Italie (27) Croiseurs légers (1)

CROISEURS LEGERS

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L’Alberico da Barbiano, un croiseur de classe Condottieri

Avant-propos

Si les croiseurs lourds sont des créatures issus du traité de Washington (1922), le croiseur léger peut se targuer d’une noble et ancienne naissance. En effet il est apparu au XIXème siècle quand la marine à voile à définitivement baissé le pavillon face à la machine à vapeur.

C’est le successeur direct de la frégate, le croiseur reprenant ses missions à savoir l’éclairage, la défense des lignes de communication, l’attaque de celles de l’ennemi, la présence…… .

La marine italienne va disposer de croiseurs cuirassés puis des croiseurs légers, participant au premier conflit mondial, opérant contre des unités comparables de la Koningliche und Kaiserliche Kriegsmarine, la marine austro-hongroise.

Le premier conflit mondial terminé, la marine italienne va récupérer trois anciens croiseurs légers de la Kaiserliche Marine, la marine impériale allemande.

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Le SMS Pillau à continué sa carrière sous pavillon italien sous le nom de Bari

Ces navires baptisés Graudenz Strassburg et Pillau sont rebaptisés respectivement Ancona Taranto et Bari, ces navires étant remis en service respectivement en mai 1925, en juin 1925 et en septembre 1924. Ces navires vont rester en service jusqu’en septembre 1937 (Ancona), en juin 1943 (Taranto) et en septembre 1944 (Bari).

Dans ce domaine, la marine italienne va construire une classe unique de croiseurs légers, la classe Condottieri composée de douze navires armés de canons de 152mm (6 pouces), des navires amenés à se battre contre les Duguay-Trouin (jusqu’à leur redéploiement outre-mer), le Jeanne d’Arc et le Pluton (même si ils étaient davantage amenés à combattre outre-mer notamment le premier), l’Emile Bertin et surtout les six unités de classe La Galissonnière en attendant les unités de classe De Grasse.

En septembre 1939, la marine italienne dispose de deux croiseurs anciens ayant appartenu à la Kaiserliche Marine ainsi que de douze unités de classe Condottieri.

Durant la période de la Pax Armada, la flotte de croiseurs légers est assez sensiblement bouleversée avec la mise en service des croiseurs-éclaireurs de classe Capitani Romani, des navires conçus initialement pour contrer les Mogador français.

Ces douze navires qui portent tous des noms de grands capitaines et d’empereurs romains sont mis en service entre 1941 et 1946. Parallèlement à ces navires, la Regia Marina construit de nouvelles classes de croiseurs.

A la fin des années trente, la marine siamoise avait commandé deux croiseurs légers baptisés Taksin et Naresuan pour renforcer sa position en Asie du Sud-Est. Ces deux navires inspirent la marine italienne qui décide de commander deux navires baptisés Etna et Vesuvio. A la différence de leurs cousins siamois, ces deux navires sont destinés à la Défense Aérienne à la Mer (DAM).

Deux nouveaux Condottieri baptisés Gabriele d’Annunzio et Giovanni Caboto sont commandés en septembre 1939 pour compléter la flotte et faire (partiellement face) à la construction des six De Grasse. Ils seront suivis par quatre nouveaux croiseurs légers mis en service entre septembre 1947 et mars 1949, remplaçant les premières unités détruites au cours du conflit.

C’est ainsi qu’en septembre 1948 la Regia Marina dispose de douze Capitani Romani, de deux croiseurs légers antiaériens, de quatorze Condottieri et de deux nouveaux croiseurs de classe Adriatico (Adriatico, Mediterraneo) sans compter deux autres en construction.

Cette flotte est sur le papier importante avec trente navires mais si on y regarde de plus près les Capitani Romani et les deux Etna sont armés de canons de 135mm inférieurs aux canons de 152mm, les Condottieri sont pour certains anciens et usés tandis que les Adriatico souffrent d’un certain nombre de «maladies de jeunesse».

Durant le conflit, la marine royale italienne subira des pertes très lourdes en matière de croiseurs que ce soit lors de batailles antisurface, sous les coups de l’aviation, des sous-marins et des mines, réduisant la flotte à quelques unités seulement qui serviront pour certaines au sein de la toute nouvelle Marina Militaire Italiana.

Croiseurs légers classe Condottieri

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Le Giuseppe Garibaldi au mouillage

 

Avant-propos

Dans l’immédiat après guerre, la Royale comme la Regia Marina reconstituent des marines usées par quatre années d’un conflit au cours duquel fort peu d’unités modernes ont été mises en service, le premier conflit mondial surprenant la marine française alors qu’elle avait lancé un grand programme d’expansion et de modernisation (programme de 1912).

Le traité de Washington (1922) qui impose une parité entre la France et l’Italie stimule les constructions navales dans le domaine des unités légères les torpilleurs, les contre-torpilleurs et les croiseurs.

Les contre-torpilleurs français véritables mini-croiseurs avec leurs cinq canons de 138mm inquiètent les italiens qui après avoir construits des cacciatorpedinieri décide de construire des croiseurs légers très légers pour les contrer, concept perfectionné, poussé jusqu’à la construction des Capitani Romani, de véritables mini-croiseurs comparables au triptyque Mogador/Bayard/Bruix avec huit canons de 135mm en quatre tourelles doubles là où les navires français avaient huit canons de 130mm en quatre tourelles doubles.

Le choix de construire douze Capitani Romani (appelés parfois type Consul) s’explique par une mutation des derniers Condottieri qui deviennent de véritables croiseurs légers capables d’affronter les La Galissonnière et les De Grasse.

Les douze croiseurs légers sont arbitrairement regroupés sous le nom de croiseurs de classe Condottieri puisque tous ces navires portaient les noms de grands militaires de l’histoire italienne qu’il s’agit de condottiere de l’époque Renaissance, d’un héros comme Garibaldi ou de maréchaux du premier conflit mondial, maréchaux souvent issus de la maison de Savoie, la dynastie au pouvoir en Italie.

Néanmoins, on peut distinguer cinq sous-classes à l’intérieur de cette classe imposante de quatre navires qui préfigure les futurs croiseurs type Londres (déplacement entre 5 et 8000 tonnes, armement principal composé de canons de 6 pouces)

La première, la classe Alberto di Giussano était composée de quatre navires (Alberto di Giussano, Alberigo da Barbiano, Bartolomeo Colleoni et Giovanni delle Bande Nere). Ils sont suivis par les deux navires de classe Luigi Cardona (Luigi Cardona Armando Diaz) qui étaient très semblables aux précédents, un peu plus lourd mais sans réelles différences.

Les deux navires de classe Raimondo Montecuccoli (Raimondo Montecuccoli et Muzio Atendolo) sont nettement plus gros (presque 2000 tonnes de plus) mais aussi rapides car la puissance propulsive et nettement augmentée (106000ch contre 96000ch).

Les deux navires de classe Duca Aosta (Emanuele Filiberto Duca d’Aosta et Eugenio di Savoia) mis sur cale en 1932 et 1933 sont encore plus gros mais la vitesse reste la même grâce à un nouvel accroissement de la puissance propulsive.

Les suivants sont assez différents pour être considérés par certains spécialistes comme formant une classe à part.

Baptisés Luigi di Savoia Duca Degli Abruzzi et Giuseppe Garibaldi, ces navires de quasiment 10000 tonnes, sacrifièrent la vitesse au profit de la protection et de l’armement qui passe de 8 à 10 canons de 152mm.

Deux nouveaux Condottieri baptisés Gabriele d’Annunzio et Giovanni Caboto sont commandés en septembre 1939 pour compléter la flotte et faire (partiellement face) à la construction des six De Grasse. Ces navires qui vont servir de trait d’union avec la nouvelle classe Adriatico appartiennent au type Duca Degli Abruzzi.

Carrière opérationnelle

Les dates clés

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Le Bartolomeo Colleoni

-L’Alberto di Giussano est mis sur cale aux chantiers navals Ansaldo de Gênes le 29 mars 1928 lancé le 27 avril 1930 et admis au service actif le 5 février 1931.

-L’Alberto da Barbiano est mis sur cale aux chantiers navals Ansaldo de Gênes le 16 avril 1928 lancé le 23 août 1930 et admis au service actif le 9 juin 1931.

-Le Bartolomeo Colleoni est mis sur cale aux chantiers Ansaldo de Gênes le 21 juin 1928 lancé le 21 décembre 1930 et admis au service actif le 10 février 1932.

-Le Giovanni delle Bande Nere est mis sur cale aux chantiers navals Cantieri Navali di Castellammare di Stabia installé à Castellammare di Stabia près de Naples le 31 octobre 1928 lancé le 27 avril 1930 et admis au service actif en avril 1931.

-Le Luigi Cadorna est mis sur cale aux chantiers CRDA (Cantieri Riuniti dell Adriatico) de Trieste le 19 septembre 1930 lancé le 30 septembre 1931 et admis au service actif le 11 août 1933.

-L’Armando Diaz est mis sur cale aux chantiers navals OTO (Odero Terni Orlando) de La Spezia le 28 juillet 1930 lancé le 10 juillet 1932 et admis au service actif le 29 avril 1933.

-Le Muzzio Attendolo est mis sur cale aux chantiers navals CRDA de Trieste le 10 avril 1931 lancé le 9 septembre 1934 et admis au service actif le 7 août 1935.

-Le Raimondo Montecuccoli est mis sur cale aux chantiers Ansaldo de Gênes le 1er octobre 1931 lancé le 2 août 1934 et admis au service actif le 30 juin 1935.

-L’Emanuele Filiberto Duca d’Aosta est mis sur cale aux chantiers navals OTO de Livourne le 29 octobre 1932 lancé le 22 avril 1934 et admis au service actif le 13 juillet 1935.

-L’Eugenio di Savoia est mis sur cale aux chantiers navals Ansaldo de Gênes en juillet 1933 lancé le 16 mars 1935 et admis au service actif en janvier 1936.

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Le Luigi di Savoia duca Degli Abruzzi camouflé

-Le Luigi di Savoia Duca Degli Abruzzi est mis sur cale aux chantiers OTO de La Spezia le 28 décembre 1933 lancé le 21 avril 1936 et admis au service actif le 1er décembre 1937.

-Le Giuseppe Garibaldi est mis sur cale aux chantiers CRDA de Trieste le 28 décembre 1933 lancé le 21 avril 1936 et admis au service actif le 20 décembre 1937.

-Le Gabriele D’Annunzio est mis sur cale aux chantiers CRDA de Trieste le 8 septembre 1940 lancé le 14 mars 1943 et mis en service le 12 septembre 1945

-Le Giovanni Caboto est mis sur cale aux chantiers OTO de La Spezia le 14 mars 1941 lancé le 8 juillet 1943 et mis en service le 8 février 1946.

Situation en septembre 1948

Comme la majorité des marines, les croiseurs de classe Condottieri sont regroupés en divisions en l’occurence des divisione de incrociatori leggeri.

La 1ère escadre de La Spezia dispose de deux divisions de quatre croiseurs légers, les 4ème et 8ème divisions de croiseurs légers, la première regroupant les Alberto da Barbiano Luigi Cardona Alberto di Giussano et Armando Diaz alors que la deuxième regroupe les Luigi di Savoia Duca degli Abruzzi Giuseppe Garibaldi Gabriele D’Annunzio et Giovanni Caboto.

La 2ème escadre de Tarente dispose également de deux divisions de croiseurs légers, la 7ème division de croiseurs légers regroupant l’Eugenio di Savoia l’Emanuele Filiberto Duca d’Aosta, le Muzzio Atendolo et le Raimundo Monteccucoli alors que la 2ème division de croiseurs légers dispose de deux unités baptisées Giovanni delle Bande Nere et Bartolomeo Colleoni.

Pertes et survivants

Sur les quatorze Condottieri en service en septembre 1948, sept sont coulés durant le second conflit mondial laissant donc si on compte bien sept survivants.

L’Alberto di Giussano est coulé le 8 novembre 1948 au large du cap Bon (Tunisie) alors qu’il tentait de transportait du matériel entre la Sicile et l’ASI. Surpris par les contre-torpilleurs Mogador Volta Hoche (11ème DCT), il est sévèrement endommagé par une flopée d’obus de 130mm (une vingtaine) avant que le coup de grâce ne soit porté par deux torpilles, expliquant le naufrage rapide du croiseur.

Son compère de traversée l’Alberico di Barbano est endommagé par plusieurs obus mais évite les torpilles, parvenant à fuir en direction de Tripoli où il espère réparer avant de repartir la nuit suivante mais les réparations prennent plus de temps que prévu.

Le 11 novembre 1948 pour célébrer l’Armistice de 1918, l’aviation française stationnée en Tunisie lance un bombardement massif sur Tripoli. Les avions engagés sont les Amiot 354 de la 25ème EBM et les Lioré et Olivier Léo 458 de la 46ème EBM escortés par les Arsenal VG-39 de la 10ème Escadre de Chasse.

Pour le prix de deux bombardiers (un Amiot et un Lioré et Olivier) victime de la DCA, l’Armée de l’Air provoque de sérieux dégâts au port libyen. Cible d’importance, le croiseur léger encaisse trois bombes qui provoque son chavirage dans le port.

L’épave y restera jusqu’à la prise du port par les français lors de l’opération BAYARD. Relevée au printemps 1950, elle sera échouée sur une plage mais ne sera démantelée qu’une fois le conflit terminé.

Le Bartolomeo Colleoni est coulé le 17 octobre 1948 alors qu’il ralliait le Dodécanèse. Il est surpris par un groupe occasionnel composé des croiseurs légers Newfoundland et Uganda et des destroyers Glowworm Griffin et Duncan. Se sachant en infériorité, le croiseur italien cherche à fuir mais il est foudroyé par six obus de six pouces, quatre obus de 4.7 pouces et deux torpilles, entraînant un rapide naufrage.

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Le Giovanni delle Bande Nere

Le Giovanni delle Bande Nere est gravement endommagé par un sous-marin français, l’Ile de Brehat plaçant deux torpilles. Miraculeusement, il parvient à rallier Cagliari où on espère le réparer de manière provisoire avant une remise en état complète.

Hélas pour lui les français lancent quelques jours plus tard l’opération SCIPION, la conquête de la Sardaigne. Le croiseur léger est ainsi achevé par les obus de 152 et de 203mm des croiseurs préparant la mise à terre des troupes venues d’Afrique du Nord. Il sombre dans le port et ne sera relevé qu’à la fin du conflit.

Le Muzio Atendolo est coulé dans l’Adriatique en février 1950 lors de la campagne de Grêce. Alors qu’il couvrait un débarquement sur la côte occidentale, il est matraqué par des croiseurs et des contre-torpilleurs français et anglais. Touché par six torpilles et une volée d’obus, il coule rapidement ne laissant que fort peu de survivants.

Le Luigi di Savoia Duca Degli Abruzzi est coulé lors de la bataille du golfe de Zanthe le 17 mars 1950 suite à une attaque combinée de vedettes lance-torpilles et de l’aviation.

Tombé dans une embuscade nocturne menée par des MTB britanniques, le croiseur léger sévèrement endommagé tente de quitter la zone des combats pour rallier Brindisi ou Bari mais l’aviation française le retrouve et l’achève de trois bombes et de deux torpilles.
L’Armando Diaz est coulé en mars 1952 lors d’un bombardement de l’aviation française sur La Spezia. Lors de ce bombardement exécuté le 21 mars, le croiseur léger réparait sa proue arrachée par la torpille d’un sous-marin français.

Le navire était alors avec une protection sur l’avant (en attendant l’installation d’une nouvelle proue) mais les portes étanches sont ouvertes ce qui explique son naufrage rapide après l’explosion de deux bombes plus deux coups à toucher. L’épave sera relevée par les italiens en janvier 1953 mais la réparation sera abandonnée. Elle est sabordée en janvier 1954 pour bloquer le port. L’épave sera relevée à la fin du conflit et démantelée sur un dock-flottant.

Les sept autres croiseurs légers de classe Condottieri survivent donc au conflit et vont poursuivre leur carrière une fois la seconde guerre mondiale terminée.

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Le Luigi Cardona à survécu au conflit, servant jusqu’en 1959

Les Luigi Cardona et Raimondo Montecuccoli servent au sein de la marine co-belligérante en Adriatique. Navires-écoles dans la nouvelle marine italienne (Marina Militare Italiana), ils sont désarmés respectivement en 1959 et 1961 avant d’être démolis.

Le Emanuele Filiberto Duca d’Aosta rebaptisé Giovanni delle Bande Nere en septembre 1954 pour une raison obscure opère en Adriatique comme navire de combat et d’appui. Transformé en croiseur lance-missiles en 1962, il est désarmé en 1974 et démoli deux ans plus tard.

Le Eugenio di Savoia reste un croiseur opérationnel opérant en Adriatique comme navire de combat et d’appui. Transformé en croiseur lance-missiles en 1964, il est désarmé en 1976 et démoli en 1980.

Le Giuseppe Garibaldi est cédé à la France comme dommage de guerre. Ramené à Toulon en mars 1955, il semble que sa remise en service à été étudiée mais abandonnée devant l’état matériel du croiseur qui sert de bâtiment d’essais pour de nouveaux obus et de nouvelles torpilles.

Coulé à la presqu’ile de Gien, l’ancien croiseur italien est relevé puis coulé définitivement comme cible lors d’un exercice interarmées en mars 1965.

Le Gabriele D’Annunzio est cédé à la Grèce comme dommage de guerre en septembre 1954. Il est rebaptisé Elli. Il va servir jusqu’en 1974 quand le projet de le transformer en croiseur lance-missiles est abandonné. Il est démoli après l’échec d’un projet de conservation comme musée.

Le Giovanni Caboto est cédé à l’URSS comme dommage de guerre. Il est rebaptisé Kerch servant dans la Flotte Rouge jusqu’au début des années quatre-vingt même si depuis 1965 il servait davantage de navire-école. Il aurait été démoli entre 1988 et 1991 mais les dates sont incertaines.

Caractéristiques Techniques

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Déplacement : (Classe Di Giussano) standard 5191 tonnes pleine charge 6953 tonnes Classe Cadorna standard 5408 tonnes pleine charge 7113 tonnes (Classe Montecuccoli) standard 7523 tonnes pleine charge 8994 tonnes (Classe Duca d’Aosta) standard 8450 tonnes pleine charge 10539 tonnes (Classe Duca degli Abruzzi) standard 9591 tonnes pleine charge 11760 tonnes

Dimensions : (Classe Di Giussano et Classe Cadorna) : longueur ht 169.3m longueur entre pp 160m largeur 15.5m tirant d’eau 5.2/5.1m (Classe Montecuccoli) longueur ht 182.2m longueur entre pp 166.7m largeur 16.6m tirant d’eau 5.6m (Classe Duca d’Aosta) longueur ht 186.9m longueur entre pp 171.8m largeur 17.5m tirant d’eau 6.1m (Classe Duca degli Abruzzi) longueur ht 187m longueur entre pp 171.8m largeur 18.9m tirant d’eau 6.1m

Propulsion : (Classe Di Giussano) : deux groupes de turbines à engrenages Belluzo alimentées en vapeur par six chaudières Ansaldo développant 95000ch et entraînant deux hélices

(Classe Cadorna) : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par six chaudières Ansaldo développant 95000ch et entraînant deux hélices

(Classe Montecuccoli) : deux groupes de turbines à engrenages Belluzo alimentées en vapeur par six chaudières Ansaldo développant 106000ch et entraînant deux hélices

(Classe Duca d’Aosta) : deux groupes de turbines à engrenages Parsons (Belluzo pour l’Eugenio di Savoia) alimentées en vapeur par six chaudières Ansaldo développant 110000ch et entraînant deux hélices

(Classe Duca degli Abruzzi) : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par six chaudières Ansaldo développant 100000ch et entraînant deux hélices

Performances : (Classe Di Giussano) : vitesse maximale 36.5 noeuds distance franchissable 3800 miles nautiques à 18 noeuds (Classe Cadorna) : vitesse maximale 36.5 noeuds distance franchissable 2930 miles nautiques à 16 noeuds (3088 miles nautiques à 16 noeuds pour le Diaz)

(Classe Montecuccoli) : vitesse maximale 37 noeuds distance franchissable 4122 miles nautiques à 16 noeuds pour le Montecuccoli (4411 pour l’Attendolo) (Classe Duca d’Aosta) : vitesse maximale 36.5 noeuds distance franchissable 3900 miles nautiques à 14 noeuds

(Classe Duca degli Abruzzi) : vitesse maximale 34 noeuds distance franchissable 4122 miles nautiques à 12.7 noeuds

Protection : ceinture blindée 24mm (type Di Giussano type Cadorna) 60mm (type Monteccucoli) 70mm (type Duca d’Aosta), 100mm (type Dugla Degli Abruzzi); pont blindé 20mm (Di Giussano Cadorna), 30mm (Monteccucoli), 35mm (Duca d’Aosta) 40mm (Duca degli Abruzzi) bloc-passerelle 40mm (Di Giussano Cadorna) 100mm (Monteccucoli Duca d’Aosta) 140mm (Duca degli Abruzzi) tourelles 23mm (Di Giussano Cadorna) 70mm (Monteccucoli) 90mm (Duca d’Aosta) 135mm (Duca degli Abruzzi)

Armement :

Tourelles doubles de 152mm CL Bartolomeo Colleoni.jpg

Tourelles doubles avant du Bartolomeo Colleoni

(Classe Di Giussano, Cadorna Montecuccoli et Duca d’Aosta) 8 canons de 152mm modèle 1926 (Di Giussano) ou 29 (les autres) en quatre tourelles doubles (deux avant et deux doubles), 6 canons de 100mm Oto Melara modèle 1927 en trois affûts doubles sous masque et une DCA légère qui va évoluer à la différence du reste de l’armement.

A l’origine, on trouve huit canons de 37mm en affûts doubles (Di Giussano Monteccucoli Duca d’Aosta) ou deux canons de 40mm (Cadorna) accompagné de huit mitrailleuses de 13.2mm tous sauf les Aosta (douze) en affûts doubles. Ultérieurement tous ces croiseurs disposaient de huit canons de 37mm et de douze canons de 20mm

Ces croiseurs disposent soit de quatre tubes lance-torpilles de 533mm en deux affûts doubles ou pour les Aosta trois plate-formes doubles lance-torpilles de même calibre

(Classe Duca Degli Abruzzi) 10 canons de 152mm Ansaldo modèle 1934 en deux tourelles triples ( «A» et «Y») et deux tourelles doubles («B» et «X»), 8 canons de 100mm modèle 1927 en quatre affûts doubles, Huit canons de 37mm et huit mitrailleuses de 13.2mm en affûts doubles (remplacées ultérieurement par des canons de 20mm), Six tubes lance-torpilles de 533mm en trois affûts doubles

IMAM Ro.43

IMAN Ro-43

Aviation : (Classe Di Giussano) : une catapulte encastrée dans la plage avant et deux hydravions généralement deux Iman Ro43

(Classe Cadorna) : une catapulte installée entre la cheminée n°2 et le rouf arrière supportant les tourelles «X» et «Y» pour deux hydravions

(Classe Montecuccoli) : une catapulte installée entre les deux cheminées pour deux hydravions

(Classe Duca d’Aosta) : une catapulte installée entre les deux cheminées pour deux hydravions

(Classe Duca degli Abruzzi) : deux catapultes latérales au niveau des deux cheminées pour quatre hydravions

Equipage : (Classe Di Giussano et classe Cadorna) : 507 officiers et marins (Classe Montecuccoli et Duca d’Aosta) : 578 officiers et marins (Classe Duca degli Abruzzi) : 640 officiers et marins

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