Japon (30) Croiseurs légers (3)

Croiseurs légers classe Agano

Avant-propos

Les quatre croiseurs légers de classe Agano ont été conçus comme flottilla leader, comme conducteurs de flottille. La vitesse à donc été privilégiée par rapport à l’armement (dimensionné pour affronter des destroyers) et à la protection.

Ils embarquaient un hydravion et une catapulte et leur DCA fût rapidement augmentée comme sur l’immense majorité des navires japonais, DCA organisée autour de l’incontournable canon de 25mm.

Comme souvent, ces navires conçus pour un certain rôle allaient être utilisés pour des missions différentes.

Carrière opérationnelle

L’Agano

IJN Agano 1942

-L’Agano est mis sur cale au Sasebo Kaigun Kosho le 18 juin 1940 lancé le 22 octobre 1941 et mis en service le 31 octobre 1942.

Le navire servit donc de conducteur de flottille, dirigeant l’attaque des destroyers contre la flotte ennemie ou du moins les navires japonais jouant l’adversaire durant les innombrables exercices visant à préparer la marine japonaise à la guerre.

Il subit un premier grand carénage de janvier à septembre 1945 (remise en état complète, inspection de la propulsion, refonte de la DCA) puis d’octobre 1948 à juin 1949.

Il participe à la campagne de Malaisie, opérant en soutien des opérations amphibies, dirigeant les actions des destroyers ou assurant la surveillance des approches avec son hydravion.

Rentré au Japon en mars 1951, il est victime d’un incendie d’origine électrique. Les dégâts sont relativement importants et le croiseur immobilisé à Kure de mai à octobre 1951.

A nouveau opérationnel en novembre, le croiseur léger est envoyé en Nouvelle-Guinée. Il reste en stationnaire jusqu’au 8 juillet 1952 quand il est attaqué par l’aviation embarquée américaine.

Quatre bombes l’envoie par le fond, le croiseur coulant rapidement ne laissant qu’une poignée de survivants.

Le Noshiro

CL Noshiro 1943.jpg

-Le Noshiro est mis sur cale au Yokosuka Kaigun Kosho le 4 septembre 1941 lancé le 19 juillet 1942 et mis en service le 30 juin 1943.

Comme son sister-ship Agano, le Noshiro passe les six années suivantes à s’entraîner en vue d’un futur conflit, opérant en compagnie des flottilles de destroyers.

Il subit un premier grand carénage de septembre 1946 à mars 1947 puis un second de septembre 1949 à février 1950, les travaux étant accélérés pour lui permettre d’être prêt pour un conflit imminent.

La guerre du Noshiro sera courte. Engagé dans la campagne de Malaisie à partir du 30 mars, il est torpillé par un sous-marin néerlandais le 6 avril 1950. Deux torpilles l’envoie par le fond, ne laissant qu’une centaine de survivants.

Le Yahagi

IJN Yahagi.jpg

-Le Yahagi est mis sur cale au Sasebo Kaigun Kosho le 11 novembre 1941 lancé le 25 octobre 1942 et mis en service le 29 décembre 1943.

Opérant comme conducteur de flottille, il effectue également des missions de présence en mer du Japon mais également en mer de Chine. Il est immobilisé pour carénage de janvier à septembre 1947 puis de janvier à juillet 1950, manquant le début du conflit.

A nouveau opérationnel en août 1950, le croiseur léger est déployé aux Philippines où il participe à la fin de la campagne et surtout aux nombreuses opérations de ratissage menée contre les guérilleros phillipins et les soldats américains isolés.

Endommagé par l’aviation en mars 1952,il rentre au Japon en avril pour des réparations qui vont l’immobiliser jusqu’à la fin de l’année. Le manque de carburant l’empêche de retourner aux Philippines.

Le 20 février 1954, les troupes américaines débarquent au sud de Shanghai et une semaine plus tard au sud de Pékin (opérations QUEENSBURY et RING).

Le cuirassé Settsu stationné à Sasebo reçoit l’ordre d’appareiller en compagnie de deux croiseurs légers, les Yahagi et Tenryu et de quatre destroyers. Sans couverture aérienne (des porte-avions sont encore à flot mais il manque d’avions), cette escadre est assaillie par les sous-marins et les avions embarqués et basés à terre.

Le Yahagi est coulé par l’aviation, deux torpilles lancées par des North Americna PBJ-1 venus du nord de Formose frappent à mort le croiseur léger. Le navire s’incline à babord, chavire et coule en une dizaine de minutes, les survivants étant récupérés par des navires américains.

Le Sakawa

IJN Sakawa Sasebo novembre 1944.jpg

-Le Sakawa est mis sur cale au Sasebo Kaïgun Kosho le 21 novembre 1942 lancé le 9 avril 1944 et mis en service le 21 décembre 1944.

Il subit un unique carénage avant le conflit, étant immobilisé dans son chantier constructeur de janvier à septembre 1948, redevenant pleinement opérationnel au mois d’octobre. Il est déployé en Chine comme stationnaire, étant endommagé à plusieurs reprises mais jamais sérieusement.

Le 5 janvier 1954, alors qu’il était ancré dans le port de Shanghaï, le Sakawa est coulé à son poste par l’aviation américaine. Deux bombes tombent sur le croiseur qui chavire rapidement ce qui évite l’explosion des munitions embarquées.

Relevé par les chinois en mars 1955, sa remise en état est envisagée mais une inspection approfondie montre de tels dégâts que le projet est abandonné. L’épave est finalement démantelée sur place.

Caracteristiques Techniques

IJN Agano schéma.gif

Déplacement : standard 6652 tonnes pleine charge 8534 tonnes

Dimensions : longueur 174.5m largeur 15.2m tirant d’eau 5.71m

Propulsion : quatre turbines à engrenages Kampon alimentées en vapeur par six chaudières Kampon développant 10000ch et entraînant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 35 nœuds distance franchissable 6300 miles nautiques à 18 nœuds

Protection : ceinture 55mm pont 19mm

Aviation : une catapulte et un hydravion

Armement : six canons de 152mm en trois tourelles doubles (deux avant une arrière), 4 canons de 80mm, 6 canons de 25mm et 4 mitrailleuses de 13.2mm (le Yahagi ne possédait que des canons de 25mm au nombre de 14 alors que le Sakawa disposait de 16 pièces.

Les Agano et Noshiro perdront ultérieurement leurs mitrailleuses de 13.2mm pour des canons de 25mm supplémentaires. 8 tubes lance-torpilles de 610mm en deux plate-formes quadruples.

Equipage : 730 officiers et marins

Croiseurs légers classe Oyodo

Avant-propos

Les Oyodo et Niyodo ont été conçus à la fin des années trente comme des croiseur-éclaireurs capables d’opérer avec les sous-marins. Dans l’esprit des planificateurs japonais, ces deux navires devaient détecter avec leurs hydravions la flotte américaine pour permettre aux sous-marins de les couler.

A noter que la construction du Niyodo à été particulièrement épique puisqu’il à été autorisé en 1940 en compagnie de son sister-ship, annulé avant sa mise sur cale en 1943, reprise en 1944, suspendue en 1945 avant qu’elle ne reprenne définitivement pour permettre l’achèvement du navire.

Carrière opérationnelle

L’Oyodo

IJN Oyodo 3

-Le Oyodo est mis sur cale au Kure Kaïgun Kosho le 14 février 1941 lancé le 2 juin 1942 et mis en service le 28 avril 1943.

Il est stationné à Kure et opère comme prévu avec les flottilles de sous-marins, servant d’éclaireur et de navire de commandement. Il effectue également des exercices en solitaire, en compagnie de destroyers sans oublier les missions de présence dans les eaux chinoises.

Il subit un premier grand carénage de juin 1946 à mars 1947 et aurait du en subir un à l’été 1940 si le conflit n’avait pas éclaté en mars.

La guerre de l’Oyodo sera de toute façon fort courte. Engagé dans la campagne de Malaisie à partir du 30 mars 1950, il est engagé les 4 et 5 avril dans la bataille du Golfe de Thaïlande, étant coulé après avoir encaissé deux torpilles britanniques et une volée d’obus de 6 pouces des croiseurs de la Royal Navy.

Le navire tente de s’éloigner du champ de bataille mais finit par couler, emportant 230 de ses 776 membres d’équipage, les survivants étant récupérés le lendemain par des destroyers japonais.

Le Niyodo

-Le Niyodo est mis sur cale au Kure Kaigun Kosho le 14 mars 1944. Suspendue le 8 mai 1945 alors qu’il était achevé à 65%, les travaux ne reprennent que le 2 septembre, le navire étant finalement lancé le 8 février 1946. Il est mis en service le 14 mars 1947, trois ans jour pour jour après sa mise sur cale.

Toujours opérationnel en mars 1950, le Niyodo participe à la campagne de Malaisie de mars 1950 à février 1951, rentrant au Japon pour un grand carénage de mars à décembre 1951.

A nouveau opérationnel en mars 1952, il rallie les Philippines, étant stationné à Subic, assurant des patrouilles de surveillance à proximité immédiate de l’île de Luzon.

Le 8 juin 1952, il est torpillé par un sous-marin américain. Une seule torpille le coupe en deux et si l’avant coule rapidement, l’arrière se maintient à flot. 550 survivants sont récupérés par des navires japonais acourus.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 8164 tonnes pleine charge 11520 tonnes

Dimensions : longueur 192m largeur 16.6m tirant d’eau 6m

Propulsion : quatre turbines Kampon alimentées en vapeur par six chaudières Kampon développant 110000ch et entraînant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 35 nœuds distance franchissable 10315m nautiques à 18 nœuds

Protection : ceinture 30-76mm pont 28-51mm

Aviation : une catapulte et deux à six hydravions

Armement : six canons de 155mm en deux tourelles triples à l’avant (tourelles ayant appartenu au Mogami), 8 canons de 100mm en quatre affûts doubles, vingt-quatre canons de 25mm en douze affûts doubles.

Equipage : 776 officiers et marins

Croiseurs légers classe Tenryu

Avant-propos

Comme pour les croiseurs lourds, les années quarante voit le début du renouvellement de la flotte des croiseurs légers. Il s’agit de remplacer les croiseurs mis en service à la fin du premier conflit mondial ou au début des années vingt, des navires usés et surtout dépassés en terme de puissance de feu.

En raison du temps contraint, les japonais décident de partir de la coque et de la propulsion des Oyodo mais réorganisent les superstructures et l’armement. Aux deux tourelles triples concentrées à l’avant, les japonais préfèrent revenir à une configuration plus classique à savoir huit canons de 155mm en quatre tourelles doubles (deux avant et deux arrière).

L’armement secondaire comprend douze canons de 100mm en six tourelles doubles, vingt-quatre canons de 25mm en douze affûts doubles. L’armement en torpilles comprend deux plate-formes quadruples de 610mm.

Si le système de mouillage de mines n’est pas embarqué, une catapulte et deux hydravions sont prévus pour permettre la reconnaissance, le répérage des cibles et le guidage de l’artillerie.

La construction est officiellement décidée en mars 1948 même si les commandes de matériel sont antérieures.

Douze navires sont prévus mais au final seulement la moitié seront mis en service, les six derniers étant abandonnés, deux alors qu’ils étaient déjà sur cale et les quatre derniers avant même le début de la construction en raison d’un changement de priorité, les escorteurs devenant dramatiquement prioritaires.

Carrière opérationnelle

Le Tenryu

-Le Tenryu est mis sur cale au Sasebo Kaïgun Kosho le 17 mai 1948 lancé le 4 septembre 1949 et mis en service le 8 mars 1950.

C’est donc un navire encore largement neuf qui est engagé à Wake pour s’emparer de cette île isolée. Le navire connait d’ailleurs plusieurs avaries, aggravées par les coups des batteries côtières, deux obus de 127mm frappant le croiseur, un détruisant la catapulte et un autre un affût double de 100mm.

Rentré au Japon début septembre 1950, le Tenryu est réparé avant de retourner au combat en janvier 1951, non pas à Wake mais en Insulinde, le croiseur léger participant à la chute du «Gibraltar de l’Extrême-Orient», Singapour.

Engagé dans les Salomons, il ne participe pas aux affrontements les plus durs, restant en arrière ce qui ne l’empêche pas d’être endommagé à plusieurs reprises par l’aviation américaine.

Rentré au Japon fin septembre, il est victime d’un incendie accidentel qui l’immobilise pour réparations de décembre 1951 à mars 1952, le croiseur léger ralliant ensuite la Nouvelle-Guinée pour participer à cette campagne où il est sérieusement endommagé par une mine, l’obligeant à rentrer au Japon en décembre 1952. Il est immobilisé pour réparations jusqu’en juin 1953.

Il reste au Japon à cause de la pénurie de carburant et de la crainte des japonais de dilapider tous leurs navires et laisser la métropole sans défense. Seulement voilà les américains ne cessent de se rapprocher.

Le 20 février 1954, les troupes américaines débarquent au sud de Shanghai et une semaine plus tard au sud de Pékin (opération QUEENSBURY et RING).

Le cuirassé Settsu stationné à Sasebo reçoit l’ordre d’appareiller en compagnie de deux croiseurs légers, les Yahagi et Tenryu et de quatre destroyers.

Sans couverture aérienne (des porte-avions sont encore à flot mais il manque d’avions), cette escadre est assaillie par les sous-marins et les avions embarqués et basés à terre.

La petite escadre appareille le 23 février mais dès le lendemain, elle est répérée par un sous-marin qui ne parvient pas à prendre une bonne position de tir mais le signale à l’état-major. Deux autres sous-marins échouent à attaquer la cible mais continue de pister l’escadre qui est attaquée le 28 février par l’aviation.

Le Tenryu est le premier à être coulé. Il encaisse successivement une douzaine de roquettes qui neutralisent la DCA puis quatre bombes de 227kg et enfin deux torpilles. Le navire commence à sombrer quand une violente explosition pulvérise le croiseur ne laissant qu’une poignée de survivants récupérés deux jours plus tard par des navires américains.

Le Tatsuta

-Le Tatsuta est mis sur cale au Kure Kaïgun Kosho le 8 mai 1948 lancé le 7 juillet 1949 et mis en service le 27 février 1950.

En compagnie du Tenryu, le Tatsuta participe à l’expédition contre l’île de Wake. A la différence de son sister-ship il ressort indemne de cette campagne, rentrant au Japon début septembre 1950 pour des travaux complémentaires, sa mise en service ayant été précipitée avec des essais réduits au strict minimum.

De nouveau opérationnel en janvier 1951, le croiseur léger est envoyé aux Salomons, étant endommagé par une torpille qui l’oblige à rentrer au Japon en juin 1951, les travaux l’immobilisant entre juillet et octobre 1951.

A nouveau opérationnel début 1952, il est envoyé en Chine, opérant en mer de Chine méridionale jusqu’en juin quand il rallie la Nouvelle-Guinée pour contrer l’offensive américaine. Il est à nouveau endommagé en octobre 1952, une bombe détruisant la tourelle n°3 de 155mm. Le croiseur rallie la Chine et Shanghaï pour être réparé.

Il reste déployé en Chine jusqu’au 7 janvier 1954. Ce jour là, des bombardiers B-24 Giant et des chasseurs-bombardiers F4U Corsair embarqués attaquent Shanghaï, les premiers frappant en masse et les seconds visant des cibles particulières.

Touché par une bombe larguée par un B-24, le Tatsuta est en flammes. Alors que l’équipage luttait contre l’incendie, des Corsair passent à l’attaque. Les roquettes et les mitrailleuses déciment l’équipage tandis que les bombes de 454kg frappent à mort le croiseur qui sombre en flammes dans le port de Shanghaï.

L’épave ne sera relevée qu’en 1960 lors de travaux de remise en état du port. L’épave est mouillée à l’écart mais finit par sombrer avant qu’une décision soit prise. L’épave est renflouée une deuxième fois en juin 1963 et immédiatement échouée sur une plage pour être démantelée, le démantèlement étant achevé début 1964.

Le Tama

-Le Tama est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi de Nagasaki le 8 mai 1948 lancé le 7 juillet 1949 et mis en service le 1er mars 1950.

Engagé aux Philippines à partir du 24 mars 1950, le Tama est légèrement endommagé par l’aviation (une bombe détruisant la tourelle II de 155mm) ce qui ne l’empêche pas de terminer la campagne en février 1951.

Rentré au Japon, il est réparé entre mars et juin 1951, servant de navire-école jusqu’en septembre 1951 quand il rallie la Nouvelle-Guinée pour renforcer les positions japonaises. Il aurait du participer à l’offensive contre la Nouvelle-Calédonie mais une avarie de propulsion l’immobilise.

Réparé, il est à nouveau opérationnel fin 1951, Il participe à la défense de la Nouvelle-Guinée, étant sérieusement endommagé par une mine. Rentré au Japon en novembre 1952 (après avoir échappé à deux torpillages), il est immobilisé pour réparations de décembre 1952 à mai 1953.

Il reste au Japon avant de rallier à la Corée à l’été. Il reste déployé dans la région, effectuant des patrouilles, des transports rapides entre le Japon, la Corée et la Chine.

Le 17 février 1954, il est torpillé par un sous-marin alors qu’il tentait de ravitailler la région de Pékin. Touché par trois torpilles, il coule rapidement ne laissant qu’une centaine de survivants.

Le Kiso

-Le Kiso est mis sur cale au Yokosuka Kaigun Kosho le 14 août 1948 lancé le 17 octobre 1949 et mis en service le 27 septembre 1950.

Après avoir parfait sa préparation opérationnelle au Japon, le Kiso est envoyée en mars 1951 dans les Salomons. Il est légèrement endommagé à plusieurs reprises mais les dégâts ne nécessitent pas un retour au Japon.

Il participe à la bataille de la mer de Corail (4-5 février 1952) au cours de laquelle il est coulé, frappé par les obus de 6 pouces des croiseurs légers américains mais également les obus de 5 pouces des destroyers. Brûlant de la poupe à la proue, il coule dans la nuit du 5 au 6 février 1952 laissant 357 survivants récupérés par les destroyers japonais.

Le Isuzu

-Le Isuzu est mis sur cale au Yokosuka Kaïgun Kosho le 17 septembre 1948 lancé le 4 août 1950 et mis en service le 27 mars 1951.

Il participe à la campagne des Salomons de mai à septembre 1951, étant endommagé à plusieurs reprises. Réparé, le croiseur léger est engagé dans la bataille de la mer de Corail au cours de laquelle il est coulé par les obus de six pouces des croiseurs légers américains, sombrant rapidement, emportant la majorité de son équipage.

Le Kinu

-Le Kinu est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi de Nagasaki le 2 octobre 1948 lancé le 17 novembre 1950 et mis en service le 31 juillet 1951.

Pleinement opérationnel en septembre, le croiseur léger est envoyé en Nouvelle-Guinée pour défendre cette conquête japonaise contre la reconquête américaine.

En attendant de débarquer, les américains veulent neutraliser la flotte japonaise. C’est la bataille de la mer de Corail, les 4 et 5 février 1952, bataille au cours de laquelle le Kinu est coulé par l’aviation embarquée américaine qui envoie le sixième Tenryu par le fond à l’aide de trois bombes et de deux torpilles. 277 officiers et marins survivent à cette attaque, survivants récupérés par les destroyers japonais et ramener à terre.

L’Akasha

-L’Akashi est mis sur cale au Kure Kaïgun Kosho le 17 mars 1950. Le 8 mai 1951 alors qu’il était achevé à 70%, la construction est suspendue. Elle ne sera jamais reprise, la coque est lancée le 17 juin pour libérer la cale. Mouillée à l’écart, la coque sert de brise-lames. Elle est coulée par l’aviation américaine le 24 mars 1954. Relevée après guerre, elle est ferraillée.

L’Akitsushima

-L’Akitsushima est mis sur cale au Yokosuka Kaïgun Kosho le 8 septembre 1950. La construction est suspendue le 7 juillet 1951 alors qu’il était achevé à 51%. Comme l’Akashi, la construction ne reprendra pas. Le lancement technique à lieu le 8 septembre 1951. Elle sert de ponton et de citerne jusqu’au 17 juillet 1954 quand un bombardement américain l’envoie par le fond. L’épave est relevée après guerre et démolie.

Constructions annulées

-La construction des Chihaya Chishima Hirado et Izumo est suspendue avant même la mise sur cale en juin 1951. Elle est définitivement abandonnée en mars 1952.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 9500 tonnes pleine charge 13240 tonnes

Dimensions : longueur 192m largeur 16.6m tirant d’eau 6m

Propulsion : quatre turbines Kampon alimentées en vapeur par six chaudières Kampon développant 110000ch et entraînant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 32.5 nœuds distance franchissable 9500 miles nautiques à 18 nœuds

Protection : ceinture 50-115mm pont 40-64mm

Aviation : une catapulte et deux hydravions

Armement : huit canons de 155mm en quatre tourelles doubles (deux avant et deux arrières), 8 canons de 100mm en quatre affûts doubles, vingt-quatre canons de 25mm en douze affûts doubles, huit tubes lance-torpilles de 610mm en deux plate-formes quadruples.

Equipage : 850 officiers et marins

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