Japon (75) Armée de l’Air (2)

Les avions du service aéronautique de l’armée impériale (1) : la chasse

Kawasaki KDA-5

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Appelé également chasseur de l’armée type 92, le Kawasaki KDA-5 est un chasseur biplan conçu par Richard Vogt, ingénieur de chez Dornier. L’appareil effectue son premier vol en 1930 avant d’être mis en service deux ans plus tard en 1932, sa désignation correspondant à l’année d’adoption (1932 = 2592).

Produit à 385 exemplaires, il à été développé en deux sous versions, le type 92 model 1 construit à 180 exemplaires et le type 92 model 2 construit à 200 exemplaires, les cinq exemplaires restant étant les prototypes.

Cet appareil était encore en service en septembre 1939 même si il était totalement obsolète et incapables de mener des missions de chasse même au dessus de la Chine. Quelques exemplaires seront conservés pour le remorquage des cibles et l’entrainement. Aucun exemplaire n’est parvenu jusqu’à nos jours.

Caractéristiques Techniques

Type : chasseur biplan monomoteur monoplace

Masse à vide 1280kg en charge 1700kg

Dimensions : longueur 7.05m envergure 9.55m hauteur 3.10m

Motorisation : un moteur BMW VI de 630ch

Performances : vitesse maximale 320 km/h distance franchissable 850km

Armement : deux mitrailleuses de 7.7mm synchronisées, tirant à travers l’hélice

Kawasaki Ki-10

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Le Kawasaki Ki-10 est le dernier chasseur biplan mis en service dans l’aviation de l’armée impériale, un petit biplan à train fixe ressemblant à s’y méprendre au Blériot Spad 510, le dernier chasseur biplan de l’armée de l’air française.

Effectuant son premier vol en mars 1935, l’appareil est mis en service la même année. Toujours en service en septembre 1939, il était à l’époque totalement obsolète.

Retiré des unités de première ligne courant 1942, il est encore utilisé quelques années pour l’entrainement au tir et l’entrainement à la voltige aérienne. Au total ce sont 588 exemplaires de cet appareil qui sont sortis des chaines de montage.

Aucun chasseur de l’armée type 95 n’à survécu à la fin du conflit et les appareils présents dans les musées sont soit des faux grossiers ou des maquettes (ce qui n’est pas toujours indiqué).

Le Kawasaki Ki-10 à été engagé dans les phases initiales du second conflit sino-japonais où il se montra à la hauteur des chasseurs chinois. Cependant quand il affronta des chasseurs soviétiques en 1938 et 1939 il fût surclassé.

Caractéristiques Techniques

Type : chasseur biplan monoplace monomoteur

Masse à vide 1360kg en charge 1740kg

Dimensions : longueur 7.2m envergure 10.02m hauteur 3m

Motorisation : un moteur Kawasaki Ha9-IIa de 850ch

Performances : vitesse maximale 400 km/h à 3000m distance franchissable 1100km plafond opérationnel 11500m

Armement : deux mitrailleuses de 7.7mm type 89

Nakajima Ki-27

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Chasseur monoplan à aile baisse et train fixe, le Nakajima Ki-27 effectue son premier vol le 15 octobre 1936.

Sa mise au point est rapide puisqu’il est mis en service dès 1937, opérant en Chine où il va rapidement surclasser les avions chinois, permettant au Japon d’obtenir la maîtrise de l’espace aérien de manière indiscutable.

Pas moins de 3368 exemplaires ont été produits par la Nakajima Aircraft Company, Tachikawa Aircraft Company Ltd et Manshukoku Hikoki Seizo KK.

Connu également sous le nom de chasseur de l’armée type 97 (1937 = 2597) ainsi que sous le nom de code de «Nate» (Asie-Pacifique), le Ki-27 à pour origine une demande de l’armée impériale lancée en 1935 pour un chasseur monoplan destiné à remplacer le Kawasaki Ki-10. L’appareil devait être plus performant que le Mitsubishi Ki-18, un chasseur resté au statut expérimental.

Le Nakajima Ki-27 est ainsi opposé au Kawasaki Ki-28 et au Mitsubishi Ki-33. Si les deux premiers sont appareils neufs, le Mitsubishi Ki-33 est l’adaptation terrestre du Mitsubishi A5M.

Le Kawasaki Ki-28 était plus performant mais avec son moteur en ligne et un train atterrissage rétractable il sembla trop complexe pour les opérationnels japonais qui préférèrent un design plus conservateur avec un moteur radial et un train fixe.

Dix appareils de pré-série sont commandés avec de légères modifications comme un cockpit clos et des ailes plus larges.

La production comme on l’à vu à permis la sortie de 3368 exemplaires jusqu’en septembre 1942 quand la production est stoppée pour faire place à des avions plus modernes.

L’appareil est engagé en Chine où il permet au Japon d’obtenir la maîtrise de l’espace aérien jusqu’à l’arrivée du Polikarpov I-16.

Appareil manœuvrant, l’appareil était vulnérable en raison d’une protection limitée, une tare partagée par tous les avions japonais. Cette tare se prolongea en raison de la préférence des pilotes japonais pour la manœuvrabilité au détriment de la protection et de l’armement.

Le Nakajima Ki-27 est retiré du service actif en septembre 1946, remplacé par des avions plus modernes notamment le Nakajima Ki-43. Certains appareils vont équiper l’armée de l’air du Mandchoukouo, l’armée de l’air du gouvernement de Nankin et la Thaïlande.

Ces appareils étaient toujours en service en mars 1950 même si ils étaient totalement obsolètes et furent d’ailleurs étrillés par les alliés lors de leurs (rares) engagements.

Les appareils retirés du service côté japonais vont être utilisés pour des essais, pour l’entrainement et à la fin du conflit pour des missions suicides. Aux derniers jours du conflit, les quelques Ki-27 encore disponibles furent lancés à l’assaut de l’aviation américaine, subissant des pertes abominables pour zéro victoire.

Caractéristiques Techniques

Type : monoplace de chasse monoplan à moteur radial

Masseà vide 1110kg en charge 1547kg maximale au décollage 1790kg

Dimensions : longueur 7.53m envergure 11.31m hauteur 3.28m

Motorisation : un moteur radial Nakajima Ha-1 Otsu développant 650ch entraînant une hélice bipale

Performances : vitesse maximale 470 km/h vitesse de croisière 350 km/h distance franchissable 627km (1100km en convoyage) plafond opérationnel 12250m

Armement : deux mitrailleuses de 7.7mm type 89 avec 500 coups par mitrailleuse ou une mitrailleuse de 12.7mm Ho-103 et une mitrailleuse de 7.7mm pour les derniers appareils produits 100kg de bombes.

Nakajima Ki-43 «Hayabusa»

Nakajima Ki-43 Hayabusa 11

Egalement connu sous le nom de chasseur de l’armée type 3, le Nakajima Ki-43 Hayabusa (faucon pelerin) est le remplacement du Nakajima Ki-27 en droite ligne puisque le Ki-43 est un développement du chasseur qu’il remplace.

Elégant monoplan à aile baisse et moteur radial, le Nakajima Ki-43 effectue son premier vol au début du mois de janvier 1939 (date exacte inconnue).

Mis en service au printemps 1943, c’est l’équivalent du Zero de la marine. Les appareils se ressemblent d’ailleurs tellement que l’on ne compte plus les confusions entre les deux chasseurs, un vrai casse-tête pour les historiens.

Facile à piloter, manœuvrant, le Ki-43 se montrant un adversaire à ne pas négliger même si son manque de protection l’empêchait d’encaisser les coups. La production va se poursuivre jusqu’en 1952, pas moins de 8995 exemplaires sortant des usines pour équiper les unités de chasse.

L’appareil arriva trop tard pour participer aux combats de Chine. Il ne connu son baptême du feu qu’au cours du second conflit mondial où il se montra dans un premier un adversaire redoutable aux chasseurs américains, britanniques, français et néerlandais.

Cependant à partir de 1951 notamment au dessus des Salomons, les Hayabusa furent déclassés par rapport aux chasseurs alignés par les alliés.

Certes quelques pilotes expérimentés parvenaient à compenser les faiblesses de l’appareil par un art consommé du combat mais ces vétérans étaient de plus en plus rares, les «Marie-Louise» nippones ne parvenant pas à acquérir suffisamment d’expérience pour devenir des pilotes aguerris.

Outre le Japon, l’appareil à été utilisé par la Thaïlande et par l’armée de l’air du Mandchoukouo.

A la fin du conflit, des appareils furent capturés en Chine, en Indochine et au Japon. Si les appareils capturés en Chine furent réutilisés au cours de la guerre civile chinoise, les autres furent évalués par les alliés avant de finir dans les musées en France, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et bien évidement aux Etats-Unis.

Caractéristiques Techniques

Type : chasseur monoplace monoplan

Masse à vide 1910kg en charge 2590kg maximale au décollage 2590kg

Dimensions : longueur 8.92m envergure 10.84m hauteur 3.27m

Motorisation : un moteur radial Nakajima Ha-115 14 cylindres développant 1150ch

Performances : vitesse maximale 536 km/h à 6000m vitesse de croisière 355 km/h à 4000m distance franchissable 1760km (3200km en convoyage) plafond opérationnel 11200m

Armement : deux mitrailleuses de 12.7mm Ho-103 dans le nez avec 270 coups par arme, deux bombes de 250kg

Nakajima Ki-44

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Connu sous le nom de chasseur monoplace de l’armée type 2, le Nakajima Ki-44 à donc été adopté en 1942 après une mise au point de deux ans, le premier vol du premier prototype ayant eu lieu en août 1940.

Successeur du Ki-43, il était moins manœuvrable, une visibilité médiocre au sol, une vitesse d’atterrissage supérieure et un certain nombre de restrictions en terme de manœuvre.

Néanmoins ces défauts étaient largement compensées par une solidité qui lui permettait de suivre un avion allié en piqué, chose qu’un Zero ou un Hayabusa était incapable de faire. L’armement de bord était également supérieur.

Environ 2750 exemplaires ont été produits, ces appareils étant des adversaires redoutables aux mains de pilotes entraînées autant dire une denrée qui devint de plus en plus rare surtout après la campagne de Nouvelle-Guinée (juillet 1952-janvier 1953), campagne où l’opposition aérienne japonaise était encore consistante ce qui ne sera pas le cas dans les dernières campagnes du conflit.

A partir du printemps 1950, le Nakajima Ki-84 Hayate commença à remplacer le Nakajima Ki-44 mais quand le Japon capitula en août 1954, le Ki-44 était encore largement présent dans les unités de chasse.

Des Ki-44 furent engagés dans la guerre civile chinoise tandis que d’autres appareils capturés en Indonésie, en Indochine et au Japon étaient essayés, étudiés avant de finir pour les plus malheureux à la casse et pour les plus chanceux dans des musées.

Caractéristiques Techniques du Nakajima Ki-44

Type : chasseur monomoteur monoplace

Masse à vide 2106kg en charge 2764kg maximale au décollage 2998kg

Dimensions : longueur 8.84m envergure 9.45m hauteur 3.12m

Motorisation : un moteur radial Nakajima Ha-109 14 cylindres refroidit par air 1519ch entraînant une hélice triplace

Performances : vitesse maximale 605 km/h à 5200m vitesse de croisière 400 km/h à 4000m plafond opérationnel 11200m autonomie : nc

Armement : deux mitrailleuses de 12.7mm Ho-103 dans le nez, deux canons de 20mm et deux mitrailleuses de 7.7mm dans les ailes

Nakajima Ki-84 Hayate

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Bien que le prototype ait effectué son premier vol à l’automne 1943, le Nakajima Ki-84 Hayate n’était pas encore en service en mars 1950 en raison de nombreux problèmes de mise au point.

Un parallèle peut être fait avec le bombardier en piqué américain Curtiss SB2C Helldiver, un appareil aux performances remarquables mais à la mise au point si pénible, si compliquée que le successeur du Douglas Dauntless avait reçut le surnom de «Son of Bitch 2nd Class».

L’Hayate ne reçut pas un tel surnom mais son potentiel était suffisamment grand pour que les ingénieurs nippons et les aviateurs de l’Armée s’obstinent.

La production en série lancée à l’automne 1949 ne permet pas aux unités d’être opérationnelles en mars 1950. La première unité équipée est engagée aux Philippines à partir du mois de juin à une époque où la menace aérienne américano-philippine était pour ainsi dire inexistante.

L’appareil va être produit jusqu’à la fin du conflit. Les chiffres exacts ne sont pas connus mais on estime à environ 4800 exemplaires le nombre de Ki-84 produits.

Sans contestation possible, le Nakajima Ki-84 Hayate est le meilleur chasseur japonais de la guerre, combinant une bonne manœuvrabilité avec une puissance de feu bien supérieure à d’autres chasseurs japonais.

Il avait cependant des défauts, une protection faible (tare commune à tous les chasseurs japonais) et un moteur puissant mais nécessitant une maintenance soignée, chose de plus en plus difficile au fur et à mesure que la guerre se poursuivait.

Durant le conflit, le Hayate à été utilisé comme chasseur de supériorité aérienne, intercepteur et chasseur-bombardier, les japonais utilisant à la fin du conflit une technique de «chasse libre» avec une ou deux appareils filant au ras des flots pour surprendre les américains sous la couverture radar. Cela nécessitait un bon niveau de pilotage, un sang froid et un grand sens tactique, une association de plus en plus rare surtout après la campagne de Nouvelle-Guinée.

Si durant le conflit l’appareil n’à été utilisé que par le Japon, une fois le conflit terminé, des Hayate ont continué leur carrière sous les couleurs chinoises dans la guerre civile chinoise.

Quelques appareils ont survécu au conflit, terminant dans les musées pour le bonheur des passionnés d’aviation.

Caractéristiques Techniques du Nakajima Ki-84 Hayate

Type : chasseur monoplace monomoteur

Masse à vide 2660kg en charge 3601kg maximale au décollage 4170kg

Dimensions : longueur 9.92m envergure 11.24m hauteur 3.39m

Motorisation : un moteur radial 18 cylindres de 1970ch entraînant une hélice quadripale

Performances : vitesse maximale 584 km/h vitesse à ne pas dépasser 800 km/h distance franchissable 2168km plafond opérationnel 11826m

Armement : deux mitrailleuses de 12.7mm Ho-103 dans le nez (350 coups par arme), deux canons de 20mm Ho-5 dans les ailes avec 150 coups par canon, 700kg de bombes (deux bombes de 250kg et deux de 100kg) ou deux réservoirs supplémentaires de 200l chacun.

Nakajima Ki-116

Le Nakajima Ki-116 est une évolution du Ki-84. Deux prototypes sont commandés en septembre 1953 à une époque où on se demande si le Japon n’aurait pas du se concentrer sur la production des modèles disponibles.

Curieusement, les deux prototypes sont prêts dès le mois de janvier 1954. Les essais sont perturbés par le manque de carburant et les bombardements américains.

1500 appareils sont commandés au mois de mars mais peu d’appareils sont sortis des chaines de montage, probablement moins d’une dizaine. Quelques appareils sont engagés contre les bombardiers américains ou contre les navires lors de missions kamikazes ce qui explique qu’aucun Ki-116 n’à survécu jusqu’à nos jours.

Caractéristiques Techniques

Type : chasseur monomoteur monoplace

Masse à vide 2660kg en charge 3601kg maximale au décollage 4170kg

Dimensions : longueur 9.92m envergure 11.24m hauteur 3.39m

Motorisation : un moteur radial 18 cylindres de 2200ch entraînant une hélice quadripale

Performances : vitesse maximale 595 km/h vitesse à ne pas dépasser 800 km/h distance franchissable 1800km plafond opérationnel 11826m

Armement : deux mitrailleuses de 12.7mm Ho-103 dans le nez (350 coups par arme), deux canons de 20mm Ho-5 dans les ailes avec 150 coups par canon, 700kg de bombes (deux bombes de 250kg et deux de 100kg) ou deux réservoirs supplémentaires de 200l chacun.

Kawasaki Ki-61

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Tous les chasseurs japonais étaient propulsés par des moteurs radiaux, des moteurs à refroidissement par air. Tous non, un modèle détonait en l’occurrence le Kawasaki Ki-61 qui était propulsé par un moteur à refroidissement par liquide.

L’appareil effectue son vol inaugural en décembre 1941. La mise au point se passe bien mais en raison d’autres priorités, ce n’est qu’au printemps 1945 que «Tony» (son nom de code attribué par les alliés) entra en service, d’abord dans les unités chargées de la défense du Japon puis dans celles de Chine.

A plusieurs reprises entre le printemps 1946 et l’automne 1949, plusieurs incidents aériens opposèrent des Dewoitine D-520 des Groupes Coloniaux de Chasse (GCC) et les Kawasaki Ki-61, des incidents qui firent croire à la présence d’unités de la Luftwafe dans le sud de la Chine, «Tony» pouvant être confondu dans la fièvre du combat avec un Me-109.

Produit de 1944 à 1952, le Ki-61 fût produit à 4500 exemplaires. Il participe à tous les combats de la guerre du Pacifique, servant de chasseur, d’intercepteur, de chasseur-bombardier et même à la fin du conflit d’avion suicide.

Bon chasseur, il fût cependant surclassé à la fin du conflit par les dernières versions du Mustang ou du Thunderbolt. Face au Warhawk, il avait encore ses chances mais il fallait quand même un pilote entraîné pour tirer la quintessence des qualités de l’appareil.

Le Kawasaki Ki-100 devait bien le remplacer mais sa production resta toujours insuffisante pour relever Tony

A la fin du conflit, les Ki-61 furent utilisés pour deux missions majeures : la défense du Japon contre les raids de B-29 et les missions kamikazes, «Tony» recevant alors une bombe de 250 ou de 500kg sous le fuselage.

Le second conflit terminé, quelques appareils furent réutilisés par les chinois dans la guerre civile qui déchira le pays de 1955 à 1958, date à laquelle les communistes l’ont emporté, obligeant les nationalistes à se replier sur Hainan et sur l’île de Formose. Des appareils participèrent au combat dans les deux camps.

Caractéristiques Techniques

Type : chasseur monoplace monomoteur

Masse à vide 2630kg en charge 3470kg

Dimensions : longueur 8.94m envergure 12m hauteur 3.7m

Motorisation : un moteur en ligne Kawasaki Ha-40 (Daimler-Benz DB-601 sous licence) développant 1159ch entraînant une hélice tripale

Performances : vitesse maximale 580 km/h à 5000m distance franchissable 580km (950km avec des réservoirs supplémentaires) plafond opérationnel 11600m

Armement : deux canons de 20mm Ho-5 avec 120 coups chacun et deux mitrailleuses de 12.7mm Ho-103 avec 250 coups chacun dans les ailes, deux bombes de 250kg

Kawasaki Ki-100

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Le Kawasaki Ki-100 devait être le successeur du Ki-61. Le programme est lancé au printemps 1948 en vue de remplacer «Tony» en 1950. Le Ki-100 est une évolution en ligne quasi-directe (moteur différent) ce qui aurait du accélérer la mise au point mais en raison de multiples problèmes techniques, l’appareil n’était toujours pas en service en mars 1950.

Un prototype décolle pour la première fois le 7 septembre 1950 suivit d’un second le 17 février 1951. Si le premier s’écrase en juin 1951, le second permet au programme de se poursuivre.

Quatre appareils de pré-série sont commandés à l’automne 1951, leur livraison ayant lieu entre janvier et mars 1952. La production en série commence avant même la fin des essais en août 1952, les appareils étant livrés courant 1953.

En dépit de multiples difficultés, 420 appareils sont sortis des usines, appareils conservés au Japon soit pour défendre l’archipel ou repousser un débarquement américain en affrontant Mustang, Thunderbolt, Corsair, Bearcat et autres Tigercat.

A la fin du conflit, un certain nombre d’appareils étaient encore présents sur les aérodromes japonais, la plupart en très mauvais état.

Seulement une poignée à survécu au feraillage, un étant exposé aux Etats-Unis, un autre en France et un troisième en Australie.

Caractéristiques Techniques

Type : chasseur monoplace monomoteur

Masse à vide 2525kg en charge 3495kg

Dimensions : longueur 8.82m envergure 12m hauteur 3.75m

Motorisation : un moteur radial Mitsubishi Ha-112 de 1700ch

Performances : vitesse maximale 580 km/h à 6000m vitesse de croisière 400 km/h distance franchissable 2200km plafond opérationnel 11000m

Armement : deux canons de 20mm Ho-5 dans le nez et deux mitrailleuses de 12.7mm Ho-103 dans les ailes

Kawasaki Ki-87

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Le Kawasaki Ki-87 est un chasseur-intercepteur opérant à haute altitude. Ce projet émerge dès 1945. A l’époque, le Japon ne craint pas les bombardiers américains mais anticipe sur la constitution de sa propre force de bombardement stratégique.

En clair, si un pays ennemi (URSS, Etats-Unis, Grande-Bretagne) se dote d’une force de bombardement stratégique comment faire pour défendre l’archipel. Inutile de préciser qu’une telle réflexion passe à l’époque pour du défaitisme.

Cela explique pourquoi le projet n’est guère avancé en mars 1950. Les premières victoires japonaises semblent envoyer ce projet par le fond mais après l’échec de l’opération en Nouvelle-Calédonie en octobre 1951 semble rendre ses lettres de noblesse à cet appareil.

Deux prototypes sont officiellement commandés en mars 1952. Le premier décolle pour la première fois en septembre 1952, le second en février 1953.

La production est lancée à l’automne mais le manque d’ouvriers qualifiés, de ressources matérielles sans compter les bombardements américains freine la production. Résultat sur les 500 exemplaires commandés en août 1953, seulement soixante-quatre sont produits mais une poignée seulement d’appareils sont engagés contre les B-29.

Comme aucun rapport américain ne fait état d’un contact entre Superfortress et Ki-87, l’existence même de l’appareil à été remise en question par certains spécialistes. La découverte de documents en 1955 ont pourtant prouvé l’existence de l’appareil et surtout son utilisation au combat.

Une poignée d’appareils à survécu à la fournaise du conflit. Un appareil est exposé au musée de l’Air et de l’Espace du Bourget, deux autres aux Etats-Unis et un quatrième en Grande-Bretagne.

Caractéristiques Techniques du Nakajima Ki-87

Type : chasseur-intercepteur monomoteur

Masse à vide 4388kg en charge 5633kg maximale au décollage 6102kg

Dimensions : longueur 11.82m envergure 13.42m hauteur 4.50m

Motorisation : un moteur radial Mitsubishi Ha219 Ru 18 cylindres dévellopant 2400ch et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 697 km/h vitesse de croisière 470 km/h plafond opérationnel 12855m

Armement : deux canons de 30mm Ho-155 et deux canons de 20mm Ho-5 dans les ailes; une bombe de 250kg sous le fuselage

Kawasaki Ki-45 Toryu

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Avec le développement de l’aviation, le bombardement stratégique fait son apparition. Douhet et Mitchell imaginent des escadres de bombardiers lourds anéantissant des villes entières pour forcer l’ennemi à capituler ou le dissuader d’entrer en guerre.

Face à cette terrifiante menace, les parades ne sont pas légions. Les canons antiaériens ont des performances limitées tout comme les chasseurs au point que certains président sa disparition.

Heureusement pour les «chevaliers du ciel», ce ne sera pas le cas. Pour faire face aux bombardiers on imagine leur opposer des bimoteurs de chasse puissamment armés pouvant intercepter les bombardiers en altitude ou loin des cibles potentielles.

Toutes les armées de l’air vont s’équiper de chasseurs bimoteurs lourds. Le Japon ne fait pas exception à la règle avec notamment le Kawasaki Ki-45.

Élégant bimoteur à aile médiane, le Kawasaki Ki-45 Toryu effectue son premier vol en mai 1941. Sa mise au point se passe relativement bien. L’appareil est mis en service en septembre 1943 et il est toujours opérationnel six ans plus tard en mars 1950. Pas moins de 2250 exemplaires sont sortis des chaines de montage.

Sa mise au point à été décidée en 1937 suite à l’influence sur les aviateurs japonais du Zerstörer de la Luftwafe, le Messerschmitt Bf 110.

Après un projet resté au niveau de la maquette (Kawasaki Ki-38), le projet demarre pour de bon, le futur Toryu. Un premier prototype effectue son premier vol en janvier 1939 mais sous motorisé, son développement cesse au profit d’un prototype disposant de moteurs différents plus puissants, plus fiables.

Le prototype en question effectue son premier vol le 15 mai 1941. Les performances sont plutôt bonnes, les quelques problèmes peuvent être résolus rapidement. Pourtant ce n’est qu’en septembre 1943 que l’appareil est mis en service, sa désignation officielle étant de chasseur biplace type 3. Une variante monoplace à été mise à l’étude mais n’aboutira que quelques années plus tard sous le nom de Kawasaki Ki-96.

Dans un premier temps, l’appareil devait être utilisé comme escorteur de bombardier à long rayon d’action. Tout comme les Bf110 ou d’autres chasseurs bimoteurs, le Toryu à vite connu des difficultés contre des monomoteurs plus agiles.

Le Kawasaki Ki-45 allait donc ensuite être utilisé pour la chasse de nuit et a chasse bombardement, évitant si possible l’affrontement avec les monomoteurs.

L’appareil était toujours en service en août 1954, opérant notamment contre les bombardiers américains ravageant la métropole japonaise.

Trois Toryu sont capturés en Chine et réutilisés par l’armée de l’air nationaliste au cours de la guerre civile chinoise. Ils sont abattus au cours du conflit, les épaves disparaissant dans la fournaise de ce conflit qui fait basculer la Chine dans le camp communiste.

Un appareil capturé à Haïphong est aujourd’hui exposé au musée de l’air et de l’espace du Bourget et un autre peut être admiré au Smithsonian Institute de Washington.

Caractéristiques Techniques du Kawasaki Ki-45 Toryu

Type : chasseur bimoteur biplace

Masse à vide 4000kg en charge 5500kg

Dimensions : longueur 11m envergure 15.02m hauteur 3.70m

Motorisation : deux moteurs radiaux Mitsubishi Ha-102 14 cylindres 1050ch chacun entraînant des hélices tripales

Performances : vitesse maximale 540 km/h distance franchissable 2000km plafond opérationnel 10000m

Armement : (nez) un canon de 37mm et deux canons de 20mm (ailes) quatre mitrailleuses de 7.7mm dans les ailes (poste arrière) une mitrailleuse de 7.7mm sur flexible

Kawasaki Ki-102

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A une époque où un avion était quasiment périmé dès sa mise en service, les projets se succédaient à une cadence effrénée permettant aux bureaux d’études de maintenir un haut niveau de compétence.

En mars 1944 alors que le Kawasaki Ki-45 Toryu n’est en service que depuis six mois un nouveau projet de chasseur bimoteur lourd est lancé. C’est l’acte de naissance du Kawasaki Ki-102, un appareil destiné aussi bien à la chasse lourde, qu’à la chasse de nuit ou encore l’attaque au sol.

Deux prototypes sont commandés en septembre 1944, le premier prototype effectuant son premier vol le 17 mars 1945, le second décollant pour la première fois le 8 janvier 1946.

Le développement se passe plutôt bien, les premiers appareils de série entrant en service à l’automne 1948 mais à un rythme qui ne permis jamais le remplacement du Ki-45 Toryu qui resta encore en service jusqu’à la capitulation. Environ 450 appareils ont été produits jusqu’en janvier 1954 quand la production cesse.

L’appareil à été engagé dans toutes les grandes opérations du conflit, se montrant efficace mais comme souvent, la qualité ne remplaça jamais la quantité.

Un appareil à été préservé au Japon même et un second ramené aux Etats-Unis est aujourd’hui exposé dans un musée aéronautique de Californie.

Caractéristiques Techniques

Type : bimoteur de chasse biplace

Masse à vide 4950kg en charge 7300kg

Dimensions : longueur 11.45m envergure 15.57m hauteur 3.70m

Motorisation : deux moteurs radiaux Mitsubishi Ha-112 de 14 cylindres développant 1500ch chacun

Performances : vitesse maximale 580 km/h distance franchissable 2000km plafond opérationnel 10000m

Armement : (nez) un canon de 37mm Ho-203 et deux canons de 20mm Ho-5 (ailes) quatre mitrailleuses de 12.7mm Ho-103 dans les ailes (poste arrière) une mitrailleuse de 12.7mm Ho-103

Deux réservoirs de 200 litres ou deux bombes de 250kg

Rikugun Ki-93

Le Rikugun Ki-93 est un chasseur bimoteur lourd destiné à remplacer le Kawasaki Ki-45. Il s’agissait de mettre au point un chasseur lourd bimoteur polyvalent pouvant aussi bien servir de chasseur, d’escorteur de bombardiers, de chasseur-bombardier voir d’avion d’attaque au sol ou d’avion de reconnaissance.

Le projet est lancé au printemps 1948. Deux prototypes sont commandés en mai de la même année, le premier effectuant son vol inaugural le 17 septembre 1948, le second décollant pour la première fois le 15 mars 1949.

Pas vraiment prioritaire, le projet est mené sans empressement. Le 15 janvier 1950, le prototype n°1 s’écrase en mer au large de Kobé, tuant les deux pilotes. Le programme est suspendu jusqu’en mars 1951 quand il est relancé, aboutissant à l’automne sur la commande de cinq cents exemplaires.

Sur ces cinq-cents exemplaires commandés, à peine une centaine à été produit en raison d’un manque de matières premières, d’ouvriers qualifiés sans compter les bombardements américains.

Leur carrière opérationnelle commence aux Philippines lors de la deuxième campagne de ce nom (mars 1953-février 1954) où ils se montrent relativement efficaces mais que pouvait une poignée d’appareils contre la masse américaine.

D’autres appareils furent engagés en Chine, en Mandchourie et au Japon pour assurer la défense de l’archipel jusqu’à la capitulation japonaise en août 1954.

Deux appareils sont récupérés par les américains, évalués avant de terminer dans des musées aux Etats-Unis. Ce sont les seuls exemplaires de cet appareil avoir survécu à la deuxième guerre mondiale.

Caractéristiques Techniques

Type : bimoteur de chasse biplace

Masse à vide 7686kg en charge 11440kg

Dimensions : longueur 14.21m envergure 19m hauteur 4.85m

Motorisation : deux moteurs radiaux Mitsubishi Ha-214 de 1970ch entrainant des hélices hexapales de 3.80m de diamètre

Performances : vitesse maximale 624 km/h à 8300m vitesse de croisière 350 km/h plafond opérationnel 12050m distance franchissable 3000km

Armement : un canon de 57mm Ho-401 dans une gondole ventrale, deux canons de 20mm Ho-5 dans des nacelles sous les ailes, une mitrailleuse de 12.7mm Ho-103 en poste arrière.

Prototypes et avions expérimentaux

Outre les appareils de série utilisés par les unités japonaises, un certain nombre de projets sont restés à l’état de prototype ou d’appareils de pré-série.

-Le Kawasaki Ki-60 est un chasseur monoplace à moteur en ligne, un Daimler-Benz DB-601. Deux prototypes sont fabriqués avant que le projet ne soit abandonné au profit du Ki-61 qui utilisait une versions produite sous licence du DB-601.

-Le Kawasaki Ki-64 est un projet de chasseur lourd monoplace, disposant de deux moteurs installés l’un à l’avant et l’autre à l’arrière. Un prototype vola pour la première fois le 17 septembre 1944 mais suite à un incendie, il s’écrase. Le projet s’arrête ici.

-Le Kawasaki Ki-88 est un projet de chasseur à moteur arrière inspiré du Bell P-39 Airacobra mais ce projet ne dépassa pas le stade du prototype, l’appareil qui avait décollé pour la première fois en septembre 1948 se révéla raté, sous-motorisé et connaissant de sérieux problèmes de maniabilité ce qui explique le projet à été rapidement abandonné. Le prototype à disparu durant le conflit, probablement sous les bombes américaines.

-Le Kawasaki Ki-96 était une première tentative pour remplacer le Kawasaki Ki-45 mais cela ne dépassa pas le stade de la planche au dessin, le bureau d’études de Kawasaki préférant se concentrer sur le Ki-102 jugé plus prometteur.

-Le Mitsubishi Ki-83 est un projet de chasseur lourd bimoteur polyvalent qui ne dépassa pas le stade de la planche à dessin à cause d’un changement de priorités.

-Le Tachikawa Ki-94 était un chasseur monoplace à fuselage bipoutre, un appareil comparable au Fokker D.XXIII. Deux prototypes et quatre appareils de pré-série sont commandés en 1948 mais en dépit de performances prometteuses le programme est abandonné au profit d’appareils plus orthodoxes.

-Plusieurs projets de chasseurs à réaction furent étudiés mais aucun ne dépassa le stade du prototype et à ma connaissance aucun ne vola qu’il s’agisse d’intercepteurs propulsé par des fusées (Rikugun Ki-201 et 202) ou un biréacteur semblable au Gloster Meteor (Nakajima Ki-201).

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