Japon (21) Porte-avions (1)

PORTE-AVIONS

Avant-Propos

L’apparition de l’avion en 1903 ne tarde pas à attirer l’attention des marines mondiales sur le plus lourd que l’air. Les dirigeables et autres ballons se révélant difficilement utilisables en haute mer, l’avion puis l’hydravion sont vus comme des vecteurs de renseignement potentiels pour voir au delà de l’horizon.

Après plusieurs essais infructueux de plate-forme ou de câble, le meilleur moyen de mettre en œuvre l’avion en haute-mer c’est d’utiliser un navire adapté avec un pont d’envol entièrement dégagé pour permettre le décollage et l’appontage.

Le Japon qui avait employé des hydravions pour bombarder Tsingtao à l’automne 1914 s’intéresse très tôt à la question de l’aéronavale embarquée.

En 1909,un comité interministériel invite des pilotes étrangers à effectuer des démonstrations d’avions et d’hydravions au pays du soleil levant. En juin 1912, le bureau technique de la marine ouvre un département aéronautique et aménage une base aéronavale en baie de Tokyo.

En octobre 1913, un cargo britannique capturé pendant la guerre russo-japonaise est aménagé en ravitailleur d’hydravions et mis en service pour soutenir les hydravions Farman. Le Wakamiya Maru est le premier navire associé à l’aéronavale japonaise.

IJN Wakamiya

Le Wakamiya

En mettant en service le Hosho en 1920, la marine japonaise peut se targuer d’avoir mis en service le premier porte-avions conçu dès l’origine comme tel même si les britanniques avec le Hermes lui dispute cette première. Les deux porte-avions étant d’ailleurs cousins, la mission Sempill ayant transmis les plans de l’Hermes aux japonais.

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Le Hosho

Tout comme les puissances signataires du traité de Washington, les japonais vont transformer deux navires de ligne dont la construction à été stoppée par cet accord international. Initialement, il s’agissait de deux croiseurs de bataille, l’Akagi et l’Amagi mais le second nommé est gravement endommagé lors du tremblement du Kanto le 1er septembre 1923. Il est remplacé par le cuirassé Kaga.

Le traité de Washington de 1922 avait accordé 81000 tonnes de porte-avions à la marine japonaise qui doit donc jongler sur quelques grandes unités ou sur beaucoup de petites, partageant le même débat que son homologue américaine avec 54000 tonnes de moins.

Après avoir converti des navires de ligne en construction, le Japon revient aux constructions neuves avec le Ryujo, un porte-avions de 12000 tonnes à pleine charge. N’ayant que 81000 tonnes de porte-avions, le Japon cherche à disposer du plus grand nombre possible d’unités mais le Ryujo se révèle, un navire raté, haut sur l’eau, instable, une fausse bonne idée en quelque sorte.

Les deux porte-avions suivants sont également des constructions neuves. Baptisés Soryu et Hiryu, ce sont des navires de la classe du Yorktown. On les regroupent en une seule et même classe mais en réalité, ils sont plus demi-frères que frères.

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Le Soryu

En septembre 1939, quand la Three Months War éclate, la marine japonaise dispose donc de six porte-avions d’inégale valeur (Hosho Ryujo Akagi Kaga Soryu Hiryu) mais seuls les quatre derniers peuvent être considérés comme des porte-avions de première ligne.

Les deux porte-avions suivants baptisés Shokaku et Zuikaku sont considérés comme parmi les meilleures unités de la Flotte Combinée. Plus grands et plus rapides, ils sont aux Soryu ce que les Essex ont été aux Yorktown.

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Après la mise en service de ces navires au printemps et à l’automne 1942, le Japon se demande comment augmenter encore sa flotte de porte-avions. Informée des caractéristiques des porte-avions Illustrious, elle décide elle aussi d’adopter le pont blindé pour augmenter la résistance de ces navires aux coups.

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Le Taiho

C’est l’acte de naissance des quatre porte-avions de classe Taiho (Taiho Junyo Hiyo Soho), des porte-avions de 27500 tonnes standard mais déplaçant quasiment 35000 tonnes à pleine charge.

Ils sont mis en service entre mars 1944 et septembre 1947, portant la flotte opérationnelle de porte-avions nippone à dix unités (Akagi Kaga Soryu Hiryu Shokaku Zuikaku Taiho Junyo Hiyo Soho) relativement homogènes.

En janvier 1946, le Japon frappe fort en décidant la construction de douze porte-avions de classe Unryu.

Ces porte-avions sont une évolution des Hiryu. On espère que l’effet de série permette une baisse des coûts et une meilleure gestion de la logistique et de la formation des équipages même si contrairement à l’US Navy, ces considérations bassement matérielles étaient méprisées par beaucoup d’amiraux obsédés par l’offensive.

Quand le conflit éclate en Europe en septembre 1948, aucun navire n’est en service mais les quatre premiers le sont en mars 1950, participant tous au raid contre Pearl Harbor. Les huit autres sont en construction à des stades divers d’avancement mais seulement quatre seront achevés, laissant quatre Unryu ne jamais rejoindre les flots et le service actif.

En mars 1950, la flotte de porte-avions japonaise dispose de quinze unités en l’occurence le vénérable Hosho utilisé pour l’entrainement et les essais, l’Akagi et le Kaga (qui sans le conflit auraient été remplacés en 1950 par les Unryu), les Soryu et Hiryu, les Shokaku et Zuikaku, les quatre Taiho (Taiho Junyo Hiyo Soho) et les quatre premiers Unryu (Unryu Katsuragi Kasagi Ikoma).

Durant la guerre, quatre Unryu seront achevés mais les quatre derniers seront abandonnés sur cale ou à flot, faute de moyens humains et matériels pour les achever.

A cela s’ajoute la question du temps et les japonais préferont les conversions de paquebots, de cargos, de navires de soutien et même achèveront un croiseur de bataille Kii en porte-avions.

Quand le conflit se termina, les porte-avions japonais encore à flot étaient bien rares et servirent au rapatriement des garnisons isolées dans le Pacifique avant d’être feraillés, le nouveau pouvoir japonais s’interdisant de disposer de porte-avions.

Porte-avions Hosho

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-Le Hosho est mis sur cale aux chantiers navals Asano-Tsurumi sis à Yokohama le 16 décembre 1919 lancé le 13 novembre 1921 et mis en service le 27 décembre 1922.

A l’origine le porte-avions était muni d’un petit ilôt et d’un pont d’envol incliné à l’avant et surélevée à l’arrière mais posant des problèmes, l’ilôt comme le pont non homogène sont supprimés au profit d’une configuration pont plat.

Un temps son utilité est remise en cause, la faible largeur du pont d’envol rendant la mise en œuvre des avions délicate. Néanmoins en 1928, les avions torpilleurs du porte-avions parviennent à couler le Mutsu au cours de manœuvre, montrant l’utilité du «pont-plat».

Comme le Langley côté américain, le Hosho va jouer un rôle capital dans l’aéronavale japonaise en lui permettant de dévelloper techniques et tactiques en attendant de mettre en œuvre des porte-avions aux capacités supérieures.

Déclassé par la mise en service des Akagi et des Kaga, le Hosho reste néanmoins en service et participe aux opérations en Chine en 1932 et 1937 pour des résultats limités.

Considéré comme trop vieux, le Hosho est retiré de la liste des porte-avions opérationnels, le pionnier servant uniquement à l’entrainement et aux expérimentations.

Toujours en service en mars 1950, le Hosho effectue quelques missions de transport d’avions jusqu’au 17 mars 1952 quand il est torpillé au large d’Okinawa par un sous-marin américain. Deux torpilles ont raison du vénérable porte-avions, qui coule rapidement ne laissant que 270 survivants sur 550 membres d’équipage.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 7470 tonnes pleine charge 9494 tonnes

Dimensions : longueur 165m largeur 14.67m tirant d’eau 6.2m

Propulsion : deux turbines Parsons, huit chaudières Kampon 30000ch deux hélices

Vitesse maximale :25 nœuds distance franchissable 10000 miles nautiques à 14 nœuds

Protection : aucune

Armement : quatre canons de 140mm en affûts simples sous masque et deux canons de 80mm. Huit canons de 25mm embarqués en mars 1950.

Groupe aérien : 21 avions. Le pont d’envol faisait initialement 158.20m sur 22.70m avant d’être allongé en 1940 à 180.80m. Deux ascenseurs le relie à un seul et unique hangar.

Equipage : 550 officiers et marins

Porte-avions Akagi et Kaga

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Porte-avions Akagi

Avant-propos

Après une course aux armements opposants la Royal Navy et la Kaiserliche Marine dans les dernières années précédant immédiatement la première guerre mondiale, une nouvelle course aux armements opposa à partir de 1916 la Nihon Kaigun et l’US Navy.

Les deux marines japonaises et américaines cherchaient à construire les cuirassés les plus puissants pour pouvoir dominer le Pacifique et en faire son pré-carré. Au programme américain de dix cuirassés et six croiseurs de bataille répondit le programme «8-8», réalisation d’une volonté ancienne.

Chaque mise sur cale répondait à une mise sur cale chez le rival. La Grande-Bretagne incapable de suivre le rythme infernal imposé par son allié et son ancienne colonie proposa la réunion d’une conférence pour limiter les armements navals.

Cette conférence de Washington s’ouvrit en novembre 1921 et déboucha sur la signature du traité du même nom en février 1922. Ce traité limitait drastiquement les flottes de cuirassés et obligea les différentes nations à abandonner leurs programmes de construction.

Si certains navires achevés à un faible pourcentage pouvaient être démantelés sur cale sans trop de frais, se posait la question des navires achevés de manière plus importante.

Pour éviter un terrible gaspillage, le traité de Washington autorisait l’achèvement ou la transformation de deux cuirassés en porte-avions. Si la Grande-Bretagne transforma les Glorious et Courageous, les Etats-Unis les Lexington et Saratoga, la France le Béarn, le Japon décida de transformer les deux croiseurs de bataille Amagi et Akagi en porte-avions.

Le 1er septembre 1923, un terrible tremblement de terre frappe la plaine du Kanto (région de Tokyo) provoque la mort de 140000 personnes sans compter les dégats matériels. Parmi les dégâts, figure l’Amagi trop endommagé pour être transformé. Il est alors remplacé par le Kaga un cuirassé de classe Tosa, une évolution du type Nagato.

Ces deux porte-avions vont permettre au Japon de se doter d’un solide outil aéronaval sous l’impulsion notamment du futur amiral Yamamoto. Ils vont jouer un rôle semblable à celui joué par le Saratoga et le Lexington au sein de l’US Navy.

L’Akagi

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-L’Akagi est mis sur cale à l’Arsenal de Kure comme cuirassé le 7 décembre 1920. Quand la construction est suspendue le 5 février 1922, le navire était achevé à 40%

Le 19 novembre 1923, décision est prise de l’achever comme porte-avions. Les travaux reprennent et le navire peut être lancé le 22 avril 1925 puis mis en service le 27 mars 1927.

Comme beaucoup de porte-avions de l’époque, l’Akagi dispose d’une configuration étonnante pour un porte-avions (surtout selon des critères modernes) puisqu’il dispose de deux ponts superposés (le fameux troisième pont d’envol n’à jamais existé).

Cette configuration à été choisie à l’époque pour permettre d’augmenter la cadence des opérations aéronavales à une époque où les avions sont légers et peuvent décoller sans l’assistance d’une catapulte en utilisant la longueur du pont, le vent et la vitesse du navire pour prendre les airs.

Néanmoins avec le temps, il devient évident que la seule configuration viable est celle du pont unique allant d’un bout à l’autre du navire. L’Akagi n’échappe pas à la règle et il est immobilisé à l’Arsenal de Sasebo du 24 octobre 1935 au 31 août 1938, recevant également un îlot à babord pour lui permettre d’opérer en formation avec un porte-avions disposant d’un ilôt installé à tribord.

Remis en service, le porte-avions est engagé en Chine pour couvrir l’avancée japonaise, une avancée qui alterne entre de brusques offensives et un lent et coûteux grignotage. En l’absence d’une menace aérienne chinoise sérieuse, les avions embarqués japonais sont surtout utilisés pour l’appui aérien.

Comme le front va vite s’éloigner de la «Chine utile», les flottilles embarquées japonaises n’hésiteront pas à décoller du porte-avions, à opérer jusqu’aux limites de leur rayon d’action, à se poser sur un aérodrome (au grand dam de l’aviation de l’armée qui ira jusqu’à interdire à un avion de l’aéronavale d’utiliser ses terrains !), se ravitailler, effectuer une nouvelle mission et si possible rentrer sur le porte-avions.

De septembre 1944 à décembre 1945, le porte-avions est à nouveau immobilisé à l’Arsenal de Sasebo pour une refonte destinée à prolonger son utilisation de quelques années, son remplacement par un Unryu étant prévue pour 1948.

En réalité, en mars 1950, quand le Japon attaque Pearl Harbor, l’Akagi est toujours en service. Il n’est pas engagé dans le raid contre Pearl Harbor mais dans une opération visant Wake, une ile américaine perdue au milieu du Pacifique mais dont la neutralisation est jugée indispensable pour rendre la contre-offensive américaine plus difficile.

Se basant sur des informations inexactes, les japonais n’engagent que des moyens limités avec le porte-avions Akagi, deux croiseurs légers, quatre destroyers et deux transports. L’attaque à lieu le 22 mars mais elle est repoussée après trois jours de combats.

Les américains savourent une première victoire mais cette victoire ne change pas le cour du conflit. Vexés les japonais reviennent avec des renforts, deux croiseurs lourds, des destroyers supplémentaires ainsi que deux porte-avions qui porte la flotte à trois porte-avions (Akagi Soryu Unryu), permettant aux japonais d’obtenir la supériorité aérienne alors que les américains ne peuvent recevoir de renforts.

Le 4 juin 1950, l’Akagi est sérieusement endommagé par une mine. Le navire s’échoue sur un banc de sable près de Wake ce qui lui évite de couler. Non sans mal, il parvient à se remettre à flot et à rallier le Japon, arrivant le 16 juin, une semaine après la fin des combats sur Wake.

Le vétéran est remis en état de juillet 1950 à mars 1951 puis engagé aux Salomons dans une terrible campagne d’usure. Le 17 avril 1951, il est sérieusement endommagé par l’action de la Cactus Air Force, le nom non officiel donné à la 10th Air Force qui regroupait tous les avions de l’USAAF engagés dans ce théâtre d’opérations.

Touché par au moins quatre bombes, l’Akagi brule de la proue à la poupe. Cible idéale, il aurait du être achevé pour une raison inconnue ce n’est pas le cas (ignorance de la puissance de l’ennemi ? Aviateurs de l’USAAF convaincus qu’ils avaient coulé le navire?).

Ce n’est que le lendemain que l’épave qui avait dérivé finit par sombrer suite à une voie d’eau. Encore aujourd’hui en 2017, on ignore la position exacte de l’épave.

Caracteristiques Techniques du porte-avions Akagi

Déplacement : origines : standard 26900 tonnes pleine charge 34364 tonnes
après refonte : standard 36500 tonnes pleine charge 41300 tonnes

Dimensions :

A la construction : longueur (hors tout) 261.21m (flottaison) 248.95m largeur : 29m tirant d’eau : 8.07m

Après refonte : longueur (hors tout) 260.67m (flottaison) 250.36m largeur : 31.32m tirant d’eau : 8.71m

Propulsion : 8 turbines à engrenages Gihon alimentées par 19 chaudières Kampon Ro développant une puissance totale de 131200 ch et actionnant 4 hélices

Performances : vitesse maximale 32.5 noeuds distance franchissable : 8000 miles à 14 noeuds à la construction, vitesse réduite à 31.5 noeuds après refonte tandis que le rayon d’action est de 8200 miles nautiques à 16 noeuds

Protection : ceinture latérale 254mm

Armement : 10 canons de 200mm Type 3 (modèle 1914) en deux tourelles doubles et six affûts simples à l’arrière et 12 canons de 120mm Type 10 (modèle 1921) (4.7 inch) en six affûts doubles.

Après refonte, l’armement fût réduit à 6 canons de 200mm en six casemates à l’arrière mais les 12 canons de 120mm sont maintenus et 14 affûts doubles de 25mm embarqués, le nombre augmentant progressivement, passant de 14 à 28 en 1947 et de 28 à 36 en 1950.

Installations aéronautiques/Groupe aérien

A l’origine, l’Akagi possédait 2 hangars superposés ouverts vers l’avant, permettant aux avions de décoller directement du hangar. Le hangar supérieur était surmonté d’un pont d’envol généralement utilisé pour les appontages et relié au hangar par deux ascenseurs axiaux (longueur 190.20m sur 30.48m).

Après refonte entre 1935 et 1938, l’Akagi ne dispose plus que d’un seul pont d’envol long de 249.20m et large de 30.48m relié aux hangars par deux ascenseurs axiaux.

L’appontage est assuré par six brins d’arrêts transversaux qui remplacent les brins d’arrêts longitudinaux d’origine.

Le groupe aérien se composait à l’origine de 60 avions (généralement 16 chasseurs 28 avions torpilleurs et 16 avions de reconnaissance) et après la refonte, l’Akagi pouvait embarquer 66 à 91 avions.

Au moment de sa destruction, le porte-avions embarquait une cinquantaine d’appareils en raison de la priorité donnée aux porte-avions plus modernes

Equipage : 1297 hommes (2000 hommes après refonte)

Le Kaga

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-Le Kaga est mis sur cale aux chantiers navals des Kawasaki Heavy Industries sis à Kobé le 19 juillet 1920 et lancé le 17 novembre 1921.

Alors qu’il était en achèvement à flot, sa construction est suspendue le 6 février 1922, jour de signature du traité de Washington. Selon les termes de ce traité, le Kaga devait être démoli pour permettre au Japon de respecter les termes du premier traité de limitation des armements navals.

Seulement voilà le 1er septembre 1923, un terrible tremblement de terre frappe la région du Kanto (Tokyo) endommageant gravement l’Amagi alors en achèvement à l’Arsenal de Yokosuka.

Constatant que la coque de l’Amagi est trop endommagée pour pouvoir le transformer en porte-avions, les japonais le remplace par le Kaga (17 novembre 1923). Les travaux ne commencent cependant qu’en 1925 après la remise en état de l’Arsenal de Yokosuka. Le Kaga est mis en ervice le 30 novembre 1929.

Comme son demi-frère l’Akagi, le Kaga dispose à sa mise en service de deux ponts d’envol superposés. Il participe dans cette configuration là aux «événements de Chine» notamment les combats autour de Shanghaï en 1932. En travaux une première fois de 1933 à 1935, il est profondément refondu entre décembre 1938 et novembre 1940 puis à nouveau en mars 1943 et septembre 1944.

Comme l’Akagi, le Kaga devait être désarmé en 1949/50, remplacé par les Unryu mais comme le programme à pris du retard, le Kaga était toujours en service quand le Japon entre en guerre.

Il ne participe pas à l’expédition contre Pearl Harbor mais est engagé en Indochine à partir du 23 mars 1950 en compagnie du Shokaku, les avions-torpilleurs et les bombardiers en piqué des deux porte-avions contribuant au quasi-anéantissement des FNEO puisqu’ils coulent le 29 mars au large de Tourane le porte-avions Alienor d’Aquitaine, le croiseur lourd Tourville tandis que le croiseur léger Duguay-Trouin est sérieusement endommagé.

Toute menace étant virtuellement éliminée (les navires survivants des FNEO se repliant sur Saïgon), les avions du Kaga effectuent essentiellement des missions d’appui-feu et de défense aérienne au profit des troupes au sol.

Le 4 avril 1950, un bombardier bimoteur français Lioré et Olivier Léo 456 surgit de la couche nuageuse et en dépit d’une DCA rageuse place deux bombes de 125kg qui endommagent assez sérieusement le porte-avions.

Hors de combat, le Kaga doit rallier cahin caha le Japon pour subir dix mois de réparations jusqu’en janvier 1951 quand il peut reprendre le combat en Malaisie et dans les Indes Néerlandaises même si son intervention est pour le moins limitée.

Engagé aux Salomons, le porte-avions est endommagé par une mine américaine le 8 juin 1951 et s’échoue. Il parvient néanmoins à se remettre à flot seul mais doit à nouveau rallier le Japon pour réparations.

Il n’y parviendra jamais. Deux jours plus tard, le 10 juin 1951, deux torpilles d’un sous-marin américain envoie le vénérable porte-avions au fond de la mer de Chine méridionale. L’épave redécouverte en 1970 repose à 125m de profondeur.

Caracteristiques Techniques du porte-avions Kaga

Déplacement : (A la construction) standard 26900 tonnes pleine charge 33693 tonnes (Après refonte) standard 37900 tonnes pleine charge 42541 tonnes

Dimensions : (A la construction) : longueur (hors tout) 238.50m (flottaison) 230m largeur 31.67m tirant d’eau : 7.92m (Après refonte) longueur (hors tout) 247.65m (flottaison) 240.30m largeur 31.67m tirant d’eau : 9.48m

Propulsion (A la construction) 4 turbines à engrenages Brown-Curtiss alimentées par 12 chaudières Kampon Ro développant une puissance totale de 91000 ch et actionnant 4 hélices

(Après refonte) 2 turbines à engrenages Brown-Curtiss et 2 Kampon alimentées par 12 chaudières Kampon Ro développant une puissance totale de 127400ch et actionnant 4 hélices

Performances (A la construction) vitesse maximale 27.5 noeuds distance franchissable : 8000 miles nautiques à 14 noeuds (Après refonte) vitesse maximale 28.34 noeuds distance franchissable : 10000 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : ceinture 152mm pont blindé 38mm

Armement : 10 canons de 200mm Type 3 (modèle 1914) en deux tourelles doubles et six affûts simples à l’arrière et 12 canons de 120mm Type 10 (modèle 1921) (4.7 inch) en six affûts doubles.

Après refonte, contrairement à l’Akagi, le Kaga conserva ses dix canons de 200mm qui étaient cette fois tous en casemate à l’arrière. Les canons de 120mm sont remplacés par 16 canons de 127mm en huits affûts doubles. 11 affûts doubles de 25mm sont également installés, ce nombre augmentant progressivement, étant de seize affûts doubles au moment de sa destruction.

Installations aéronautiques/Groupe aérien

A l’origine, le Kaga possédait 2 hangars superposés ouverts vers l’avant, permettant aux avions de décoller directement du hangar. Le hangar supérieur était surmonté d’un pont d’envol généralement utilisé pour les appontages et relié au hangar par deux ascenseurs axiaux (longueur 171.30m sur 30.48m).

Après refonte entre 1935 et 1938, l’Akagi ne dispose plus que d’un seul pont d’envol long de 248.58m et large de 30.48m relié aux hangars par trois ascenseurs axiaux.

L’appontage est assuré par six brins d’arrêts transversaux qui remplacent les brins d’arrêts longitudinaux d’origine. A noter que les japonais ont appris la technique des brins transversaux après un stage en France, le Béarn étant l’un des premiers porte-avions à avoir utilisé ce système

Le groupe aérien se composait à l’origine de 60 avions (généralement 16 chasseurs 28 avions torpilleurs et 16 avions de reconnaissance) et après la refonte, le Kaga pouvait embarquer 66 à 91 avions.

Equipage : 1269 hommes à l’origine 2000 après refonte

Porte-avions Ryujo

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Avant-propos

Le traité de Washington (1922) avait stoppé la construction des cuirassés et des croiseurs de bataille, mettant fin au programme américain de 1916 et au programme japonais de 1917 dit «programme 8-8».

Ce premier traité de limitation des armements navals impose également à chaque pays un tonnage maximum consacré au porte-avions, une arme neuve n’ayant pas encore fait ses preuves.

Si les Etats-Unis et la Grande-Bretagne obtiennent 135000 tonnes, le Japon n’à le droit qu’à seulement 81000 tonnes de «ponts-plats» ce qui l’oblige à faire des choix entre beaucoup de petites unités et quelques grandes unités.

Ce choix est d’autant plus difficile qu’il fallait prendre en compte l’élongation du théâtre d’opérations Pacifique qui impose des unités endurantes.

Après la conversion du croiseur de bataille Akagi et du cuirassé Kaga, le Japon passe à l’étape de la construction neuve. Espérant avoir le plus d’unités à la mer dans enveloppe autorisée, le Japon choisit comme les Etats-Unis de construire le plus petit porte-avions possible, espérant pouvoir le dupliquer.

La Nihon Kaigun exploite alors une faille du traité de Washington. En effet ce traité considérant comme porte-avions un navire de plus de 10000 tonnes, ne limitant pas le nombre d’unités d’un tonnage inférieur.

Les japonais imaginèrent donc un porte-avions de 8 à 9000 tonnes. Une idée brillante sur le papier qui se révéla être une fausse bonne idée…… .

Carrière opérationnelle

-Le Ryujo (ryu = dragon jo = sacré «dragon sacré») est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi sis à Yokohama le 26 novembre 1929 lancé le 2 avril 1931 et mis en service actif le 9 mai 1933.

Les premiers essais montrent que le navire est particulièrement instable en mer un peu formée. La marine impériale japonaise avait en effet insisté pour doter son nouveau porte-avions d’un deuxième hangar ce qui rendit le navire haut sur l’eau et donc instable.

Résultat, en mars 1934, il subit de sérieux dégâts au cours d’une tempête. La remise en état est doublée de travaux destinés à améliorer sa stabilité mais l’amélioration est décevante. La passerelle est située à l’avant sous le pont d’envol mais n’est pas à l’abri des paquets de mer ce qui est pour le moins problématique.

Affecté à la 2ème division de porte-avions en compagnie de l’Akagi, le Ryujo assure les essais de bombardement en piqué, essais difficiles, les pilotes étant rendus malades par un appareil inadapté ! La marine ne renonce pas, convaincue que le dive bombing est une tactique d’avenir. Il faudra attendre 1936 pour que l’aéronavale japonaise dispose d’un appareil adapté en l’occurence l’Aichi D1A1.

Comme les différents porte-avions japonais, le Ryujo participe à la guerre sino-japonaise, l’aéronavale nippone acquérant ainsi une expérience du combat chose dont ne pouvait se targuer son homologue américaine.

Après deux mois de combat d’août à octobre 1937, le porte-avions rentre au Japon pour recompléter ses forces avant de regagner la Chine, opérant non plus au dessus de Shanghai mais au dessus de Canton. En décembre, il rentre au Japon où il sert de porte-avions d’entrainement avant de retourner en Chine en 1938 en compagnie du Soryu.

De septembre 1939 à mai 1940, il subit une nouvelle refonte pour permettre de résoudre son instabilité chronique. Ces travaux ne résolvent qu’imparfaitement les problèmes connus depuis sa mise en service et son sort semble scellé.

En août 1944, le Ryujo connait un incendie qui fait 14 morts à Sasebo. Après inspection, décision est prise de désarmer ce porte-avions qui n’à jamais été pleinement opérationnel mais qui avait été conservé faute de mieux.

La mise en service des Taiho et des Unryu permet au Japon de se passer de cette unité. Mise en réserve à Kure, il sert de ponton flottant, accueillant des ateliers et des casernements.

Quand la guerre éclate, le réarmement du porte-avions est examiné mais finalement abandonné. Il va désormais servir de leurre. Si la base de Kure est soigneusement camouflé, le porte-avions est éclairé comme en plein jour.

Le 17 mars 1954, des Curtiss SB2C Helldiver et des Chance-Vought F4U Corsair bombardent Kure, cherchant à neutraliser les dernières unités majeures de la jadis glorieuse marine nippone.

Le Junyo encaisse quatre bombes perforantes et deux torpilles. Il chavire et coule rapidement sans pertes humaines. L’épave est relevée en septembre 1955 et démolie.

Caractéristiques Techniques du Ryujo

Déplacement : standard 10600 tonnes pleine charge 13500 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 180m (à la flottaison) 175.39m largeur 20.32m tirant d’eau 5.56m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Kampon alimentées par 6 chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 65000 ch et entrainent deux hélices

Performances : vitesse maximale 29 noeuds distance franchissable : 10000 miles nautiques à 14 noeuds

Armement : 12 canons de 127mm type 89 (modèle 1929) en six affûts doubles latéraux A noter que deux affûts doubles de 127mm furent débarqués à la fin des années trente pour compenser l’augmentation de poids liés aux travaux destinés à améliorer sa stabilité.

-24 mitrailleuses de 13mm en six affûts quadruples.

-4 canons de 25mm type 96 en deux affûts doubles installés à la fin des années trente. Le nombre à été porté ensuite six affûts doubles au détriment des mitrailleuses de 13.2mm dont le nombre passa de 24 à 8 en affûts doubles.

Installations aéronautiques/groupe aérien : Pont d’envol de 158.60m de long sur 23m de large reliés aux hangars superposés par deux ascenseurs axiaux

-Aucune catapulte

-Six brins d’arrêts transversaux.

-Le groupe aérien se compose de 36 appareils plus 12 en réserve démontés.

Equipage : 924 officiers et marins

Porte-avions Soryu et Hiryu

Avant-propos

A de rares exceptions, les armes sont le résultat d’un long et lent processus d’évolution. Les «générations spontanées» sont pour ainsi dire inexistantes. Il y à parfois des coups d’audace, un saut brutal dans l’inconnu mais force est de constater que le plus souvent le conservatisme et la routine domine.

Le porte-avions n’échappe pas à cette règle. Apparu à la toute fin du premier conflit mondial, il va être adopté par les principales marines mondiales non sans mal notamment en ce qui concerne comme nous le verrons l’URSS, l’Italie et l’Allemagne.

La France elle aussi tarda à passer le cap vers les constructions neuves puisque si le Béarn est mis en service en 1928, le premier vrai porte-avions français, le Joffre n’à été mis en service qu’en 1943 soit quinze ans plus tard bien après les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le Japon.

Ce dernier avait mis en service le Hosho. Bien qu’ayant été mis sur cale avec la volonté de l’achever en porte-avions, le premier pont-plat nippon était davantage un navire expérimental, un navire d’entrainement qu’une véritable unité opérationnelle tant les sceptiques étaient nombreux au sein de la Nihon Kaigun.

C’est le futur amiral Yamamoto qui va impulser une véritable «révolution aéronavale» au sein de la marine japonaise, dotant la marine impériale d’un véritable corpus doctrinal même si le porte-avions restait au service des «Gros» à savoir les cuirassés et les croiseurs de bataille.

Après la construction du Hosho, le Japon suit le même chemin que les Etats-Unis en convertissant deux navires de ligne issus du programme «8-8» à savoir le croiseur de bataille Akagi (classe Amagi) et le cuirassé Kaga, deux navires aux ponts superposés pour faciliter les manœuvres aéronavales à une époque où il est impossible de faire apponter et de faire décoller des avions en même temps.

Cette solution bonne sur le papier connait vite ses limites et très rapidement, les japonais comprennent que la meilleure architecture pour un porte-avions c’est un pont continu, le pont le plus long possible.

Comme nous l’avons vu, le Japon à essayé le porte-avions léger très léger baptisé Ryujo mais comme le Ranger pour les américains ce fût un échec obligeant les japonais à dessiner un porte-avions plus gros, préférant la qualité à la quantité.

En 1934, la Diète vote un plan de modernisation et la marine obtient les crédits nécessaires à la construction de deux porte-avions neufs. Baptisés Soryu (dragon bleu) et Hiryu (dragon volant), ces deux navires disposent donc d’un pont d’envol continu, d’un îlot mais conservent les cheminées rabattables.

Ces deux porte-avions mis en service à la fin des années trente vont avoir un profond impact sur la marine japonaise puisque les Unryu en seront étroitement dérivés mais ceci est une autre histoire……. .

Le Soryu

Sōryū (1937) 3.jpg

-Le Soryu (dragon bleu) est mis sur cale au Kure Kaigun Kosho (Arsenal Impérial de Kure) le 20 novembre 1934 lancé le 23 décembre 1935 et mis en service le 29 décembre 1937.

Une fois opérationnel, le porte-avions comme tous les ponts plats japonais vont participer aux «événements de Chine», la deuxième guerre sino-japonaise.

Comme souvent dans les conflits, un outil militaire conçu pour une mission précise (couvrir et appuyer le corps de bataille) se retrouve à combattre dans un tout autre domaine à savoir l’appui-feu et la conquête d’un espace aérien ennemi. Néanmoins les pilotes japonais peuvent se targuer d’avoir une véritable expérience opérationnelle face à laquelle un exercice même réaliste ne fait pas le poids.

Quand le Japon entre en guerre le 21 mars 1950, le Soryu venait d’achever un grand carénage plus l’indispensable remise en condition de l’équipage et de son groupe aérien. Il n’est pas engagé dans l’expédition contre Pearl-Harbor mais reste en réserve, prêt à être engagé en cas de besoin.

Cela ne tarde pas. En effet, la force expéditionnaire engagée contre Wake à été repoussée après de violents combats, imposants l’envoi de renforts et notamment de deux porte-avions, le Soryu et le Unryu.

La présence de ces porte-avions permet au Japon de s’emparer de Wake, prise facilité par l’absence de renforts américains.

Wake tombe à la fin du mois de juin, le Soryu pouvant rentrer au Japon pour entretien, repos de l’équipage et du groupe aérien qui doit recevoir des renforts en hommes, en matériel et en avions.

Il participe ensuite au soutien de l’invasion de la Malaisie et des Indes Néerlandaises avant d’enchaîner par la campagne des Salomons, relevant l’Akagi coulé par les américains. Il est endommagé à plusieurs reprises mais jamais sérieusement.

Il participe ensuite à l’ultime offensive stratégique du Japon à savoir une tentative de s’emparer du Caillou, la Nouvelle-Calédonie, la marine japonaise engageant cinq porte-avions.

Cette opération échoue marquant le tournant du conflit : le Japon à définitivement perdu l’initiative et ne ferra désormais que reculer non sans vendre chèrement sa peau.

Quand débute l’an 1952 de notre ère, les japonais chassés des Salomons se sont repliés sur la Nouvelle-Guinée. Après avoir échoué à s’emparer de Port Moresby, le Japon engage une partie importante de sa flotte en mer de Corail.

L’objectif est moins de reprendre l’initiative que de provoquer une défaire majeure des alliés (c’est à dire surtout des américains), les faire douter et pourquoi pas obtenir une paix négociée.

La Nihon Kaigun engage six navires de ligne (Musashi Mutsu Amagi Satsuma Kawashi Haruna) et quatre porte-avions (Soryu Soho Unryu Kasagi) pour ne citer que les unités lourdes.

La bataille de la mer de Corail à lieu les 4 et 5 février 1952. La marine japonaise subit des pertes sensibles avec deux croiseurs de bataille coulés (Satsuma Kawashi), pertes que ne compense pas la destruction du Missouri.

Assaillit une première fois le 4 février par l’aviation embarquée américaine, le Soryu est endommagé par deux bombes de 227kg ainsi que l’impact d’un Bearcat abattu par la DCA japonaise.

Les dégâts sont importants mais pas mortels. Replié durant la nuit hors de portée des américains, le Soryu passe la nuit à réparer pour rester un minimum opérationnel. Il à plus de chance que le Soho qui gravement endommagé doit être sabordé.

Le lendemain 5 février 1952 alors qu’il s’apprête à lancer une nouvelle vague, le Soryu est frappé par l’aviation embarquée américaine qui s’acharne littéralement sur le vétéran (quinze ans de service) qui encaisse six bombes et cinq torpilles.

Il donne rapidement de la bande et finit par chavirer, ne laissant qu’une poignée de survivants recueillis par les destroyers japonais.

Le Hiryu

Hiryū (1939) 7.jpg

-Le Hiryu (dragon volant) est mis sur cale au Yokosuka Kaigun Kosho le 8 juillet 1936 lancé ke 16 novembre 1937 et mis en service le 5 juillet 1939.

Il est lui aussi engagé en Chine même si les combats vont graduellement baisser en intensité, l’élongation du front chinois rendant l’engagement de l’aéronavale plus problématique même si rivalité avec l’aviation de l’Armée de Terre oblige, la Marine ne va pas hésiter à utiliser des bases relais à terre.

Quand le Japon entre en guerre en mars 1950, le Hiryu est pleinement opérationnel, étant engagé en compagnie du Zuikaku dans la conquête de la Malaisie et des Indes Néerlandaises.

Après quatre jours à opérer en soutien des troupes au sol, le Hiryu renoue avec la mission qui lui à été attribué au moment de sa conception à savoir l’éclairage, la couverture et l’appui du Corps de Bataille.

Les 3 et 4 avril 1950, une bataille oppose dans le Golfe de Thaïlande la British Eastern Fleet, la marine néerlandaise et la marine japonaise. Si les cuirassés luttent dans un duel au canon traditionnel, l’aéronavale est présente et va être fatale au Hiryu.

Repéré par un avion du Coastal Command, le porte-avions est visé par une vague d’assaut provenant du porte-avions Indefatigable, des Douglas Dauntless de bombardement en piqué ainsi que des avions-torpilleurs Fairey Barracuda.

En dépit d’une DCA rageuse et d’une chasse hargneuse, le porte-avions est frappé par trois bombes et deux torpilles. Il commence à se coucher sur babord avant mais se stabilise de manière inexplicable.

Alors que l’aube pointe le bout de son nez le 4 avril 1950, décision est prise de saborder le navire pour éviter sa capture par les britanniques. Deux torpilles et une cinquantaine d’obus de 127mm seront cependant nécessaires pour précipiter le voyage de Hiryu en direction de Neptune.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : (Soryu) standard 15900 tonnes pleine charge 18800 tonnes (Hiryu) standard 17300 tonnes pleine charge 20250 tonnes

Dimensions : longueur : (hors tout) 227.50m (ligne de flottaison) 222m (222.93m pour le Hiryu) largeur : 21.30m (22.32m pour le Hiryu) tirant d’eau : 7.62m (7.74m pour le Hiryu)

Propulsion : 4 turbines à engrenages Kampon alimentées par 8 chaudières Kampon Ro développant une puissance totale de 152000 ch et entraînant 4 hélices

Performances : vitesse maximale : 34.5 noeuds distance franchissable : 7680 miles nautiques à 18 noeuds (7670 miles nautiques à 18 noeuds)

Protection : inconnue

Armement : 12 canons de 127mm type 89 (modèle 1929) en six affûts doubles latéraux, 28 canons de 25mm type 96 en 14 affûts doubles. Le Hiryu dispose lui de 31 canons de 25mm du même modèle en 5 affûts doubles et 7 affûts triples. Ce nombre de canons correspond à la situation au moment de l’entrée en guerre mais au moment de sa destruction, le Soryu disposait de 48 canons de 25mm en affûts doubles

Installations Aéronautiques/Groupe Aérien

-Pont d’envol de 227.50m de long sur 21.30m reliés à deux hangars superposés par trois ascenseurs

-Aucune catapulte

-Sept brins d’arrêts et trois barrières

Le groupe aérien se compose de 57 appareils et 16 appareils démontés peuvent être transportés

Equipage : 1101 hommes et 23 hommes de plus quand il sert de navire amiral

Une réflexion sur “Japon (21) Porte-avions (1)

  1. Tanguy Pluchet dit :

    Les chapitres 19 et 20 sont manquants…

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