août après des combats acharnés.

Le site sert de port logistique pour les alliés puis de base de départ pour l’opération SKYLOCK, le débarquement dans la péninsule italienne.

Augusta va ensuite perdre de son importance, servant de port de débarquement pour la logistique destinée aux troupes occupant la Sicile même si la remise en état des ports de Palerme et de Messine permettait l’envoi d’une grande partie des munitions, du carburant, des pièces détachées et autres ipédimentia nécessaires.

Le conflit terminé, les défenses côtières sont démantelées, la marine italienne co-belligérante abandonne le site qui va être une zone de développement industriel avec des industries pétrochimiques, des cimenteries, faisant d’Augusta un pole industriel de premier ordre en Sicile.

Palerme et Trapani

Palerme située sur la côte nord de la Sicile à longtemps été la capitale royale notamment quand l’île était un royaume indépendant.

Port important, la ville sert de base pour la marine du royaume des Deux-Siciles, installations reprises par la Regia Marina qui profite également de la présence d’un chantier naval qui construisait notamment des contre-torpilleurs et quelques croiseurs.

Délaissé au profit de Tarente, Palerme conserve des installations de ravitaillement mais ne dispose pas d’installations d’entretien ce qui handicapera la marine italienne une fois le conflit déclenché.

Sévèrement bombardée, la ville de Palerme est prise à la mi-novembre, quatre mois après le débarquement de l’opération HUSKY mais cette relative lenteur de la conquête s’expliquant davantage par le terrain difficile et les problèmes logistiques que par la résistance des troupes italo-allemands qui vont très vite choisir le combat retardateur plutôt que la défense ferme.

Le port est rapidement dégagé pour servir de point de ravitaillement aux troupes alliées présentes en Sicile. Une fois la grande île conquise, Palerme devient un pole logistique majeur pour le soutien des troupes alliées progressant (difficilement en Italie).

Le conflit terminé, Palerme cesse d’être une implantation militaire navale que ce soit pour les alliés ou pour les italiens. Cela n’à pas changé de nos jours.

Aucun navire n’est affecté à demeure à Palerme. Quant aux défenses côtières, elles sont minimalistes avec quatre canons de 120mm sous masque associés à quelques canons de DCA.

Ces défenses ont été neutralisées dès le 17 juillet 1952 par un raid commando franco-britannique, un raid mené par le Corps Franc d’Afrique (une unité de commando levée au sein de l’Armée d’Afrique) et par le Commando n°1. Les installations ont été entièrement démantelées pour respecter le traité de Paris.

Trapani est une ville située sur la côte occidentale de la Sicile. Port de pêche important, elle sert de point d’appui pour la marine italienne qui y installe quelques dépôts et magasins pour ravitailler des navires en escale. On trouve néanmoins une flottille de neuf dragueurs de mines type RD.

Les installations sont donc particulièrement limitées tout comme les défenses côtières inexistantes avant le début du conflit.

Ce n’est qu’à l’été 1950 que les travaux sont lancés pour faire de Trapani une forteresse où selon la propagande fasciste «les armées païennes souhaitant souiller le sol sacré de l’Italie se briseront».

En réalité les travaux sont nettement plus modestes et largement inachevés quand les alliés débarquent en Sicile en juillet 1952. On trouve quelques pièces légères sous masque, quelques canons antiaériens, des ouvrages d’infanterie.

Comme Trapani accueille également un aérodrome, la ville est sérieusement endommagé par l’aviation alliée puis par les navires français, anglais et amércains qui couvrent la mise à terre du 1er bataillon de Rangers qui s’empare de la ville pour permettre le déploiement rapide de l’aviation sur un aérodrome toujours utilisé aujourd’hui par l’Aeronautica Militare Italiana.

En revanche la Marina Militare Italiana n’utilise plus Trapani comme station de ravitaillement, les seules escales étant des escales de courtoisie.

Miscellanées

Les bases suivantes ne sont que des installations de ravitaillement où les navires ne font escale que pour remplir leurs soutes :

-Portoferraio sur l’île d’Elbe en mer de Ligurie

-Gaète dans la baie de Naples

-Reggio Calabria en face de Messine. Cette station de ravitaillement dispose de défenses côtières importantes pour verrouiller le détroit séparant la Sicile de la péninsule italique

-Valona-Saseno en Albanie. Son importance s’accroit lors du second conflit mondial en devenant le principal port d’acheminement des renforts et de la logistique pour le front grec. Dépôts, magasins et quelques ateliers.

Pour assurer la défense, le Regio Esercito depuis plusieurs unités d’infanterie et d’artillerie. Des projets de défenses côtières sont bien étudiés mais rien n’aboutit faute de temps, de moyens et probablement d’utilité.

-Ancone sur la côte Adriatique. Port de ravitaillement important, présence d’un chantier naval qui réalise des constructions de navires légers (torpilleurs, contre-torpilleurs, croiseurs) et parfois des travaux d’entretien.

-Pantelleria et Lampedusa sont deux îles situées entre la Sicile et la Tunisie. Leur position stratégique explique pourquoi plusieurs projets de bases navales ont été étudiés mais les travaux n’ont pas été menés jusqu’au bout.

On trouve la construction de dépôts de carburant enterrés, de magasins, d’ateliers, la construction de batteries côtières (canons de 90 et de 120mm) et le déploiement d’un dock flottant.

Quelques vedettes lance-torpilles et dragueurs auxiliaires sont déployés mais ces deux bases servent souvent de point d’appui pour des navires plus gros.

Ces deux îles sont conquises par les alliés en mars 1952 dans le cadre de l’opération ACOLADE, une opération en lien avec la future invasion de la Sicile.

Ces îles ne sont plus actuellement des bases navales pour la marine italienne.

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