Japon (64) Armée de Terre (4)

Armes légères et collectives de l’infanterie

Armes légères (1) : pistolet et revolvers

Revolver type 26

Cette arme de calibre 9mm à connu une très longue carrière dans l’armée de terre japonaise puisque mis en service en 1893, il à été utilisé jusqu’en 1954 soit soixante et un an.

Il à donc été utilisé notamment au cours de la guerre russo-japonaise (1904-05), de la première guerre mondiale (1914-1918), de la deuxième guerre sino-japonaise (1937-1943) et enfin durant le second conflit mondial (1948-1954).

Produit par l’Arsenal de Koishikawa situé à Tokyo, ce pistolet à été produit à environ 65000 exemplaires pour les forces armées impériales.

Sa désignation officielle correspond à la vingt-sixième année du règne de l’empereur Meiji c’est à dire 1893. C’est le seul pistolet japonais de ce calibre et le premier pistolet de conception nationale mis en service dans l’armée nippone.

Il est toujours en service en mars 1950 mais son nombre à décliné au profit des pistolets type Nambu. Certains officiers et soldats japonais le préférait largement aux pistolets japonais plus récents.

A noter que la production à été stoppée dès 1923 non pas en raison d’un choix délibéré mais parce que le grand tremblement de terre du Kanto (1er septembre 1923) avait détruit une grande partie de l’arsenal de Koishikawa. La production s’est donc poursuivit jusqu’à épuisement des pièces accumulées jusqu’ici.

Le revolver type 26 pouvait tirer une grenade lacrymogène type 90. Il fallait pour cela remplacer la cartouche standard par une cartouche spéciale.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 9mm Poids à vide 880g Longueur 231mm longueur du canon 121mm Hauteur 130mm Fonctionnement : double action Alimentation : barillet à six coups

Pistolet type 14 Nambu

Nambu type 14 2.jpg

Ce pistolet automatique est mis en service en 1906. Il va donc participer à la première guerre mondiale, à la deuxième guerre sino-japonaise puis au second conflit mondial, restant service jusqu’à la capitulation japonaise.

Il à été créé par le capitaine Kijiro Nambu en 1902. Ce dernier après avoir quitté l’armée créa la Nambu Rifle Manufacturing Company pour produire des armes légères au profit de l’armée japonaise.

Les chiffres exacts ne sont pas connus mais on estime que plus de 400000 exemplaires ont été produits en différentes variantes. Ces cinq variantes sont le type A ou modèle 1902, le type A ou modèle 1920 modifié, le type B, le type 14 et enfin le type 94 (voir partie ci-après).

Caractéristiques Techniques du type A

Calibre : 8x22mm Nambu Poids à vide 900g Longueur 230mm longueur du tube 117mm Portée efficace 50m Alimentation : magasins de huit cartouches.

Caractéristiques Techniques du type B

Calibre : 7x20mm Nambu Poids à vide 650g Longueur 171mm longueur du canon 83mm Alimentation : magasins de huit cartouches

Pistolet type 94 Nambu

Nambu Type 94.jpg

Adopté en 1934 (le terme type 94 correspond à l’année 2594 du calendrier japonais), ce pistolet à été mis au point en 1929 par le capitaine Kijiro Nambu.

Il est rapidement devenu avec ses 77000 exemplaires le principal pistolet automatique en service dans l’armée japonaise. La production n’à cessé qu’avec la capitulation du Japon en septembre 1954.

L’arme n’était cependant pas parfaite. Le coup pouvait partir accidentellement et le démontage était non seulement compliqué mais si le remontage n’était pas fait avec soin, l’arme pouvait être irrémédiablement endommagée.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 8x22mm Nambu Poids : 765g Longueur 187mm longueur du canon 96mm Hauteur 199mm Alimentation : chargeur de six coups

Pistolet Hamada

En mars 1950 quand le Japon entre en guerre, ses soldats sont équipés d’armes assez anciennes notamment dans la catégorie des pistolets. Il y eut bien des tentatives de mettre au point de nouveaux modèles mais au final les différents pistolets type Nambu étaient toujours largement en service quand les premières bombes nippones tombent sur Oahu.

Ce n’est qu’au cours du conflit qu’un nouveau pistolet automatique va être mis en service en l’occurence le pistolet Hamada. Conçu dès 1941, il à pour base le Browning model 1910 mais il n’à été mis en production que fort tardivement pour des raisons obscures. Sa production à été limitée entre 5 et 10000 exemplaires.

Cette arme était disponible en deux calibres, le 7.65mm Browning et le 8x22mm mais la répartition de la production entre ces deux calibres est inconnue, les archives ayant été détruites par les bombardements américains. Cela explique pourquoi cette arme est peu connue en dehors des spécialistes et également pourquoi l’arme n’à jamais reçu d’appellation officielle.

Adoptée en 1952, il aurait du être désigné pistolet type 12 (2612 = 1952) mais il est probable qu’à l’époque, l’armée japonaise avait d’autres chats à fouetter. La production aurait cessé en janvier 1954.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 7.65mm Browning ou 8x22mm Nambu Poids à vide 650g Longueur 165mm longueur du tube 90mm Hauteur 121mm Alimentation : magasin détachable de neuf coups pour le type I et de seulement six coups pour le type II.

Armes légères (2) : pistolets mitrailleurs

Avant-Propos

Armée misant tout (ou presque) sur l’infanterie, on aurait pu s’attendre à ce que le Japon s’équipe de nombreux pistolets mitrailleurs.

En réalité, peu de ce que les anglo-saxons appellent des submachine gun vont entrer en service au sein de la Dai-Nippon Teikoku Rikugun à la fois parce que nombre d’officiers ne croient que dans le fusil mais aussi pour des raisons industrielles, la faiblesse de l’industrie militaire nippone lui imposant des choix.

Outre des pistolets mitrailleurs allemands (MP-28 et MP-35), l’armée de terre japonaise va s’équiper de deux modèles nationaux, le type 100 et le pistolet mitrailleur expérimental type 2 produit en très petits quantités essentiellement d’ailleurs pour les fusiliers marins même si quelques exemplaires ont fini par équiper l’armée de terre.

Au combat, les soldats japonais seront rapidement confrontés à des ennemis équipés de ce type d’arme mais à cette époque il est déjà trop tard pour produire des pistolets mitrailleurs en très grand nombre.

Tout comme les allemands et les italiens (mais pour des raisons différentes), des soldats japonais retourneront contre leurs anciens propriétaires les pistolets mitrailleurs capturés avec pour conséquence une utilisation limitée par le manque de munitions.

Pistolet mitrailleur type 100

Type 100 3.jpg

Le pistolet mitrailleur type 100 (100 Shiki Kikan-tanju) est le seul pistolet-mitrailleur (ou mitraillette) construit en nombre par l’armée japonaise.

Utilisé dès le second conflit sino-japonaise, cette arme va aussi être employé durant le second conflit mondial et sur les conflits de décolonisation de l’après guerre. Quelques armes furent même capturées dans les années soixante-dix par les américains durant la deuxième guerre du Vietnam.

Mis au point à partir de 1939, l’arme est mise en service en petite nombre à partir de 1942. La production va se poursuivre pendant une dizaine d’années avec un nombre d’armes produit variant selon les sources entre 27 et 32000 exemplaires, un nombre important sur le papier mais qui ne suffira jamais à répondre aux besoins de l’armée impériale.

Cette arme à été produite en trois variantes, la type 100/40, la type 100/44 et une version destinée pour les parachutistes appelées type 100 Navy.

Comme nombre d’armes légères, le type 100 à été produite par la Nambu Arms Manufacturing Company mais cette arme ne fût jamais prioritaire ce qui explique le nombre relativement faible d’armes produites.

Son utilisation resta donc limitée, l’arme équipant souvent les officiers, les sous-officiers et quelques unités d’élité ou des unités du type force spéciale.

Après guerre l’arme à été utilisée en Afghanistan, en Chine, en Indonésie, en Malaisie, au Vietnam et en Corée, essentiellement par des irréguliers.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 8mm (8x22mm Nambu) Longueur 890mm (900mm pour les derniers exemplaires) longueur du canon 228mm (230mm pour les derniers exemplaires) Poids à vide 3.8kg chargé 4.4kg. Fonctionnement : court recul Cadence de tir 450 coups/minute Portée efficace 100 à 150m Alimentation : magasins de 30 cartouches

Pistolet-mitrailleur expérimental model 2

Comme sa désignation l’indique, cette arme n’à pas été officiellement adoptée par l’armée japonaise et n’à donc pas reçu de désignation officielle comme le pistolet-mitrailleur type 100.

Ce modèle à été lui aussi mis au point par Kijiro Nambu à l’origine d’un certain nombre d’armes légères japonaises. Cette arme mise au point à la fin des années trente le fût d’abord pour les unités de fusiliers marins japonais qui l’employèrent notamment à Shanghaï où la marine ouvrit un deuxième front qui obligea l’armée à devoir dépêcher deux divisions en renfort, les moutons chinois étant devenus des lions.

Ils purent tester cette arme de manière informelle. En dépit de certaines qualités, ce pistolet mitrailleur ne fût produit qu’en très faible quantité (probablement moins de 5000 exemplaires) et son utilisation demeure assez anecdotique.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 8mm (8x22mm Nambu) Poids à vide 3.37kg Poids chargé 4.39kg Longueur 896mm longueur du cnaon 228mm Fonctionnement : court recul Cadence de tir 800 coups/minute Alimentation : chargeurs de cinquante coups

Armes légères (3) : fusils

Avant-Propos

Depuis le 16ème siècle et l’arrivée des arquebuses, l’arme de prédilection du fantassin est le fusil ce qui donna par capillarité le nom de fusilier à certaines unités d’infanterie quand certaines ne préféraient se baptiser grenadiers ou chasseurs.

Ces armes n’ont cessé de se perfectionner, devenant plus petites, plus maniables, plus sures. Là où jadis il fallait un long et patient entrainement, désormais la formation d’un «fusilier» demandait nettement moins de temps, permettant aux unités à pied d’abandonner définitivement les armes blanches.

Au XIXème siècle apparu le fusil à chargement par la culasse qui permettait d’augmenter la cadence et le rendait bien plus meurtrier, obligeant l’infanterie à adopter de nouvelles tactiques, rangeant aux oubliettes les dispositifs du XVIIIème siècle où les batailles ressemblaient parfois à des ballets parfaitement chorégraphiés.

Le premier conflit mondial marque un tournant dans le combat de l’infanterie qui pour survivre doit s’enterrer. Les combats se font à courte distance, rendant en théorie inutile les fusils tirant très loin.

De nouvelles armes apparaissent comme le pistolet mitrailleur ou le fusil mitrailleur mais en dépit de ces nouvelles armes, le fantassin qui entre en guerre en 1948 ou en 1950 reste un homme armé d’un fusil à répétition ou semi-automatique pouvant tirer à bon cadence sur des cibles lointaines.

Il faudra attendre la fin du conflit pour que les premiers fusils d’assaut tirant à courte portée (guère plus que 300 à 500m) apparaissent, s’adaptant à la réalité d’un conflit où le combat rapproché était devenu la norme.

Ce virage faute de moyens et/ou de volonté, le Japon ne réussit jamais à le prendre, ses Hetai conservant jusqu’au bout des fusils mis au point au début du vingtième siècle voir pour les plus récents dans les années trente, armes qui à la fin du conflit étaient totalement obsolètes.

Pour ne rien arranger, les cartouches de 6.5 et de 7.7mm utilisés par les soldats de l’Empereur n’étaient pas les meilleurs cartouches du monde, bien loin de l’efficacité du calibre .30 (7.7mm) britannique, du 7.5mm français ou du 7.92mm allemand.

Avec de telles armes, le soldat japonais allait pourtant se révéler un combattant acharné que les alliés américains, britanniques, néerlandais et français ne sous-estimèrent jamais. De toute façon ceux qui ont cédé à ce travers n’étaient plus là pour s’en vanter…….. .

Fusil Arisaka type 38

Type 38 12.png

En 1904/05, le Japon stupéfie le monde en triomphant de la Russie au cours d’un conflit en Extrême-Orient, conflit pour origine le choc de deux impérialismes cherchant à contrôler la Corée et la Mandchourie. Le Japon veut préserver son influence sur la Chine et la Russie veut conserver un accès aux mers chaudes.

Ce conflit annonce déjà le premier conflit mondial avec l’utilisation de la mitrailleuse et les fortifications de campagne génère un certain nombre de leçons tactiques et techniques.

Parmi celles retenues par le Japon figure la nécessité de remplacer le fusil standard, le fusil type 30 (30ème année de règne de l’empereur Meiji ce qui correspond à l’année 1897).

Une commission dirigée par le colonel Arisaka est mise en place pour mettre au point un nouveau fusil. Il bénéficie de l’aide du capitaine Nambu qui met au point la culasse mobile du nouveau fusil qui tire une cartouche de 6.5mm, un calibre assez faible à une époque où les grands pays disposent de fusils tirant des cartouches d’un calibre compris entre 7 et 8mm (7.7mm pour la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, 8mm pour la France, 7.92mm pour l’Allemagne, 7.62mm pour la Russie), seule l’Italie utilisant un calibre identique.

Ce fusil adopté en 1906 (d’où sa désignation de type 38 correspondant à la 38ème année du règle de l’empereur Meiji) est un bon fusil, au fonctionnement sur. Ses seuls défauts sont le manque de puissance d’arrêt de sa munition mais également une longueur excessive digne de notre «canne à pêche» nationale, le Arisaka mesurant 20mm de moins que le Lebel (1275 contre 1295mm)

La qualité de ce fusil est tel que la marine impériale qui s’était équipée d’un fusil type 35 adoptera également l’oeuvre du colonel Arisaka.

Des variantes sont rapidement apparues. La cavalerie ayant besoin d’une arme plus courte, le colonel Arisaka met au point une carabine type 38 identique au fusil type 38 avec pour seule différence une longueur réduite.

En 1911 cette carabine reçoit une baïonnette différente de la baïonnette standard ce qui fait que cette carabine devient la carabine Arisaka type 44. Ultérieurement, un fusil type 1 TERA sera mis au point à partir de cette carabine mais la production sa limitée avec visiblement moins de 1500 exemplaires.

Vingt-six ans plus tard en 1937, l’armée impériale dévellope un fusil destiné à ses tireurs d’élite en l’occurence le fusil type 97 qui n’est autre qu’un Arisaka type 38 équipé d’une lunette grossissement X2.5, un levier d’armement plus long et sur les premiers modèles un bipied.

Le couvre-culasse qui provoquait un bruit metallique est retiré pour éviter de signaler leur présence à l’ennemi, ce retrait ayant déjà été réalisé par certains soldats dans les unités de ligne.

Le Arisaka type 38 est produit jusqu’en septembre 1947 aux côtés de son successeur le Arisaka type 99 mis en service en 1939 (an 2599 selon le calendrier japonais).

Après cette date, le type 99 est seul produit mais les quantités sorties des usines ne seront jamais suffisantes et les modèles seront utilisés conjointement avec tous les problèmes logistiques que cela peut poser.

Cette arme à été utilisée également durant le premier conflit mondial par la Russie et la Grande-Bretagne, la première pour équiper ses armées du front nord (763000 exemplaires), la seconde pour équiper la marine et pour l’instruction (500000 exemplaires) mais également par le Mexique (en calibre 7mm) la Thaïlande et la Chine.

Le second conflit mondial terminé, il fait le bonheur des guérillas qui secouaient violemment le joug colonial européen, le Japon n’hésitant pas à céder ses armes avant la capitulation, une façon de laisser un caillou dans la chaussure des puissances européennes victorieuses.

L’Arisaka type 38 à donc été utilisé en Indonésie, en Malaisie, au Vietnam, aux Philippines et en Corée. Aujourd’hui, il fait le bonheur des tireurs sportifs qui apprécient la faible puissance d’arrêt de sa munition.

Les chiffres exacts de la production ne sont pas connus avec certitude mais on estime que 3.4 et 4.2 millions de type 38 ont été produits de 1906 à 1947, ce chiffre incluant visiblement les différentes variantes de ce fusil.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 6.5mm Longueur totale 1275mm Longueur du canon 799mm Poids à vide 4.11kg Portée : nc Alimentation : le boitier-magasin peut contenir cinq cartouches qui peuvent être introduites individuellement ou par une lame-chargeur de cinq cartouches

Fusil Arisaka type 99

Type 99.jpg

Comme nous l’avons vu plus haut, le Arisaka type 38 était une bonne arme mais sa munition manquait de puissance d’arrêt. En 1932, une nouvelle cartouche est introduite dans l’armée japonaise, une cartouche de 7.7mm utilisée notamment par la mitrailleuse type 92.

Comme la France, le Japon va profiter de ce changement de munitions pour s’équiper d’un nouveau fusil.

En fait de nouveau fusil il s’agit de l’évolution du type 38 avec comme principale différence un garde-main qui couvre quasiment tout le canon et un monopied repliable à l’avant.

Le nouveau fusil est officiellement adopté en 1939 devenant le fusil Arisaka type 99, le chiffre 99 faisant référence à l’année 2599 du calendrier japonais (1939 pour notre calendrier occidental).

La production est au départ laborieuse, le manque d’expérience des ouvriers et des défauts de qualité dans les matériaux ont entraîné un certain nombre d’accidents. La production est même suspendue de 1941 à 1943 le temps que les problèmes soient résolus. En attendant la production du type 38 se poursuit.

Les deux modèles de fusils vont ainsi être produits jusqu’en septembre 1947 quand pour des raisons d’économie et de rationalité, la production du type 38 cesse permettant au type 99 de sortir seul des chaines de montage.

Produit en deux versions (courte 1150mm et longue 1300mm), le type 99 est un bon fusil dont les performances sont comparables au MAS-36 français.

Malheureusement pour les soldats japonais, il n’y aura jamais assez de type 99 pour ré-équiper toutes les unités d’infanterie de l’armée impériale, certaines unités utilisant jusqu’en 1954 le type 38.

Outre la version standard, une version repliable pour les parachutistes appelée type 2 à été produit en très petite quantité et son utilisation demeure anecdotique.

A ma connaissance, il n’y eu aucune version carabine pour la cavalerie ni de version pour tireur d’élite, les rares type 99 capturés avec une lunette étant un fusil standard ayant reçu une optique grossissement X2.5.

Ce fusil à été utilisé après guerre par la Chine, par la guerilla communiste chinoise, par la Corée, le Vietnam, la Thaïlande, l’Indonésie et la Malaisie.

Comme pour le type 38, les chiffres exacts de la production sont inconnus, les archives ayant été détruites lors des bombardements américains.

Les évaluations les plus sérieuses parlent d’environ 2.5 à 3.2 millions d’exemplaires, chiffres en apparence important mais qui ne sera jamais suffisant pour équiper tous les Hetai.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 7.7mm Longueur hors tout 1150 ou 1300mm selon les versions Longueur du canon 656mm Poids à vide 3.79kg Alimentation : le boitier-magasin peut contenir cinq cartouches qui peuvent être introduites individuellement ou par une lame-chargeur de cinq cartouches

Fusils étrangers ou inspirés de modèles étrangers

Outre les deux fusils que je viens de citer, le Japon à utilisé des armes de conception et de fabrication étrangère.

Ces armes ont souvent servit de base au dévellopement de modèles nationaux, modèles produits en si petites quantités que parfois leur existence est inconnue en dehors des spécialistes ou des passionnés de la question.

Mauser Karabiner 98K 4.png

Mauser Karabiner 98K

-Fusil Mauser 98K et Karabiner 98K. Ces deux célèbres fusils allemands ont été vraisemblablement importés par les missions militaires allemandes envoyées au Japon à une époque où la Prusse faisait figure de nouveau modèle pour la Dai-Nippon Teikoku Rikkugun.

Ces deux armes ont servit de base de travail à des projets de fusils nationaux comme le Fusil type 100 TERA développé en 1940. Il adoptait le calibre 7.7mm avec la nouvelle cartouche 7.7x58mm, un chargeur de cinq coups et un poids comparable au type 99 (3.9kg).

Cette arme n’à été produit qu’à 500 exemplaires probablement parce qu’elle n’apportait pas de plus-value par rapport au type 99.

En 1939, un fusil type I développé à partir du Carcano à été commandé en Italie pour l’armée impériale. Cette arme comparable au type 38 notamment par son calibre n’à été produite qu’à 60000 exemplaires et son utilisation demeure donc confidentielle.

A la fin du conflit, un certain nombre de M-1 Garand sont capturés par les japonais essentiellement en Chine. De cette arme les japonais en tire un fusil type 12 (2612 = 1952), une véritable copie du fusil américain.

La production est très faible (moins de 1500 exemplaires) et il existe peu de témoignages de son utilisation au combat. Ce fusil type 12 tirant la cartouche de 7.7x58mm avec un boitier-magasin de dix coups.

Au delà de ces exemples clairement documentés, il est vraisemblable qu’à la fin du conflit, les soldats japonais faisaient feu de tout bois en utilisant toutes les armes disponibles qu’elles soient japonaises ou ennemies.

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