Japon (44) Navires de Soutien (1)

NAVIRES DE SOUTIEN

Avant-propos

Comme nous l’avons vu plus haut, la logistique est largement négligée au sein des forces armées japonaises, c’est une chose non noble, sans aucune valeur, méprisable, honteuse.

Pourtant la marine japonaise ne peut totalement se passer de navires de soutien puisqu’il faut ravitailler les navires en combustible, les réparer, leur fournir des munitions, des vivres pour l’équipage.

Aussi en septembre 1948, la Nihon Kaigun dispose d’un certain nombre de navires de soutien notamment des pétroliers et des ravitailleurs de combat. Elle à également développé de manière précoce le ravitaillement à la mer. Sans cette technologie, le raid sur Pearl Harbor le 21 mars 1950 aurait été impensable et même impossible.

Parmi les navires de soutien les plus importants figurent les pétroliers. La marine japonaise dispose à la fois de pétroliers anciens et lents mais également de pétroliers récents et rapides (même si tout est relatif).

Successivement sont construites les sept unités de classe Notoro auxquelles succèdent les trois unités de classe Ondo et les onze unités de classe Kazahaya soient un total de vingt et un pétroliers même si en 1948, seuls sont encore en service les quatorze derniers pétroliers.

Il faudra attendre ensuite le programme de guerre pour que de nouveaux pétroliers soient commandés, les quatre unités de classe Hario et les quatre unités de classe Erimo. Deux charbonniers sont encore en service en septembre 1939 et participeront au second conflit mondial comme cargos mixtes (transport de troupes et de matériel)

Outre le ravitaillement en carburant, il faut prévoir le transport de munitions, de pièces détachées qui contrairement au combustible n’est pas encore transférable en route et doit être déposé au mouillage.

Dans cette catégorie on trouve deux ravitailleurs de combat de classe Ashizuri et six navires de classe Sumosaki (même si seulement deux sont en service en mars 1950, deux autres étant mis en service durant le conflit, la construction des deux autres étant abandonnée.).

Le Japon fait construire peu avant le début du second conflit mondial en Europe plusieurs ravitailleurs de combat comme deux navires de classe Ashizuri (Ashizuri et Shioya) mis en service en 1946 et 1948 ou encore les ravitailleurs de combat de classe Sumosaki.

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Ravitailleur de vivres Nosaki

Aux côtés des ravitailleurs de combat, nous trouvons des ravitailleurs de vivres comme les Mamiya,Nosaki Irako et Kusuni, le ravitailleur de munitions Kashimo.

Durant la guerre, le Japon envisagera la construction de onze ravitailleurs de vivres de classe Kinesaki. A une époque où les pertes en ravitailleurs et navires marchands commencent à devenir sensible, on peut imaginer que cette spécialisation allait être une vue de l’esprit. Seulement quatre seront achevés.

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Ravitailleur de vivres IJN Kinesaki

Le soutien logistique ce n’est pas uniquement le ravitaillement, c’est aussi l’assistance et la maintenance et dans ce domaine là, la marine impériale dispose également de navires plus ou moins spécialisés.

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Cablier Hashima

Les quatre câbliers de classe Hashima sont ainsi mis en service en 1940 et 1941. Ces quatre navires baptisés Hashima Tsurushima Otake Tateishi sont chargés de la maintenance des câbles de communication japonaise et de la destruction des cables américains. Ils vont être également utilisés pour le mouillage de mines.

Si le brise-glaces Otomari à un rôle limité _il survivra d’ailleurs miraculeusement au conflit_, les ravitailleurs d’hydravions sont nettement plus exposés en raison de leur proximité plus immédiate avec les premières lignes.

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Le Chitose

Les deux «seaplane tender» de classe Chitose sont les navires les plus récents de ce type dans la marine nippone. Baptisés Chitose et Chiyoda, ils sont mis en service en 1938 même si dès le début leur conversion en porte-avions léger à été prévue mais elle est sans cesse repoussée et ne sera effective que durant la guerre.

Deux autres ravitailleurs d’hydravions ont été construits au début des années quarante, les Mizuho et Nisshin, des navires mis en service respectivement en 1940 et 1942.

Durant le conflit des cargos seront réquisitionnés et transformés en ravitailleurs d’hydravions, recevant des grues, des réservoirs de carburant aviation, des catapultes.

On trouve également des remorqueurs de sauvetage (salvage tug boat) répartis entre la classe Tategami (Tategami Nagaura Miura Yumihari Hanashima) et la classe Kasashima (Kasashima Futakami), des navires mis en service à la fin des années trente.

Des navires ateliers sont également disponibles, un ancien cuirassé transformé le Asahi et un navire neuf le Akashi. Ces deux navires vont participer au second conflit mondial mais aucun n’y survivra.

Le soutien des sous-marins est assuré par des submarine tender ou ravitailleurs de sous-marins en bon français.

On trouve les Jingei et Chagei mis en service en 1923/24, le Konahashi un cargo mis en service en 1914 et adapté pour ce rôle et le Taigei mis en service en 1934. Aucun submarine tender spécialement conçu pour ce rôle ne sera construit, le Japon utilisant le système D pour assurer le soutien de ses submersibles.

On trouve également des navires océanographiques ou survey ship en l’occurence les navires de classe Tsukushi, le Tsukushi et le Miho.

Durant le conflit, le programme de guerre prévoira bien la construction de navires de soutien supplémentaires mais comme pour les navires de guerre, ce sera trop peu trop tard.

Pétroliers et Charbonniers

Avant-propos

Des origines au XIXème siècle, les marines de guerre utilisèrent la voile et la rame pour se mouvoir, étant terriblement dépendant des éléments. L’apparition de la machine à vapeur oblige les différentes marines de guerre à utiliser un combustible fossile, le charbon d’abord puis le pétrole.

Problème, tous les pays ne possédaient pas de réserves nationales d’or noir. Voilà pourquoi certains pays hésitèrent à passer du charbon au pétrole en dépit des avantages évidents du second par rapport au premier (stockage plus facile, ravitaillement à la mer possible, apport énergétique supérieur).

Le Japon appartenait à cette catégorie. Ne disposant pas de pétrole dans l’archipel (et fort peu de charbon), le pays était dépendant des réserves étrangères qu’il s’agisse de l’URSS, des Etats-Unis ou des Indes Néerlandaises.

Il fallait des pétroliers pour transporter le précieux combustible pour le raffiner et alimenter les dépôts de la marine.

La Nihon Kaigun disposait donc de plusieurs pétroliers océaniques mais un nombre plutôt réduit par rapport au rang de la marine impériale. Elle pouvait certes s’appuyer sur des pétroliers commerciaux mais ce n’était qu’un pis-aller.

Durant le conflit, d’autres pétroliers allaient être construits mais un nombre bien trop réduit pour faire face aux besoins et surtout pour compenser les pertes terrifiantes infligées par l’ennemi.

La pénurie s’installa, paralysant peu à peu la marine japonaise dont les dernières unités encore à flot allaient progressivement être bloquées dans leurs ports, devenant des cibles statiques aux obus et aux bombes américaines.

Pétroliers classe Notoro

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Le Notoro alors transformé en ravitailleur d’hydravions

Les sept pétroliers de classe Notoro ont été construits au tout début des années vingt, étant financés dans le cadre des plans d’expansion du premier conflit mondial (plan «8-8» «8-4» et «8-6»).

Leur rôle est principalement d’amener le pétrole brut venu d’Amerique du Nord et d’Asie du Sud-Est.

-Le Notoro est mis sur cale aux chantiers navals Kawasaki de Kobé le 24 novembre 1919 lancé le 17 juillet 1920 et mis en service le 20 septembre 1920.

Il est transformé en ravitailleur d’hydravions le 1er juin 1934. Toujours en service en mars 1950, il est coulé en septembre 1952 à Rabaul lors d’un raid de l’aviation embarquée américaine, encaissant deux torpilles d’un Grumman Avenger et quatre bombes d’un Curtiss SB2C Helldiver avant de chavirer. L’épave est relevée après guerre et démolie.

-Le Shiretoko est mis sur cale aux chantiers navals Kawasaki de Kobé le 24 novembre 1919 lancé le 3 mai 1920 et mis en service le 10 août 1920.

En 1928, il est converti en charbonnier avant d’être converti en transport de munitions en septembre 1942.

Toujours en service en mars 1950, il assure le transport de munitions au profit des troupes de l’armée engagées aux Philippines. Il est endommagé au cours de la campagne mais parvient à rentrer au Japon en décembre 1950.

Après avoir transporté des munitions en Malaisie en février 1951, le Shiretoko doit rentrer au Japon mais le 7 mars 1951 au sud-est de Formose, un sous-marin américain l’exécute de trois torpilles, provoquant un naufrage rapide pour le vénérable navire.

-L’Erimo est mis sur cale aux chantiers navals Kawasaki de Kobé le 3 mai 1920 lancé le 28 octobre 1920 et mis en service le 16 décembre 1920.

Toujours pétrolier, le navire est désarmé en septembre 1944. Il est vendu à la démolition au printemps 1946 et démantelé.

-Le Sata est mis sur cale aux chantiers navals Yokohama Dock Company le 6 mars 1920 lancé le 28 octobre 1920 et mis en service le 24 février 1921.

Transformé en navire de sauvetage de sous-marin en 1938, il est toujours en service en mars 1950, participant au second conflit mondial jusqu’à sa destruction par l’aviation américaine lors de l’opération Boxer, le Sata encaissant six bombes alors qu’il se trouvait au sud de Shanghai le 17 janvier 1954. L’épave n’à toujours pas été retrouvée.

-Le Tsurumi est mis sur cale aux chantiers navals Osaka Iron Works le 10 mars 1921 lancé le 29 septembre 1921 et mis en service le 14 mars 1922.

Après vingt-trois ans de carrière, le pétrolier usé par un usage intensif est désarmé le 17 mars 1945. Il est coulé comme cible en septembre 1946.

-Le Shiriya est mis sur cale aux chantiers navals Yokohama Dock Company le 7 avril 1921 lancé le 29 septembre 1921 et mis en service le 8 février 1922. Désarmé le 8 juin 1945, il est vendu à la démolition à l’automne 1946 et démantelé.

-Le Iro est mis sur cale aux chantiers navals Osaka Iron Works le 2 septembre 1921 lancé le 5 août 1922 et mis en service le 30 octobre 1922. Désarmé le 17 octobre 1945, il sert de ponton pétrolier à Maizuru.

Coulé par petits fonds au printemps 1954, il est relevé, transformé en brise-lames et utilisé jusqu’en 1970 quand il est remorqué au large pour être transformé en récif artificiel, rôle qu’il assume toujours en 2018.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 15647 tonnes

Dimensions : longueur 138.68m largeur 17.68m tirant d’eau 8m

Propulsion : une machine verticale à triple expansion avec quatre chaudières (Kampon pour le Iro, Scotch pour les autres) développant 3750ch et entraînant une hélice

Performances : vitesse maximale 12 nœuds

Capacité : 8000 tonnes de mazout

Armement : deux canons de 120mm (Noroto Shiretoko Erimo Iro) ou deux canons de 140mm (Sata Tsurumi Shiriya) + deux canons de 76.2mm.

Equipage : 157 officiers et marins pour le Iro, 142 officiers et marins pour les autres

Pétroliers classe Ondo

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Le Ondo

Initialement, il était prévu cinq pétroliers de classe Ondo mais au final seulement trois seront achevés comme pétrolier, le Otomari devenant un brise-glaces tandis que le cinquième baptisé Mamiya étant achevé comme transport de vivres.

Tout comme les Notoro, les Ondo assuraient principalement le transport du pétrole brut venu d’Amérique du Nord et d’Asie du Sud-Est. En guerre, ils vont assurer surtout le ravitaillement des bases et des dépôts avancés.

-Le Ondo est mis sur cale aux chantiers navals Kawasaki le 15 mars 1922 lancé le 21 octobre 1922 et mis en service le 12 mars 1923.

Toujours en service en mars 1950, il participe au ravitaillement des navires japonais déployés aux Philippines jusqu’au 7 mars 1951 quand sortant de la baie de Manille il saute sur une mine américaine. La mine coupe le pétrolier en deux. Si l’avant coule rapidement, l’arrière s’échoue sur la côte. Elle est finalement détruite par les japonais pour éviter qu’elle ne gêne la navigation.

-Le Hayatomo est mis sur cale à l’Arsenal de Kure le 14 mars 1922 lancé le 4 décembre 1922 et mis en service le 18 mai 1924.

Toujours en service en mars 1950, le pétrolier est envoyé dans les Salomons pour ravitailler les navires de surface japonais. Le 4 août 1951, il est surpris par l’aviation embarquée américaine, encaissant trois bombes, des roquettes et deux torpilles, le navire sombrant rapidement.

-Le Naruto est mis sur cale à l’Arsenal de Yokosuka le 11 avril 1922 lancé le 30 janvier 1923 et mis en service le 30 janvier 1923.

Le troisième Ondo est toujours en service en mars 1950. Il est le dernier survivant de la classe puisqu’il est coulé le 17 septembre 1953, torpillé par un sous-marin américain au large de Yokohama, deux torpilles l’envoyant rapidement par le fond.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 15647 tonnes

Dimensions : longueur 138.68m largeur 17.68m tirant d’eau 8.08m

Propulsion : une machine verticale à triple expansion (VTE) alimentée en vapeur par quatre chaudières Kampon (Ondo) et Miyahara (Hayatomo Naruto) développant 3750ch et entraînant une hélice

Vitesse maximale : 12 nœuds

Capacité : 8000 tonnes de pétrole

Armement : deux canons de 140mm et deux canons de 76.2mm, armement renforcé par douze canons de 25mm en six affûts doubles

Equipage : 157 officiers et marins

Pétroliers classe Kazahaya

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Le Kazahaya sur coffre

 

Pour renouveler sa flotte de pétroliers, le Japon passe commande de onze pétroliers de classe Kazahaya qui vont relever les unités les plus anciennes.

Cette classe Kazahaya composée de onze navires baptisés Kazahaya Karasaki Hayasui Inatori Kariko Tsurikake Kumori Kamisu Koshu Seito et Noma, ces navires étant mis en service en 1941 (deux), en 1943 (deux), en 1945 (deux), en 1947 (deux) et en 1948 pour les derniers.

-Le Kazahaya est mis sur cale aux chantiers navals Harima le 14 janvier 1940 lancé le 18 novembre 1940 et mis en service le 7 juin 1941.

-Le Karasaki est mis sur cale aux chantiers navals Harima le 21 janvier 1940 lancé le 5 décembre 1940 et mis en service le 12 juillet 1941.

-Le Hayasui est mis sur cale aux chantiers navals Osaka Iron Works le 8 juin 1941 lancé le 17 mars 1942 et mis en service le 7 février 1943.

-Le inatori est mis sur cale aux chantiers navals Osaka Iron Works le 13 juin 1941 lancé le 22 mars 1942 et mis en service le 17 février 1943.

-Le Kariko est mis sur cale aux chantiers navals Harima le 17 novembre 1943 lancé le 8 août 1944 et mis en service le 7 mars 1945.

-Le Tsurikake est mis sur cale aux chantiers navals Harima le 17 novembre 1943 lancé le 8 août 1944 et mis en service le 7 mars 1945.

-Le Kumori est mis sur cale aux chantiers navals Osaka Iron Works le 15 septembre 1945 lancé le 8 avril 1946 et mis en service le 6 janvier 1947.

-Le Kamisu est mis sur cale aux chantiers navals Osaka Iron Works le 15 septembre 1945 lancé le 8 avril 1946 et mis en service le 6 janvier 1947.

-Le Koshu est mis sur cale aux chantiers navals de Yokohama le 6 novembre 1946 lancé le 8 septembre 1947 et mis en service le 8 juin 1948.

-Le Seito est mis sur cale aux chantiers navals de Yokohama le 5 décembre 1946 lancé le 8 octobre 1947 et mis en service le 17 juillet 1948

-Le Noma est mis sur cale aux chantiers navals de Yokohama le 15 décembre 1946 lancé le 7 novembre 1947 et mis en service le 8 août 1948.

Ces onze navires sont toujours en service en mars 1950. Quatre ans et demi plus tard, neuf ont été coulés.

Deux ont donc survécu. Il s’agit des Kamisu et des Seito qui capturés par les américains au Japon sont utilisés par l’Administration de Surveillance pour ravitailler en carburant un archipel dévasté, ces navires restant en service jusqu’en 1970 et 1972 respectivement.

Trois sont coulés par les sous-marins américains, le Kazahaya est torpillé au large de Shanghai en mars 1952, le Karasaki est victime d’un submersible britannique dans le détroit de la Sonde en septembre 1952 alors que le Hayasui est victime du Silent Service au large d’Okinawa en janvier 1954. Le Inatori saute lui sur une mine au large de Rabaul en mars 1952.

Le Kariko est coulé par l’aviation américaine lors de la campagne Carolines-Mariannes en avril 1953 alors que le Tsurikake est victime de chasseurs bombardiers F4U Corsair du USS Essex (CV-9) au large de l’île de Cheju alors que ces avions préparaient l’opération Boxer (juin 1954).

Trois sont coulés par des destroyers et des croiseurs américains. Le Kumori est coulé lors de la bataille de la mer de Corail (4-5 février 1952), le Koshu est coulé lors de l’opération Overlord quand des croiseurs britanniques et français coulent le pétrolier qui avait tenté de s’échapper de Saïgon (juin 1953) alors que le Noma est coulé par des croiseurs américains qui bombardaient la baie de Manille (mars 1953).

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 18594 tonnes

Dimensions : longueur 161m largeur 20.10m tirant d’eau 8.83m

Propulsion : une turbine à engrenages Ishikawajima alimentée en vapeur par deux chaudières Kampon développant 9500ch et entraînant une hélice.

Vitesse maximale : 16.5 nœuds

Capacité : 10000 tonnes de pétrole brute, 1000 tonnes de gasole

Armement : trois canons de 120mm et six canons de 25mm en trois affûts doubles

Equipage : 150 officiers et marins

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