Japon (70) Armée de Terre (10)

Chars de combat

Avant-Propos

Après trois mois de guerre de mouvement (août-novembre 1914), le front occidental se fige, la guerre fraiche et joyeuse se transforme en une guerre immonde où les hommes combattent aussi bien l’ennemi que la boue.

Le front ouest se fige en un réseau de tranchées, un gigantesque réseau allant de la mer du Nord à la frontière suisse, 700km de tranchées, de blockhaus, de barbelés, tranchées plus ou moins bien aménagées, tranchées séparées par un zone couverte de trous d’obus, de barbélés, battue par des mitraileuses, le terrifiant no man’s land.

En 1915 et 1916, la recherche de la percée devient une obssession. Persuadés que la puissance de feu va tout résoudre, les états-majors alliés vont accumuler des quantités considérables de canons toujours plus lourds qui par leurs obus sont sensés tout écraser, ouvrant une voie royale à l’infanterie voir à la cavalerie.

Hélas trois hélas pour les poilus et les tommies. Malgré un terrifiant déluge de feu, la percée tant recherchée ne sera jamais obtenue et quand elle était obtenue à l’échelon tactique, il manque un organe d’exploitation, les allemands parvenant à rétablir un front continu.

Très vite émerge l’idée que pour traverser le no man’s land il faut rendre mobile une mitrailleuse ou un canon, une mobilité qui doit lui permettre d’écraser les barbelés, de neutraliser les mitrailleuses, permettant aux fantassins de gagner sans pertes (ou presque) sans fatigue (ou presque) la première, la deuxième puis la troisième ligne ennemie. Le char de combat était né.

Engagé pour la première fois le 15 mars 1916, il montre ses capacités en dépit de limites tactiques et techniques qui ne seront jamais totalement résolues qu’il s’agisse de la fiabilité mécanique, de la question de l’accompagnement de l’infanterie et de l’appui-feu.

Dans l’immédiat après guerre, en dépit de quelques penseurs avant-gardistes (Fuller Lidell-Hart en attendant Guderian et De Gaulle), le char n’est vu que comme un auxiliaire de l’infanterie.

Le char, le tank doit accompagner le fantassin, doit neutraliser les obstacles sur le terrain mais ne doit pas constituer la pointe de diamant d’un dispositif tactique. Il faut dire qu’à l’époque les chars sont lents et leur autonomie n’est pas encore leur point.

Néanmoins les progrès techniques sont rapides en terme de motorisation, de chenilles, de suspension permettant d’envisager des chars rapides et performants. Rien n’enmpêche d’envisager le regroupement des chars dans des unités autonomes pour obtenir la percée et l’exploitation.

Rien sauf un certain conservatisme militaire mais également le manque de moyens budgétaires et industriels.

En dépit de ces obstacles, les grandes puissances militaires vont disposer en septembre 1948 d’unités à base de chars qu’il s’agisse des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne (Armoured Division), de la France (Divisions Cuirassées Divisions Légères Mécaniques), de l’Allemagne (Panzerdivisionen), de l’URSS (Corps d’Armées Blindées), de l’Italie et même du Japon.

Oui même le Japon va disposer de trois divisions blindées dont la mise sur pied répond à la fois à la crainte d’une invasion soviétique de la Mandchourie mais également au renforcement des moyens militaires dans les colonies européennes.

Cependant la mise sur pied de ces divisions n’entrainera pas la mise sur pied d’une doctrine cohérente sur son utilisation. Faute d’officiers influents, les unités blindées japonais se verront souvent contraintes de devoir servir d’appui à l’infanterie, contrainte qui répondait également à un théâtre géographique tellement compartimenté qu’il rendait difficile l’utilisation massive des chars.

A cela s’ajoute des problèmes techniques et industriels. La faiblesse de l’industrie militaire nippone empêchera les trois divisions blindées de disposer non seulement de chars en nombre suffisant mais également de chars capable de tenir la dragée haute aux blindées alliés.

En mars 1950, les blindés japonais étaient dans l’ensemble inférieurs aux blindés français, britanniques, néerlandais et américains mais cette infériorité n’était pas dramatique. Le conflit se prolongeant, cette infériorité ne va cesser de se creuser.

Des projets de chars moyens et lourds sont bien étudiés mais leur production sera trop limitée pour changer réellement le cours des choses.

Type 4 Chi-To.JPG

Type 8 Chi-To

De toute façon même si suffisament de type 8 Chi-To à canon de 75mm étaient sortis des arsenaux nippons il aurait alors fallu disposer de suffisamment de navires pour les transporter sur le front ce qui ne sera jamais le cas.

C’est ainsi qu’après le débarquement américain aux Philippines (8 mars 1953), l’état-major japonais décide de conserver sur l’archipel les chars produits pour équiper neuf brigades blindées indépendantes destinées à défendre le territoire national contre une invasion américaine.

Au moment de la capitulation seulement quatre de ces neufs brigades peuvent être considérées comme opérationnelles. Ces unités manquaient néanmoins de véhicules d’appui et de soutien.

Ce sera d’ailleurs l’autre faiblesse des divisions blindées japonaises à savoir le manque de véhicules de transport de troupes pour l’infanterie, le manque de canons automoteurs pour l’artillerie, le manque de camions pour la logistique.

Paradoxe intéressant, le Japon mettra au point quelques blindés de combat du génie avant-gardistes, des blindés supérieurs à ce qu’avaient en ligne les occidentaux.

Ce paradoxe n’échappera pas aux américains qui étudieront soigneusement ces véhicules produits à quelques exemplaires seulement.

Un bref panorama historique

Comme nous l’avons vu dans la partie consacrée à l’histoire du Japon, la Dai-Nippon Teikoku Rikugun ne participe que de manière marginale à la première guerre mondiale. Après la prise de Tsingtao, le Japon se contente de poursuivre sa politique d’influence en Chine mais en dépit de projets, aucun soldat japonais ne partira combattre en Europe.

En dépit cette participation limitée, le Japon à compris l’intérêt du char de combat, l’intérêt de posséder ce nouveau roi des champs de bataille surtout si l’ennemi chinois n’en possède pas.

Si aujourd’hui l’industrie automobile nippone est puissante et compétitive, à l’époque ce n’est pas le cas. Il est donc impossible pour le Japon de construire des chars de combat.

Comme depuis le début de l’ère Meiji (1867), le Japon va d’abord copier ce qui se fait à l’étranger avant de mettre au point ses propres chars.

La première étape est l’acquisition de chars occidentaux pour permettre aux ingénieurs japoinais de faire connaissance avec cette nouvelle technologie.

Un Mark IV est acquis en octobre 1918 suivit en 1919 par l’achat de six chars Medium Mark A Whippet et de treize Renault FT. Il faut ensuite attendre 1927 pour que soit acheté un Vickers Mark C suivit en 1930 de dix Renault NC-1. Des Vickers 6-Ton Tank et des chenillettes Carden-Lloyd sont également acquis pour favoriser la R&D.

Entre temps en 1925, le Japon se lance dans la construction de chars, de modèles originaux en tirant partie de l’étude des chars étrangers acquis.

Après l’échec d’un premier prototype, un deuxième prototype simplement désigné prototype n°2 est présenté en avril 1929. Adopté dans la foulée, il devient le char léger type 89 dont les capacités sont comparables aux modèles occidentaux.

Type 89 Chi-I.jpg

Type 89 Chi-I

Le résultat est donc intéressant puisqu’en seulement quelques années le pays à pu digérer une technologie nouvelle et surtout à pu mettre au point ses propres modèles de chars en dépit d’une industrie automobile inexistante et un manque criant de matières premières.

Comme les technologies évoluent vite, de nouveaux modèles sont successivement mis en service comme le type 94, le Type 95 Ha-Go adopté comme son nom l’indique en 1935 suivit deux ans plus tard du type 97 Chi-Ha qui avec ses treize tonnes dépasse pour la première fois la barre des dix tonnes, barre longtemps imposée aux ingénieurs nippons pour tenir compte de la faiblesse industrielle du pays.

Après les cuisantes défaites contre les soviétiques, de nouveaux modèles de chars sont étudiés tandis que des officiers japonais se rendent en Allemagne pour apprendre de leur allié même si peu d’informations seront transmises, les deux alliés se méfiant des intentions de l’autre.

De plus même quand l’Allemagne transmettra des informations sur ses projets de chars, les japonais trouveront souvent de bonnes raisons pour ne pas s’en servir. Cette coopération technique qui aurait pu s’avérer fructueuse ne généra pas autant de fruits que la coopération franco-britannique dans ce domaine.

Sur le plan technique, le canon de 37mm et le canon court de 57mm _uniquement bons à appuyer l’infanterie en raison d’une vitesse initiale trop faible_ sont peu à peu remplacés par le canon de 47mm dérivé du canon antichar.

Le type 97 Chi-Ha évolue ainsi en type 1 Chi-He armé d’un canon de 47mm, un véhicule capable de tenir tête aux chars Cruiser britannique voir aux S-35 français mais qui va rapidement être déclassé face aux nouveaux chars occidentaux armés d’un canon de 75mm (ou plus) en tourelle.

La logique aurait donc voulu que le Japon lance immédiatement le développement de chars équivalents simplement pour suivre la sagesse militaire qui impose de s’équiper d’une arme dès que l’ennemi s’en équipe.

Ce ne sera pas le cas ou du moins avec énormément de retards. Outre les faiblesses industrielles, le conservatisme buté de nombre d’officiers japonais empêche le développement de chars moyens aussi bien armés que les projets en cours occidentaux.

C’était d’autant plus incompréhensible qu’en Malaisie une brigade blindée britannique disposait de Cromwell et de Churchill et que si la France ne disposait que de Somua S-35 en Indochine, les Etats-Unis disposaient aux Philippines de M-3 Lee à canon de 75mm.

Les projets sont ralentis ou menés avec une telle lenteur que fort peu de chars moyens bien armés sortent des usines qu’il s’agisse du type 3 Chi-Nu, des type 4 Chi-To et des type 5 Chi-Ri. Il faudra attendre la sortie du type 8 Chi-To pour qu’un char moyen à canon de 75mm soit produit en relatif grand nombre.

Durant le conflit on assistera même au développement de chars lourds de 120 ou 200 tonnes, des chars qui ne dépassèrent pas le stade du prototype voir de la maquette, développement qui semble davantage répondre à la panique du moment qu’à un réellement changement de doctrine.

A la capitulation japonaise, tout les prototypes, maquettes et plans sont saisis (même si une partie à été détruite) par les américains et les alliés. Le Japon se voit interdit toute recherche et tout travail sur les chars de combat, interdiction qui ne sera levée qu’en 1964 quatre ans après la création de la force d’autodéfense. Aujourd’hui en 2018, le Japon produit ses propres chars et après des années de refus se sent prêt à exporter à l’étranger ses meilleurs produits.

Les différents modèles chars japonais

Char moyen type 87 Chi-Hi

Appelé également 1er char expérimental, le type 87 Chi-Hi est le premier char conçu au Japon. Les travaux ont débuté en juin 1925. Il s’agissait de mettre au point un char de combat moyen ce qui était plutôt ambitieux surtout avec un délai relativement court de deux ans.

Le dessin est achevé en mai 1926 et la construction du prototype commence aussitôt à l’Arsenal d’Osaka non sans difficultés en raison d’une industrie automobile japonaise chétive et famélique.

Le prototype est terminé en février 1927 mais les essais montrent une sous-motorisation et sa vitesse limitée n’impressione guère l’état-major de l’armée impériale qui demande un char plus léger ne dépassant pas les 9.1 tonnes métriques soit moitié moins que le type 87 Chi-Hi qui lui pesait 18 tonnes.

Le nouveau modèle s’inspire du Vickers Medium C dont un exemplaire à été acquis par l’armée japonais en mars 1927. Ce modèle allait aboutir ultérieurement au type 89.

Chenillette type 92

Type 92 Heavy Armoured Car 4.jpg

Comme son nom l’indique, la chenillette type 92 à été adopté en l’an 2592 du calendrier japonais soit 1932 selon notre calendrier grégorien. 167 exemplaires ont été produits entre 1932 et 1939.

Première chenillette conçue par les japonais, le type 92 est un véhicule destiné aussi bien à l’éclairage au sein des unités de cavalerie mais également au soutien de l’infanterie (éclairage, appui-feu).

Comme en France où les chars étaient réservées à l’infanterie, obligeant la cavalerie à appeler son char Somua S-35 Automitrailleuse de Combat (AMC), la chenillette type 92 était officiellement une sokosha (auto blindée).

La mise au point de ce véhicule à lieu à une époque où les cavaleries cherchent à survivre en se mécanisant, de nombreux pays s’équipent de chars légers voir très légers pour remplacer le cheval dans l’éclairage.

Du côté japonais on essaya d’abord une auto blindée Sumida à capacité amphibie mais en raison de performances insuffisantes, le Japon décida d’abandonner l’amphibie et la roue pour la chenille.

Ce véhicule se révéla efficace en Chine et en Mandchourie. Vite déclassée, la type 92 est remplacée par la type 94. Quelques exemplaires sont conservées pour l’entrainement ou pour des missions de police.

Aucun véhicule n’à survécu au second conflit mondial, les type 92 préservées étant en réalité des type 94, les occidentaux confondant souvent les deux modèles.

Caractéristiques Techniques

Type : chenillette triplace

Masse : 3.5 tonnes

Dimensions : longueur 3.95m largeur 1.63m hauteur 1.86m

Motorisation : un moteur diesel refroidit par air Franklin/Ishikawajima Sumida C6 de 45ch

Performances : vitesse maximale 40 km/h distance franchissable 200km

Blindage : 6 à 12mm

Armement : une mitrailleuse de 13.2mm type 92 en caisse une mitrailleuse de 7.7mm type 97 en tourelle. Les premiers modèles disposaient de deux mitrailleuses de 6.5mm une en tourelle et une autre en caisse

Chenillette type 94

Type 94 12.jpg

Dans l’immédiat du premier conflit mondial outre les monstres préhistoriques mis au point pour franchir les tranchées, des chars légers très légers appelés chenillettes sont mis au point notamment pour transporter les armes lourdes ou remorquer les pièces d’artillerie dans le no man’s land.

De ces chenillettes sont issus des modèles de chars légers qui avaient l’avantage de coûter peu cher, un avantage décisif en ces temps de budgets faméliques.

Le Japon qui manquait d’expérience dans le domaine des chars acheta des chenillettes britanniques et françaises avant de mettre en chantier des chars légers aux performances limitées.

La première tentative baptisée type 92 Jyu-Sokosha destinée à la cavalerie est suivie d’un véhicule destiné à l’infanterie. Baptisée type 94, cette chenillette, cette tankette était destiné à servir de véhicule de reconnaissance, de liaison et de transport de munitions et d’armes lourdes. Elle devait assurer l’appui rapproché de l’infanterie.

Le type 94 est un petit véhicule chenillé avec une tourelle monoplace disposant d’une unique mitrailleuse. Pour le ravitaillement il pouvait remorquer une remorque. Il est officiellement appelé type 94 TK (Tokushu Keninsha/tracteur spécial).

Le type 94 est officiellement mis en service en 1935 après des essais en Chine et en Mandchourie mais si il se montre relativement efficace en Chine, il va être rapidement déclassé et même surclassé car son blindage ne résistait pas aux balles des armes individuelles. Il va néanmoins rester en service jusqu’en 1954.

A la fin du conflit, quelques exemplaires sont récupérés par la Chine mais disparaissent dans la fournaise de la guerre civile chinoise. Au Japon, les américains récupèrent trois véhicules qui sont exposés sur des bases américaines (un à Okinawa, un à Fort Bragg et un dernier à Fort Knox).

Au final ce sont 823 exemplaires qui ont été produits par les arsenaux japonais.

Caractéristiques Techniques

Type : chenillette biplace

Masse : 3.4 tonnes à vide

Dimensions : longueur 3.08m largeur 1.62m hauteur 1.62m

Motorisation : un moteur diesel Mitsubishi type 94 refroidit par air dévellopant 35ch

Performances : vitesse maximale 40 km/h sur route distance franchissable 200km sur route

Protection : 4 à 12mm (4mm arrière 6mm latéral 12mm frontal)

Armement : une mitrailleuse de 6.5mm type 91 en tourelle avec 1620 projectiles

Chenillette type 97 Te-Ke

Type 97 Te-Ke 13.JPG

Pour remplacer le type 94, le Japon travailla sur un nouveau modèle de char léger destiné principalement à servir de véhicule de reconnaissance rapide.

En apparence le châssis est voisin mais les différences sont importantes, le moteur étant déplacé à l’arrière, la tourelle est déplacée au milieu avec le chauffeur à gauche ce qui facilite les communications au combat. L’armement se composait soit d’une mitrailleuse de 7.7mm ou plus rarement d’un canon de 37mm. Au total 616 exemplaires ont été produits jusqu’en 1945.

La production démarre en 1939 et se poursuit jusqu’en 1945 quand elle cesse, le modèle étant considéré comme obsolète.

Il va rester en service jusqu’à la fin du conflit en dépit de leur obsolescence, leur faible protection en faisant des proies rêvées pour n’importe qu’elle arme antichar même d’un calibre modeste.

Plusieurs variantes ont été étudiées mais la production n’à pas suivit en l’occurence un type 98 (transport de troupes) et un type 100 (véhicule d’observation d’artillerie).

A la fin du conflit, rares sont les type 97 Te-Ke encore opérationnels. Il semble qu’en Chine les nationalistes comme les communistes ont récupéré quelques véhicules employés durant la guerre civile chinoise.

Un exemplaire capturé à Hanoï à été envoyé en France, enrichissant les collections du musée des blindés de Saumur. Les américains et les britanniques ont récupéré un véhicule mais on à perdu leur trace.

Caractéristiques Techniques

Type : chenillette biplace

Masse : 4.7 tonnes

Dimensions : longueur 3.68m largeur 1.80m hauteur 1.90m

Motorisation : un moteur diesel Ikegai refrodit par air développant 65ch

Performances : vitesse maximale 42 km/h distance franchissable 250km

Blindage : 4 à 16mm

Armement : un canon de 37mm type 94 (96 obus) ou une mitrailleuse de 7.7mm type 97

Char léger type 89 Chi-Ro

Type 89 Chi-Ro 11.jpg

Comme nous l’avons vu plus haut, le type 87 Chi-I se révéla trop lourd, sous-motorisé et peu mobile pour constituer un char efficace même aux standards de l’époque. L’armée japonaise demande donc le développement d’un char plus léger plus proche des dix que des vingt tonnes.

C’est l’acte de naissance du type 89 Chi-Ro construit avec des plaques de blindage plus légères que son prédécesseur. L’armement se composait d’un canon de 57mm type 90 et de deux mitrailleuses de 6.5mm type 91.

Le nouveau modèle est adopté comme son nom l’indique en 1929 et sa production démarre en 1931. C’est le premier char à été produit en masse au Japon. Disponible en deux versions (diesel refrodit par air et diesel refroidit par eau), ce char va être produit à 404 exemplaires.

Il va participer aux événements de Shanghai en 1932 puis à la deuxième guerre sino-japonaise à partir de 1937. Il participe également à la bataille de Khalkin Gol en juillet 1939 où il souffre terriblement sous les coups des chars BT soviétiques.

Il est progressivement remplacé par les type 95 Ha-Go et les type 97 Chi-Ha et si quelques exemplaires sont encore en service en septembre 1954, il ne serve plus qu’à l’entrainement des nouveaux tankistes. Quelques exemplaires survivent à la défaite japonaise et font le bonheur de musées en Europe et aux Etats-Unis.

Caracteristiques Techniques

Poids : 12.79 tonnes

Dimensions : longueur 5.73m largeur 2.15m hauteur 2.56m

Motorisation : un moteur diesel refroidit par air Mitsubishi A6120VD de 120ch

Performances : vitesse maximale 26 km/h distance franchissable 170km

Blindage : 6 à 17mm

Armement : un canon de 57mm type 90 en tourelle avec 100 coups deux mitraileuses de 6.5mm type 91 (une en caisse et une dans l’arrière de la tourelle) avec un total de 2745 coups

Equipage : quatre hommes

Char léger type 95 Ha-Go

Type 95 Ha-Go 6.png

Connu également sous le nom de type 95 Ke-Go, ce char léger est un modèle destiné à remplacer le type 89 considéré comme trop lent pour la guerre mécanisée.

Le développement du nouveau char est lancé en 1933. Le premier prototype est achevé en juin 1934 par l’Arsenal de Sagami. Après une série de tests en Mandchourie à l’hiver 1934/35, un deuxième prototype est mis en chantier, second prototype achevé en novembre 1935.

La production est lancée par Mitsubishi en 1936 mais il faut attendre 1938 pour que la production devienne vraiment massive pour permettre au type 95 de devenir le char majeur des unités blindées japonaises.

La production se poursuivit jusqu’en 1949 quand elle cessa après la sortie 3300 exemplaires. Ce char armé d’un canon de 37mm et de deux mitrailleuses de 7.7mm à été rapidement déclassé mais faute de mieux la production s’est poursuivit, les derniers exemplaires recevant un canon plus puissant, un canon de 57mm ou un canon de 47mm.

C’est ainsi que sur les 3300 exemplaires produits, 1800 étaient armés d’un canon de 37mm, 600 d’un canon de 57mm et 900 d’un canon de 47mm.

Si il se montra efficace en Chine, il eut beaucoup plus de mal face aux chars occidentaux mieux armés et surtout mieux protégés que le type 95. A la fin du conflit il reste un nombre non négligeable de type 95 disponibles.

Si les Ha-Go capturés par les chinois sont réutilisés dans la guerre civile qui suit le second conflit mondial, les type 95 capturés par les occidentaux sont rapidement feraillés ou expédiés aux Etats-Unis et en Europe comme trophées de guerre.

Plusieurs variantes ont été mises au point qu’il s’agisse du Type 95 Ki-Ri (véhicule de combat du génie), le Type 95 So-Ki pouvant patrouiller sur les voies ferrées et le Type 2 Ka-Mi un char amphibie.

La Thaïlande à acquis 150 exemplaires du type 95, cent-cinquante chars à canons de 37mm qui furent utilisés notamment en Birmanie.

A la fin du conflit, certains furent transformés en chasseur de char avec un canon de 75mm en superstructure, les tourelles à canons de 37mm servant à renforcer des fortifications.

Caracteristiques Techniques

Poids : 7.4 tonnes

Dimensions : longueur 4.38m largeur 2.06m hauteur 2.13m

Motorisation : un moteur diesel refroidit par air Mitsubishi 16120VDe de 120ch

Performances : vitesse maximale 45 km/h distance franchissable 209km

Armement : un canon de 37mm type 94, deux mitraileuses de 7.7mm type 97 (une en caisse une à l’arrière de la tourelle)

Equipage : trois hommes (un conducteur, un mitrailleur de caisse, un chef de char/pourvoyeur/tireur en tourelle)

Type 98 Ke-Ni

Type 98 2.jpg

Le char léger type 98 Ke-Ni adopté officiellement en 1938 à été conçu pour remplacer le char léger type 95 Ha-Go. Connu aussi sous le nom de type 98 Chi-Ni, il à été mis au point après que les combats en Mandchourie et en Chine eurent révélé les faiblesses du type 95.

Le prototype apparaît en 1939 mais la production ne commence qu’au printemps 1943 suite à de multiples problèmes industriels. Avec sa tourelle biplace, ce char était armé d’un canon de 37mm à haute vitesse initiale avec une mitrailleuse coaxiale de 7.7mm.

Ce modèle à été produit à seulement 250 exemplaires jusqu’en mars 1952 quand la production cesse, le canon de 37mm étant définitivement surclassé dans sa mission antichar.

Le projet d’une variante améliorée baptisée type 2 Ke-To envisagée en 1942 avec un canon de 47mm n’à pas aboutit, seuls cinq prototypes sont sortis de l’arsenal d’Osaka. Un canon automoteur antiaérien, le type 8 à aussi été mis au point.

Caracteristiques Techniques

Masse : 7.2 tonnes

Dimensions : longueur 4.11m largeur 2.12m hauteur 1.82m

Motorisation : un diesel refroidit par air Mitsubishi de 130ch

Performances : vitesse maximale 50km/h distance franchissable 300km

Blindage : 6-16mm

Armement : un canon de 37mm type 100 une mitraileuse de 7.7mm type 97

Equipage : trois hommes

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