Italie (17) Artillerie et Systèmes d’Armes (1)

ARTILLERIE ET SYSTEMES D’ARMES

Avant-propos

Quand elle rentre en guerre en octobre 1948, la Regia Marina ne se distingue pas dans le domaine des armes. Elle dispose de canons légers, médians et lourds, de torpilles, de mines, d’armes anti-sous-marines.

Cela s’explique en partie par une industrie italienne trop faible pour fournir suffisamment d’armes modernes. Cette insuffisance était quantitative, les marins italiens pestant sans arrêt contre le manque d’armes alors que les français et les anglais semblent ne jamais manquer de canons, d’obus, de torpilles, de mines, d’armes anti-sous-marine….. .

Non seulement l’industrie était trop faible mais son organisation était bancale, la corruption parasitant la production. A cela il faut ajouter le manque de ressources, l’Italie étant dramatiquement dépourvue de ressources minières.

Sur le plan de l’équipement, la marine italienne dispose de nombreux modèles de canons, des pièces lourdes de 3 calibres différents (406mm, 381mm,320mm), des pièces médianes de six calibres différents (203mm, 152mm, 135mm,120mm,100mm,90mm,76.2mm,65mm) et des pièces légères de trois calibres différents (37mm,20mm,13.2mm).

La marine italienne dispose de plusieurs modèles de torpilles de deux calibres différents 533mm pour les grands navires et les sous-marins, 450mm pour les avions, les hydravions et les navires légers.

On trouve également plusieurs modèles de mines marines, certaines étant mises à flot par des navires, d’autres par des sous-marins voir par des avions.

Des armes anti-sous-marines sont disponibles et à la différence des allemands, les navires anti-sous-marins italiens se montreront longtemps très efficaces.

Artillerie lourde

Canon de 406mm modèle 1944

Canon de 406mm.jpg

Ce canon de 16 pouces est la plus puissante pièce de l’arsenal naval italien. A l’origine de ce canon figure une commande de……l’URSS. La marine soviétique cherchait à construire des cuirassés modernes et avait choisit le calibre de 406mm pour ses futurs Sovietsky Soyouz.

Comme l’industrie soviétique était encore incapable de produire une pièce de ce calibre, Moscou se tourne vers l’Italie et la firme Ansaldo pour bénéficier de canons de 16 pouces.

Quatre navires étaient prévus avec chacun trois tourelles triples soit trente-six pièces à produire, production partagée entre l’Italie et l’URSS. Après la livraison de dix-huit canons par l’Italie, les soviétiques prennent le relais pour le reliquat.

Quelques années plus tard quand l’Italie décida de construire deux nouveaux cuirassés en sus des quatre Littorio, la question de l’armement se posa.

La logique tant industrielle, technique qu’industrielle aurait conduit au maintien du canon de 381mm mais finalement les marins italiens préfèrent équiper les Francesco Caracciolo et Marcantonio Colonna de neuf canons de 406mm ce qui permettait à la propagande fasciste de dire que la Regia Marina possédait les plus puissants cuirassés d’Europe.

Le canon de 406mm modèle 1944 est pour ainsi dire identique aux canons vendus à l’URSS, les modifications étant de l’ordre du détail. Les défauts restaient donc les mêmes, défauts partagés par de nombreux canons italiens : une dispersion importante et une usure précoce.

Le canon de 406mm modèle 1944 à été produit à vingt-six exemplaires, dix-huit pour les deux cuirassés et huit utilisées pour la réserve ainsi que pour différents tests.

Peu avant l’opération SKYLOCK, deux pièces furent convoyées vers Tarente pour renforcer les défenses côtières mais les convois furent attaqués par l’aviation alliée et détruits.

On à longtemps cru que les alliés avaient été informés de la présence de ces canons mais aucun rapport des services de renseignement en faisant état n’à été retrouvé. Il semble donc que les bombardiers français et britanniques qui ont neutralisé ces deux convois l’ont fait comme ils auraient attaqué n’importe quelle cible italienne.

A la fin du conflit, il ne restait que quatre pièces disponibles. Un canon est envoyé aux Etats-Unis pour des tests comparatifs avec le 16 pouces Mark 7 (bilan = portée et cadence de tir semblable), pièces depuis exposée au Washington Navy Yard, un autre est envoyé en France, testé en Bretagne avant que la pièce ne soit perdue.

Retrouvée par hasard à l’Arsenal de Brest, elle est exposée à l’entrée de l’Ecole Navale. Les autres canons (deux plus les neuf du Francesco Carraciolo ainsi que les neuf du Marcantonio Colonna) ont été feraillés.

Le canon de 406mm modèle 1944 est un canon de 50 calibre (longueur du tube : 20.3m) tirant des obus de 1108kg à une portée maximale de 45600m (+45°) à raison de 1.7 à 2.6 coups par minute.

La tourelle triple pèse 2364 tonnes et permet aux trois canons abrités de pointer de -2° à +45° à raison de 6.2° par seconde et sur 150° d’azimut de chaque côté de part et d’autre de l’axe à raison de 4.55° par seconde. Chaque tourelle disposant de 186 obus, les deux cuirassés de classe Francesco Caracciolo pouvaient embarquer 558 projectiles.

Canon de 381mm Ansaldo modèle 1934

Tourelle triple de 381mm Vittorio Veneto.jpg

Impressionnante photo des tourelles triples avant de 381mm du Vittorio Veneto

Sans le traité de Washington (1922) et surtout la crise économique de l’après guerre, la Regia Marina aurait mis en service quatre cuirassés de classe Francesco Caracciolo (Francesco Caracciolo Cristoforo Colombo Francesco Morosino Marcantonio Colonna), des unités aussi puissamment armées que les Queen Elizabeth britanniques avec huit canons de 381mm en quatre tourelles doubles.

Quelques canons de 15 pouces fabriqués furent réutilisés sur des monitors et des pontons, participant à la défense côtière, d’autres canons étant installés dans des batteries à terre.

Les plans ne furent pas détruits et quand l’Italie décida de construire deux cuirassés de 35000 tonnes, le canon de 381mm fût logiquement choisit par rapport au projet de canon de 406mm qui ne vit le jour que suite à la commande soviétique.

Le canons de 381mm Ansaldo M1934 va équiper les quatre Littorio (Littorio Vittorio Veneto Roma Impero) à raison de neuf canons chacun répartis en trois tourelles triples (deux avant et une arrière) soit un total de trente-six pièces. Le nombre total de canons produit est inconnu, les sources variante entre quarante et cinquante-quatre.

Quand le second conflit mondial se termine, il ne reste plus de disponible que les dix-huit pièces embarquées sur les cuirassés Roma et Dante Alighieri (ex-Littorio) ainsi que deux canons capturés à Trieste mais rapidement feraillés par les américains.

Si le Dante Alighieri cédé à la France sera rapidement feraillé, le Roma restera en service quelques années au sein de la nouvelle marine italienne, se permettant le jour de son désarmement en juin 1967 de tirer dix salves complètes de son artillerie principale.

L’Ansaldo M1934 est un canon de 50 calibres (longueur du tube 19.05m) tirant des obus de 774 kg (modèle explosif) ou 885kg (modèle perforant) à raison d’un 1.3 coup par minute. Le tube à une durée de vie comprise entre 110 et 130 coups.

La portée varie de 10000 (élévation 4.3°) à 42800m (élévation 36°) pour l’obus perforant et de 10000 (élévation 4.3°) à 44640m (élévation 35°) pour l’obus explosif même si pour ces distances maximales, un coup au but et un coup chanceux (le taux de dispersion atteint 37.6% à 35000m)

La tourelle triple pèse 1595 tonnes affichant une amplitude en site comprise entre -5 et +35° voir -5.5 à +36° sachant qu’il faut 6s pour atteindre l’élévation maximale tandis que l’amplitude azimutale est de 120° avec toujours une vitesse de 6° par seconde. Le tir effectué, le canon pointe automatiquement à +15° pour le rechargement. La dotation en munitions est de 666 coups (222 par tourelle).

Canon de 320mm modèle 1934/1936

Tourelles de 320mm Andrea Doria.jpg

Canons de 320mm de l’Andrea Doria probablement à son élévation maximale

En 1903, Vittorio Cuniberti publie dans la revue Jane’s Figthing Ship un article théorique sur le cuirassé idéal, un cuirassé rapide, bien protégé, disposant d’une artillerie monocalibre. Il faudra attendre 1909 pour que le Dante Alighieri soit mis sur cale.

A ce cuirassé armé de quatre tourelles triples de 305mm succède deux classes de cuirassés, la classe Conte di Cavour (Conte di Cavour, Giulio Cesare, Leonardo da Vinci) et la classe Andrea Doria (Andrea Doria Caio Duilio).

Se méfiant de l’effet de souffle, Vittorio Cuniberti avait choisit la tourelle triple pour garder un nombre décent de canons mais sans augmenter démesurément la longueur de la coque.

Comme cet effet se révéla moins handicapant que prévu, les italiens décidèrent pour les classes suivantes de superposer les tourelles à l’avant et à l’arrière tout en maintenant la tourelle centrale qui posait pourtant des problèmes d’organisation interne et de protection.

Le canon utilisé sur les Conte di Cavour et les Andrea Doria était un canon de 305mm, le même modèle que le Dante Alighieri en l’occurence le modèle 1909.

Ce canon de 46 calibres (longueur du tube = 14.3m) tire des obus de 452kg à une distance maximale de 24000m à raison de deux coups par minute.

Si le premier dreadnougth italien disposait uniquement de tourelles triples, les Andrea Doria et Contre di Cavour disposaient de tourelles triples et de tourelles doubles, la tourelle A (avant inférieure) était une tourelle triple, la tourelle B (avant supérieure) était une tourelle double, la tourelle Q (centrale) était une tourelle triple, la tourelle X (arrière supérieure) était une tourelle triple alors que la tourelle Y (arrière inférieure) était double.

La tourelle double pèse 508 tonnes en ordre de combat et la tourelle triple pèse elle 681 tonnes. Elle permet aux pièces de 12 pouces de pointer en site de -5° à +20° et en azimut sur 150° (tourelle A et X) et sur 155° (tourelle B et Y) alors que la tourelle Q centrale peut pointer en azimut sur 360°.

Chaque canon dispose en théorie de 100 obus de 12 pouces soit un total de 1300 obus mais à l’usage, le nombre fût réduit à 70 soit un total de 910 obus de 305mm.

Quand la décision est prise de refondre ces cuirassés, les italiens contrairement aux français avec les trois Bretagne décident de changer l’artillerie principale. Il ne s’agit pas d’un nouveau modèle de canon mais de son réalésage (amincisement de la paroi intérieure du canon), permettant à celui-ci de passer de 305 à 320mm.

Leur nombre est réduit passant de 13 à 10 canons, la tourelle centrale est supprimée, ne laissant que les tourelles A,B,X et Y, tourelles qui restent triples au niveau inférieur, doubles au niveau supérieur.

Le canon de 320mm modèle 1934 était un canon de 44 calibres (longueur du tube : 14.08m) tirant des obus perforants (AP = Armoured Piercing) de 525kg et explosifs (HE = High Explosive) à une distance maximale pour les AP de 28600m (+27°) à raison de deux coups par minute.

La tourelle double pèse 548 tonnes en ordre de combat et la tourelle triple 745 tonnes en ordre de combat et peut pointer en site de -5° à +27° à raison de 6° par seconde et sur 120° à droite et à gauche en azimut à raison de 5° par seconde. La dotation en munitions est en théorie de 100 obus par canon soit un total de 1000 obus mais dans la pratique, la dotation globale excédait rarement 750 obus.

A la fin du conflit, les seuls canons de 320mm disponibles sont ceux embarqués sur les cuirassés Giulio Cesare et Caio Duilio soit un total de vingt canons. Si le premier nommé va rester en service comme navire-école et navire-amiral de la marine italienne jusqu’en 1967, le Caio Duilio est récupéré par la Grande-Bretagne qui fait procéder à son démantèlement à La Spezia. Aucun canon n’à été préservé.

Artillerie médiane

Canons de 203mm

Tourelles doubles de 203mm CA ZAra.jpg

Canons de 203mm à bord du Zara

Comme nous l’avons vu à de multiples reprises (et comme nous le verrons encore je pense), le traité de Washington signé le 6 février 1922 dans la capitale américaine substitua la course au croiseur lourd à celle du cuirassé.

Le nouveau maitre-étalon des forces navales était le croiseur lourd ou croiseur type Washington, un navire de 8 à 10000 tonnes, très rapide (certains croiseurs lourds de première génération filaient à 33 ou 34 nœuds), peu protégé et disposant d’un armement composé de canons de 203mm, la limite basse de enveloppe de calibres attribuée aux cuirassés (203 à 406mm).

L’Italie signataire du traité qui impose la parité avec la France va construire un certain nombre de croiseurs lourds à canons de 203mm, tous les incrociatori pesanti de la Regia Marina disposant de huit canons de 8 pouces en quatre tourelles doubles (deux avant, deux arrières).

Trois modèles de canons de 8 pouces (203.2mm) vont équiper la marine italienne, le Ansaldo M1924 utilisé par la classe Trento (Trento Trieste), le Ansaldo M1927 utilisé par la classe Zara (Zara Pola Gorizia Fiume) ainsi que sur le Bolzano (dans des tourelles M1929 plus légères) et enfin le Ansaldo M1940, une évolution importante du M1927 utilisé à bord des quatre croiseurs lourds de classe Ragusa (Ragusa Nissa Napoli Ravenna).

Le canon Ansaldo M1924 est un canon de 50 calibres (longueur du tube 10.1m) tirant des obus perforants de 118kg et des obus explosifs de 110kg à une distance maximale de 30550m pour l’obus HE et de 28000m pour l’obus AP, le tout à la cadence de tir maximale de 1.5 à 3.4 coups par minute.

La tourelle double modèle 1924 permet aux canons de 8 pouces de pointer en site de -1.5° (certaines sources parlent de -7°) à +45°. La dotation en munitions est de 216 obus par canon soit un total de 1728 coups.

Le canon Ansaldo M1927 version améliorée du précédent est un canon de 53 calibres (longueur du tube : 10.76m) tirant des obus explosifs de 110kg et des obus perforants de 125kg à une distance maximale de 31550m pour les premiers, 31566m pour les seconds (à l’élévation maximale +45°), la cadence de tir variant de deux à quatre coups par minute.

La tourelle des Zara pèse de 181 tonnes en ordre de combat, permettant aux canons abrités de pointer en site de -5° à +45° à raison de 5° par seconde et en azimut sur 150° de part et d’autre de l’axe à raison de 6° par seconde. La dotation en munitions est semblable à celle des Trento.

La tourelle double M1929 du Bolzano est plus légère mais ses performances et sa capacité en munitions sont identiques.

A la fin du conflit, il ne reste que les canons embarqués sur le Bolzano et le Ravenna. Si les canons du premier ont été feraillés en même temps que le reste du navire, quatre pièces du Ravenna ont été préservées.

Si un canon à été exposé dans l’enceinte de l’académie d’Annapolis dans le Maryland, un deuxième canon à rejoint l’Alabama où il trône à proximité du cuirassé USS Alabama (BB-60) préservé depuis 1965 à Mobile, un troisième à été cédé à un musée de la seconde guerre mondiale de Seattle et la dernière pièce à rejoint l’académie navale de Livourne où sont formés depuis 1883 les futurs officiers de la marine italienne.

Canons de 152mm

Canon de 152mm modèle 1926.jpg

Canons de 152mm modèle 1926

Le traité de Washington (1922) limitait l’artillerie des cuirassés à la tranche «203-406mm» mais ne délimitait pas la différence en terme d’artillerie entre un croiseur et un contre-torpilleur/destroyer.

Pour cela il faudra attendre le traité de Londres signé en avril 1930 qui limite l’artillerie des croiseurs à la tranche «130-203mm», les croiseurs légers étant des navires disposant d’une artillerie d’un calibre maximale de 155mm, les croiseurs lourds ayant une artillerie supérieure à 6.1 pouces.

Si la France décida de construire dans l’immédiat après guerre des croiseurs armés de huit canons de 155mm (classe Duguay-Trouin) très vite le calibre de 152mm s’imposa comme un calibre standard.

Plusieurs modèles de canons vont être utilisés essentiellement à bord des croiseurs de classe Condottieri mais également à bord des cuirassés de classe Littorio.

Le canon de 152mm modèle 1926 embarqué à bord de la première série de Condottieri (Alberto di Giussano, Alberigo da Barbiano, Bartolomeo Colleoni et Giovanni delle Bande Nere) est un canon de 53 calibres (longueur du tube : 8.057m) tirant des obus explosifs de 43kg et des obus perforants de 47kg à une distance maximale de 24600m (HE) et de 22600m (AP) à raison de 4 coups/minute.

La tourelle double modèle 1926 pèse 85 tonnes permettant aux canons de pointer en site de -10° à +45° à raison de 5° par seconde et sur 300° en azimut à raison de 6° par seconde. La dotation en munitions est de 35 à 50 coups par canon soit un total variant de 280 à 400 coups.

Le canon de 152mm modèle 1929 qui équipe les séries suivantes des Condottieri (les Cardona avec les Luigi Cardona et Armando Diaz, les Raimondo Monteccucoli avec Raimondo Montecuccoli et Muzio Atendolo, les Duca Aosta avec les Emanuele Filiberto Duca d’Aosta et Eugenio di Savoia) est une version améliorée du modèle 1929. Les modifications sont assez limitées.

Les onzième et douzième Condottieri baptisés Luigi di Savoia Duca degli Abruzzi et Giuseppe Garibaldi disposent non seulement de deux canons de plus (dix au lieu de huit) mais leurs canons sont d’un modèle amélioré, l’Ansaldo M1934 pour les deux croiseurs, l’Oto M1936 pour les cuirassés.

L’Ansaldo M1934 et l’Oto M1936 sont des canon s de 55 calibres (longueur : 8.36m) tirant des obus explosifs de 44kg et perforants de 47kg à une portée maximale respective de 25740 et 24900m à raison de 4 à 5 coups par minute.

La tourelle triple pèse 135.4 tonnes et permet aux canons de pointer en site de -5° à +45° et en azimut sur 240° (120° de part et d’autre de l’axe).

Les performances de la tourelle double sont identiques. La dotation en munitions est de 130 coups par canon soit un total de 1300 obus pour les croiseurs, 2520 pour les Littorio (210 coups par canon).

C’est ce modèle là qui va également équiper les Gabriele d’Annunzio et Giovanni Caboto ainsi que les quatre unités de classe Adriatico.

A noter qu’initialement les Francesco Caracciolo devaient disposer également de canons de 152mm et de 90mm mais au final les italiens décidèrent d’installer des canons de 135mm en tourelles doubles, une artillerie secondaire polyvalente.

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