Italie (38) Sous-Marins (4)

Sous-marins classe Brin

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Le Brin

Carrière opérationnelle

Les cinq sous-marins de classe Brin sont une évolution des Archimede, trois étant destinés à renforcer la flotte sous-marine italienne et deux pour remplacer les Archimede cédés à la marine espagnole nationaliste.

Ces sous-marins disposent initialement d’un kiosque particulièrement long mais entre 1946 et 1948, les cinq sous-marins ont été reconstruits pour améliorer leur hydrodynamisme et accélérer la plongée.

Ces cinq sous-marins sont mis en service en 1938 (Brin,Galvani,Guglielmotti) et en 1939 (Archimede,Torricelli), sous-marins toujours en service en septembre 1948.

Durant le conflit, quatre sous-marins sont coulés, l’Archimede et le Torricelli sont victimes de l’aviation ennemie, le Brin est coulé après avoir heurté une mine alors que le Guglielmotti est victime d’escorteurs britanniques dans le détroit de Gibraltar alors qu’il tentait de revenir en Méditerranée depuis l’AOI !

Le Galvani se réfugie à Vigo en avril 1953 après avoir refusé de rallier le gouvernement co-belligérant. Tout comme son sister-ship Guglielmotti, il avait rallié l’Atlantique depuis l’AOI, opérant en soutien des U-Boot.

Son équipage sera rapatrié après guerre en Italie mais le sous-marin sera remis en service dans la marine espagnole sous le nom de Generalissimo. Il va rester en service jusqu’en 1975 date à laquelle il est désarmé et démoli.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 1000 tonnes plongée 1245 tonnes

Dimensions : longueur 72.47m largeur 6.68m tirant d’eau 4.54m

Propulsion : deux moteurs diesels de 1500ch, deux moteurs électriques de 650ch

Performances : vitesse maximale 17.3 noeuds en surface 8 noeuds en plongée distance franchissable 9000 miles nautiques à 7.8 noeuds en surface 90 miles nautiques à 4 noeuds en plongée Immersion aux essais 80m

Armement : un canon de 100mm sur le pont, quatre mitrailleuses de 13.2mm Breda en affûts doubles, huit tubes lance-torpilles de 533mm (quatre à la proue, quatre à la poupe) 14 torpilles

Equipage : 58 officiers et marins

Sous-marins classe Liuzzi

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L’Alpino Bagnolini

Carrière opérationnelle

Cette classe de sous-marins composée de quatre unités (Console Generale Liuzzi, Reginaldo Giuliani,Alpino Bagnolini et Capitano Tarantini) construite par les chantiers navals Franco Tosi de Tarente est mise en service à partir de 1938.

Ces sous-marins océaniques vont participer à la guerre en Méditerranée mais également dans l’Atlantique en franchissant le détroit de Gibraltar, un franchissement qui était tout sauf une sinécure.

Cette traversée est d’ailleurs fatale au Console Generale Liuzzi coulé par un hydravion britannique au large de Tanger (juin 1949). Le Reginaldo Giuliani est coulé en septembre 1949 au large de Toulon par l’Aviation Navale.

L’Alpino Bagnolini est coulé par un sous-marin britannique au large de la Sicile en mars 1951 alors que le Capitano Tarantini est victime de corvettes alliées alors qu’il attaquait un convoi reliant Brest à Casablanca.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 1166 tonnes plongée 1484 tonnes

Dimensions : longueur 76.1m largeur 6.98m tirant d’eau 4.55m

Propulsion : deux moteurs diesels de 1750ch deux moteurs électriques de 750ch

Performances : vitesse maximale 18 noeuds en surface 8 noeuds en plongée distance franchissable 1300 miles nautiques à 8 noeuds en surface 108 miles nautiques à 4 noeuds en plongée Immersion opérationnelle : 100m

Armement : un canon de 100mm modèle 1938, quatre mitrailleuses de 13.2mm Breda en deux affûts doubles, huit tubes lance-torpilles de 533mm (quatre à la proue, quatre à la poupe)

Equipage : 57 officiers et marins

Sous-marins classe Marconi

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Le Guglielmo Marconi

Carrière opérationnelle

Ces six sous-marins sont des submersibles océaniques construits par les chantiers navals CRDA (Cantieri Reuniti dell’ Adriatico) de Monfalcone (Frioul-Vénétie-Julienne) et mis en service entre 1938 et 1940. Ce sont les premiers sous-marins italiens à utiliser la soudure électrique mais sur une partie seulement de la coque résistante.

Ces sous-marins baptisés Alessandro Malaspina, Leonardo da Vinci,Luigi Torelli,Maggiore Baracca,Michele Bianchi,Guglielmo Marconi.

Ces six submersibles sont coulés au cours du conflit. L’Alessandro Malaspina est victime d’escorteurs français lors de l’opération SCIPION en octobre 1948 alors que le Leonardo da Vinci à été victime de l’aviation française lors de l’opération MERKUR (février-mars 1949).

Le Luigi Torelli est victime d’une mine britannique mouillée au large de Tarente alors que le Maggiore Baracca est coulé par un sous-marin britannique au large des côtes grecques au printemps 1950.

Le Michele Bianchi transformé en sous-marin de transport en septembre 1952 est coulé dans l’Océan Indien par l’aviso colonial français D’Entrecasteaux.

Ce dernier le surprend en surface et le coule au canon alors qu’il cherchait à rallier le Japon pour récupérer des produits introuvables en Europe pour l’Italie. Six obus de 138mm envoient le sous-marin par le fond alors que l’aviso encaisse deux obus de 100mm qui provoquent un début d’incendie vite maîtrisé.

Quand au Guglielmo Marconi il est coulé par l’Aviation Navale lors de l’opération MARIGNAN, la reconquête en août/septembre 1951 de la Corse.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 1191 tonnes plongée 1489 tonnes

Dimensions : longueur 70.04m largeur 6.82m tirant d’eau 4.72m

Propulsion : deux moteurs diesels CRDA, deux moteurs électriques Marelli

Performances : vitesse maximale 17.8 noeuds en surface 8.2 noeuds en plongée distance franchissable 2900 miles nautiques à 17 noeuds, 10500 miles nautiques à 8 noeuds en surface, 8 miles nautiques à 8 noeuds, 110 miles nautiques à 3 noeuds en plongée Immersion maximale 90m (aux essais)

Armement : huit tubes lance-torpilles de 533mm (quatre à la proue, quatre à la poupe), un canon de 100mm, quatre mitrailleuses de 13.2mm en deux affûts doubles (remplacées sur certaines unités par deux canons de 20mm)

Equipage : 57 officiers et marins

Sous-marins classe Cagni

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L’Ammiraglio Cagni

Carrière opérationnelle

Ces quatre sous-marins construits dans les années quarante ont été conçus essentiellement pour lutter contre la marine marchande.

Voilà pourquoi ils disposent d’une artillerie antisurface importante (deux canons de 100mm) et de torpilles de 450mm au lieu de 533mm. L’autonomie à été soignée avec quatre mois d’autonomie plus un mois de sécurité en cas de besoin.

Initialement il était prévu seize sous-marins mais la construction à été sans cesse repoussée et quand l’Italie entre en guerre en septembre 1948, la construction de douze nouvelles unités est abandonnée.

Ces sous-marins sont baptisés Ammiraglio Cagni, Andrea Corsali (ex-Ammiraglio Caracciolo), Ammiraglio Millo et Ammiraglio Saint Bon et mis en service respectivement en septembre 1945, mars 1946, août 1946 et mai 1947. La construction à été rassurée par les chantiers CRDA de Monfalcone.

Opérant dans l’Atlantique en s’appuyant sur l’Espagne et le Portugal de manière totalement non-officielle _neutralité oblige_ ces sous-marins vont se montrer relativement efficace contre les convois alliés non sans perte, l’Ammiraglio Cagni étant coulé par des hydravions français dans le Golfe de Gascogne en mars 1950 alors que l’Ammiraglio Millo est victime d’un sous-marin britannique au large de Cadix.

L’Andrea Corsali capturé au large de Bordeaux en janvier 1953 est ramené au Verdon, son équipage interné. Ils seront libérés en mai 1954 et le sous-marin sera envoyé à la démolition, sa remise en état étant trop coûteuse et de peu d’intérêt.

Quand à l’Ammiraglio Saint Bon il parvient à se réfugier au Ferrol en mars 1953. L’équipage ayant refusé de rallier le gouvernement co-belligérant, il va former les futurs sous-mariniers espagnols qui vont servir sur le navire rebaptisé Don Carlos.

Le conflit terminé certains marins italiens vont s’installer en Espagne, d’autres deviendront mercenaires tandis que d’autres vont finalement rentrer en Italie. Le Don Carlos va lui rester en service jusqu’en 1965 quand suite à un incendie il est désarmé puis démoli.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 1702 tonnes en plongée 2184 tonnes

Dimensions : longueur 87.9m largeur 7.97m tirant d’eau 5.86m

Propulsion : nc

Performances : vitesse maximale 16.9 noeuds en surface 8.5 noeuds en plongée, distance franchissable 19500 miles nautiques à 9 noeuds en surface 107 miles nautiques à 3 noeuds Immersion opérationnelle 105m

Armement : deux canons de 100mm modèle 1938 avec 650 coups, quatre mitrailleuses Breda de 13.2mm en deux affûts doubles avec 13200 coups (remplacées ultérieurement soit par deux canons de 20mm ou un canon de 37mm et deux de 20mm), quatorze tubes lance-torpilles de 450mm (huit à la proue, six à la poupe) avec trente-huit projectiles

Equipage : 71 officiers et marins

Sous-marins classe Platino/Acciaio

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Le Cobalto

 

 

Carrière opérationnelle

La classe Platino/Acciaio est la cinquième et ultime série d’une prolifique série de sous-marins de 2ème classe, série appelée “600 tonnes” en référence à leur tonnage (très) théorique. Ces sous-marins sont construits au début des années quarante et sont donc particulièrement modernes quand l’Italie entre en guerre à l’automne 1948.

La construction est répartie entre trois chantiers navals, les chantiers navals Odero-Terni-Orlando sis à La Spezia, les Cantieri Reuniti dela Adriatica (CRDA) de Monfalcone et enfin les chantiers navals Franco Tosi de Tarente.

Leur mise en service va être assez rapide puisqu’elle va au final s’étaler entre octobre 1941 et mars 1943 soit treize unités en l’espace de dix-sept mois.

L’Acciaoio et le Cobalto (OTO) sont mis en service en octobre 1941 suivis en décembre de la même année par l’Argento qui lui à été construit par les chantiers Franco Tosi. Ces mêmes chantiers implantés à Tarente construisent également les Bronzo et Volframo qui sont mis en service en janvier 1942.

Deux mois plus tard en mars 1942, deux sous-marins produits par les chantiers navals CRDA baptisés Alabastro et Asteria sont mis en service suivis en septembre 1942 par deux unités construites aux chantiers OTO (Nichelio Platino) et deux unités produites aux chantiers CRDA (Granito Porfido), les Avorio et Giada construits également aux chantiers CRDA fermant la marche en mars 1943.

Ces sous-marins participent naturellement au second conflit mondial, subissant des pertes abominablement lourdes puisqu’onze des treize unités vont succomber aux coups de l’ennemi.

Cinq d’entre-elles vont être victimes des avions et des hydravions alliées (Acciaio, Nichelio,Granito,Porfido,Volfranio), trois vont être victimes de leurs congénères (Cobalto,Asteria,Avorio) et trois ont été coulés par des navires de surface (Platino,Giada,Argento).

Deux unités vont survivre au conflit, les Alabastro et Bronzo capturés par les alliés à Tarente alors qu’ils étaient au bassin mais qui n’ont pas été sabordés pour une raison inconnue.

Ces deux sous-marins sont remis à flot pour libérer le bassin pour d’éventuels travaux puis mouillés à l’extérieur du port. De mai 1953 à septembre 1954 ils servent de buts sonars pour une école d’écoute à Malte.

Suite au traité de Paris ils sont cédés à la France. Rebaptisés Requin et Caiman ils sont utilisés comme sous-marins expérimentaux testant de nouvelles torpilles, de nouveaux équipements techniques. Cette oeuvre de l’ombre s’achève en 1972 quand ils sont sabordés au large des îles du Levant, devenant des spots de plongée appréciés car à une profondeur accessible (-20m).

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 708 tonnes plongée 864 tonnes

Dimensions : longueur 60.18m largeur 6.47m tirant d’eau 4.84m

Propulsion : deux moteurs diesels de 1400ch deux moteurs électriques de 800ch une hélice (?)

Performances : vitesse maximale 14 noeuds en surface 7.7 noeuds en plongée Distance franchissable 5000 miles nautiques à 8.5 noeuds 80 miles nautiques à 3 noeuds Immersion opérationnelle 80m

Armement : un canon de 100mm OTO modèle 1938, deux à quatre mitrailleuses de 13.2mm en affûts simples ou doubles, six ou huit tubes lance-torpilles de 533mm

Equipage : 44 officiers et marins

Sous-marins classe Flutto

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Le Tritone

Avant-propos

Au début des années quarante, la marine italienne s’interroge sur l’avenir de sa flotte sous-marine tant sur le plan technique que sur le plan tactique.

Plusieurs écoles s’affrontent entre les partisans du sous-marin le plus performant possible et ceux plus pragmatiques préférant le poids du nombre, ces derniers arguant que la perte d’un sous-marin très performant pouvait être plus handicapante que la perte d’un sous-marin moins performant.

De plus à une époque où la Regia Marina connait une importante croissance, les hommes qualifiés et compétents étaient-ils disponibles pour armer des sous-marins très performants.

Cette deuxième école l’emporte et la Regia Marina décide de commander une nouvelle classe de sous-marins inspirés de la classe Argo même si les Flutto étaient davantage que des Argo améliorés.

Huit navires sont ainsi commandés en septembre 1943 mais seulement quatre d’entre-eux sont en service en octobre 1948, les quatre derniers exemplaires de cette première commande étant en achèvement à flot.

Dans le cadre du programme de guerre, seize nouveaux exemplaires seront commandés mais seulement douze seront achevés, les quatre derniers étant abandonnés sur cale en mars 1953 quand l’Italie bascule dans l’autre camp.

Même si ce n’est pas confirmé il semble qu’une commande supplémentaire de seize exemplaires à été envisagée mais au final abandonnée au profit d’une nouvelle classe de sous-marins à hautes performances qui comme nous l’avons vu en introduction ne dépassera pas le stade du projet.

Ces “type XXI à l’italienne” serviront néanmoins de base de travail aux premiers sous-marins de conception et de construction italienne de l’après guerre mais ceci est une autre histoire.

Carrière opérationnelle

NdA : le cas des Flutto du programme de guerre sera étudié ultérieurement

Les huit premières unités de classe Flutto sont ainsi baptisées Tritone, Gorgo,Flutto,Marea,Vortice,Nautilo,Murena et Grongo. La construction des deux premières est attribuée aux chantiers navals CRDA (Cantieri Reuniti dela Adriatica) de Monfalcone, les deux suivantes aux chantiers OTO (Odero-Terni-Orlando) et les quatre dernières aux chantiers navals Franco Tosi de Tarente.

En octobre 1948 quand l’Italie se déclare en état de guerre avec la France et la Grande-Bretagne, quatre unités sont en service (Tritone, Flutto,Vortice,Nautilo), les quatre autres (Gorgo,Marea,Murena,Grongo) étant en achèvement à flot, achèvement précipité ce qui permet à ces unités d’être mises en service début 1949 alors qu’initialement leur admission au service actif était planifiée pour l’été de la même année.

Sur ces huit unités, six seront coulées, deux victimes de l’aviation (Tritone, Flutto), deux sont coulés par leurs congénères (Gorgo Marea) et deux victimes de navires de surface (Murena Grongo).

Les deux survivants (Vortice Nautilo) sont cédés à la Yougoslavie en remplacement de sous-marins capturés par les italiens et perdus durant le conflit. Rebaptisés Smeli et Ostvenik, ils sont officiellement remis en service en septembre 1956 et utilisés jusqu’au milieu des années soixante-dix. Si l’Ostvenik est démoli, le Smeli à été conservé comme navire-musée à Kotor.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : en surface 866 tonnes en plongée 1058 tonnes

Dimensions : longueur 63,15m largeur 6.98m tirant d’eau 4.87m

Propulsion : deux moteurs diesels de 1200ch, deux moteurs électriques de 400ch

Performances : vitesse maximale 16 noeuds en surface 8 noeuds en plongée, distance franchissable 5400 miles nautiques à 8 noeuds en surface 80 miles nautiques à 4 noeuds en plongée Immersion opérationnelle 130m

Armement : un canon de 100mm modèle 1938, quatre mitrailleuses Breda de 13.2mm remplacées sur certaines unités par deux canons de 20mm du même fabriquant, dix tubes lance-torpilles de 533mm (quatre à la proue, deux à la poupe)

Equipage : 49 officiers et marins

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