Japon (20) Cuirassés et croiseurs de bataille (4)

Cuirassés classe Yamato

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Avant-propos

La marine japonaise à été jusqu’à la bataille du Jutland la seule marine à avoir remporté une bataille suite à un combat entre cuirassés aux capacités comparables en l’occurrence la bataille de Tsushima.

La Russie ayant demandé la paix peu après cette bataille du 27 mai 1905, il devient évident pour nombre de marins japonais qu’une bataille décisive, une seule pouvait décider du sort d’une guerre.

Parallèlement, en dépit d’efforts considérables, l’industrie japonaise ne sera jamais capable de rivaliser avec son homologue américaine. Impossible donc de jouer sur la quantité, il faut jouer sur la qualité, s’équiper de navires plus grands, plus rapides et plus puissants pour surclasser l’ennemi.

Comme nous l’avons vu à plusieurs reprises, le traité de Washington (1922) interdisait toute nouvelle construction de cuirassés jusqu’en 1931 mais le traité de Londres de 1930 portait cette limite à 1936.

Le traité de Washington de 1922 devait expirer le 31 décembre 1936 à condition qu’un signataire ne le dénonce deux ans avant. C’est chose faite fin 1934 quand le Japon et la France dénoncent les clauses du traité de Washington.

Si pour la France il s’agit de préparer une marine pouvant combattre à la fois l’Allemagne et l’Italie, pour le Japon c’est une conséquences des réactions hostiles à ses actions en Mandchourie. Dès octobre 1934, la marine à obtenu la possibilité de s’affranchir totalement des clauses des différentes traités de limitation des armes navales.

C’est dans ce contexte que commença le processus de mise au point des futurs Yamato qui vont rester dans l’histoire comme les cuirassés les plus puissants jamais mis en service.

La première trace du projet Yamato date d’octobre 1934 quand le chef d’état major demande au bureau de construction navale un projet de cuirassé pour contrer les derniers cuirassés américains armés de canons de 406mm et filant à 24-25 noeuds (classe Colorado) ce qui aboutit à une première esquisse prévoyant un navire filant à 30 noeuds et armés de canons de 460mm.

Le premier projet finalisé est présenté le 10 mars 1935. Baptisé A-140, il prévoit un navire de 294m (263m pour le Yamato) 42m de large (39m pour le Yamato) et un déplacement standard de 69500 tonnes (65000 tonnes pour le Yamato).

Ce projet dépassait les capacités industielles et techniques du Japon et les capacités du projet furent grandement réduite comme la vitesse qui passe de 30 à 27 noeuds ce qui était un sacrifice douloureux pour les stratèges japonais.

Il faut rappeler qu’à l’époque la stratégie navale japonaise reposait sur une conception extrêmement agressive du combat, basé sur la vitesse et un usage immodéré de la torpille (les fameuses «Long Lance).

Pas moins de vingt-trois projets furent ainsi dessinés de mars 1935 à mars 1937. Des innovations intéressantes furent ainsi imaginées comme un système propulsif mixte combinant moteurs diesels et turbines à engrenages. Ce système peut être jugé trop compliqué fût abandonné, l’autre écueil étant l’absence de moteurs diesels suffisamment puissants.

Je ne vais pas ici résumer tous les projets ayant donné naissance au Yamato mais on peut simplifier en donnant les limites entre basse et grandes eaux.

Le plus petit projet est le projet K du 1er août 1935 avec un navire de 50059 tonnes, 235m de long 37m de large et 10.3m de tirant d’eau, une propulsion mixte avec des turbines à vapeur (puissance totale 50000ch) et des moteurs diesel (45000ch) pour une vitesse 26 nœuds, une distance franchissable de 6600 miles nautiques à 16 nœuds, 8 canons de 460mm en 4 tourelles doubles, 12 canons de 155mm en 4 tourelles triples, 12 canons de 127mm en 6 tourelles doubles et 24 canons de 25mm en 12 affûts doubles.

Le projet le plus imposant étant le projet A-140 déjà cité et datant du 10 mars 1935 avec une propulsion par turbines à engrenages développant 200000ch pour une vitesse de 31 nœuds, une distance franchissable de 8000 miles nautiques à 18 noeuds pour un armement de 9 canons de 460mm en trois tourelles triples, 12 canons de 155mm en quatre tourelles triples, 12 canons de 127mm en six tourelles doubles et 24 canons de 25mm en douze affûts doubles.

Le projet final fût finalement approuvé en mars 1937 avec un déplacement aux essais de 68200 tonnes, une longueur de 256m à la flottaison (263m hors tout) une largeur de 38.9m et un tirant d’eau de 10.4m.

Le système propulsif composé de turbines à engrenages développant de 150000ch, permettant une vitesse de 27 noeuds, une distance franchissable de 7200 miles nautiques à 16 noeuds.

L’armement se compose de 9 canons de 460mm en trois tourelles triples, 12 canons de 155mm en quatre tourelles triples, 12 canons de 127mm en six tourelles doubles,24 canons de 25mm en douze affûts doubles et 8 mitrailleuses de 13.2mm en 4 affûts doubles.

Les deux premiers navires baptisés Yamato et Musashi sont financés dans le cadre du troisième programme de rééquipement naval de 1937. Ils vont être suivis de deux autres unités financés dans le cadre d’un quatrième plan de rééquipement naval décidé dès 1939. Ces deux unités sont baptisés Shinano et Satsuma.

Carrière opérationnelle

Le Yamato

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-Le Yamato est mis sur cale au Kure Kaïgun Kosho (Arsenal de Kure) le 4 novembre 1937 lancé le 8 août 1940 et mis en service le 21 mars 1942.

La construction de ce navire et ses sister-ship furent entourées d’un secret absolu, une construction clandestine, construction dissimulée aux étrangers mais également aux populations locales.

Le secret était tel que les officiers étaient persuadés que l’artillerie était un 406mm spécial et si des informations transpirèrent jusqu’à Washington, ce n’est qu’au cours du conflit après la perte du Missouri que les réelles capacités des Yamato furent découvertes.

Navire-amiral de la Flotte Combinée à sa mise en service, le Yamato participe en première ligne au conflit à partir d’octobre 1951 dans l’opération lancée contre la Nouvelle-Calédonie. Gravement endommagé par les obus et les bombes, il rentre miraculeusement au Japon.

Retrouvant son chantier constructeur, il est en réparations jusqu’en octobre 1952. Ces réparations sont l’occasion d’embarquer les premiers radars japonais et de renforcer la DCA, une tourelle triple de 155mm étant débarquée au profit de deux affûts doubles de 127mm. Le nombre de canons de 25mm déjà passé de 24 à 36 est encore augmenté à 64 en affûts doubles.

De nouveau opérationnel début décembre 1952, il reste au Japon comme navire-amiral de la Flotte Combinée, étant surnommé ironiquement «Hotel Yamato» pour son immobilisme.

Immobilisme qui s’achève en janvier 1954 quand le Yamato est envoyé pour repousser la flotte américaine qui le 7 février 1954 prend pied sur l’île de Formose (opération GLOVES, un volet de l’opération BOXER).

Le Yamato est envoyé en compagnie du croiseur lourd Tone et de huit destroyers dans une tentative désespérée pour repousser la flotte américaine. Repérée par un sous-marin peu après son appareillage de Sasebo où l’escadre était rassemblée, son sort ne fait guère de doute tant la supériorité américaine est écrasante.

Une première attaque à lieu le 11 février 1954 mais échoue, le sous-marin étant repoussé par les destroyers d’escorte. Deux autres attaques ont plus de succès puisqu’un destroyer est coulé et un autre si sévèrement endommagé qu’il doit être sabordé.

L’escadre n’ayant pas d’autre choix continue sa route. Attaquée par l’aviation embarquée, elle perd un autre destroyer et endommage assez sérieusement le Tone qui perd une partie de ses capacités opérationnelles.

Le 13 février 1954 à 150 miles à l’est de Kaoshiung, le Yamato, le Tone et cinq destroyers sont attaqués par le Maine accompagné par ses sister-ships Ohio et Lousiana ainsi que par le cuirassé Wisconsin de classe Iowa.

Le combat est longtemps indécis mais le Yamato finit par succomber aux coups des cuirassés américains bien aidés par l’aviation. L’Ohio, le Lousiana sont endommagés, le Wisconsin un peu plus sévèrement mais beaucoup moins que le Maine qui finira par couler quelques heures plus tard.

Touché par six obus de 406mm et par huit bombes, le Yamato commence à couler quand une gigantesque explosion pulvérise le navire (la colonne de fumée à été vue jusqu’à Kaoshiung) qui chavire et coule ne laissant que 170 survivants sur 2700 hommes d’équipage. Le Tone est lui aussi coulé et seuls trois destroyers parviennent à rentrer au Japon.

Le Musashi

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-Le Musashi est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi de Nagasaki le 29 mars 1938 lancé le 1er novembre 1940 et mis en service le 17 janvier 1943.

Intégré à la Flotte Combinée, il opère en compagnie notamment du Yamato avec lequel il partage l’honneur d’être le navire-amiral de la Flotte Combinée, multipliant les exercices et les entrainements pour devenir pleinement opérationnel.

Comme le Yamato, le Musashi est d’abord maintenu à l’écart des opérations pour éviter une perte préjudiciable en cas de «bataille décisive». Il faut ainsi attendre octobre 1951 pour qu’il connaisse son baptême du feu au large de la Nouvelle-Calédonie, étant endommagé mais beaucoup moins que son sister-ship Yamato.

Réparé, il participe à la bataille de la mer de Corail (4-5 février 1952), participant à la destruction du Missouri qui reçoit notamment deux obus de 18 pouces qui vont provoquer de terribles dégâts à l’origine de son naufrage. Le Musashi est endommagé par plusieurs obus et par plusieurs bombes et doit rentrer au Japon pour plusieurs mois de réparations de mai à septembre 1952.

A nouveau opérationnel, le supercuirassé se tient prêt à repousser la flotte américaine. Si il n’est pas engagé en Nouvelle-Guinée et si son envoi dans les Carolines à été abandonné, il est pleinement engagé aux Philippines.

Le 14 mars 1953, alors qu’il était à la recherche des porte-avions américains, le Musashi est surpris par l’aviation américaine. Comme des abeilles, les avions embarqués américains sont irrésistiblement attirés par le cuirassé qui va subir cinq attaques.

Pas moins de 350 appareils provennant des porte-avions Hornet Franklin Bennington et United States s’acharnent sur le cuirassé qui en dépit de manœuvres rageuses et d’une DCA colossale (16 canons de 127mm et 132 canons de 25mm !) encaisse au minimum dix-sept bombes et douze torpilles sans compter le mitraillage des pièces de DCA qui causa des pertes terrifiantes aux marins japonais.

Ravagés par les incendies, sans aucune possibilité de s’échapper, le cuirassé était condamné. Il s’incline lentement sur tribord et finit par chavirer, emportant 1070 des 1998 hommes présents à bord. L’épave n’à été retrouvée qu’en 2012 lors d’une campagne de prospection pétrolière.

Le Shinano

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-Le Shinano est mis sur cale au Yokosuka Kaïgun Kosho (Arsenal de Yokosuka) le 4 mai 1940 lancé le 12 février 1943 et mis en service le 31 mars 1944.

Intégré comme ses trois sister-ships à la Flotte Combinée, il est engagé dès le début du conflit en première ligne, participant à la bataille navale du Golfe de Thaïlande les 3 et 4 avril 1950.

Sérieusement endommagé (quatre obus de 15 pouces du Queen Elizabeth, des obus de 203 et de 152mm, une torpile), il est exfiltré miraculeusement du champ de bataille. Des réparations de fortune permettent au cuirassé de se trainer à 8 nœuds direction le Japon pour une remise en état complète.

Le 13 avril 1950 alors qu’il se trouvait à 100 miles nautiques au nord-est de Formose, le Shinano est torpillé par un sous-marin américain qui place trois torpilles fatales à un cuirassé à la structure affaiblie par les dégâts de la bataille.

Le cuirassé se couche sur babord et finit par sombrer emportant 125 des 375 membres d’équipage restées à bord. L’épave n’à jamais été retrouvée en dépit de nombreuses recherches.

Le Satsuma

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-Le Satsuma est mis sur cale au Kure Kaïgun Kosho le 7 novembre 1940 lancé le 12 février 1943 et mis en service le 20 février 1945.

Intégré à la Flotte Combinée, le cuirassé est engagé en Malaisie en compagnie du Shinano. Il est légèrement endommagé lors de la bataille du Golfe de Thaïlande (3-4 avril 1950) mais survit à la différence de son sister-ship Shinano.

Après une période de réparations et de régénération au Japon, le cuirassé est engagé dans la bataille de la mer de Corail (4-5 février 1952) au cours de laquelle il est coulé. Sérieusement endommagé par un échange confus contre les cuirassés et les croiseurs lourds américains, le Satsuma se traine à 8 nœuds pour tenter d’échapper à une attaque aérienne.

Malheureusement pour lui, le 5 avril 1952, la nuit tarde à tomber. En fin d’après midi, les bombardiers en piqué et les avions-torpilleurs des porte-avions Hancock Randolph et Ticonderoga (certains étant même des survivants de l’Enterprise coulé la veille) le surprenne et ne lui laisse aucune chance.

Six torpilles et huit bombes perforantes sont tout de même nécessaire pour envoyer le cuirassé par le fond et ce en dépit de l’intervention de la chasse japonaise qui abat quatre bombardiers en piqué et quatre avions-torpilleurs mais pour le prix de huit des seize chasseurs engagés.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 65000 tonnes pleine charge 72809 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 263m (flottaison) 256m largeur : 38.9m tirant d’eau 10.4m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Kampon alimentées par 12 chaudières Kampon développant une puissance totale de 150000ch et entraînant 4 hélices.

Performances : vitesse maximale 27 noeuds (27.8 aux essais) distance franchissable : 7200 miles nautiques à 16 noeuds

Protection : ceinture blindée à 409mm pont blindé à 221mm tourelles 650mm passerelle à 500mm

Armement : 9 canons de 460mm type 94 (modèle 1934) en trois tourelles triples (deux avant et une arrière), 12 canons de 155mm type an 3 (modèle 1914) en quatre tourelles triples (une à l’avant derrière les deux tourelles de 460mm, deux latérales et une arrière juste derrière la tourelle arrière de 460mm), nombre réduit à six par débarquement des tourelles latérales pour embarquer deux affûts doubles de 127mm supplémentaires, 12 canons de 127mm type 89 (modèle 1929) en six affûts doubles latéraux et 24 canons de 25mm type 96 (modèle 1936), nombre porté à 132 canons à la fin du conflit.

Aviation : deux catapultes de 19.5m de long, une grue de six tonnes avec un bras de vingt mètres, embarquement de sept hydravions de reconnaissance et de chasse.

Equipage : En mars 1950, l’équipage du navire hors état major se composait de 2300 hommes dont 150 officiers.

Cuirassés classe Amagi

Retour au raisonnable

A la suite de la construction des quatre Yamato, les plans initiaux prévoyaient des «Super Yamato» armés de six ou huit canons de 510 tonnes envoyant des «petits» obus de 2 tonnes.

Dans l’esprit des amiraux japonais, les Yamato devaient pouvoir faire face à tout ce qu’opposerait les américains jusqu’à l’apparition (supposée) côté yankee de cuirassés armés de canons de 460mm. C’est là que les «Super Yamato» du projet A-150 devaient entrer en jeu (A ma connaissance, jamais les américains n’ont songé à des cuirassés armés de canons de 460mm).

Pourtant ces navires ne furent jamais construits (seulement deux canons de 510mm furent produits et utilisés pour différents tests) suite à une intervention de l’amiral Yamamoto, le commandant de la flotte combinée.

Ce dernier bien qu’ayant dévellopé de manière importante la composante aéronavale restait un surfacier dans l’âme et croyait que seul le cuirassé pouvait remporter la bataille décisive qui devait décider du sort de la guerre dans le Pacifique.

Néanmoins il trouvait ces nouveaux cuirassés trop gros dont la perte pouvait être préjudiciable pour les capacités de combat de la marine impériale.

Le projet A-510 est abandonné en juin 1942 et de nouvelles études sont lancées pour à la fois une nouvelle classe de cuirassés et une nouvelle classe de croiseurs de bataille.

Si le premier projet doit remplacer les Fuso et les Ise, le second doit remplacer les Kongo qui bien que modernisés à deux reprises pour trois d’entre-eux commençaient à être hors de forme.

L’idée de construire de nouveaux Yamato est abandonnée au profit d’un nouveau projet qui intègre cependant les nombreuses innovations des Yamato. La coque des Amagi est ainsi une copie de celle des Yamato, la propulsion est quasiment identique, la protection solide. La présence d’un bulbe d’étrave permet une vitesse élevée sans forcément une puissance propulsive surdimensionnée.

L’armement est composé de douze canons de 410mm en quatre tourelles triples, neuf canons de 155mm en trois tourelles triples (installés à l’arrière, au dessus de la tourelle III, une dans l’axe et deux latérales), douze tourelles doubles de 127mm installées latéralement (deux groupes de trois de chaque côté), une DCA légère composée de canons de 25mm et de mitrailleuses de 13.2mm, deux catapultes quatre hydravions doivent assurer le guidage de l’artillerie.

Le projet définitif des Amagi est validé en janvier 1943. Quatre unités sont d’abord prévues puis le nombre monte à six et enfin à huit mais au final seulement six navires seront achevés, les deux dernières unités étant abandonnées sur cale.

Quand le Japon entre en guerre en mars 1950, quatre Amagi sont en service. Le navire éponyme à été mis en service en mai 1947, son sister-ship baptisé Tosa à été commissioned en septembre 1947, le Kawashi à été mis en service en juin 1948 et le Settsu en mars 1949.

Deux autres sont sur cale mais sur le point d’être lancés. Le Kashima sera mis en service en juin 1951 et le Katori en mars 1952.

Les deux dernières unités baptisées Fuji et Yashima ont été mis sur cale en septembre 1950 _respectivement à Kure et à Nagasaki_ mais les travaux n’ont pas été menés avec célérité.

Leur construction est abandonnée en mars 1952 alors qu’ils respectivement achevés à 17 et 12.5%. L’acier est récupéré sur cale et le Katori restera pour l’histoire comme le dernier cuirassé construit par le Japon.

Carrière opérationnelle

L’Amagi

-L’Amagi est mis sur cale à l’Arsenal de Kure le 14 septembre 1943 lancé le 12 janvier 1946 et mis en service le 14 mai 1947.

Le dernier né des cuirassés japonais intègre la Flotte Combinée, stationnant à Yokosuka. Il ne participe pas aux premières opérations du second conflit mondial, connaissant son baptême du feu dans les Salomons, étant endommagé à plusieurs reprises mais sans gravité.

Il participe les 4 et 5 février 1952 à la bataille de la mer de Corail au cours de laquelle il est touché par deux bombes de 227kg mais le cuirassé à la peau dure et les dégâts sont limités.

Réparé, il est engagé dans la campagne de Nouvelle-Guinée. Depuis le 11 juillet 1952, les américains ont entrepris la reconquête de cette région sous le contrôle quasi-complet des japonais à l’exception de la région de Port Moresby.

La marine japonaise tente de repousser les américains mais sans grand succès. Le 4 août 1952, l’Amagi à la recherche d’unités légères américaines en compagnie de croiseurs et de destroyers est surpris par l’aviation embarquée américaine notamment les avions de l’Essex et de l’Intrepid qui placent trois bombes et deux torpilles.

Miraculeusement, le cuirassé est encore à flot et tente de se replier à 8 nœuds mais quelques heures plus tard, un sous-marin américain qui le surveillait depuis 48h trouve enfin une bonne position de tir et le frappe de trois torpilles. S’en est trop pour le cuirassé nippon qui finit par sombrer ne laissant que fort peu de survivants.

Le Tosa

-Le Tosa est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi de Nagasaki le 10 janvier 1944 lancé le 21 juin 1946 et mis en service le 28 septembre 1947.

Affecté à la Flotte Combinée, le sister-ship de l’Amagi va être engagé dès le début du conflit contre la British Eastern Fleet, la flotte britannique chargée de défendre la barrière malaise en compagnie de la marine néerlandaise qui déployait dans la région trois croiseurs de bataille (Nieuw Nederland/Oranje Nassa/Nederlands Indie) et un porte-avions léger (Wilhem von Oranje), défendant une colonie dont la métropole était occupée depuis juin 1949.

Le 30 mars 1950, les japonais attaquent via la voie terrestre par la Thaïlande et par un débarquement dans la péninsule malaise en attendant un débarquement à Bornéo et aux Indes Néerlandaises stricto sensu.

Après plusieurs jours d’hésitations et de craintes, la British Eastern Fleet court sus à l’ennemi, espérant le bloquer et le repousser. L’affrontement à lieu les 3 et 4 avril 1950 dans le Golfe de Thaïlande.

Après des échauffourés confuses, des attaques de destroyers et de croiseurs, l’intervention des aviations embarquées des deux côtés, les Gros s’expliquent.

Côté japonais, on trouve les cuirassés Nagato Shinano Satsuma Tosa ainsi que les croiseurs de bataille Haruna et Kirishima soit six navires de ligne contre les cuirassés Queen Elizabeth Malaya Warspite ainsi que les trois croiseurs de bataille néerlandais HMNLS Nieuw-Nederland Oranje-Nassau et Nederlands Indie.

Le Tosa en troisième position dans la ligne japonaise est touché par deux obus de 203mm d’un croiseur lourd britannique, le HMS London qui le sonne sans le blesser à la mort à la différence de deux obus de 280mm néerlandais.

Le navire K.O est alors frappé par quatre obus de 381mm du Warspite qui provoque de terribles dégâts. Le cuirassé est hors service et reçoit l’ordre de se replier hors du combat mais n’à pas le temps d’éviter deux torpilles lancées soit par des destroyers britanniques ou par des avions embarqués britanniques et néerlandais.

Alors que l’aube s’annonce sur le champ de bataille, le Tosa commence à donner de la bande. Un temps le gite est réduit passant de 15° à 7° mais bientôt le navire ne peut se maintenir à flot, chavire et sombre dans les flots de la mer de Chine Méridionale. Seulement 174 officiers et marins sont récupérés par les destroyers.

Le Kawashi

-Le Kawashi est mis sur cale au Yokosuka Kaïgun Kosho (Arsenal de Yokosuka) le 17 mai 1944 lancé le 21 mars 1947 et mis en service le 8 juin 1948.

Intégré à la Flotte Combinée, le troisième cuirassé de classe Amagi est engagé aux Philippines à partir du 24 mars 1950. Il est surtout engagé contre des cibles à terre et pour repousser l’aviation américaine qui en dépit de pertes élevées possède encore un solide coup de patte. Le Kawashi est d’ailleurs endommagé par deux bombes le 1er avril mais les dégâts sont limités.

Le 8 mai 1950, un sous-marin américain le torpille dans le sud de l’archipel. Il embarque 3500 tonnes d’eau, une gite de 9° à tribord et un perte d’énergie électrique. Remis en marche, il parvient à filer à 9 puis à 15 nœuds, recevant l’ordre de rentrer au Japon où il arrive le 23 mai 1950.

Revenu à son chantier constructeur, il est immobilisé pour réparations jusqu’à la fin de l’année 1950, étant de nouveau opérationnel en février 1951. Il est envoyé en Nouvelle-Guinée pour intervenir aux Salomons mais il n’est pas engagé en première ligne.

Suite à la victoire alliée dans les Salomons, les japonais se replient fermement sur la Nouvelle-Guinée, cherchant à s’emparer de Port Moresby mais toujours en vain.

Les 4 et 5 février, les alliés et les japonais s’affrontent en mer de Corail. Dans cet affrontement majeur, le Kawashi combat en première ligne mais à moins de succès qu’aux Philippines. Touché par quatre à huit obus de 406mm, une bonne dizaine d’obus de 203mm et des obus de calibre moindre (152 et 127mm), le cuirassé devient une annexe de l’enfer.

«C’est comme si un volcan avait émergé au milieu de la flotte japonaise» dira un aviateur américain attaquant la flotte japonaise. Alors que le cuirassé commence à s’enfoncer sur tribord, une gigantesque explosion foudroie le cuirassé qui sombre rapidement ne laissant qu’une poignée de survivants.

Le Settsu

-Le Settsu est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi de Nagasaki le 9 mars 1945 lancé le 14 janvier 1948 et mis en service le 28 mars 1949.

Intégré à la Flotte Combinée, le cuirassé est engagé en Indochine comme navire-amiral de la 2ème Force d’Attaque Spéciale chargée du soutien des forces japonaises engagées en Indochine, l’attaque majeure se faisant par voie terrestre depuis la Chine avec des débarquements tactiques pour tourner les défenses françaises.

Faute de cuirassés, le Settsu sert surtout de navire de commandement, de coordination, tirant contre terre. Il échange quelques obus contre les navires français mais visiblement sans mettre de coup au but.

Il est engagé dans la région jusqu’à la fin de l’année, rentrant au Japon en janvier 1951 pour subir une remise en état complète avant d’être à nouveau engagé au combat.

Il effectue de courtes croisières au niveau de la barrière Malaise, pousse vers les Salomons mais sans engagement majeur. Il devait être engagé dans l’opération contre la Nouvelle-Calédonie en octobre 1951 mais une torpille d’un sous-marin américain en décide autrement et le cuirassé doit rentrer au Japon pour des travaux qui vont l’immobiliser jusqu’au mois de mars 1952.

Pendant près de deux ans, le cuirassé va rester au Japon, sous-utilisé, attendant une mission digne de lui ce qui arrive en février 1954 quand les américains déclenchent l’opération Boxer, une série d’offensives contre la Chine continentale et Taïwan.

Le 20 février 1954, les troupes américaines débarquent au sud de Shanghai et une semaine plus tard au sud de Pékin (opérations QUEENSBURY & RING).

Le Settsu stationné à Sasebo reçoit l’ordre d’appareiller en compagnie de deux croiseurs légers, les Yahagi et Tenryu et de quatre destroyers. Sans couverture aérienne (des porte-avions sont encore à flot mais ils manquent d’avions), cette escadre est assaillie par les sous-marins et les avions embarqués et basés à terre américains.

Successivement, un croiseur, deux destroyers et le second croiseur sont coulés. Laissés seuls, le Settsu et deux destroyers approchent à porter de la flotte américaine, ouvrant le feu mais sans réels succès. L’aviation intervient à nouveau et finit par couler le cuirassé qui encaisse quatre torpilles et six bombes, les deux destroyers étant touchés par deux bombes et deux torpilles.

Le Fuji

-Le Fuji est mis sur cale à l’Arsenal de Kure le 24 juin 1947 lancé le 30 mars 1950 et mis en service le 27 juin 1951.

Réellement opérationnel à la fin 1951, le cuirassé connait son baptême du feu en Nouvelle-Guinée pour d’infructueuses tentatives pour repousser les forces américains qui reprennent pied dans la région.

Endommagé par deux bombes, le cuirassé échappe de justesse à un torpillage par un sous-marin américain et rentre au Japon en janvier 1953.

Le manque de carburant se faisant sentir, le cuirassé limite ses mouvements et attend une nouvelle mission.

Le 1er avril 1954, les américains prennent pied à Okinawa (opération Iceberg). La marine japonaise se lance dans une mission suicide où le Fuji accompagné du croiseur léger Sukawa et de six destroyers doit repousser la flotte américaine.

Repérée rapidement par un sous-marin puis par des hydravions, la petite escadre est assaillie par neuf vagues successives de l’aviation embarquée venues des porte-avions engagés dans l’opération Iceberg (pour ne citer que les porte-avions d’escadre on trouve trois porte-avions de classe United States United States Lexington Yorktown et huit Essex _même si tous n’étaient pas déployés simultanément_ en l’occurence les Essex Intrepid Kearsarge Ticonderoga Bennington Belleau Woods Princeton Lake Champlain) qui ne laisse qu’un destroyer survivant.

Principale cible, le Fuji est touché par quatre torpilles et huit bombes. Le navire en ce funeste 9 avril 1954 s’incline sur babord, chavire et coule, emportant la majeure partie de son équipage.

Le Katori

-Le Katori est mis sur cale à l’Arsenal de Yokosuka le 14 septembre 1947 lancé le 8 décembre 1950 et mis en service le 30 mars 1952.

A cette époque, celui qui restera pour l’histoire comme le dernier cuirassé japonais construit est victime de la pénurie de carburant et n’à pas la chance (si l’on peut dire) d’être engagé au combat contre la flotte américaine qui à l’époque s’apprête à prendre pied en Nouvelle-Guinée.

Ironie amère, le cuirassé le plus moderne de la marine japonaise remplace le Mutsu comme navire-école après l’explosion de ce dernier.

Peu à peu immobilisé dans son port de Yokosuka, le Katori n’à même pas la chance d’une mission suicide comme le Fuji.

Le 14 juillet 1954, il est attaqué par l’aviation embarquée américaine qui place une demi-douzaine de projectiles dans les flancs et les superstructures du cuirassé qui coule droit. L’épave est relevée en 1956 et démantelée.

Caracteristiques Techniques de la classe Amagi

Déplacement : standard 52000 tonnes pleine charge 67998 tonnes

Dimensions : longueur 275m largeur 34.5m tirant d’eau 10.5m

Propulsion : 4 groupes de turbines à engrenages Kampon alimentées par 8 chaudières Kampon à deux tubes développant une puissance totale de 150000ch et entraînant 4 hélices.

Performances : vitesse maximale 30 noeuds distance franchissable : 12000 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : ceinture 250 à 400mm inclinée à 19° ceinture inférieure de 182mm inclinée à 10°
«Bulkeads» 387 à 457mm Barbettes : 457 à 541mm Tourelles : supérieur à 571mm Pont blindé à 152mm

Armement : douze canons de 410mm en quatre tourelles triples (deux avant et deux arrières), neuf canons de 155mm en trois tourelles triples (installées à l’arrière au dessus de la tourelle III _deux latérales et une axiale_), vingt-quatre canons de 127mm en douze tourelles doubles installées latéralement, quarante-huit puis quatre-vingt seize canons de 25mm en affûts simples, doubles et quadruples.

Aviation : deux catapultes et quatre hydravions

Equipage : 2700 officiers et marins

Croiseurs de bataille de classe Kii

Kongo (1913) 4

Les Kii étaient censés remplacer les Kongo. En réalité les deux classes vont cohabiter

Avant-propos

Comme nous l’avons déjà vu à plusieurs reprises, l’apparition du dreadnought, du cuirassé à artillerie principale monocalibre succéda l’arrive du croiseur de bataille ou battlecruiser, une autre idée de l’amiral Fisher dont l’imagination est aussi bouillante que son caractère.

Ces navires censés éclairer la ligne, frapper et se replier vont faire école dans les principales marines mondiales. Si la France et l’Italie ne construisirent aucun croiseur de bataille de première génération (personnellement je considère les Dunkerque comme des croiseurs de bataille) et que les Etats-Unis durent abandonner la construction des Lexington, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et le Japon construisirent des croiseurs de bataille.

Le Japon se tourna vers Londres pour son modèle de battlecruiser et notamment les chantiers Vickers qui s’inspirèrent du Lion alors en construction pour construire le Kongo, un puissant croiseur de bataille, bien protégé et bien armé avec huit canons de 356mm en quatre tourelles doubles. A ce navire construit en Grande-Bretagne s’ajouta trois sister-ships construits au Japon.

Ces navires mis en service en 1913 (Kongo), en 1914 (Hiei) et en 1915 (Haruna Kirishima) furent modernisés à trois reprises pour rester en service notamment à une époque où le Japon ne pouvait pas construire de nouveaux cuirassés et de nouveaux croiseurs de bataille.

Néanmoins au début des années quarante, le remplacement des Kongo commença à se poser. Un long processus se mit en place avec plusieurs écoles qui s’affrontèrent, retardant la prise d’une décision.

Si les partisans de la construction de «Super-Yamato» furent vites marginalisés, les partisans d’une poursuite du programme Amagi furent plus «dangereux» pour les partisans d’une nouvelle classe de croiseurs de bataille.

A leurs yeux, la construction de nouveaux battlecruiser était superflu, les trois refontes ayant transformé les Kongo en cuirassés et surtout l’armement prévu _des canons de 356mm_ était moins puissant que l’armement des Amagi. Plutôt que construire quatre croiseurs de bataille, il valait mieux construire quatre nouveaux Amagi.

Finalement en janvier 1945, le projet Kii est validé. Initialement il était prévu quatre navires mais ce nombre passe à six puis à huit suite à des rumeurs concernants les Alaska américains qui seraient armés de canons de 356mm et non de 305mm (ce qui est matériellement vrai).

Les huit unités doivent être construits dans le cadre du sixième plan de rééquipement naval de 1946 (le cinquième avait été voté en 1943 mais pas encore totalement réalisé).

Au final, seulement quatre navires allaient être mis sur cale avant guerre. Les quatre derniers jamais baptisés (c’est un signe) seront abandonnés début 1951.

Sur les quatre Kii commandés, un est en service en mars 1950 (Kii), le second est en achèvement à flot (Owari) et les deux derniers sont sur cale (Suruga Omi). Si le troisième Kii sera achevé en croiseur de bataille, le quatrième sera achevé en porte-avions.

Carrière opérationnelle

Le Kii

-Le Kii est mis sur cale à l’Arsenal de Yokosuka le 14 mars 1945 lancé le 30 janvier 1947 et mis en service le 8 mars 1948.

Affecté à la Flotte Combinée, il est stationné à Sasebo. Dès sa mise en service, il s’entraine avec les porte-avions qu’il s’agisse des vétérans Akagi Kaga Soryu Hiryu Shokaku et Zuikaku ou des jeunes Taiho et Unryu.

Dans son «contrat opérationnel», le Kii doit opérer avec ces porte-avions, servant d’escorteur antisurface et antiaérien mais également d’éclaireurs avec ses quatre hydravions d’observation embarqués.

Le Kii connait son baptême du feu dès le 21 mars 1950 quand il accompagne avec trois Kongo, les six porte-avions engagés dans une frappe de décapitation contre la base navale de Pearl Harbor.

A tour de rôle les quatre croiseurs de bataille sont en position d’éclaireur avancé à 50 miles devant les groupes de porte-avions pour pouvoir détecter rapidement une flotte américaine ce qui ne sera pas le cas avant le début des opérations.

Il s’en fallut de peu pour que la première bataille navale de la guerre oppose américains et japonais dès le 21 mars mais comme nous l’avons vu, cet affrontement à plus ressemblé à un combat entre deux boxeurs aveugles qu’à une véritable bataille, les japonais se sachant en infériorité numérique alors que les américains avaient surestimé la puissance de la force navale en face d’eux.

Après s’être ravitaillé à la mer, le Kii et le Kongo mettent cap sur les Philippines pour retrouver le croiseur de bataille Hiei et les cuirassés Mutsu et Kawashi. Ils participent à la destruction de l’Asiatic Fleet et surtout appuient les troupes japonais en tirant contre terre.

Endommagé par une mine le 14 août 1950, le Kii doit se replier au Japon. Il est immobilisé pour réparations dans son chantier constructeur du 1er septembre 1950 au 14 février 1951, cette période de réparations étant l’occasion de moderniser son artillerie antiaérienne et d’installer les premiers radars.

A nouveau opérationnel, le cuirassé est engagé dans l’ultime offensive stratégique japonaise, l’attaque de la Nouvelle-Calédonie en octobre 1951, un sorte de coup de dé alors que l’évacuation des Salomons à été décidée après six mois de combats d’une violence inouïe.

Engagé en compagnie de son sister-ship Owari et des cuirassés Nagato Yamato et Musashi, le Kii est désemparé par quatre obus de ……15 pouces du HMS Warspite qui vengeait là ses sister-ship Queen Elizabeth et Malaya coulés lors de la bataille du Golfe de Thaïlande.

Hors de combat mais ses machines toujours fonctionnelles, le Kii tente de se replier en direction de la Nouvelle-Guinée.

En fin d’après midi le 5 octobre 1951, l’aviation embarquée américaine passe à l’attaque. Quatre bombes et deux torpilles ont raison du croiseur de bataille qui s’incline sur tribord, chavire et coule en quelques minutes, ne laissant qu’une poignée de survivants.

L’épave à été découverte en 1975 par les hommes du commandant Cousteau. Classée tombe de guerre, il est interdit d’y plonger sauf autorisation spéciale délivrée conjoitement par le gouverneur de Nouvelle-Calédonie et par l’ambassadeur du Japon à Paris.

Le Owari

-Le Owari est mis sur cale aux chantiers navals d’Ishikawajima le 8 septembre 1946 lancé le 14 mars 1949 et mis en service le 19 juillet 1950.

Affecté à la Flotte Combinée, ce croiseur de bataille connait son baptême du feu en Nouvelle-Calédonie en octobre 1951, baptême du feu qui lui sera fatal.

En effet lors de son affrontement contre la flotte américaine (renforcée par des unités britanniques et australiennes), l’Owari est sérieusement endommagé par des obus de 16 pouces du South Dakota mais également par des obus de 8 pouces des croiseurs lourds.

Le croiseur de bataille commence à s’incliner sur bâbord et au moment où il chavire, le croiseur de bataille est foudroyé par une violente explosion provoquée par la torpille d’un sous-marin américain achevant le bâtiment de ligne nippon. L’épave à été redécouverte en 1975 et classée comme le Kii, tombe de guerre.

Le Suruga

-Le Suruga est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi de Nagasaki le 8 septembre 1949 et toujours sur cale quand le Japon entre en guerre.

Sa construction est suspendue du 21 mars au 4 avril avant de reprendre. Lancé le 12 octobre 1950, son achèvement est retardé par un manque de matériaux et d’ouvriers qualifiés. Il n’est finalement mis en service que le 4 mars 1953 à une époque où la guerre à prit une très mauvaise tournure pour le Japon.

La pénurie de carburant empêche le Suruga de s’éloigner de sa base navale de Yokohama. Devenu une véritable batterie flottante, le croiseur de bataille camouflé, tire de temps en temps en direction des océans, encadrant à plusieurs reprises des navires américains pilonnant le Japon.

La sanction ne tarde pas et une série d’attaques rend la position du Suruga de plus en plus inconfortable jusqu’à ce que le 14 juillet 1954, soixante-quatre bombardiers en piqué et avions-torpilleurs américains attaquent le cuirassé qui encaisse quatre bombes et trois torpilles, chavirant dans le port de Yokohama. L’épave est relevée en mars 1955 et démolie.

Le Omi

-Le Omi est mis sur cale à l’Arsenal de Yokosuka le 14 octobre 1949. Achevé à seulement 20% en mars 1950, sa construction est suspendue avant de reprendre en mai mais à un rythme de sénateur.

Lancé le 14 mai 1952, son achèvement fût suspendu jusqu’en septembre 1952 quand décision fût prise de l’achever en porte-avions. Les travaux furent menés aussi rapidement que leur permettait la pénurie de matières premières et d’ouvriers qualifiés.

Mis en service le 18 décembre 1953, le nouveau porte-avions opéra comme simple transport d’avions entre le Japon et Okinawa, effectuant trois rotations, échappant de peu à l’attaque de sous-marins américains.

Le 14 mars 1954, alors qu’il devait relier Tokyo à Sasebo, le Omi est torpillé par un sous-marin américain qui place quatre torpilles dans le flanc du navire, ne lui laissant aucune chance. Le navire coule rapidement, ne laissant que fort peu de survivants. L’épave n’à toujours pas été retrouvée.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 33500 tonnes pleine charge 38900 tonnes

Dimensions : longueur 230m largeur 32m tirant d’eau 9.5m

Propulsion : 4 groupes de turbines à engrenages Kampon alimentées par 8 chaudières Kampon à deux tubes dévellopant une puissance totale de 100000ch et entrainant 4 hélices.

Performances : vitesse maximale 30 noeuds distance franchissable : 13000 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : ceinture 250mm ponts blindés 150mm tourelles 250mm

Armement : huit canons de 356mm en quatre tourelles doubles (deux avant et deux arrières), seize canons de 127mm en huit tourelles doubles, quarante-huit canons de 25mm en affûts doubles et quadruples

Aviation : deux catapultes et quatre hydravions

Equipage : 1580 officiers et marins

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