Japon (38) Sous-Marins (3)

Sous-marins type A1 et A2

Avant-propos

Les sous-marins type A1 sont une version nettement améliorée du type J-3. Déplaçant 700 tonnes de plus en surface avec une longueur supérieure de 4m, ces sous-marins étaient destinés à opérer en avant de l’escadre pour frapper et amoindrir la flotte américaine avant l’affrontement final entre Gros, entre cuirassés et croiseurs de bataille.

Par rapport au type J-3, les A-1 disposaient d’une distance franchissable supérieure, d’installations aéronautiques améliorées avec un hangar intégré au massif accessible au plongée, une catapulte améliorée. Conçus pour servir de navire de commandement, ils disposaient de systèmes de communication importants.

Cinq navires furent envisagés mais au final seulement trois navires type A-1 furent construits, des navires appelés I-9, I-10 et I-11 auquel on peut ajouter un sous-marin type A-2, le I-12.

Par rapport au type A-1, le type A-2 se différenciait par des moteurs plus puissants, une batterie lance-torpiles de retour à 6 tubes et une DCA améliorée.

Carrière opérationnelle

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I-9

-Le I-9 est mis sur cale à l’Arsenal de Kure le 25 janvier 1938 lancé le 20 mai 1939 et mis en service le 13 février 1941.

-Le I-10 est mis sur cale aux chantiers navals Kawasaki de Kobé le 5 juin 1938 lancé le 20 septembre 1939

-Le I-11 est mis sur cale aux chantiers navals Kawasaki de Kobé le 15 janvier 1940 lancé le 28 février 1941 et mis en service le 17 avril 1942.

-Le I-12 est mis sur cale à l’Arsenal de Kure le 17 juillet 1939 lancé le 4 octobre 1940 et mis en service le 8 septembre 1941.

Les quatre navires sont naturellement toujours en service en mars 1950. Aucun ne survit au conflit, le I-9 est coulé par un Short Sunderland du Coastal Command au large de Singapour le 8 octobre 1950, le I-10 est victime d’un Gato du Silent Service au large des Salomons en mai 1951 alors que le I-11 est coulé au large des Philippines par l’action combinée de Grumman Avenger embarqués et de destroyers chargés de protéger la tête de pont américaine à Luzon (mars 1953). Le I-12 est lui coulé par une mine au large de Formose le 15 janvier 1954.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 2966 tonnes plongée 4195 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 113.7m largeur 9.5m tirant d’eau 5.3m

Propulsion : deux moteurs diesels de 6200ch chacun et deux moteurs électriques de 1200ch chacun deux hélices (un moteur de chaque par ligne d’arbre)

Performances : vitesse maximale 23.5 nœuds en surface 8 nœuds en plongée distance franchissable 16000 miles nautiques à 16 nœuds en surface 60 miles nautiques à 3 nœuds en plongée Immersion 100m

Aviation : une catapulte et un hangar avec un Yokosuka E14Y

Armement : 4 tubes lance-torpiles de 533mm à l’avant avec dix-huit torpilles, un canon de 140mm, deux canons de 25mm en un affût double

Equipage : 100 officiers et marins

Sous-marins type AM

Avant-propos

Les sous-marins de type AM sont une évolution du type A avec le remplacement des installations de commandement par un hangar aviation élargit pour permettre l’embarquement de deux hydravions.

La propulsion est une version réduite des A-1 ce qui entraine une vitesse en surface plus faible mais en échange sa distance franchissable est supérieure. L’armement en torpilles passe à six tubes, l’armement antiaérien est plus important.

Initialement sept sous-marins de ce type étaient prévus mais au final seules deux unités seront construites par la marine japonaise.

Carrière opérationnelle

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I-13

-Le I-13 est mis sur cale à l’Arsenal de Kure le 14 mars 1943 lancé le 8 juin 1944 et mis en service le 7 avril 1945.

-Le I-14 est mis sur cale à l’Arsenal de Sasebo le 8 mai 1943 lancé le 2 septembre 1944 et mis en service le 8 mai 1945.

Ces deux sous-marins participent aux principales opérations du second conflit mondial dans le Pacifique.

Le premier est engagé aux Philippines, aux Salomons et en Nouvelle-Calédonie avant d’être coulé par un Consolidated Catalina lors de la campagne de Nouvelle-Guinée (juillet 1952).

Le second victime d’une avarie manque la campagne de Malaisie. Réparé, il participe aux derniers combats des opérations contre les colonies britanniques et néerlandaises, coulant deux pétroliers et un destroyer néerlandais. Si pour la dernière victoire, le commandant sera chaudement félicité, il sera sanctionné pour avoir coulé des cibles «sans valeur militaire» !

Sérieusement endommagé, il est ramené à Cam-Ranh pour des réparations d’urgence avant d’être rapatrié au Japon pour une remise en état complète.

De nouveau opérationnel en février 1952, il échappe de peu à la destruction lors de la campagne de Nouvelle-Guinée où il coule plusieurs navires américains.

Basé à Bornéo, le sous-marin est engagé dans la deuxième campagne de Philippines. Alors qu’il se mettait en position pour attaquer la flotte d’invasion américaine, le sous-marin est surpris par un Privateer qui largue le 6 mars 1953 deux torpilles à auto-guidage Fido qui lui sont fatales. Cassé en deux le submersible coule rapidement ne laissant aucun survivant.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 3661 tonnes plongée 4838 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 113.7m largeur 11.7m tirant d’eau 5.9m

Motorisation : un moteur diesel un moteur électrique deux hélices 4400ch pour la puissance en surface 600ch en plongée

Performances : vitesse maximale 16.75 nœuds en surface 5.5 nœuds en plongée distance franchissable 21000 miles nautiques à 16 nœuds 60 miles nautiques à 3 nœuds Immersion maximale 100m

Aviation : catapulte sur le pont à l’avant, hangar pour deux hydravions Aichi M6A Seiran

Armement : six tubes lance-torpilles de 533mm à l’avant (nombre de torpilles embarquées inconnue), un canon de 140mm et sept canons de 25mm (deux affûts triples et un affût simple)

Equipage : 108 officiers et marins.

Sous-marins type B

Avant-propos

Les sous-marins de type B sont une évolution du type Kadai plus précisément la variante KD-6 avec l’embarquement d’un hydravion pour améliorer ses capacités d’éclairage pour son propre compte ou pour le reste de la flotte. Comme pour les autres types de sous-marins, le type B va connaître plusieurs variantes :

-Le type B (puis B-1) avec vingt navires

-Le Type B-2 avec six navires

-Le type B-3 avec huit navires en service en mars 1950, quatre autres mis en service durant le conflit, neuf annulés.

-Le type B-4 avec vingt-quatre navires prévus mais seulement quatre navires mis en service avant le début du conflit. Cinq autres sont mis sur cale durant le conflit mais les autres sont annulés.

Les différences entre les différentes variantes sont assez limitées, les différents sous-marins type B partageant le même armement et les mêmes installations aéronautiques.

Carrière opérationnelle

Type B-1

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I-15

-Le I-15 est mis sur cale à l’Arsenal de Kure le 25 janvier 1938 lancé le 7 mars 1939 et mis en service le 30 septembre 1940.

-Le I-17 est mis sur cale à l’Arsenal de Yokosuka le 25 août 1937 lancé le 12 novembre 1938 et mis en service le 31 janvier 1941.

-Le I-19 est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi de Kobé le 15 mars 1938 lancé le 16 septembre 1939 et mis en service le 28 avril 1941.

-Le I-21 est mis sur cale aux chantiers navals Kawasaki de Kobé le 7 janvier 1939 lancé le 24 février 1940 et mis en service le 15 juillet 1941.

-Le I-23 est mis sur cale à l’Arsenal de Yokosuka le 8 décembre 1938 lancé le 24 novembre 1939 et mis en service le 27 septembre 1941.

-Le I-25 est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi de Kobé le 3 février 1939 lancé le 8 juin 1940 et mis en service le 15 octobre 1941.

-Le I-26 est mis sur cale à l’Arsenal de Kure le 7 juin 1939 lancé le 10 avril 1940 et mis en service le 6 novembre 1941.

-Le I-27 est mis sur cale à l’Arsenal de Sasebo le 5 juillet 1939 lancé le 6 juin 1940 et mis en service le 24 février 1942.

-Le I-28 est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi de Kobé le 25 septembre 1939 lancé le 17 décembre 1940 et mis en service le 6 février 1942.

-Le I-29 est mis sur cale à l’Arsenal de Yokosuka le 20 septembre 1939 lancé le 29 septembre 1940 et mis en service le 27 février 1942.

-Le I-30 est mis sur cale à l’Arsenal de Kure le 7 juin 1939 lancé le 17 septembre 1940 et mis en service le 28 février 1942.

-Le I-31 est mis sur cale à l’Arsenal de Yokosuka le 6 décembre 1939 lancé le 13 mars 1941 et mis en service le 30 mai 1942.

-Le I-32 est mis sur cale à l’Arsenal de Sasebo le 20 janvier 1941 lancé le 17 décembre 1940 et mis en service le 26 avril 1942.

-Le I-33 est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi de Kobé le 1er février 1940 lancé le 1er mai 1941 et mis en service le 10 juin 1942.

-Le I-34 est mis sur cale à l’Arsenal de Sasebo le 9 janvier 1941 lancé le 12 décembre 1941 et mis en service le 21 novembre 1942.

-Le I-35 est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi de Kobé le 2 septembre 1940 lancé le 24 septembre 1941 et mis en service le 15 septembre 1942.

-Le I-36 est mis sur cale à l’Arsenal de Yokosuka le 4 décembre 1940 lancé le 1er novembre 1941 et mis en service le 30 septembre 1942.

-Le I-37 est mis sur cale à l’Arsenal de Kure le 7 décembre 1940 lancé le 22 octobre 1941 et mis en service le 15 avril 1943.

-Le I-38 est mis sur cale à l’Arsenal de Sasebo le 19 juin 1941 lancé le 5 septembre 1942 et mis en service le 8 juillet 1943.

-Le I-39 est mis sur cale à l’Arsenal de Sasebo le 19 juin 1941 lancé le 15 mai 1942 et mis en service le 5 juin 1943.

Ces submersibles sont engagés au combat contre la flotte américaine, remportant quelques succès mais ne se montrèrent pas aussi efficaces que les Gato, Balao et Tench du Silent Service. Outre des missions antisurfaces, les B-1 furent engagés également dans des missions de reconnaissance, d’éclairage.

Quand le sort des armes devint défavorable, ces sous-marins furent également utilisés pour le transport de troupes et de matériels notamment au profit des garnisons isolées.

Si le I-36 survécu au conflit (capturé, il fût sabordé en février 1955 au large de Sasebo), les autres furent coulés.

Trois furent victimes de mines (I-15/I-19/I-39), deux de causes inconnues (I-17 et I-21), deux par accident lors d’entrainement au large du Japon (I-23 I-31), six par l’aviation (I-25 I-27 I-28 I-30 I-32 I-33), deux sabordés aux Philippines pour échapper à la capture (I-26 I-29) et quatre par des navires de surface (I-34/I-35/I-37 I-38)

Type B-2

Les sous-marins type B-2 sont au nombre de six. Par rapport à la variante B-1, les modifications sont peu nombreuses avec un acier plus résistant et des moteurs diesels plus simples à produire.

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I-40

-Le I-40 est mis sur cale à l’Arsenal de Kure le 18 mars 1942 lancé le 7 janvier 1943 et mis en service le 12 septembre 1943.

-Le I-41 est mis sur cale à l’Arsenal de Kure le 18 mars 1942 lancé le 10 janvier 1943 et mis en service le 4 décembre 1943.

-Le I-42 est mis sur cale à l’Arsenal de Kure le 18 mars 1942 lancé le 11 janvier 1943 et mis en service le 10 décembre 1943.

-Le I-43 est mis sur cale à l’Arsenal de Sasebo le 27 avril 1942 lancé le 8 mars 1943 et mis en service le 12 janvier 1944.

-Le I-44 est mis sur cale à l’Arsenal de Yokosuka le 11 juin 1942 lancé le 5 mai 194 » et mis en service le 5 février 1944.

-Le I-45 est mis sur cale à l’Arsenal de Sasebo le 15 juillet 1942 lancé le 6 mai 1943 et mis en service le 14 mars 1944.

Les six sous-marins en question sont coulés durant le conflit, le I-40 lors de la campagne des Salomons par un destroyer américain (mai 1951), le I-41 par un sous-marin américain au large de Formose (mai 1951), le I-42 par un hydravion français dans l’Océan Indien en mai 1952, le I-43 par une mine au large de Yokosuka, le I-44 par un Consolidated Privateer au large des Philippines en septembre 1952 et enfin le I-45 au large des Mariannes en janvier 1953 par un Grumman Avenger.

Type B-3

La trois variante des sous-marins type B devait initialement être produite à 21 exemplaires mais au final seulement douze exemplaires furent construits, les neufs autres étant réassignés au type B-4 qui apportait un certain nombre de modifications au point qu’on envisagea une nouvelle désignation.

Les douze B-3 étaient globalement identiques aux B-2 mais leurs moteurs étaient plus puissants, l’armement antiaérien renforcé, les instruments de communication modernisés. Ces navires sont immatriculés I-49 à I-60, le changement de noms avec l’ajout d’un 1 libérant certains noms.

Leur construction qui devait débuter en 1942 est retardée jusqu’en 1945 ce qui explique que seulement huit sous-marins de ce type sont en service en mars 1950, les quatre autres étant en achèvement à flot.

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I-49

-Le I-49 est mis sur cale à l’Arsenal de Yokosuka le 14 mars 1945 lancé le 21 février 1946 et mis en service le 4 mars 1947.

-Le I-50 est mis sur cale à l’Arsenal de Yokosuka le 14 mars 1945 lancé le 25 février 1946 et mis en service le 12 mars 1947.

-Le I-51 est mis sur cale à l’Arsenal de Yokosuka le 14 mars 1945 lancé le 5 mars 1946 et mis en service le 21 mars 1947.

-Le I-52 est mis sur cale à l’Arsenal de Sasebo le 8 février 1946 lancé le 17 avril 1947 et mis en service le 8 mai 1948.

-Le I-53 est mis sur cale à l’Arsenal de Sasebo le 15 février 1946 lancé le 28 mars 1947 et mis en service le 20 mai 1948.

-Le I-54 est mis sur cale à l’Arsenal de Sasebo le 21 mars 1946 lancé le 15 avril 1947 et mis en service le 1er juillet 1948

-Le I-55 est mis sur cale à l’Arsenal de Yokosuka le 30 mars 1946 lancé le 8 août 1947 et mis en service le 14 octobre 1948.

-Le I-56 est mis sur cale à l’Arsenal de Yokosuka le 15 juin 1946 lancé le 2 octobre 1947 et mis en service le 12 décembre 1948.

-Le I-57 est mis sur cale à l’Arsenal de Yokosuka le 2 septembre 1947 lancé le 14 janvier 1949 et en achèvement à flot le 21 mars 1950. Sa mise en service prévue pour 1951 est réalisée en septembre 1950.

-Le I-58 est mis sur cale à l’Arsenal de Yokosuka le 17 septembre 1948 lancé le 8 janvier 1950. En achèvement à flot le 21 mars 1950, sa mise en service initialement prévue pour 1951 est finalement réalisée en novembre 1950.

-Le I-59 est mis sur cale à l’Arsenal de Yokosuka le 22 octobre 1948 lancé le 17 février 1950 et mis en service le 17 février 1951.

-Le I-60 est mis sur cale à l’Arsenal de Yokosuka le 4 novembre 1948 lancé le 7 mars 1950 et mis en service le 8 mars 1951.

Sur les douze sous-marins type B-3, deux survivent au conflit. Le I-49 est capturé à Subic Bay lors de la reprise de la base par les américains en avril 1953. Victime d’un grenadage sévère dix jours plus tôt (25 mars), le sous-marin revenu à la base est camouflé en attendant que soit prise une décision. Le sous-marin est pour ainsi dire oublié dans un coin de la base.

Une fois sécurisé, le sous-marin plus épave que torpilleur submersible est sabordé au large par l’US Navy (5 août 1953).

Le second sous-marin type B-3 à survivre est le I-58. Après avoir été engagé aux Philippines, aux Salomons, dans la bataille de la mer de Corail et en Nouvelle-Guinée, le sous-marin rentre au Japon pour être transformé en vue d’embarquer des sous-marins suicides Kaiten. Les travaux sont abandonnés à l’automne 1953 et le sous-marin mis à l’écart de la base de Kure où il échappe miraculeusement aux bombes américains. Capturé, il est sabordé au printemps 1955.

Les dix autres sont donc coulés, trois sont victimes de sous-marins ennemis (I-50/I-52/I-54), le premier lors de la campagne des Salomons en mai 1951, le second dans le Golfe de Thaïlande par un sous-marin britannique lors de l’opération Overlord et le troisième au large des Philippines par un sous-marin américain en avril 1953.

Deux ont été victimes de mines, le I-51 saute sur un de ces engins au large de Rabaul en mars 1952 alors que le I-56 est victime d’une mine américaine au large de l’île de Haïnan en septembre 1953.

Les cinq autres sont coulés par des navires de surface, le I-53 en mars 1950 par un torpilleur français au large de Saïgon, le I-59 est coulé par un destroyer américain dans les Salomons en juillet 1951,

le I-55 est coulé par des destroyers d’escorte américain lors de la campagne de Nouvelle-Guinée en août 1952, le I-57 surpris en surface par des destroyers et des destroyers d’escorte américain est coulé au canon en mars 1953 alors que le I-60 est victime des grenades ASM britanniques en septembre 1953 lors de l’opération Overlord.

Type B-4

Comme nous l’avons vu plus haut, il était prévu à l’origine vingt et un sous-marins type B-3. Au final le nombre des B-3 fût limité à douze, les neuf derniers étant destinés à devenir des B-4.

A la différence de la série B-1/B-2 et B-3, les B-4 marquent un nombre important de différences au point que provisoirement la désignation type D lui à été attribuée avant que le type D devienne type B-4.

Par rapport au B-3, le B-4 est plus grand, plus gros, dôté d’une puissance propulsive supérieure permettant une vitesse en surface accrue. Si l’armement en torpilles ne bouge pas, le canon de 140mm est remplacé par un canon de 127mm et la DCA renforcée. Les installations aéronautiques sont maintenues.

Aux neufs ex-B-3 s’ajoutent quinze autres unités portant le total à vingt-quatre sous-marins type B-4 mais en mars 1950 seulement quatre sont en service (I-61/62/63/64), cinq sur cale (I-65/66/67/68/69). Ils sont tous mis en service durant le conflit.

Les quinze sous-marins commandés en septembre 1948 ne sont pas sur cale quand le Japon déclenche le feu de Wotan sur Pearl Harbor. Leur construction est suspendue en mars 1950.

Elle reprend en septembre 1950 avec la mise sur cale de quatre autres navires baptisés I-70 à I-73 mais aucun ne sera achevé, leur construction qui n’avait guère progressé est définitivement abandonnée en juin 1953 et les éléments feraillés sur cale. La construction des autres unités est abandonnée dès le mois de septembre 1952.

-Le I-61 est mis sur cale à l’Arsenal de Kure le 15 juin 1948 lancé le 24 avril 1949 et mis en service le 27 février 1950.

-Le I-62 est mis sur cale à l’Arsenal de Kure le 20 juin 1948 lancé le 27 avril 1949 et mis en service le 15 février 1950.

-Le I-63 est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi de Kobé le 4 mai 1948 lancé le 7 avril 1949 et mis en service le 17 janvier 1950.

-Le I-64 est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi de Kobé le 30 avril 1948 lancé le 29 mars 1949 et mis en service le 5 février 1950.

-Le I-65 est mis sur cale à l’Arsenal de Kure le 5 mai 1949. Toujours sur cale le 21 mars 1950, il est lancé le 5 avril 1950 et mis en service le 12 novembre 1950.

-Le I-66 est mis sur cale à l’Arsenal de Kure le 12 mai 1949. Toujours sur cale le 21 mars 1950, il est lancé le 15 avril 1950 mais mis en service seulement le 17 mars 1951 en raison d’un incendie qui à retardé ses essais.

-Le I-67 est mis sur cale à l’Arsenal de Kure le 15 mai 1949. Toujours sur cale le 21 mars 1950, il est lancé le 27 avril 1950 et mis en service le 6 décembre 1950.

-Le I-68 est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi de Kobé le 7 avril 1949. Toujours sur cale le 21 mars 1950, il est lancé le 6 mai 1950 et mis en service le 17 février 1951.

-Le I-69 est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi de Kobé le 30 avril 1949. Toujours sur cale le 21 mars 1950, il est lancé le 25 mai 1950 et mis en service le 7 mars 1951.

-Les sous-marins baptisés I-70 à I-73 sont mis sur cale à l’Arsenal de Kure (I-70/I-72) et à l’Arsenal de Sasebo (I-71/I-73) en septembre 1950 mais leur construction n’avance pas et quand la construction est définitivement abandonnée en juin 1953, le plus avancé, le I-70 n’était achevé qu’à 24%, le I-73 étant le moins avancé avec 7% d’achèvement, les deux autres étant respectivement achevés à 12% pour le I-71 et le 19% pour le I-72.

Les neufs sous-marins sont coulés durant le conflit. Deux sont coulés par l’aviation américaine (I-61/I-63), le premier lors de la campagne des Salomons et le second lors de l’opération Boxer, trois par des navires de surface (I-62/I-64/I-65), le premier est lors de la campagne des Salomons, le second lors de la bataille de la mer de Corail et le troisième lors de la deuxième campagne des Philippines.

Deux sont coulés par des sous-marins américains (I-66/I-67), le premier lors de la campagne de Nouvelle-Guinée et le second lors de la campagne Carolines-Mariannes.

Si le I-68 saute sur une mine au large de Formose en septembre 1953, le I-69 coule suite à une collision avec un pétrolier japonais au large de Sasebo en février 1954.

Caracteristiques Techniques

B-1

Déplacement : 2233 tonnes en surface 3713 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 108.70m largeur 9.30m tirant d’eau 5.14m

Propulsion : deux moteurs diesels Kampon de 6200ch chacun deux moteurs électriques de 1000ch chacun deux hélices

Performances : vitesse maximale 23.6 nœuds en surface 8 nœuds en plongée distance franchissable 14000 miles nautiques à 16 nœuds en surface 96 miles nautiques à 3 nœuds en plongée Immersion : 100m

Watanabe E9W.jpg

Watanabe E9W-1 Slim

Aviation : catapulte + hangar avec un hydravion Watanabe E9W-1 Slim

Armement : six tubes lance-torpiles de 533mm concentrés à l’avant avec dix-sept torpilles, un canon de 140mm, deux canons de 25mm AA

Equipage : 94 officiers et marins

B-2

Déplacement : 2266 tonnes en surface 3759 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 108.70m largeur 9.30m tirant d’eau 5.20m

Propulsion : deux moteurs diesels Kampon de 5500ch chacun deux moteurs électriques de 1000ch chacun deux hélices

Performances : vitesse maximale 23.5 nœuds en surface 8 nœuds en plongée distance franchissable 14000 miles nautiques à 16 nœuds en surface 96 miles nautiques à 3 nœuds en plongée Immersion : 100m

Aviation : catapulte + hangar avec un hydravion Watanabe E9W-1 Slim

14cm type 11 Year Gun 2.jpg

Canon de 140mm à bord de sous-marins japonais capturés. Date et lieu inconnus

Armement : six tubes lance-torpiles de 533mm concentrés à l’avant avec dix-sept torpilles, un canon de 140mm, deux canons de 25mm AA

Equipage : 94 officiers et marins

B-3

Déplacement : 2174 tonnes en surface 3747 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 108.70m largeur 9.30m tirant d’eau 5.19m

Propulsion : deux moteurs diesels Kampon de 2550ch chacun deux moteurs électriques de 600ch chacun deux hélices

Performances : vitesse maximale 17.7 nœuds en surface 6.5 noeuds nœuds en plongée distance franchissable 21000 miles nautiques à 16 nœuds en surface 105 miles nautiques à 3 nœuds en plongée Immersion : 100m

Aviation : catapulte + hangar avec un hydravion Watanabe E9W-1 Slim

Armement : six tubes lance-torpiles de 533mm concentrés à l’avant avec dix-neuf torpilles, un canon de 140mm, deux canons de 25mm AA

Equipage : 94 officiers et marins

B-4

Déplacement : 2540 tonnes en surface 3975 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 111.70m largeur 9.50m tirant d’eau 5.80m

Propulsion : deux moteurs diesels Kampon de 8500ch chacun deux moteurs électriques de 1200ch chacun deux hélices

Performances : vitesse maximale 21 nœuds en surface 8 nœuds en plongée distance franchissable 15500 miles nautiques à 16 nœuds en surface 140 miles nautiques à 3 nœuds en plongée Immersion : 100m

Aviation : catapulte + hangar avec un hydravion Watanabe E9W-1 Slim

Armement : six tubes lance-torpiles de 533mm concentrés à l’avant avec seize, un canon de 127mm, huit canons de 25mm AA (deux affûts quadruples)

Equipage : 94 officiers et marins

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