Japon (42) Navires légers (3)

Vedettes lance-torpilles

Avant-propos

L’apparition de la torpille automobile permis d’envisager la réalisation de la légende de David contre Goliath. Pour la première fois dans l’histoire navale, un petit navire pouvait espérer couler un navire bien plus gros que lui.

Du moins dans la théorie car en pratique, les torpilleurs notamment les numérotés de la Jeune Ecole étaient incapables de sortir en haute mer par mer un peu formée. La prophétie de Gabriel Charmes, gendre de l’amiral Aube voyant les numérotés semer la terreur au large des côtes américaines allait donc s’avérer une chimère.

Torpilleur de défense mobile n°86

Un des nombreux numérotés de la marine française

Très vite les torpilleurs prirent du poids et des centimètres, devenant dès la première guerre mondiale des navires ayant un dépassement supérieur à 1000 tonnes.

Un nouveau type de navire lance-torpilles apparu alors la vedette lance-torpilles, un navire d’un déplacement de 50 à 100 tonnes, généralement armés de deux torpilles avec une artillerie légère pour son autodéfense.

Bien que voulant concevoir une marine océanique pour s’opposer frontalement à l’US Navy, la marine japonaise s’intéresse au concept de la Motor Torpedo Boat (MBT) copiant au début des années vingt des vedettes lance-torpilles britanniques pour une production très limitée.

Il faudra attendre les années quarante pour que le Japon relance encore timidement la construction de vedettes lance-torpilles. Handicapé par un manque de moteurs efficients, par un grand scepticisme, les vedettes lance-torpilles japonaises n’allaient jamais peser bien lourd face aux MTB américaines.

Outre les vedettes lance-torpilles, quelques vedettes légères de soutien et d’appui allaient être construites pour opérer notamment dans le milieu archipélagique.

Tout comme d’autres catégories de navires, des vedettes lance-torpilles vont être commandées dans l’espoir de perturber l’implacable machine de guerre américaine.

Les différentes vedettes japonaises

Vedettes lance-torpilles T-51

S-Boote

S-Boote en mer. La Schnell Boot à inspiré le modèle T-51

Les dix vedettes lance-torpilles T-51 sont une copie des S-Boot allemandes. Deux S-Boot ont été commandées à l’Allemagne en septembre 1942 et livrées en juin 1943. Etudiées sous toutes les coutures, ces vedettes sont considérées comme dignes d’être copiées.

Dix T-51 sont commandées en janvier 1944, construites aux chantiers navals Yokohama Yacht Company de Tsurumi et mises en service en 1945.

Toujours en service en mars 1950, elles sont déployées dans les Salomons pour tenter de contrer les américains qui déploient eux aussi des MTB.

Ces vedettes immatriculées (10-Go à 19-Go) sont toutes coulées durant le conflit, les 10-Go, 11-Go,13-Go et 15-Go sont détruites dans les Salomons, les 12-Go, 14-Go et 16-Go sont détruites en Nouvelle-Guinée, ne laissant que les 17-Go, 18-Go et 19-Go qui sont ramenées au Japon où elles sont détruites lors du bombardement de Kure par l’aviation américaine en juin 1954.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 75 tonnes pleine charge 90 tonnes

Dimensions : longueur 32.4m largeur 5m tirant d’eau 1.11m

Propulsion : 4 moteurs essence de 900ch chacun quatre hélices

Performances : vitesse maximale 29 noeuds distance franchissable 1000 miles nautiques à 16 noeuds

Armement : deux canons de 25mm en affûts simples, deux torpilles de 450mm

Equipage : 18 officiers et marins.

Vedettes lance-torpilles type T-23

Ces vingt-trois vedettes lance-torpilles (201-Go à 207-Go, 401-Go à 410-Go et 451-Go à 456-Go) sont issues des T-51. Elles sont cependant de conception entièrement japonaises.

Commandées en septembre 1945, leur construction est répartie entre l’Arsenal de Yokosuka (8), l’Arsenal de Sasebo (7) et les chantiers navals Mitsubishi installés à Yokohama (8). Elles sont mis en service entre janvier et décembre 1947.

Toutes en service en mars 1950, ces vedettes sont envoyées à Singapour en juin 1951. Ne pouvant bien évidement pas rallier l’Insulinde en autonome, elles sont transportées en pontée sur plusieurs cargos.

L’un d’eux est torpillé par un sous-marin américain entrainant la perte des 201-Go, 202-Go, 204-Go et 206-Go, les autres parvenant à destination.

Les dix-neuf vedettes survivantes opèrent depuis Singapour. Six sont perdues entre juillet 1951 et septembre 1952 (203-Go/205-Go/207-Go/401-Go/403-Go/405-Go) sous les coups notamment de l’aviation.

Il reste donc à cet instant treize vedettes lance-torpilles (402-Go/404-Go/406-Go/407-Go/408-Go/409-Go/410-Go/451-Go/452-Go/453-Go/454-Go/455-Go/456-Go). Huit sont envoyées en Nouvelle-Guinée ne laissant à Singapour que les 452-Go/453-Go/454-Go/455-Go/456-Go.

Les vedettes singapouriennes restent pour défendre l’ex-Gibraltar du Moyen-Orient mais sont toutes détruites par l’aviation britannique lors de l’opération Zipper déclenchée à partir de novembre 1953.

Les huit vedettes restantes elles aussi succombent sous les coups de leurs homologues américaines, des mines et de l’aviation.

Vedettes lance-torpilles type T-25

Vingt vedettes type T-25 sont construites en 1948/49 (468-Go à 487-Go).

Elles sont quasiment identiques aux T-23, les moteurs sont plus puissants tout comme l’armement. Ce sont les dernières vedettes lance-torpilles construites par les japonais avant le début du second conflit mondial dans le Pacifique.

Huit sont envoyées en Indochine (468-Go/470-Go/472-Go/474-Go/476-Go/478-Go/480-Go/482-Go) où elles opèrent jusqu’en janvier 1953 quand elles se replient sur Haïphong où elles sont systèmatiquement matraquées par l’aviation américaine.

Les douze autres sont envoyées aux Philippines (469-Go/471-Go/473-Go/475-Go/477-Go/479-Go/481-Go/483-Go/484-Go/485-Go/486-Go/487-Go). Seulement deux survivent au conflit (471-Go/487-Go), étant réutilisées comme auxiliaires par les américains jusqu’à leur démolition en 1956.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 20 tonnes pleine charge 25.2 tonnes

Dimensions : longueur 18m largeur 4.30m tirant d’eau 0.65m

Propulsion : moteur à essence 71-Gata 920 ch une hélice

Performances : vitesse maximale 21.5 noeuds distance franchissable 310 miles nautiques à 14 noeuds

Type 96 25mm AA Gun 8.jpg

Canon de 25mm sur une grosse unité de la marine impériale

Armement : un canon de 25mm, une mitrailleuse de 13.2mm deux tubes lance-torpilles de 450mm

Equipage : 7 officiers et marins

Dragueurs de mines

Avant-propos

Les armes modernes ne cessent de gagner en efficacité mais également en coût. Toujours plus efficaces mais également toujours plus coûteuses. Seule résiste la mine qui possède un rapport coût/efficacité imbattable.

Quel système d’armes peut en effet se targuer de pouvoir couler le navire le plus gros suite à une explosion bien placée ?

Les premières mines étaient des mines à orin, à contact avec leurs cornes caractéristiques mais très vite des mines à influence sont apparues utilisant pour exploser le bruit, le métal ou le mouvement des vagues voir parfois plusieurs d’entre-eux à la fois.

Face à cette menace les différentes marines développent des navires spécialisés dans le dragage de mines, les dragueurs de mines ou minesweeper dans les marines anglo-saxonnes.

Pour le dragage de mines, la marine japonaise va faire construire une série de dragueurs de mines déplaçant entre 500 et 648 tonnes, des navires bien armés pouvant être utilisés comme escorteurs de fortune.

56 navires sont ainsi construits entre 1922 et 1950. Durant la guerre, une vingtaine de navires supplémentaires est construite, navires accompagnés par des chalutiers réquisitionnés.

Confrontée à une campagne massive de mouillage de mines, le Japon va être rapidement bien en peine face à cette guerre sournoise. Avec le manque de carburant, l’aviation et les sous-marins, les mines vont achever d’asphyxier la marine de guerre et la marine marchande nippone.

Les différentes classes de dragueurs de mines

Dragueurs de mines auxiliaires type n°1

Vingt-deux navires de ce type sont construits au début des années quarante. Leur construction est assurée par des chantiers privés (Hitachi Zōsen Corporation,Namura Shipbuilding Corporation,Naniwa Dock Company,Ōsaka Iron Works,Sanoyasu Dock Company).

La construction de ces navires est une conséquence directe de la deuxième guerre sino-japonaise où le Japon est confronté à des mines mouillées par les chinois dans le Yangtze.

Les dragueurs de mines en service étant inadaptés, la marine japonaise demande la construction de dragueurs de mines à très faible tirant d’eau. La coque des dragueurs de mines auxiliaires type n°1 étant comparable à celle des chalutiers.

IJN_No11_Auxiliary_Minesweeper_1943.jpg

Dragueur de mines auxiliaire n°11

Ces dragueurs de mines ne disposent pas de nom mais d’un numéro en l’occurence de n°1 à n°22 (dragueur de mines auxiliaire n°1 à dragueur de mines auxiliaire n°22). Les six premiers sont mis en service en 1942, dix en 1943 et enfin les six derniers en 1944.

Si six navires (n°1/3/5/7/9/11) sont bien déployés en Chine et le resteront jusqu’à la fin du second conflit (quatre coulés, deux survivants, les n°3 et 11 capturés par les chinois et utilisés par les nationalistes et les communistes jusqu’à une date inconnue, probablement le milieu ou la fin des années soixante).

Les seize autres (n°2/4/6/8/10/12/13/14/15/16/17/18/19/20/21/22) vont être déployées dans le Pacifique où ils vont subir des pertes très importantes.

Trois sont coulés aux Philippines (n°2/8/10), trois dans les Salomons (n°4/6/12), deux en Nouvelle-Guinée (13/14), deux en Indochine (15/17), deux à Formose (16/18), deux à Okinawa (19/22) et enfin deux au Japon même où ils étaient repliés (20/21).

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 218 tonnes

Dimensions : longueur 33m largeur 5.92m tirant d’eau 2.29m

Propulsion : un moteur diesel Akasaka de 300ch entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 9.5 noeuds distance franchissable 1500 miles nautiques à 9.5 noeuds

Armement : un canon de 76.2mm, deux mitrailleuses de 7.7mm, douze charges de profondeur, un hydrophone, deux paravanes

Equipage : 38 officiers et marins

Dragueurs de mines type W-1

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Dragueur de mines W-3

Six dragueurs de mines type W-1 sont construits dans les années vingt par quatre chantiers, un arsenal (Sasebo Kaigun Kosho) et trois chantiers privés (Harima Zōsen, Mitsui Bussan et Ōsaka Iron Works).

Ils ont été financés dans le cadre du programme “8-8” dont la pointe de diamant (cuirassés et croiseurs de bataille) a été largement abandonnés suite au traité de Washington (1922). C’est une conséquence directe de la perte des cuirassés Hatsuse et Yashima qui ont sauté sur des mines russes durant la guerre russo-japonaise (1904/05).

Le W-1 est construit par les chantiers Harima Zosen et mis en service en juin 1923, le W-2 est construit par les chantiers navals Mitsui et mis en service le 30 juin 1923, le W-3 est construit par les chantiers navals d’Osaka et mie en service en juin 1923, le W-4 est construit par l’Arsenal de Sasebo et mis en service le 29 avril 1925.

Les W-5 et W-6 légèrement différents sont mis en service en 1929, le premier ayant été construit aux chantiers navals Mitsui et le second aux chantiers navals Osaka.

Les six navires sont toujours en service en mars 1950. Si le W-5 survit au conflit (capturé à Singapour par les britanniques en janvier 1954, il sera sabordé après la capitulation japonaise en octobre 1954), les autres ont été coulés.

Le W-1 à été victime de chasseurs-bombardiers américains en baie d’Hiroshima en août 1954, le W-2 saute sur une mine qu’il tentait de désamorcer aux Philippines en mars 1951, le W-3 est coulé par un sous-marin américain (au canon !) au large de Guadalcanal en juillet 1951, le W-4 est coulé par l’aviation française au large de Saigon en juin 1953 alors que le W-6 est coulé par des destroyers américains au large de Shanghai lors de l’opération Boxer en février 1954.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 610 tonnes (630 tonnes pour les W-5/6)

Dimensions : longueur 76.20m (77m pour les W-5/6) largeur 8.03m (8.25m pour les W-5/6) tirant d’eau 2.29m (2.25m pour les W-5/6)

Propulsion : deux machines verticales à triple expansion (VTE) alimentées en vapeur par trois chaudières Kampon dévellopant 4000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 20 noeuds distance franchissable 2000 miles nautiques à 10 noeuds

Armement : deux canons de 120mm, un canon de 76.2mm, dix-huit charges de profondeur avec deux projecteurs type 81, une paravane ou 50 mines (deux paravanes ou 50 mines pour les W-5/6).

Equipage : 97 officiers et marins (91 pour le W-5)

Dragueurs de mines type W-7

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Dragueur de mines W-7

Six navires de ce type sont construits par plusieurs chantiers, l’Arsenal de Maizuru et trois chantiers privés (Tama Shipyard, Tōkyō Ishikawajima Shipyard,Uraga Dock Company), navires mis en service à la fin des années trente.

Le W-7 (ou n°7) construit aux chantiers navals Tama est mis en service en décembre 1938, le W-8 (ou n°8) est construit aux chantiers navals Uraga Dock Company et mis en service en février 1939, le W-9 (ou n°9) est construit à l’Arsenal de Maizuru et mis en service en février 1939.

Le W-10 (n°10) est construit aux chantiers navals Tokyo Ishikawajima Shipyard et mis en service en février 1939, le W-11/n°11 construit aux chantiers navals Uraga Dock Company est mis en service en juillet 1939 et enfin le W-12/n°12 est construit aux chantiers navals Tokyo Ishikawajima et mis en service en août 1939.

Ces six navires sont toujours en service en mars 1950. Cinq sont coulés. Si le W-12 capturé à Cavite est réutilisé après guerre par la marine philippine (jusqu’en 1972), les autres ont rejoint Neptune avec le W-7 coulé au large de Batavia par un sous-marin en septembre 1951, le W-8 qui est victime de l’aviation américaine dans les Salomons, le W-9 est coulé par un sous-marin américain au large de Rabaul, le W-10 s’échoue sur un récif au nord de Luzon en septembre 1952 et détruit par des Curtiss SB2C Helldiver, le W-11 saute sur une mine au large de Sasebo en mars 1954.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 640 tonnes

Dimensions : longueur 72.50m largeur 7.85m tirant d’eau 2.60m

Propulsion : deux machines verticales à triple expansion (VTE) alimentées en vapeur par deux chaudières mixtes Kampon développant 3850ch et entraînant deux hélices

Performances : vitesse maximale 20 noeuds distance franchissable 2000 miles nautiques à 14 noeuds

Armement : trois canons de 120mm en affûts simples, deux canons de 25mm antiaériens, un lanceur de charges de profondeur avec 36 charges de profondeur, six paravanes

Equipage : 98 officiers et marins

Dragueurs de mines type W-13

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Dragueur de mines W-13

Ces six navires sont construits au début des années trente par trois chantiers navals privés (“L’industrie” comme on disait jadis en France) à savoir les chantiers navals de Fujinagata, les chantiers navals Mitsui et les chantiers navals d’Osaka.

Les W-13 et W-15 construits par les chantiers navals Fujinagata sont mis en service respectivement en 1933 et 1934, les W-14 et W-17 construits par les chantiers navals d’Osala sont mis en service respectivement en 1933 et 1936, les W-16 et 18 construits par les chantiers navals Mitsui sont mis en service respectivement en 1934 et 1936.

Ces six navires sont toujours en service en mars 1950. Le W-13 survit au conflit, coulé par petits fonds à Séoul en Corée, il est relevé en novembre 1954 et remis en service comme patrouilleur jusqu’à sa perte définitive dans une tempête en septembre 1956.

Le W-14 est coulé par un sous-marin américain au large de Guadalcanal en juin 1951, le W-15 est coulé par l’aviation embarquée américaine en Nouvelle-Guinée (août 1952), le W-16 saute sur une mine qu’il tentait de désamorcer au large de Haïphong en janvier 1953, le W-17 est torpillé par un sous-marin américaine au large de Kaoshiung en mars 1953 alors que le W-18 est victime de destroyers américains en avril 1953 lors de la campagne de Carolines-Mariannes.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 533 tonnes (587 tonnes pour les W-17/18)

Dimensions : longueur 74m (72.50m W-17/18) largeur 8.20m (7.85m pour les W-17/18) tirant d’eau 2.07m (2.50m pour les W-17/18)

Propulsion : deux machines verticales à triple expansion (VTE) alimentées en vapeur par deux chaudières mixtes Kampon développant 3200ch et entraînant deux hélices. Les W-17/18 disposaient de deux turbines à engrenages à la place des VTE

Performances : vitesse maximale 20 noeuds (19 noeuds pour les W-17/18) distance franchissable 2600 miles nautiques à 12 noeuds

Armement : deux canons de 120mm, deux mitrailleuses de 13.2mm (remplacées par deux canons de 25mm), deux projecteurs de charges de profondeur type 81 avec dix-huit charges de profondeur , deux paravanes ou 40 mines

Equipage : 97 officiers et marins (94 hommes pour les W-17/18)

Dragueurs de mines type W-19

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Dragueur de mines W-20

Les dragueurs de mines type W-19 sont commandés en septembre 1945 pour compléter l’anémique flotte de dragueurs de mines japonaise.

La construction est répartie entre plusieurs chantiers, un arsenal impérial (Kaigun Kosho) celui de Kure et quatre chantiers privés (Fujinagata/Harima/Mitsubishi et Tokyo Ishikawajima). Ces seize navires (n°19 à 34) sont mis en service entre mars 1946 et janvier 1948.

Les n°19,n°21 et 23 construits à Kure sont mis en service en mars 1946, les n°20/22/24 construits aux chantiers navals Tokyo Ishikawajima sont mis en service en octobre 1946, les n°25/27/29 construits par Mitsubishi sont mis en service en février 1947, les n°26/28/30 sont mis en service en juin 1947 après avoir été construits par les chantiers Harina alors que les n°31/32/33/34 construits au chantiers navals Fujinagata sont mis en service en janvier 1948.

D’autres exemplaires comme nous le verrons ultérieurement seront commandés dans le cadre des programmes de guerre, seize navires en septembre 1950, trente-deux en mars 1951, seize en janvier 1952 et seize en juin 1952 soit un total 80 exemplaires mais sur ces quatre-vingt navires, seulement 36 seront achevés (NdA plus de détails dans la partie consacrée au programme de guerre).

Pour ce qui concerne les seize premiers exemplaires de cette classe, douze sont coulés durant le conflit. Quatre sont victimes de sous-marins (n°19/21/22/23), trois sont victimes de l’aviation (n°20/24/27), deux victimes de mines (n°25/26) et trois coulés par des destroyers américains (n°28/29) et par des destroyers britanniques (n°34).

Les n°30/31/32/33 survivent au conflit. Le n°30 capturé aux Philippines est utilisée par la marine du Commonwealth of Phillipina jusqu’en 1963, le n°31 est utilisé par la marine néerlandaise à Batavia comme patrouilleur jusqu’en septembre 1959, le n°32 est capturé par les américains à Formose et utilisé par les chinois jusqu’en mars 1956 alors que le n°33 capturé à Haïphong par les français mais trop endommagé, il est sabordé comme brise lames pour améliorer la protection d’un mouillage aménagé, le port de Haïphong étant trop endommagé à cet époque pour être utilisé. L’épave est toujours visible à marée basse en 2018.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 658 tonnes

Dimensions : longueur 72.50m largeur 7.85m tirant d’eau 2.61m

Propulsion : deux turbines à engrenages Kampon alimentées en vapeur par deux chaudières mixtes (mazout/charbon) développant 3850ch et entraînant deux hélices

Performances : vitesse maximale 20 noeuds distance franchissable 2000 miles nautiques à 14 noeuds

Armement : trois canons de 120mm, deux canons antiaériens de 25mm, un projecteur de charges de profondeur type 94 avec 36 charges de profondeur, six paravanes

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4 réflexions sur “Japon (42) Navires légers (3)

  1. Tanguy Pluchet dit :

    Cher Clausmaster,
    J’aimerais vous avertir que tout vos articles ne sont pas publiés. Par exemple, le post Navires Légers 2 est manquant.

  2. clausmaster dit :

    Merci de l’info je vais régler ça

  3. Tanguy Pluchet dit :

    Je dois aussi vous signaler que les parties sur les cuirassés n’ont pas toutes été publiées.

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