Italie (42) Navires amphibies et troupes de marine

NAVIRES AMPHIBIES,TROUPES DE MARINE ET UNITES SPECIALES

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L’Adige 

Avant-propos

Longtemps les batailles navales ont davantage ressemblé à des batailles terrestres sur l’eau qu’à autre chose. Les galères romaines ou les trirèmes grecques cherchaient l’abordage puis l’infanterie embarquée qu’il s’agisse d’hoplites ou de légionnaires finissait le boulot.

Les romains qui ont toujours été plus terriens que marins (même si la marine romaine longtemps négligée à été peu à peu réhabilitée) inventent ainsi le corvus, une passerelle mobile facilitant l’abordage par une poignée de fantassins déterminés.

L’abordage resta le principal moyen de remporter une bataille navale jusqu’à l’apparition de l’artillerie qui rendit de plus en plus improbable l’abordage et le combat au corps à corps.

La réalisation de descentes pour détruire les ports ennemis, ravager ses stocks et ses fournitures voir s’emparer de possessions lointaines préserva un temps cette façon de faire la guerre sur les flots.

Voilà pourquoi les marines disposaient de forces d’infanterie à bord des bâtiments, éléments qui avaient aussi un rôle de protection des officiers à une époque où les équipages militaires n’étaient pas forcément réputés pour leur discipline et leur docilité.

Au vingtième siècle on trouve toujours des unités d’infanterie dit de marine en Espagne, en France (même si l’infanterie coloniale issue des compagnies de la mer dépend de l’armée de terre), en Angleterre, au Japon, en URSS et en Italie.

Si le célèbre Bataillon San Marco n’à été créé qu’en 1919, il serait injustement réducteur de réduire l’histoire de l’infanterie de marine italienne à une création aussi tardive.

En effet la première unité d’infanterie de marine de la péninsule italienne remonte au XVIème siècle avec la création des Fanti da Mar (fantassins de la mer) par la république de Venise en 1550.

La filiation directe peut cependant remonter à 1713 avec la création par le royaume de Piemont du régiment La Marina.

La dénomination évolue et durant la guerre d’indépendance les fantassins de marine italienne sont baptisés Fanteria Real Marina (infanterie de marine royale), fantassins qui participèrent également à l’intervention occidentale en Chine lors de la révolte des Boxer (1900) et à la guerre italo-turque (1911/1912).

Durant le premier conflit mondial une brigade navale est mise sur pied sous le nom de Brigata Marina. Cette unité fût composée de marins mais également de soldats de l’armée de terre, participant après le désastre de Caporetto à la défense de Venise.

En remerciement la ville offrit un drapeau avec les armes de la ville dont le saint patron était Saint Marc. La Brigata Marina est ainsi rebaptisée Brigate San Marco même si très vite l’unité fût réduite à un simple bataillon. Le bataillon participa à la guerre italo-éthiopienne en 1935/36 en dépit du fait que le royaume abyssin était totalement enclavé.

Le bataillon San Marco stationné à Venise va cohabiter à partir de septembre 1945 avec la Forza Navale Speciale (FNS), une unité destiné à mener de véritables raids amphibies. Ces deux unités ont des missions similaires mais vont développer une rivalité profonde, le bataillon San Marco traitant la FNS de parvenus et d’amateurs.

C’est ainsi que le projet de fusionner les deux unités se heurtera à une telle résistance, une telle inertie qu’il sera abandonné.

Quand le second conflit mondial éclate, les deux unités sont toujours présentes. Des projets de débarquement sont étudiés mais pas poussés jusqu’au bout car beaucoup d’officiers pensent que débarquer sur une côte défendue est impossible, la coûteuse expérience des Dardanelles étant encore dans tous les esprits.

Quand la guerre éclate en septembre 1948, le Bataillon San Marco devient une brigade mais la montée en puissance va prendre un certain temps ce qui explique qu’elle ne sera pas engagée avant l’opération Merkur.

Quand à la FNS elle voit ses effectifs augmenter, la force navale spéciale étant dispersée sur de nombreuses îles notamment en Grèce, dans les Dodécanèse, à Lampedusa et Pantelleria pour des missions de garnison moins que de combat ou de raids.

 

Sur le plan des navires, peu d’unités spécialisées sont construites, la faute comme nous l’avons vu à un scepticisme généralisé sur les opérations amphibies. Néanmoins la marine italienne fait construire dans les années trente un navire de 780 tonnes baptisé l’Adige ainsi que quatre unités semblables formant la classe Sesia.

Après ces constructions, on assiste à quelques constructions expérimentales mais comme elles ne bénéficient d’aucun soutien politique, ces tentatives capotent vite.

Durant le conflit les italiens copieront les MFP allemandes donnant naissance aux Motozattere da sbarco (MZ) et aux Motolance da barco. Quelques chalands de débarquement alliés capturés notamment lors de l’opération Merkur ou lors de l’opération Bayard seront réutilisés voir copiés.

Des paquebots et des ferrys seront également transformés en transport troupes mais ils ne seront pas aussi souples d’utilisation que les LSD et les LST alliés.

Quand aux opérations, la Regia Marina ne ménera aucune opération amphibie majeure hors opération MERKUR mais multipliera les coups de sonde, transportant une compagnie ou un bataillon (rarement plus) pour renforcer une garnison ou tenter de récupérer le terrain perdu, le tout avec des succès mitigés.

Bataillon San Marco

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Le Bataillon San Marco existe toujours aujourd’hui

Historique

Si des unités d’infanterie de marine ont été créées au XVIème siècle par la Sérénissime république de Venise, la filiation directe du prestigieux bataillon San Marco remonte au XVIIIème siècle avec la création en 1713 du La Marina Regiment.

La dénomination évolue et durant la guerre d’indépendance les fantassins de marine italienne sont baptisés Fanteria Real Marina (infanterie de marine royale), fantassins qui participèrent également à l’intervention occidentale en Chine lors de la révolte des Boxer (1900) et à la guerre italo-turque (1911/1912).

Quand l’Italie entre en guerre en mai 1915, l’unité devient la Brigata Marina (Brigade Navale), une unité disposant de deux régiments, un régiment d’infanterie et un régiment d’artillerie.

Cette unité est un véritable melting-pot, regroupant des soldats de l’armée de terre mais également de marins de navires détruits ou endommagés, une unité de bric et de broc qui va assurer la défense de la ville de Venise.

Voilà pourquoi à la fin de la guerre, la ville de Venise remet un drapeau aux armes de la cité et de son saint-patron, Saint Marc ou San Marco dans la langue italienne. Voilà pourquoi la brigade navale devient la Brigata San Marco, la brigade Saint Marc qui est bien vite réduit au niveau d’un simple bataillon.

En 1924 un détachement du bataillon s’installe à Tianjin pour assurer la défense de la concession italienne. Cette unité restera jusqu’en avril 1953 quand à la suite du basculement italien, l’unité est internée par les japonais. Elle sera libérée par les américains lors de l’opération BOXER.

L’unité est engagée également dans la deuxième guerre italo-abyssinienne (octobre 1935-mai 1936) mais également en Albanie dans la conquête de ce qui était déjà un véritable protectorat italien.

En septembre 1948, le bataillon San Marco devient une brigade mais sa montée en puissance prend du temps ce qui explique que l’unité n’est pas engagée avant février 1949 et l’opération MERKUR, plus précisément le volet sarde (MERKUR-II), la brigade étant engagée dans le nord de l’île.

Les combats sont violents face à un ennemi déterminé à ne pas rendre une conquête toute récente, les pertes sont élevées mais la Brigata San Marco parvient à l’emporter, étant la première à entrer à Cagliari.

L’opération MERKUR terminée, la brigade est réorganisée mais éclatée avec deux bataillons stationnés en Sardaigne, un troisième bataillon stationné en Sicile et un quatrième stationné à Brindisi en compagnie des unités d’artillerie et d’appui.

Après le déclenchement de l’opération BAYARD, les troisième et quatrième bataillons sont envoyés en Africa Septentrionale Italiana (ASI), le premier à Tripoli et le second à Benghazi. Ces deux bataillons sont virtuellement anéantis. Dissous en septembre 1949, ils sont reconstitués à Brindisi au printemps 1950 avant d’être engagés en Grèce où ils se montrent redoutables et redoutés.

La Brigade regroupe ses moyens dans la péninsule italienne en septembre 1950 ce qui n’empêche pas l’envoi de détachements sur le front russe.

Quand l’Italie bascule dans le camp allié en avril 1953, la brigade se déchire entre ceux qui vont rallier le gouvernement co-belligérant et le Nouvel Etat Fasciste, des affrontements fratricides ont même lieu.

Au final seul le 4ème bataillon va rallier le gouvernement pro-allemand, le reste de la brigade opérant aux côtés des alliés, s’illustrant par sa férocité au combat, une férocité payé par des pertes abominablement lourdes.

Le second conflit mondial terminé, la brigade San Marco est dissoute et le bataillon San Marco réactivé dans la foulée. Stationné à Venise, il va redevenir une brigade en 2013 pour faire à l’augmentation des engagements militaires de l’Italie à l’étranger.

Organisation

Dès le 5 septembre 1948 alors que l’Italie n’est pas encore en guerre _ce n’est qu’une question de temps_ , décision est prise de porter le bataillon San Marco au niveau d’une brigade pour mener des raids et des missions amphibies. L’organisation adoptée est la suivante :

-Un état-major

-Une compagnie de transmissions

-Quatre bataillons d’infanterie

-Un régiment d’artillerie (ultérieurement dissous et réorganisé en deux bataillons d’artillerie)

-Une compagnie de sapeurs de marine

Ultérieurement un escadron d’autos blindées et un escadron de chars légers sont mis sur pied mais le manque de moyens tant humain que matériel empêchera ces deux escadrons d’atteindre le niveau théorique. Même chose pour la compagnie de sapeurs de marine qui peinera à devenir un véritable bataillon du génie.

Equipement

En ce qui concerne l’uniforme, la brigade San Marco utilise l’uniforme de la marine lors de son service à bord des navires mais au combat, elle préfère l’uniforme du Regio Esercito avec comme coquetterie le port de la casquette de marine à la place des couvres-chefs de l’armée de terre.

L’armement en revanche ne se distingue en rien de l’armement de l’armée de terre qu’il s’agisse des armes de poing, des armes longues et des armes collectives. On note tout de même une forte appétence pour les armes blanches qu’elles soient réglementaires ou artisanales.

Forza Navale Speciale (FNS)

En septembre 1945, une nouvelle unité d’infanterie est créée au sein de la marine italienne. Une unité baptisée Forza Navale Speciale (FNS), force stationnée à Ravenne sur la côte Adriatique.

Cette force est censée mener de véritables raids amphibies, de débarquer sur une côte ennemie et de s’emparer de site stratégiques.

De la taille d’un régiment, elle doit immédiatement faire face à l’hostilité du bataillon San Marco, les «Lions» considérant la FNS comme des parvenus et des amateurs, ces derniers leur rendant la pareille en les traitant de «vieux cons».

Ce régiment était organisé en un état-major, une compagnie de commandement et de soutien, trois compagnies de combat et une compagnie d’armes lourdes.

Paradoxalement cette unité va être dispersée sur de nombreuses îles notamment en Grèce, dans les Dodécannèse, à Lampedusa et Pantelleria pour des missions de garnison moins que de combat ou de raids.

Cette unité devait être portée au niveau de la brigade mais cette décision prise en septembre 1952 n’aura pas de suite, la FNS basculant avec armes et bagages côté allemand, participant moins aux combats contre les alliés que dans les missions de sécurité et de lutte contre les partisans. La FNS est officiellement dissoute en septembre 1954.

Au niveau de l’uniforme, la FNS portait soit l’uniforme de marin ou celui du fantassin de l’armée de terre. L’armement est identique à celui du Regio Esercito.

La Decima Flottiglia Mas

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Handicapée par la géographie, l’Autriche-Hongrie choisit la stratégie de Fleet-in-Being, en bon français «flotte en attente», une flotte tapie dans ses bases de Pola et de Fiume dont la seule présence obligeait les marines italiennes, françaises et britanniques à maintenir une garde vigilance ce qui réduisait leur liberté de manœuvre stratégique.

Comme la Köningliche und Kaiserliche Kriegsmarine (KuK Kriegsmarine) refusait le combat en haute mer il faut aller la chercher dans ces bases.

A l’aide de moyens spéciaux (vedettes lance-torpilles, canots explosifs, torpilles pilotées), la marine italienne coule deux cuirassés austro-hongrois, les Sven Itsvan et Viribus Unitis.

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Naufrage du cuirassé austro-hongrois Sven Itsvan

Le premier conflit mondial terminé ces moyens sont abandonnés et ce pour plusieurs raisons à la fois l’absence d’adversaires en Adriatique, l’alliance avec la Grande-Bretagne et aussi l’absence d’idée de RETEX qui pouvait laisser croire que ces moyens étaient adaptés à un conflit précis et non aux opérations militaires en général.

En octobre 1935, l’Italie envahit l’Ethiopie pour se tailler un véritable empire colonial sur les rares terres encore disponibles. Ce conflit menace de dégénérer en une guerre contre la Grande-Bretagne.

Cette crise anglo-italienne fait prendre conscience aux amiraux italiens de la faiblesse de leur flotte dans de nombreux domaines.

Si le projet de l’amiral Lyster de frapper la flotte italienne à Tarente par une attaque d’avions torpilleurs est connue, le projet italien d’utiliser des bombardiers suicides Fiat BR.3 est peu ou pas connue.

Finalement la Grande-Bretagne ne bouge pas mais cette alerte pousse la Regia Marina à relancer les moyens d’attaque spéciaux avec un nouveau modèle de torpille pilotée et un projet de canon explosif.

A ces moyens s’ajoute le développement de systèmes respiratoires en circuit fermé, des tenues et des lunettes de plongée, des montres étanches.

Un premier détachement est créé au sein de la 1ère flottille MAS en septembre 1939, un détachement qui devient Decima Flottiglia MAS en mars 1943, une unité qui va être équipée de deux types de moyens spéciaux.

Le premier est une torpille pilotée. La Siluro a lenta corsa (SLC) (torpille à course lente) est une torpille fonctionnant à faible vitesse, torpille que chevauche deux opérateurs disposant de systèmes respiratoires en circuit fermé.

Mesurant 6.7m de long, pouvant couvrir une distance de 14 miles nautiques, ces SLC surnommées maiali (cochons) en raison d’un fonctionnement capricieux disposaient d’une charge explosive de 230kg, charge fixée sur la quille de la cible.

Le second est un canot explosif appelé officiellement motoscafi da turismo modificato (MTM) (canot de tourisme modifié) et officieusement barchino esplosivo (canots explosifs). Ce canot était chargé de 350kg d’explosif de quoi frapper à mort des navires aussi puissamment protégés qu’un porte-avions ou un cuirassé.

Les MTM sont des embarcations de 5.62m de long sur 1.62m de large, propulsées par un moteur hors bord de 95ch avec une vitesse maximale de 33 nœuds.

Ces embarcations qui annoncent les MTSM étaient remorquées par un destroyer ou un croiseur, le câble coupée, l’embarcation fonçait en direction de la cible avant qu’une charge explosive ne coupe la coque, libérant une charge explosive qui détonne à -1m de profondeur, frappant le navire ennemi où il est le plus vulnérable à savoir sous la flottaison

Durant le conflit, la Decima Mas utilisera un troisième moyen d’attaque spécial, des vedettes lance-torpilles modifiées, les Motoscafi da turismo siluranti modificati. Des scaphandriers annonceront les premiers nageurs de combat en allant poser des charges explosives sur la coque des cibles (action Gamma).

Les Motoscafo Turismo Silurante Modificato (MTSM) ont été produits à environ 150 exemplaires, déplaçant trois tonnes, mesurant 8.5m de long sur 2.48m de long, pouvant filer à 34 nœuds avec un équipage de deux membres. L’armement se compose d’une torpille de 450mm et de deux charges de profondeur.

Ces embarcations étaient remorquées en haute mer par des navires océaniques, le cable était coupé à proximité de la cible où la MTSM devenait autonome. Elle était lancée à pleine vitesse, l’équipage devant s’éjecter avant l’impact.

Cette unité d’élite va mener des raids contre les bases alliées qu’il s’agisse de Mers-El-Kébir, de Bizerte, d’Alexandrie, des raids aux résultats décevants, aucune unité majeure (cuirassé, porte-avions) n’étant coulée même si certaines furent sérieusement endommagées, les éloignant un temps du combat.

Ils eurent plus de succès en s’attaquant aux flottes de débarquement alliées mais si la perte d’un cargo ou d’un navire de débarquement était contrariant, ce n’était pas handicapant sur la durée.

Quand l’Italie bascule dans le camp allié, la X Flottiglia MAS est divisée entre pro-allemands et pro-alliés. Les premiers vont surtout servir dans la lutte anti-partisans où ils se livrent à un certain nombre d’exactions contre les civils alors que les seconds vont réaliser des raids contre les ports tenus par les allemands mais là encore avec des résultats limités.

Comme le nom de Decima MAS à été récupéré par les pro-allemands et est surtout trop connoté, les plongeurs de combat du gouvernement co-belligérant forment une nouvelle unité appelée Flottiglia de Mariassalto (flottille navale d’assaut).

En dépit de nombreuses déceptions, l’Italie va précieusement conserver cette expérience en dévellopant commandos marines et plongeurs de combat, unités dont les capacités n’ont rien à envier à celles d’autres pays.

Navires amphibies : fort peu de choses en vérité

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Photos de la bataille des Dardanelles 

En 1915, les alliés lancent une ambitieuse opération amphibie dans les Dardanelles et la péninsule de Galipoli. L’objectif était de s’emparer des détroits, de pousser l’empire ottoman en dehors du conflit et de tendre la main aux russes.

L’échec de cette campagne fit penser à de nombreux officiers qu’un débarquement sur une côte défendue était chose impossible.

Aucune marine ne chercha à développer massivement la stratégie, les tactiques et l’équipement nécessaires à ce type de missions.

Il y eu quelques tentatives isolées, expérimentales, des navires construits à fort peu d’exemplaires, testés mais n’aboutissant à aucune production en série.

L’Italie n’échappe pas à la règle. Elle est néanmoins plus en avance puisqu’elle construit cinq navires spécialement conçus pour les opérations amphibies.

LST Adige

L’Adige

L’Adige construit en 1929 est un navire de 780 tonnes, un navire ayant un double rôle : citerne à eau et transport de troupes. La présence d’une rampe à la proue permet le débarquement de troupes et de véhicules légers.

A cet unique navire succède une classe de quatre navires, la classe Sesia (Sesia Garigliano,Tirso,Scrivia), des navires construits entre 1933 et 1937, déplaçant 1460 tonnes.

Après ces constructions, on assiste à quelques constructions expérimentales mais comme elles ne bénéficient d’aucun soutien politique, ces tentatives capotent vite.

Ces cinq navires sont les seuls navires amphibies en service dans la marine italienne en septembre 1948. Trois sont stationnés à Tarente (Sesia Garigliano Tirso), les deux derniers étant déployés dans le Dodécanèse (Adige Scrivia).

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Schéma d’une MFP allemande

Durant le conflit les italiens copieront les MFP allemandes donnant naissance aux Motozattere da sbarco (MZ) et aux Motolance da barco.

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Dessin d’une Motozattere da sbarco (MZ)

Quelques chalands de débarquement alliés capturés notamment lors de l’opération Merkur ou lors de l’opération Bayard seront réutilisés voir copiés.

On trouve également de petits chalands de conception et de construction italienne, les Motolance da Barco de 15.5 tonnes.

Quand aux opérations, la Regia Marina ne mènera aucune opération amphibie majeure hors opération MERKUR mais multipliera les coups de sonde, transportant une compagnie ou un bataillon (rarement plus) pour renforcer une garnison ou tenter de récupérer le terrain perdu, le tout avec des succès mitigés.

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