Italie (22) Cuirassés et Croiseurs de bataille (4)

Cuirassés classe Littorio

BB Littorio

Le cuirassé Littorio 

Avant-propos

Le traité de Washington du 6 février 1922 interdisait jusqu’en 1931 toute nouvelle construction de cuirassés et stoppait les constructions en cours. A cela s’ajoutait la nécessité pour les pays signataires (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Japon,France et Italie) de se séparer d’unités anciennes pour respecter le tonnage de cuirassés attribué.

Cela n’interdisait bien évidement pas les études, chaque pays voulant être prêt quand prendrai fin la Battleship Holiday.

L’Italie qui avait du désarmer le Dante Alighieri, renoncer à la reconstruction du Leonardo da Vinci et abandonner la construction des quatre unités de la classe Francesco Caracciolo n’échappait pas à cette règle. Dès 1922 des études sont lancées pour le futur cuirassé de la marine italienne.

Pouvant construire 70000 tonnes de cuirassé, Rome hésite entre un grand nombre de petites unités ou quelques grandes unités même si dans ce domaine le nombre est très relatif.

Initialement les ingénieurs italiens travaillent sur un navire de 23 à 25000 tonnes, bien protégé, bien armé (artillerie de 381mm) mais à l’endurance limitée. On travaille aussi sur des projets plus ambitieux, des cuirassés de 35000 tonnes, filant à 30 nœuds et armés de canons de 406mm.

Si ces deux premiers projets sont étudiés par les services techniques de la marine italienne, le projet d’un cuirassé de 18000 tonnes armés de six canons de 343mm est une idée des chantiers navals Ansaldo de Gênes (1932).

Ce projet si il n’aboutit pas va permettre aux italiens de progresser sur le plan technique notamment au niveau de la propulsion.

L’apparition du Deutschland et surtout de sa riposte française (le Dunkerque) condamné ce dernier projet au profit d’un navire de 26500 tonnes armés de huit canons de 343mm. Ce dernier projet est à son tour abandonné au profit d’un cuirassé de 35000 tonnes armés de canons de 406mm.

Comme le traité de Washington sera amené à devenir caduque le 31 décembre 1936, Mussolini décide le 26 mai 1934 de commander deux cuirassés de classe Littorio, cette décision relançant la construction de cuirassés après plus de dix ans de vacances.

Comme chacun sait, la France riposta en commandant deux cuirassés issus des Dunkerque, les puissants Richelieu et Jean Bart ce qui poussa l’Italie à commander deux nouveaux Littorio portant le nombre d’unité à quatre, unités baptisées Littorio, Vittorio Veneto, Roma et Impero.

Sur le plan technique, les études continuent pour dessiner un nouveau cuirassé, le déplacement variant de 35 à 48000 tonnes. Une première mouture est adoptée le 23 mars 1934 pour un déplacement Washington de 35560 tonnes, une longueur hors tout de 230m (contre 186m pour les Andrea Doria), une vitesse de 30 nœuds (trois à quatre nœuds de plus que les cuirassés italiens reconstruits), une protection sérieuse et un armement composé de neuf canons de 381mm avec une artillerie secondaire dissociée et non polyvalente. L’endurance doit permettre de traverser la Méditerranée tout en conservant une réserve de combat.

Ces demandes techniques excédant le déplacement demandé un certain nombre de modifications sont menées notamment un bulbe d’étrave qui en améliorant l’hydrodynamisme permet de réduire la puissance propulsive pour une même vitesse et donc le poids.

En dépit de tous ses efforts, le déplacement atteint encore 42500 tonnes mais à cette époque cela ne pose plus aucun problème car le traité de Washington va expirer comme prévu le 31 décembre 1936.

En juin 1935 le déplacement est passé à 44280 tonnes mais les italiens se gardent bien de rendre public. Ultérieurement le déplacement atteindra 45750 tonnes à une époque où cela ne posait plus aucun problème.

Entre-temps la commande des deux premières unités est passée. Le 10 juin 1934, les chantiers Ansaldo de Gênes reçoivent la construction du Littorio alors que les Cantieri Riuniti dell’ Adriatico (CRDA) de Trieste reçoivent la construction du Vittorio Veneto.

Ultérieurement deux autres unités seront commandées, l’Impero étant attribué aux chantiers Ansaldo alors que les CRDA vont être chargés de la construction du Roma.

Carrière opérationnelle

Le Littorio

cuirassé Littorio premiers essais.jpg

Le Littorio lors de ses premiers essais

-Le Littorio est mis sur cale le 28 octobre 1934 aux chantiers navals Ansaldo de Gênes. Il est lancé le 22 août 1937 et admis au service actif le 6 mai 1940.

D’abord stationné à Tarente, le cuirassé est ensuite transféré à La Spezia, formant la 9ème division de cuirassés en compagnie de son sister-ship Vittorio Veneto.

De mai 1940 à septembre 1948, le Littorio subit plusieurs périodes d’entretien, périodes d’entretien qui parfois se doublaient de modernisation comme l’installation de radars, le renforcement de la DCA pour faire face à l’augmentation de la puissance aérienne ennemie.

Opérationnel en septembre 1948 le cuirassé est endommagé à plusieurs reprises au cours du conflit mais parvient à survivre aux bombes, aux obus et aux torpilles français et britanniques.

En avril 1953 Mussolini est renversé et l’Italie bascule dans le camp allié. Le terme Littorio étant particulièrement connoté, décision est prise de rebaptiser le cuirassé Dante Alighieri du nom du célèbre poète toscan et surtout en hommage au premier dreadnought de la marine italienne.

Le Dante Alighieri réfugié à Bari reçoit l’ordre de rallier Malte. Le gouvernement co-belligérant espérant engager ses cuirassés dans le Pacifique mais les alliés refusent officiellement pour des raisons techniques et logistiques.

Les quatre cuirassés survivants (Giulio Cesare Caio Duilio Roma Dante Alighieri [ex-Littorio]) rallient Bizerte où ils vont passer le rester du conflit. Leur sort est tranché au traité de Paris et l’ex-Littorio est cédé à la France au titre des dommages de guerre.

Le navire est ramené à Toulon pour être inspecté, testé avant d’être finalement démantelé au Bregaillon.

Un canon de 381mm à été conservé à Saint Mandrier, un autre envoyé au musée de l’Artillerie à Draguignan en compagnie d’un canon de 152mm et de 90mm. L’ancre après avoir été stockée à Toulon à été rendue en 1970 à l’Italie qui décida de l’exposer à l’entrée de l’académie navale de Livourne non sans polémiques.

Le Vittorio Veneto

cuirassé Vittorio Veneto juillet 1941.jpg

Le Vittorio Veneto magnifiquement camouflé

-Le Vittorio Veneto est mis sur cale le 28 octobre 1934 au Cantieri Riuniti dell’ Adriatico (CRDA en français CNR Chantiers Réunis de l’Adriatique) de Trieste le 28 octobre 1934 lancé le 25 juillet 1937 et mis en service le 15 janvier 1941.

En compagnie du Littorio il forme la 9ème division de cuirassés, division intégrée à la Primera Squadra Navale, la 1ère escadre stationnée à La Spezia.

Au cours de la période 1940/48, le cuirassé subit plusieurs périodes d’entretien et de modernisation avec l’embarquement de radars (hélas inférieurs à leurs équivalents britanniques et français) et le renforcement de la DCA.

Toujours en service en septembre 1948, le cuirassé opère essentiellement en mer Tyrréhénienne depuis sa base de Ligurie.

Le 5 février 1949 les germano-italiens déclenchent l’opération MERKUR, une opération mêlant opérations amphibies et aéroportées contre la Corse, la Sardaigne et Malte.

Dans l’ensemble les opérations aéroportées sur la Corse et la Sardaigne se passent bien même si au lieu d’une opération rapide et brutale, l’Axe se retrouve à devoir mener une vrai guerre d’usure.

La différence va se faire sur la capacité de l’Axe à ravitailler ses troupes et aux alliés de s’y opposer par la voie des airs et par la voie des mers. Des combats furieux opposent la Primera Squadra Navale et la 2ème Escadre de la Flotte de la Méditerranée.

Le 12 février 1949 un convoi italien quitte La Spezia en direction de la Corse. Ce convoi solidement escorté est couvert par des cuirassés et des croiseurs de la 1ère escadre. Le groupe de couverture est accroché par la 2ème escadre qui à mobilisé de puissantes forces notamment les cuirassés Richelieu et Clemenceau ainsi que le croiseur lourd Algérie sans compter les torpilleurs et les contre-torpilleurs.

Le lendemain les deux escadres se rencontrent. L’objectif étant de faire passer à tout prix le convoi de renforts, le groupe de couverture se sacrifie subissant de lourdes pertes dont le cuirassé Vittorio Veneto qui encaisse huit obus de 380mm et six obus de 203mm qui transforme l’orgueil de la marine italienne en un amas d’acier fumant, de flammes gigantesques.

Alors que le cuirassé est sur le point de couler, les torpilleurs d’escadre Corsaire et Hallebarde ainsi que les contre-torpilleurs Desaix Kléber et Marceau lancent une attaque à la torpille.

C’est une véritable exécution avec le lancement de quinze torpilles. Six font mouche contre le cuirassé, deux touchent le Pola sévèrement matraqué par l’Algérie, une autre coule un torpilleur, les autres se perdent.

Quatre heures après le début de l’affrontement le Vittorio Veneto sombre à cinquante miles au nord-est de Bastia. L’épave à été retrouvée en 1975, reposant à 150m de profondeur donc à l’abri de plongeurs ou de pillards.

Le Roma

Roma 3.jpg

Un cuirassé italien camouflé magnifique n’est-il pas ? 

-Le cuirassé Roma est mis sur cale aux chantiers navals CRDA de Trieste le 18 septembre 1938 lancé le 9 novembre 1940 et mis en service le 12 mars 1943.

Stationné à Tarente, il forme la 7ème division de cuirassés de la 2ème escadre stationnée à Tarente en Calabre, division formée avec son sister-ship Impero.

Comme ses trois sister-ship, le cuirassé subit des périodes d’entretien et de modernisation, modernisation concernant surtout l’embarquement de radars et le renforcement de la DCA.

Endommagé à plusieurs reprises par des obus, des bombes et des torpilles, le cuirassé est pourtant toujours là en avril 1953 quand il reçoit l’ordre de quitter Bari pour rallier Malte puis Bizerte.

Toujours présent en septembre 1954 en Tunisie, le cuirassé voit son sort scellé par le traité de Paris qui permet au Roma de continuer sa carrière au sein de la nouvelle Marina Militaire Italianna.

Utilisé comme navire-amiral, navire-école et comme bâtiment de diplomatie navale, le Roma est désarmé le 14 juin 1967. Il est démantelé à l’automne suivant à La Spezia.

L’Impero

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8 juin 1941 : lancement de l’Impero

-L’Impero est mis sur cale aux chantiers navals Ansaldo le 14 mai 1938 lancé le 8 juin 1941 et mis en service le 1er septembre 1943.

Affecté à Tarente, il forme la 7ème division de cuirassés en compagnie de son sister-ship Roma, division intégrée à la 2ème escadre de la marine royale.

Toujours stationné en Calabre, l’Impero effectue plusieurs missions de ratissage et de couverture de convois en direction de l’Afrique du Nord.

Engagé dans le volet maltais de l’opération MERKUR (MERKUR III), il est assez sérieusement endommagé par les obus du cuirassé Jean Bart. Replié à Tarente puis à Bari, il est réparé et peut ensuite participer à la campagne de Grêce.

Le 17 mars 1950 à lieu la bataille du golfe de Zanthe, la bataille majeure du conflit en Méditerranée, un affrontement entre cuirassés et croiseurs avec également l’intervention de l’aviation.

Endommagé par les avions embarqués britanniques (trois bombes de 454kg), le cuirassé italien doit subir l’assaut des cuirassés britanniques, encaissant deux obus de 406mm du Nelson, trois obus de 381mm du Valiant et deux obus de 356mm du Prince of Wales.

Totalement hors de combat, le cuirassé commence à s’incliner sur tribord. Alors qu’une attaque à la torpille allait être engagée, une terrible explosion envoie le cuirassé chez Neptune, explosion qui couvre la fuite du Francesco Caracciolo pourtant sérieusement endommagé.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 40724 tonnes pleine charge 45750 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 237.76m (Littorio Vittorio Veneto) 240.68m (Roma Impero) longueur entre perpendiculaires 224.5m largeur 32.82m tirant d’eau 9.6m

Propulsion : Quatre groupes de turbines Belluzo alimentées par 8 chaudières Yarrow développant une puissance totale de 128200 ch et actionnant quatre hélices

Performances : vitesse maximale : 30 nœuds (28 nœuds en pratique) distance franchissable 3920 miles nautiques à 20 noeuds

Protection : ceinture 250mm pont blindé 60mm (150mm au dessus des soutes à munitions 100mm au dessus du système propulsif), système anti-torpilles Pugliese, tourelles de 381mm (381mm) tourelles de 152mm (120mm)

Tourelle triple de 381mm Vittorio Veneto.jpg

Tourelles triples avant du Vittorio Veneto

Armement : 9 canons de 381mm Ansaldo M1934 en trois tourelles triples (deux à l’avant, une à l’arrière), 12 canons de 152mm en quatre tourelles triples, 4 canons de 120mm (obus éclairants), 12 canons de 90mm en affûts simples, 32 canons de 37mm Breda et 24 canons de 20mm Breda à chaque fois en affûts doubles.

Aviation :Une catapulte sur la plage arrière mais pas de hangar pour trois hydravions IMAN Ro 43.

Equipage : 1920 hommes

Cuirassés classe Francesco Caracciolo

Avant-propos

Le traité de Washington (1922) impose la parité navale entre Paris et Rome au grand dam de la France. Les deux pays en concurrence pour le contrôle de la Méditerranée vont calquer les constructions sur celles de l’autre. C’est notamment visible dans le domaine des croiseurs lourds et des contre-torpilleurs.

Quand la construction des cuirassés reprend cette rivalité s’illustre dans le domaine des capital ship puisque les deux premiers Littorio répondent à la construction des Dunkerque qui eux mêmes étaient une réponse au Deutschland.

La réponse française aux cuirassés Littorio et Vittorio Veneto prend la forme d’une version «2.0» du modèle Dunkerque, le Richelieu et le Jean Bart étant armés de huit canons de 380mm concentrés à l’avant une architecture originale qui s’explique par la stratégie du raid envisagé par la Royale.

Réponse du berger à la bergère l’Italie décide de construire deux nouveaux Littorio, des navires baptisés Impero et Roma,

Une course aux armements à échelle réduite à lieu entre Paris et Rome puisque la France passe commande de deux nouveaux cuirassés, un troisième Richelieu baptisé Clemenceau et un cuirassé d’un modèle nouveau baptisé Gascogne.

A cet instant la France doit à terme disposer de six cuirassés modernes (deux Dunkerque, trois Richelieu, un Gascogne) plus trois vieux cuirassés (Bretagne, Provence et Lorraine).

Au printemps 1940 la France passe commande de deux cuirassés de type Province, des navires baptisés Alsace et Normandie. Parallèlement la décision est prise de reconstruire les Bretagne comme escorteurs de porte-avions en s’inspirant de la reconstruction des Cavour et des Doria.

Comme les italiens décident de construire deux Littorio modifiés, la France choisit de construire deux nouveaux cuirassés type Province, des navires baptisés Flandre et Bourgogne.

Initialement il était envisagé des modifications de détail du modèle Littorio pour gagner du temps mais au final les modifications sont plus importantes avec un bloc-passerelle organisé de manière différente, des canons de 406mm en remplacement des canons de 381mm alors que des canons de 135mm polyvalents remplacent les canons de 152 et de 90mm.

Ces deux navires sont baptisés Francesco Caracciolo et Marcantonio Colonna, des navires qui combinent une coque de Littorio avec des canons de 406mm dévellopés initialement pour les Sovietsky Soyouz de la marine soviétique. Les canons de 135mm sont issu de ceux des Capitani Romani mais sont à double usage. La construction est attribuée aux chantiers Ansaldo et CRDA.

Carrière opérationnelle

Le Francesco Caracciolo

-Le Francesco Caracciolo est mis sur cale aux chantiers navals Ansaldo de Gênes le 14 mars 1942 lancé le 8 septembre 1944 et mis en service le 30 septembre 1946.

Stationné hors-rang à Tarente, il doit attendre octobre 1947 et la mise en service du Marcantonio Colonna pour intégrer la Primera divisione navigi del battaglia.

Toujours stationné à Tarente en octobre 1948, le cuirassé participe à des missions de chasse et de couverture en Méditerranée. Il couvre un convoi en direction du Dodécanèse mais sur le chemin du retour il est sérieusement endommagé par une torpille d’un sous-marin britannique victime ultérieurement des grenades des torpilleurs qui escortaient le cuirassé.

Réparé à Tarente, il participe à MERKUR-III, le volet maltais de cette opération amphibio-aéroportée, étant endommagé par l’aviation britannique.

Réparé il est engagé dans la campagne de Grêce participant le 17 mars 1950 à la bataille du golfe de Zanthe en compagnie de l’Impero qui succombe aux obus et aux bombes d’aviation alliées.

De son côté le Francesco Caracciolo est sérieusement endommagé par une torpille et quatre bombes ainsi que par des obus de 203mm des croiseurs lourds britanniques. Sans l’explosion de l’Impero, l’avant-dernier cuirassé italien aurait probablement succombé.

Arrivé miraculeusement à Bari il subit des réparations d’urgence avant de rallier à Venise moins vulnérable aux bombardiers franco-anglais. Les travaux sont menés dans des conditions difficiles avec la menace aérienne alliée, le manque de matières premières et d’ouvriers ralentissant les travaux.

Le 14 septembre 1952 alors que le cuirassé était proche du retour au service actif un bombardement vise Venise du moins la lagune. Les bombardiers anglais et français attaquent le cuirassé et plusieurs cibles secondaires. Six bombes touchent le cuirassé qui chavire dans la lagune, l’épave étant relevée après guerre et démantelée.

Le Marcantonio Colonna

-Le Marcantonio Colonna est mis sur cale aux chantiers navals CRDA le 8 février 1943 lancé le 14 décembre 1944 et mis en service le 21 octobre 1947.

Arrivé à Tarente le 2 novembre il forme la 1ère division de cuirassés, division intégrée à la 2ème escadre de la Regia Marina.

A partir d’octobre 1948 le cuirassé opère au large de Malte et de la Libye. Engagé dans MERKUR-II (le volet de Sardaigne) le cuirassé est endommagé par deux bombes et une torpille lui imposant un retour à Naples pour être totalement remise en état. Il est ainsi immobilisé de mars 1949 à janvier 1950.

Il aurait du participer à la bataille du golfe de Zanthe (17 mars 1950) mais il est immobilisé par deux bombes de 454kg à Tarente, l’obligeant à subir de nouvelles réparations.

Stationné à Bari de juin 1950 à mars 1951, il retourne ensuite à Tarente, effectuant quelques sorties mais le manque de carburant limite peu à peu ses mouvements.

Le 26 décembre 1952 Tarente est visée par les bombardements préliminaires de l’opération SKYLOCK, une opération combinant bombardiers venus de Tunisie et de Malte et avions embarqués notamment sur le Commandant Teste et le Furious.

Cible principale des avions embarqués, le cuirassé qui servait depuis juin de batterie flottante est touché par quatre bombes et trois torpilles, coulant par petits fonds, la marine italienne espérant le relever et le réparer. Ce ne sera jamais le cas, le cuirassé étant relevé après guerre et démantelé à Tarente.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 45210 tonnes pleine charge 48750 tonnes

Dimensions : longueur hors tout : 243m longueur entre perpendiculaires 228m largeur 33.75m tirant d’eau 10m

Propulsion : Quatre groupes de turbines Belluzo alimentées par 8 chaudières Yarrow développant une puissance totale de 140000 ch et actionnant quatre hélices

Performances : vitesse maximale : 30 nœuds (28 nœuds en pratique) distance franchissable 3500 miles nautiques à 20 noeuds

Protection : ceinture 300mm pont blindé 65mm (150mm au dessus des soutes à munitions 100mm au dessus du système propulsif), système anti-torpilles Pugliese, tourelles de 406mm (381mm) tourelles de 135mm (70mm)

Armement : 9 canons de 406mm en trois tourelles triples (deux avant et une arrière), 16 canons de 135mm en huit tourelles doubles (quatre installées à l’avant de part et d’autre du bloc-passerelle, quatre autres installées axialement au dessus de la tourelle III de 406mm), 24 canons de 37mm Breda en douze affûts doubles et 36 canons de 20mm Breda en dix-huit affûts doubles

Aviation :Une catapulte sur la plage arrière mais pas de hangar pour trois hydravions IMAN Ro 43.

Equipage : 2250 hommes

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